
Les cours du baril évoluent peu lundi alors que les opérateurs évaluent la possibilité de négociations de paix entre les Etats-Unis et l'Iran et l'impact de la faible circulation maritime dans le détroit d'Ormuz pour l'approvisionnement.
Vers 16h40, le contrat d'août sur le WTI américain cédait 0,2%, à 82,30 dollars le baril tandis celui sur le brent pour livraison en septembre était quasiment inchangé, autour de 88 dollars. Les deux contrats ont enregistré des gains à plus de deux chiffres au cours de la semaine écoulée, retrouvant des niveaux inédits depuis la mi-juin.
L'Iran a affirmé lundi matin que des échanges diplomatiques étaient toujours "actifs" avec les Etats-Unis via des médiateurs du Pakistan, du Qatar et d'Oman, ce qui "renforce la possibilité d'une issue négociée au conflit" et soulage temporairement les cours du pétrole, a souligné dans une note le responsable de la clientèle de Kudo.com Konstandinos Chrysikos.
Sur le terrain, l'activité militaire reste toutefois intense dans le golfe Persique. Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir mené une neuvième nuit consécutive de frappes militaires, visant notamment des centres de commandement et des réseaux de communication. De leur côté, les gardiens de la révolution iraniens ont affirmé auprès d'agences de presse iranienne avoir visé des installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït.
Dans ce contexte tendu, le trafic reste "limité" dans le détroit d'Ormuz, point de passage crucial pour 20% de la production mondiale de pétrole, a souligné lundi dans une note l'analyste de Kpler, Dimitris Ampatrzidis. La société de données a recensé en moyenne seulement 10 passages de navires quotidiens au cours des trois derniers jours, contre plus de 30 unités quotidiennes avant la reprise des hostilités à la fin juin.
Cette baisse du trafic maritime dans la région "accroît le risque d'une perturbation prolongée des flux énergétiques régionaux et pourrait faire pression à la hausse sur les prix" d'autant qu'elle intervient dans un contexte de stocks mondiaux déjà faibles, selon Konstandinos Chrysikos.
Les investisseurs surveilleront ainsi cette semaine la publication des stocks de brut aux Etats-Unis, qui n'ont cessé de baisser depuis deux mois. "La situation énergétique continue de se tendre avec la réduction des stocks commerciaux et des réserves stratégiques (SPR)", avait indiqué la semaine dernière l'analyste de TradeStation David Russell. "Nous ne sommes pas en pleine crise, mais la marge de manoeuvre se réduit à un moment d'intense incertitude mondiale."
Agefi-Dow Jones The financial newswire
-0-
