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Actualité publiée le 03/12/25 14:08

Stellantis enflamme les marchés, UBS mise sur un retour en force aux États-Unis

bourse Stellantis

Porté par une nouvelle recommandation d’achat d’UBS, Stellantis bondit en Bourse. En ligne de mire : l’Amérique du Nord et un potentiel retour en grâce stratégique.

Ce mercredi 3 décembre, l’action Stellantis bondissait de plus de 7 %, propulsée par un revirement de recommandation d’UBS. La banque suisse, jusqu’ici neutre, conseille désormais d’acheter le titre du constructeur franco-italo-américain, misant sur un redressement massif de ses activités en Amérique du Nord dès 2026. À contre-courant, UBS dégrade simultanément sa recommandation sur Renault, pointant une contraction probable des marges.

Derrière ce double mouvement, une vision claire de l’avenir du secteur automobile. UBS anticipe un regain de compétitivité de Stellantis sur le marché nord-américain, clé historique de sa rentabilité. "Nous pensons que 2026 devrait marquer le 'come-back' de Stellantis en Amérique du Nord", explique la banque dans sa note adressée aux investisseurs, y voyant un potentiel de hausse de l’action de 31 % par rapport au cours de clôture du 2 décembre.

Les signaux du redressement : Ram, Jeep et essence à l’ancienne

À court terme, les ventes du groupe ont déjà montré des signes de reprise outre-Atlantique. "Les parts de marchés augmentent, les stocks diminuent, les 'incentives' aussi, c'est le bon triptyque", relève un intermédiaire financier cité dans la presse. Ce regain de dynamique est notamment soutenu par le retour de modèles populaires.

Stellantis a récemment relancé le RAM 1500 Express, une version plus accessible de son pick-up emblématique. "Avec la réintroduction récente du RAM 1500 Express, Stellantis a commencé à regagner des parts de marché dans le segment des flottes. Bien qu'elles n'atteignent pas le même niveau de marge que les versions haut de gamme destinées au marché des particuliers, ces camionnettes offrent tout de même de meilleures marges que les produits autres que les camionnettes".

Autre levier évoqué : le retour du moteur V8 Hemi, pourtant abandonné pour des raisons écologiques. "Stellantis a aussi réintroduit le V8 Hemi, qui avait également été abandonné pour des raisons d'émissions, générant plus de 40.000 commandes depuis son relancement", précise UBS.

La gamme Jeep n’est pas en reste. Le nouveau Cherokee, repositionné, et la Dodge Charger Daytona, muscle car emblématique, devraient renforcer les ventes. "Nous estimons que les ventes du Cherokee devraient atteindre six chiffres en 2026. La nouvelle génération de muscle cars thermiques, dont la production a été interrompue pendant deux ans, apportera également une contribution positive".

Par ailleurs, le changement de cap réglementaire aux États-Unis – conséquence de l’administration Trump – allège la pression sur les modèles hybrides. "Maintenant que la nécessité de promouvoir les ventes de véhicules hybrides rechargeables (PHEV) a disparu d'un point de vue réglementaire, nous prévoyons que Stellantis reviendra à la fourniture de motorisations à essence 'standard' pour ces modèles, ce qui se traduira par de meilleures marges contributives par rapport au statu quo. Et peut-être une demande supplémentaire, car tous les acheteurs potentiels de Wrangler n'étaient pas disposés à acheter le véhicule avec une motorisation PHEV".

Renault rétrogradé, marges fragilisées à l’horizon 2026

Pendant que Stellantis séduit les marchés, Renault fait grise mine. UBS a abaissé son objectif de cours à 28 euros (contre 38 précédemment) et recommande désormais de vendre. En cause : une pression croissante sur les marges. "La plupart des indicateurs sont en baisse: carnet de commandes en recul, détérioration du 'pricing', impact net négatif du prix/mix par rapport aux coûts, augmentation des stocks des concessionnaires, etc… ce qui laisse présager une année 2026 plus difficile".

La banque table sur une marge opérationnelle de 5,2 % en 2026, contre 6,5 % attendus en 2025. Pire encore : elle prévoit une érosion à 3–4 % d’ici 2028, du fait de la montée en puissance des véhicules électriques, jugés moins rentables, et d’un affaiblissement du levier prix dans un marché de plus en plus concurrentiel.

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