
(Agefi-Dow Jones)--La Bourse de New York a clôturé globalement en baisse lundi, alors que le risque de guerre prolongée en Iran s'est traduit par de nouvelles tensions sur le prix du pétrole.
Donald Trump a tenté sans succès de rassurer le marché dans la matinée, en affirmant que les négociations avec l'Iran progressaient et permettaient d'envisager une fin des hostilités. Mais les indices ont abandonné leurs gains du début de séance, tandis que les cours du brut s'approchent désormais de leur plus haut niveau depuis quatre ans.
Le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) a fini en hausse de 3,3% sur le Nymex, à 102,88 dollars le baril.
L'indice Dow Jones est tout de même parvenu à grappiller 0,1% à 45.216,14 points, mais le S&P 500 s'est replié de 0,4%, à 6.343,72 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, s'est replié de 0,7%, à 20.794,64 points.
L'espoir d'un cessez-le-feu rapide a été affaibli par l'arrivée de nouvelles troupes américaines au Moyen-Orient et par l'entrée en guerre des Houthis du Yemen. Le Wall Street Journal a par ailleurs rapporté les Etats-Unis envisageaient une opération militaire pour s'emparer des stocks d'uranium iranien.
"Les Etats-Unis d'Amérique sont en discussions sérieuses avec UN NOUVEAU REGIME, PLUS RAISONNABLE pour mettre fin à nos opérations militaires en Iran", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, tout en assurant que "de grands progrès" avaient été faits. Le dirigeant a toutefois averti qu'en l'absence de réouverture rapide du détroit d'Ormuz, les Etats-Unis "concluraient" leur opération en détruisant les installations énergétiques du pays.
Malgré la poursuite de la progression des cours de l'or noir, les taux longs ont perdu du terrain lundi aux Etats-Unis, après avoir fortement progressé ces dernières semaines en raison de l'impact inflationniste du conflit. Le rendement du dix ans américain a perdu 9 points de base (0,09 point de pourcentage), à 4,34%.
Lors d'une intervention devant les étudiants de l'université d'Harvard, le président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell a jugé lundi que la banque centrale serait en mesure de conserver des taux inchangés pendant un certain temps malgré l'impact de la guerre sur les prix de l'énergie. En revanche, la Fed aura du mal à rester inactive si cette hausse des prix finit par influer sur les anticipations d'inflation à plus long terme, a-t-il estimé.
Outre la situation géopolitique, la semaine sera marquée par les chiffres de l'emploi de mars aux États-Unis, avec le rapport ADP sur l'emploi privé mercredi et le rapport officiel sur l'emploi vendredi.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a gagné 0,4% à 100,50 points.
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