
Les taux des obligations d'Etat se replient des deux côtés de l'Atlantique, alors que la baisse des cours du pétrole après l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis atténue les craintes inflationnistes, à quelques jours de la décision de politique monétaire de la Fed.
Vers 11h00, le rendement du Bund allemand à dix ans cédait 5 points de base (0,05 point de pourcentage), à 2,95%. Le rendement de l'OAT française perdait 7 points de base, à 3,58%, de même que le rendement du 10 ans italien, à 3,66%.
De l'autre côté de l'Atlantique, le taux de l'obligation à 10 ans du Trésor américain reculait de 5 points de base, à 4,44%.
Ils reculent dans le sillage des cours du pétrole. Vers 11h00, le contrat d'août sur le brent de mer du Nord coté à Londres perdait 4,9%, à 83,08 dollars le baril.
L'Iran et les Etats-Unis ont annoncé dimanche avoir conclu un accord préliminaire afin de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. "Les deux parties ont annoncé la fin immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban. La cérémonie de signature aura lieu le vendredi 19 juin en Suisse", a écrit Shehbaz Sharif, le premier ministre pakistanais, sur X. Le Pakistan est un pays médiateur dans le cadre des négociations entre Washington et Téhéran.
Le président américain, Donald Trump, a indiqué que le détroit d'Ormuz serait rouvert vendredi, précisant sur les réseaux sociaux qu'il fallait du temps pour procéder au déminage.
"Les acteurs du marché vont désormais suivre de près la rapidité avec laquelle les navires recommenceront à transiter par le détroit d'Ormuz", explique MUFG. La banque japonaise doute "que les cours reviennent aux niveaux d'avant le conflit sous les 70 dollars le baril, car la remise en service des installations prendra du temps, les stocks ont été épuisés et une prime de risque géopolitique plus importante restera nécessaire pour refléter le risque persistant d'un effondrement de l'accord."
C'est dans ce contexte que pour sa première réunion à la tête de la Réserve fédérale (Fed), Kevin Warsh devrait entériner mercredi les attentes du marché d'un statu quo sur les taux. Les marchés attribuent une probabilité de près de 97% à un tel scénario, selon l'outil FedWatch du CME. "La véritable question sera de savoir si la Fed conserve une posture neutre ou si elle commence à réintroduire un biais plus restrictif face aux tensions inflationnistes récentes", souligne John Plassard, directeur des investissements de Cité Gestion.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
