
Les cours du baril se maintiennent à des niveaux élevés mardi alors que les craintes sur l'approvisionnement et les stocks restent vives en raison de la poursuite des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran dans le golfe Persique.
Vers 16h40, le contrat d'août sur le WTI américain prenait 2,8%, à 85,6 dollars le baril tandis celui sur le brent pour livraison en septembre gagnait 2,5%, autour de 91,45 dollars.
Malgré l'espoir de négociations diplomatiques fructueuses entre Washington et Téhéran par l'intermédiaire des pays médiateurs, les inquiétudes sur l'approvisionnement s'accroissent dans une région qui concentre 20% de la production mondiale de pétrole.
La navigation dans le détroit d'Ormuz reste "limité", selon le fournisseur de données Kpler, et l'annonce par les rebelles Houthis au Yemen de leur intention d'imposer un blocus naval à l'Arabie Saoudite en Mer Rouge pourrait aggraver la situation en privant Riyad d'un itinéraire de contournement du détroit d'Ormuz pour ses expéditions pétrolières.
"L'escalade des hostilités affectant le détroit d'Ormuz et les infrastructures énergétiques de la région accroît les préoccupations concernant la sécurité des approvisionnements et renforce l'incertitude quant aux perspectives du marché", a indiqué mardi dans une déclaration le directeur de l'Agence internationale à l'Energie (AIE) Fatih Birol. Le responsable a estimé que "le marché du pétrole brut continu[ait] cependant de bénéficier de plusieurs facteurs d'amortissement", tels que la hausse des exportations de brut dans le reste du monde et les prélèvements dans les stocks d'urgence des pays membres.
Il a toutefois souligné que "les marchés des produits pétroliers raffinés, notamment le gazole et l'essence, étaient nettement plus tendus que ceux du brut".
Pour obtenir davantage de clarté, les opérateurs attendent mardi soir aux Etats-Unis la publication des stocks de pétrole de l'American Petroleum Institute (API), avant ceux de l'Agence d'information sur l'énergie (EIA), mercredi. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal anticipent une nouvelle baisse des stocks hebdomadaires de brut calculés par l'EIA, de 1,7 million de barils, et un recul de 1,5 million de barils de ceux d'essence.
Lundi soir, le département américain de l'Energie a indiqué que les réserves stratégiques de pétrole aux Etats-Unis avaient fondu de 5,1 millions de barils au cours de la seule semaine écoulée, pour tomber à un plus bas depuis 1983.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
