
Les cours du pétrole remontent mercredi après de nouvelles escarmouches au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l'Iran et des déclarations de Donald Trump affirmant que Téhéran devra "payer le prix" en l'absence d'accord de paix.
Vers 17h00, le contrat à terme sur le brut léger américain (WTI) prenait près de 2% à New York, à 90 dollars le baril. Le brent montait également, de 1,4% à Londres, à 92,73 dollars le baril.
La tension est remontée d'un cran mardi soir après l'annonce de la chute d'un hélicoptère américain touché par un drone dans le détroit d'Ormuz. Les Etats-Unis ont réagi en visant des défenses aériennes et des sites de radars iraniens situés près du détroit d'Ormuz, selon un haut responsable américain cité par le Wall Street Journal. Donald Trump a également affirmé mercredi dans un message sur son réseau social que l'Iran avait "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été formidable pour eux, et maintenant ils vont devoir en payer le prix".
"Les affrontements militaires survenus cette nuit pourraient maintenir les marchés sur le qui-vive, car ils risquent de faire voler en éclats le fragile cessez-le-feu, même si l'espoir de progrès diplomatiques persiste et pourrait maintenir la pression à la baisse", a souligné dans une note l'analyste d'Exness, Christopher Tahir.
Selon lui, le marché physique du pétrole reste également "très tendu" en matière d'approvisionnement en raison du quasi-blocage du détroit d'Ormuz, ce qui pourrait "maintenir une pression haussière sur les cours". L'agence d'information à l'Energie (EIA) a notamment fait part mercredi d'une septième semaine consécutive de baisse des stocks de brut aux Etats-Unis. Les stocks ont chuté de 7,9 millions de barils en incluant les réserves stratégiques au cours de la semaine close au 5 juin, soit davantage que ce que prévoyaient les économistes sondés par le Wall Street Journal.
Pour ajouter à la pression sur les cours, le directeur général de Shell a affirmé mardi lors d'un événement organisé par le Wall Street Journal que les les prix du pétrole et du gaz devraient se maintenir à des niveaux élevés dans les prochaines années en raison de l'écart entre l'offre et la demande. "Les prix vont continuer de monter" tendanciellement, a indiqué Wael Sawam. "C'est le scénario à cinq ou dix ans" car "le gaz et le pétrole déjà exploitables ont déjà été découverts" et la demande mondiale continue d'augmenter. Selon lui, "un prix d'environ 60 à 70 dollars le baril permettrait de stabiliser la situation", a-t-il précisé.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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