
La Bourse de New York a rebondi jeudi, portée par la signature de l'accord préliminaire sur la résolution du conflit au Moyen-Orient.
La séance a globalement échappé à un regain de volatilité à la veille de la journée des trois sorcières, soit l'expiration trimestrielle des contrats à terme sur indices et options sur actions, alors que Wall Street sera fermée vendredi pour cause de jour férié.
L'indice Dow Jones s'est toutefois écarté de ses points hauts de la séance sous l'effet d'une légère remontée des cours du pétrole. L'euphorie déclenchée par la réouverture du détroit d'Ormuz s'est estompée et a laissé la place à des interrogations sur le rythme de la reprise des approvisionnements. En fort repli en début de séance, le brut américain WTI s'est stabilisé pour clôturer en baisse de 0,2% à 76,60 dollars le baril et le Brent a gagné 0,4% à 79,85 dollars.
L'indice Dow Jones a terminé en hausse de 0,1%, à 51.564,70 points, tandis que le S&P 500 a gagné 1,1%, à 7.500,58 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, s'est adjugé 1,9%, à 26.517,93 points.
Les indices américains avaient essuyé un fort repli la veille, en raison des craintes de voir la Réserve fédérale (Fed) adopter une position plus restrictive à l'avenir pour contrer l'inflation. La Fed a maintenu mercredi son principal taux directeur dans une fourchette de 3,5% à 3,75%. Toutefois, les membres de l'institution ont exprimé leur vigilance face aux tensions inflationnistes.
"Le comité de politique monétaire apparaît désormais partagé entre un maintien des taux et au moins une hausse en 2026, ce qui constitue un net durcissement par rapport aux projections de mars", commente Tiffany Wilding, économiste chez Pimco.
Sur le plan géopolitique, le protocole d'accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran a été dévoilé mercredi et signé par Donald Trump lors du G7 à Versailles. Le ministère des Affaires étrangères iranien a confirmé mercredi soir la signature du texte par Téhéran.
"Selon certaines sources, le protocole d'accord en 14 points prévoit une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, assortie d'un délai de 60 jours, renouvelable, pour négocier un accord définitif qui porterait sur les questions nucléaires et un allègement significatif des sanctions", indique Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank.
Sur le front des statistiques, les inscriptions au chômage ont légèrement reculé la semaine dernière aux Etats-Unis, pour s'établir à 226.000, un chiffre proche des attentes des économistes.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a progressé de 0,7%, à 100,80 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
