
Les cours du brut chutent lundi alors que les opérateurs espèrent une reprise des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran susceptible de favoriser une amélioration de l'approvisionnement pétrolier en provenance du Moyen-Orient.
Vers 17h00, le baril de brent pour livraison en octobre, référence internationale, reculait de plus de 6%, à 83,4 dollars. Le baril de brut léger WTI à échéance en septembre coté à New York abandonnait 6,3%, à 79,38 dollars.
Après avoir suspendu ses frappes contre l'Iran en fin de semaine dernière, le président américain, Donald Trump, a annoncé dimanche soir une reprise des négociations avec Téhéran, qu'il avait auparavant menacé d'une attaque sans précédent.
Ces annonces renforcent l'espoir d'une résolution diplomatique du conflit et mettent les cours du brut sous pression d'autant que plusieurs médias ont également fait état d'un possible protocole d'accord entre l'Iran et Oman concernant la circulation des navires dans le détroit d'Ormuz, a souligné dans une note le responsable du courtier TickMill.
Les opérateurs restent cependant prudents, selon lui, dans la mesure où "l'activité maritime reste toujours limitée" dans un détroit par lequel transite 20% du pétrole mondial. "Et l'Iran a également réfuté l'existence de négociations avec les Etats-Unis, ce qui pourrait limiter le repli des cours", souligne Joseph Dahrieh.
Par ailleurs, sept membres de l'organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+), dont l'Arabie Saoudite, se sont mis d'accord dimanche pour augmenter volontairement leur production de 188.000 barils par jour en septembre. Même si ces hausses de production prévues pourraient ne pas se concrétiser pleinement en raison des perturbations dans le golfe Persique provoquées par le conflit américano-iranien, cette offre supplémentaire pourrait améliorer l'équilibre du marché pétrolier l'année prochaine, selon Joseph Darrieh.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
