
Les cours du baril sont stables lundi alors que les opérateurs digèrent les annonces de l'organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+) tout en conservant un oeil attentif sur les négociations de paix entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 16h10, le contrat d'août sur le baril de brut léger doux américain WTI gagne 0,1%, à 68,77 dollars, mais s'inscrit en baisse de 2,3% sur les cinq dernières séances. Le brent pour livraison en septembre gagne également 0,1%, à 72,21 dollars.
Le marché continue de se montrer optimiste sur le maintien du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran et la reprise progressive du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, ce qui "efface une partie importante de la prime de risque géopolitique" sur les cours, selon l'analyste de XS.com, Samer Hasn. Le Pakistan doit accueillir le week-end prochain un nouveau cycle de négociations entre Washington et Téhéran, selon plusieurs médias.
Les opérateurs évaluent également l'impact de la décision des pays de l'OPEP+ qui ont décidé d'augmenter de nouveau leur production à l'issue de leur réunion en visio-conférence dimanche. Sept membres de l'Opep+ ont déclaré qu'ils augmenteraient leur production d'environ 188.000 barils par jour en août, ce qui représente une cinquième hausse mensuelle consécutive alors que le cartel continue de retirer les réductions de production mises en place ces dernières années.
Selon Samer Hasn, avec cette accélération de la production, le marché pétrolier pourrait désormais "passer d'une situation de pénurie à une situation de surabondance de l'offre" et "les stocks mondiaux pourraient avoir du mal à l'absorber dans un scénario où le détroit reste ouvert et que les flux se poursuivent sans perturbation".
Les opérateurs doutent également que les pays consommateurs de pétrole, notamment de l'OCDE, se précipitent dans des achats pour regarnir leurs réserves stratégiques afin d'éviter de faire remonter les prix. Selon une étude de Capital Economics, citée par le Wall Street Journal, le rétablissement des réserves stratégiques de pétrole (SPR) à son niveau d'avant-guerre pourrait prendre au minimum entre 15 et 18 mois à raison de l'achat de 200.000 barils par jour dans un scénario "optimiste".
Agefi-Dow Jones The financial newswire
