
Les cours du pétrole gagnent du terrain lundi mais restent contenus alors que l'Iran a annoncé la fin de sa campagne de frappes aériennes contre Israël.
L'Iran a tiré au moins quatre vagues de missiles en direction d'Israël dimanche en riposte à une frappe aérienne israélienne sur Beyrouth quelques heures plus tôt, qui visait les militants du Hezbollah soutenus par Téhéran. Cette attaque de l'Iran contre Israël est la première depuis l'entrée en vigueur de son cessez-le-feu avec les Etats-Unis début avril et fragilise les efforts diplomatiques pour tenter de trouver une issue au conflit.
Le baril a gagné jusqu'à 4% en réaction à ces incidents mais limite sa progression lundi en séance, alors que l'Iran semble disposé à éviter une nouvelle escalade. Téhéran a mis fin à ses frappes contre Israël, a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères sur CNBC.
L'Iran a toutefois prévenu qu'il reprendrait les hostilités en cas de poursuite des opérations israéliennes au Liban.
Un peu avant 16h30, le contrat à terme sur le brut léger américain (WTI) gagnait 0,8% à New York, à 91,29 dollars le baril. Le brent prenait 1,7% à Londres, à 94,64 dollars le baril.
"Israël et l'Iran doivent immédiatement arrêter de tirer", a demandé lundi midi Donald Trump sur son compte Truth Social. Avant d'ajouter un peu plus tard: "Les deux parties, Israël et l'Iran, cherchent à conclure un CESSEZ-LE-FEU immédiat ! Les négociations finales sur la 'paix' se poursuivent, à moins que l'ignorance ou la stupidité ne viennent les entraver. Le blocus restera en place, et pleinement en vigueur, jusqu'à ce qu'un 'accord définitif' soit conclu. Les choses devraient évoluer rapidement."
Dimanche, l'Opep+ a par ailleurs convenu de relever son objectif de production de 188.000 barils par jour. Cet ajustement devrait toutefois rester peu significatif pour le marché mondial, alors que la circulation n'a toujours pas été rétablie dans le détroit d'Ormuz.
"Les derniers événements compliquent encore un peu plus la conclusion rapide d'un accord", note l'analyste de Deutsche Bank, Jim Reid, dans une note. Les principaux obstacles à un accord restent la levée du gel des avoirs iraniens, l'avenir du stock d'uranium enrichi, les développements au Liban et la gestion du détroit d'Ormuz" après la guerre, ajoute l'intermédiaire.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
