
Les cours du pétrole reculent vendredi après leur envolée de la veille alors que les opérateurs adoptent une position de prudence avant le week-end en raison des incertitudes liées au conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 18h00, le baril de brent pour livraison en septembre, référence internationale, cédait 4,5%, à 96 dollars, après avoir franchi la barre symbolique des 100 dollars pour la première fois depuis la fin mai. Le baril de brut léger WTI de même échéance coté à New York abandonnait 5%, à 88,06 dollars.
La situation reste tendue au Moyen-Orient après que les Etats-Unis ont mené jeudi soir une treizième nuit consécutive de frappes contre des installations iraniennes et alors que le détroit d'Ormuz reste quasiment fermé aux navires pétroliers en provenance des pays producteurs du golfe Persique. Par ailleurs selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches de la Maison Blanche, le président américain Donald Trump se montre de plus en plus sceptique sur les négociations avec l'Iran et la possibilité d'aboutir à une paix durable. Un haut responsable de l'administration a indiqué au quotidien américain que Donald Trump ne voyait guère d'autres options valables que de poursuivre les frappes dans la mesure où "l'Iran ne comprend que la force", selon lui.
"La baisse des cours du pétrole intervient malgré l'escalade actuelle au Moyen-Orient, sans perspective d'aboutir à un accord global permettant de mettre un terme à ces tensions et de mettre fin à la guerre", a souligné dans une note l'analyste de XS.com, Samer Hasn. "Néanmoins la flambée des cours du pétrole et des produits raffinés, ainsi que la hausse des rendements obligataires et la chute des marchés boursiers, pourraient pousser le président Donald Trump à rechercher une désescalade temporaire, comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises par le passé", estime-t-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
