
Les cours du brut poursuivent leur repli lundi après une pause dans la guerre au Moyen-Orient, qui pourrait favoriser un regain d'activité maritime dans le golfe Persique.
Vers 17h00, le baril de brent pour livraison en septembre, référence internationale, cédait 6,6%, à 90,4 dollars. Le baril de brut léger WTI de même échéance coté à New York abandonnait 6%, à 83,80 dollars.
Les cours réagissent à l'annonce par les Etats-Unis du report d'une vaste campagne de frappes contre l'Iran, qui aurait pu durer jusqu'à deux semaines. Téhéran a adopté une position similaire en mettant également fin à ses opérations militaires et en annonçant avoir entamé des discussions avec son Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz mais sans l'implication des Etats-Unis.
"Un retour aux négociations diplomatiques pourrait renforcer les espoirs d'une amélioration des conditions de navigation maritime, ce qui pourrait exercer une pression supplémentaire à la baisse sur les cours du brut", a estimé dans une note le responsable du courtier Empire FX, Sahil Patel. "Les marchés continueront probablement de surveiller l'évolution des niveaux de trafic dans les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb, car un allègement des perturbations dans le transport maritime pourrait ramener les prix vers leurs récents plus bas".
Selon une note de Kpler publié lundi, le trafic maritime est resté "limité" au cours du week-end dans le détroit d'Ormuz, mais s'est accentué dans le détroit de Bab El Mandeb avec près de 100 passages au cours des trois derniers jours.
"Plusieurs navires qui avaient initialement fait demi-tour ont finalement traversé le détroit, signalant que les armateurs testent à nouveau cet itinéraire", a constaté l'analyste des risques de Kpler, Dimitris Ampatzidis. Le détroit de Bab el-Mandeb est considéré comme une voie stratégique car il offre une solution alternative au détroit d'Ormuz pour le transport maritime d'une partie des exportations de brut de l'Arabie Saoudite, le deuxième producteur mondial.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
