
(Agefi-Dow Jones)--La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, le Dow Jones s'écartant de son record de la veille alors que Donald Trump a secoué les secteurs de la défense et de l'immobilier.
L'indice phare des valeurs industrielles (DJIA) a perdu 0,9%, à 48.996,08 points, tandis que le S&P 500 a lâché 0,3%, à 6.920,93 points. Pour sa part, le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a poursuivi sa progression en gagnant 0,2% à 23.585,28 points. L'indice Dow Jones avait franchi mardi pour la première fois de son histoire la barre des 49.000 points.
Le président américain Donald Trump a largement pesé sur la tendance en faisant trébucher les titres des secteurs de la défense et de l'immobilier. Le locataire de la Maison Blanche a indiqué sur son réseau social Social Truth qu'il allait interdire aux entreprises du secteur de la défense de verser des dividendes et de procéder à des rachats d'actions car ils deviennent trop élevés, "au détriment de l'investissement dans les usines et les équipements". Donald Trump a également évoqué des rémunérations de dirigeants excessivement élevées et un entretien et une livraison insatisfaisants des équipements militaires. Après ces déclarations, l'indice S&P 500 du secteur de la défense et de l'aéronautique a lâché près de 1,3%, plombé par le recul des géants Lockheed Martin (--4,8%), RTX (-2%) et Northrop Grumman (-5,5%). L'avionneur américain Boeing (-0,8%) a également perdu du terrain.
Le secteur de la promotion immobilière n'a également pas été épargné, Donald Trump ayant annoncé qu'il comptait prendre des mesures pour interdire aux grands investisseurs d'acheter des maisons individuelles afin de répondre à la crise du logement aux Etats-Unis. Toll Brothers, KB Home, PulteGroup ont perdu entre 1 et 3%, tandis que Blackstone, l'un des principaux investisseurs du marché du logement individuel a lâché plus de 5,6%.
Les investisseurs continuent cependant dans l'ensemble de manifester de l'optimisme sur fond de bonne résistance de l'économie américaine et de demande croissante pour l'intelligence artificielle (IA).
L'activité dans les services aux Etats-Unis a ainsi accéléré de manière inattendue en décembre, selon l'enquête de l'ISM publiée mercredi. L'indice des directeurs d'achats de l'institut a progressé à 54,4, contre 52,6 en novembre alors que les économistes interrogés par le Wall Street Journal s'attendaient à un indice de 52,2. Un chiffre supérieur à 50 signale que l'activité est en croissance dans le secteur.
Le secteur privé aux Etats-Unis a de son côté recommencé à créer des emplois en décembre, grâce aux embauches dans les entreprises de services, selon le rapport publié mercredi par Automatic Data Processing (ADP) et Moody's Analytics. Le secteur privé américain a créé 41.000 emplois nets le mois dernier, après en avoir détruit 29.000 en novembre, en données révisées. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur la création de 48.000 postes en décembre.
Les marchés d'actions font globalement fi des turbulences géopolitiques liées à la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, et à la volonté de Donald Trump de mettre la main sur le Groenland. Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a indiqué à des parlementaires américains que les récentes menaces de l'administration Trump contre le Groenland n'étaient pas le signe d'une invasion imminente et que l'objectif était de racheter l'île au Danemark, selon des personnes au fait des discussions citées par le Wall Street Journal.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a pris 0,2%, à 98,7 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
-0-
