
(Agefi-Dow Jones)--Les cours du pétrole repartent à la hausse mardi après une tentative de stabilisation, alors que Donald Trump serait prêt à mettre fin à la guerre avec l'Iran même en l'absence de réouverture du détroit d'Ormuz, selon le Wall Street Journal.
En baisse dans la matinée, le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex avançait de 1,2% vers 17h00, à 104,08 dollars le baril. Le contrat de mai sur le brent de la mer du Nord, référence internationale, gagnait 0,6%, à 108,01 dollars.
La veille, les déclarations du président américain au sujet d'un progrès des négociations avec l'Iran n'étaient pas parvenues à ramener le calme sur les marchés et le baril s'était approché de ses plus hauts niveaux depuis 2022.
"Les marchés peinent à trouver une direction claire et restent soumis à des signaux contradictoires en provenance du Moyen-Orient", commente Daniela Hathorn, analyste à Capital.com. "Les investisseurs sont confrontés à des récits divergents qui compliquent l'évaluation des issues possibles et les dernières informations n'ont fait que renforcer l'incertitude", ajoute-t-elle.
Ces derniers jours, Donald Trump et ses collaborateurs ont estimé qu'une mission visant à rouvrir le détroit d'Ormuz prolongerait le conflit au-delà des quatre à six semaines prévues, selon des informations du Wall Street Journal, qui cite des responsables de l'administration américaine. Le président a jugé que les Etats-Unis devaient atteindre leurs principaux objectifs, à savoir neutraliser les capacités navales et le programme de missiles de l'Iran, et mettre fin aux hostilités actuelles tout en faisant pression diplomatiquement sur Téhéran pour qu'il laisse la navigation reprendre.
Dans les jours qui viennent, "les prix du pétrole resteront très sensibles aux développements géopolitiques", souligne Joseph Dahrieh, directeur exécutif du courtier Tickmill. "Toute nouvelle escalade affectant les routes maritimes pourrait alimenter une nouvelle hausse des cours", ajoute l'intermédiaire, en jugeant qu'une normalisation des approvisionnements prendra du temps même dans l'hypothèse d'une sortie de crise.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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