
Les cours du baril évoluent peu mardi alors que les opérateurs surveillent la reprise des négociations de paix entre les Etats-Unis et l'Iran, s'acheminant vers leur plus forte baisse trimestrielle depuis 2020.
Vers 16h50, le contrat d'août sur le WTI américain grignote 0,2%, à 70,92 dollars le baril. Le brent prend également 0,2% à Londres, à 73,31 dollars.
Le président américain Donald Trump a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que l'Iran avait "demandé une réunion" et qu'elle aurait lieu mardi à Doha au Qatar. Plusieurs médias américains ont ensuite indiqué que l'émissaire américain Steve Witkoff était en route pour la capitale qatarie. Le ministre des Affaires étrangères qatari a cependant indiqué à des journalistes qu'à "[sa] connaissance, aucune rencontre directe n'était programmée entre les deux parties dans les prochains jours".
"Les cours du pétrole restent relativement stables, les opérateurs évaluant les perspectives d'une reprise des relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran tout en surveillant le fragile cessez-le-feu actuellement en vigueur", a souligné dans une note le stratégiste d'Exness, Wael Makarem. "L'incertitude entourant d'éventuelles rencontres entre des responsables américains et iraniens après l'escalade de ce week-end a suscité une certaine prudence".
Après leur forte baisse au mois de juin, les cours s'acheminent vers leur plus fort recul trimestriel depuis 2020 et la crise du Covid et semblent se maintenir "à un plancher avec une faible prime de risque liée au conflit" americano iranien, a estimé dans une note l'analyste de XM, Achilleas Georgolopoulos.
Sur le front de l'approvisionnement, le détroit d'Ormuz est resté "actif" depuis le début de la semaine avec un nombre "élevé" de navires ayant passé ce passage maritime, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial, selon Kpler. Néanmoins, "les attaques, la suspension du plan d'évacuation de l'organisation maritime internationale (OMI) et la division entre les routes omanaises, iraniennes ou clandestines'" indiquent que la mise en ouvre des engagements en matière de sécurité maritime reste fragile".
Agefi-Dow Jones The financial newswire
