
Les cours du pétrole se tassent légèrement mardi alors que les opérateurs espèrent un accord de paix mardi dans la soirée entre les Etats-Unis et l'Iran avant l'expiration du cessez-le-feu mercredi soir.
Vers 15h20, le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex, cédait 0,6%, à 89,10 dollars. Le contrat sur le brent pour livraison en juin, référence internationale, cédait 0,7%, à 94,85 dollars.
A quelques heures de la fin du cessez-le-feu de quinze jours entre les Etats-Unis et l'Iran, le président américain Donald Trump a indiqué mardi dans un entretien à la chaîne CNBC qu'il pensait que les Etats-Unis "finiraient par conclure un excellent accord" pour mettre un terme à la guerre. Donald Trump a également précisé qu'il ne prévoyait pas de prolonger le cessez-le-feu.
"Je pense qu'ils n'ont pas le choix", a-t-il déclaré lorsqu'il a été interrogé sur ses attentes concernant le deuxième cycle de négociations de paix avec Téhéran, qui se déroule actuellement au Pakistan.
"La baisse des prix du pétrole intervient dans un contexte d'optimisme quant à l'impossibilité de prolonger encore longtemps la guerre au Moyen-Orient, même si le risque d'une nouvelle escalade s'accroît", a souligné dans une note l'analyste de XS, Samer Hasn.
Plusieurs médias ont ainsi affirmé que le camp iranien ne semblait pas enclin à conclure un accord à tout prix, le négociateur en chef de Téhéran ayant notamment indiqué qu'il n'accepterait pas de discuter "sous le poids des menaces".
Une éventuelle impasse dans les négociations pourrait ainsi relancer les craintes d'intervention américaine et "le déploiement de milliers de soldats américains sur le terrain pendant une longue période", conduisant à une nouvelle escalade des hostilités entre les deux parties, selon Samer Hasn.
"Ce scénario maintiendrait une partie de la prime de risque sur le marché pétrolier ainsi que le risque d'une perturbation plus généralisée des flux pétroliers dans la région à mesure que la guerre s'éternise, même si les cours du marché ne laissent pas entrevoir de pessimisme significatif quant à la durée du conflit", estime-t-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
