
(ABC Bourse) - L’effet a été immédiat. Vendredi 17 avril, l’Iran a annoncé la réouverture complète du détroit d'Ormuz à la circulation maritime pendant toute la durée du cessez-le-feu conclu avec les États-Unis, présenté jusqu’au 21 avril. Dans la foulée, les cours du pétrole ont brutalement décroché et les marchés financiers ont repris des couleurs.
Ce passage maritime stratégique, surveillé de près par les investisseurs du monde entier, était devenu l’un des points les plus sensibles de la crise régionale. L’annonce est venue du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, sur la plateforme X. Téhéran a lié cette décision à l’accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Liban, en précisant que le passage des navires se ferait en coordination avec les autorités iraniennes.
Le détroit d'Ormuz rouvert, un choc immédiat sur le pétrole
La réaction a été brutale sur les matières premières. Après l’annonce iranienne, les prix du pétrole ont chuté de plus de 10 %, avec un Brent retombé sous les 90 dollars le baril. En pleine séance, ce recul a changé l’ambiance sur les marchés, tant le détroit d'Ormuz reste un point névralgique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
À Paris, le mouvement s’est vu presque en direct sur les écrans boursiers. Le CAC 40, qui évoluait jusque-là en légère hausse, gagnait environ 2 % peu avant 16 heures. Ce rebond traduit le soulagement des investisseurs face à la baisse soudaine des tensions sur l’un des couloirs maritimes les plus sensibles du globe.
Donald Trump salue l’annonce iranienne, les négociations restent sous haute tension
Donald Trump a lui aussi réagi sans attendre sur Truth Social. Le président américain a salué la nouvelle avec ce message : "L'Iran vient d'annoncer que le détroit d'Iran est entièrement ouvert et prêt à la navigation. Merci !"
Cette réouverture n’efface pas le dossier politique qui se joue en arrière-plan. Jeudi soir, Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël, dans un contexte où Israël est en guerre contre le Hezbollah, allié majeur de l’Iran. Téhéran réclamait une trêve dans ce conflit comme préalable à un accord de paix avec Washington. Les deux pays négocient encore cette semaine via le Pakistan, tandis que la question d’Ormuz restait le sujet le plus brûlant pour la Maison Blanche, en raison de la flambée des prix du carburant et de ses conséquences politiques aux États-Unis comme chez les alliés américains en Europe et en Asie.
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