
(Agefi-Dow Jones)--Les cours du pétrole poursuivent leur repli mercredi alors que les opérateurs se montrent plus optimistes sur une fin de guerre en Iran avant une allocution de Donald Trump à la nation.
Vers 16h45, le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex reculait de 2,1% vers 17h30, à 99,26 dollars le baril. Le contrat de mai sur le brent de la mer du Nord, référence internationale, cédait 2,5%, à 101,48 dollars.
Donald Trump doit prononcer un discours à la nation très attendue dans la soirée à Washington concernant la guerre en Iran. Le président américain a évoqué mercredi l'éventualité d'un cessez-le-feu dans un message sur son réseau Truth Social, mais a continué à souffler le chaud et le froid en affirmant que les combats redoubleraient d'intensité tant que le détroit d'Ormuz ne serait pas débloqué. Le Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran a cependant réagi peu après en affirmant que le détroit d'Ormuz resterait sous le contrôle de Téhéran et en qualifiant "d'actions théâtrales" les déclarations de Donald Trump dans un message diffusé à la télévision d'Etat iranienne.
"Le discours que le président Trump s'apprête à prononcer devant la nation" suscite un élan général et contribue probablement à faire baisser le prix du pétrole, les médias se montrant optimistes quant à sa volonté de mettre fin à cette guerre" a indiqué dans une note l'analyste de TP ICAP, Scott Shelton.
Les opérateurs restent cependant prudents alors que le chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'est montré mercredi inquiet au sujet de la situation actuelle sur le marché pétrolier en raison des perturbations sur l'approvisionnement provoquées par le conflit.
"Le mois d'avril sera bien pire que mars car les approvisionnements en pétrole de mars ont bénéficié des livraisons déjà en cours avant le début de la guerre en Iran", a déclaré Fatih Birol lors d'un podcast avec le directeur général de Norges Bank Investment Management, Nicolai Tangen. "La perte de pétrole en avril sera deux fois plus importante qu'en mars", a-t-il ajouté.
Le responsable a également indiqué que l'AIE étudiait dès à présent s'il était nécessaire de débloquer de nouvelles réserves stratégiques pour augmenter l'offre et a également exhorté les Etats à imposer des mesures pour réduire la consommation d'énergie, telles que le télétravail ou la diminution de la vitesse sur les routes.
Aux Etats-Unis, l'agence d'information à l'énergie (EIA) a par ailleurs fait part d'un bond des stocks hebdomadaires de pétrole, de plus de 5,5 millions de barils, pour la sixième semaine consécutive. Les stocks d'essence ont de leur côté diminué de 600.000 barils tandis que ceux de distillats, qui comprennent le gazole, ont baissé de 2,1 millions de barils.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
-0-
