
(Agefi-Dow Jones)--Les cours du pétrole plongent mercredi après l'annonce d'un cessez-le-feu temporaire entre les Etats-Unis et l'Iran, qui pourrait conduire à une réouverture du détroit d'Ormuz et réduire les craintes pour l'approvisionnement.
Vers 17h10, le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex chute de 17,8%, à 92,83 dollars, conservant cependant son avance inhabituelle sur le prix du Brent. Le contrat de juin sur le brent de la mer du Nord, référence internationale, dévissait de plus de 16,5%, à 91,30 dollars.
Le président américain Donald Trump et le régime iranien ont indiqué dans la nuit de mardi à mercredi avoir accepté le principe d'un cessez-le-feu de 15 jours et qu'ils entameraient vendredi des négociations au Pakistan pour tenter de mettre fin définitivement au conflit. Ces annonces ont soulagé les marchés pétroliers alors que les craintes de chaos dans la région productrice du Golfe persique s'étaient intensifiés la veille après les menaces de Donald Trump d'anéantir "toute une civilisation", faute d'accord. Le ministre des Affaires étrangères Abaas Aragchi a également affirmé que Téhéran rouvrirait le détroit d'Ormuz et autoriserait le libre passage des navires si le cessez-le-feu est respecté.
Selon le responsable de The Revacy Fund, Zaheer Anwari, la perspective d'une réouverture du principal point de passage maritime pour les hydrocarbures des pays du Golfe Persique, "atténue les pressions à court terme" pour l'approvisionnement. Néanmoins, "il est peu probable que le marché pétrolier revienne rapidement à la normale" alors que la reprise "des flux énergétiques mondiaux pourrait encore s'avérer lente, inégale et vulnérable aux perturbations".
"Le marché pétrolier va rester très sensible à la pérennité de ce cessez-le-feu et à la réouverture effective des voies d'approvisionnement. Si les flux continuent de se stabiliser et que les efforts diplomatiques portent leurs fruits, une nouvelle baisse est envisageable. En revanche, si le cessez-le-feu s'affaiblit ou si les tensions reprennent, la prime de risque pourrait réapparaître très rapidement et faire resurgir la volatilité sur le marché", souligne-t-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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