
(Agefi-Dow Jones)--La Bourse de New York a terminé en net recul vendredi, accusant une cinquième semaine de baisse, préoccupée par l'enlisement du conflit au Moyen-Orient et son impact sur les cours du pétrole et l'économie.
L'indice Dow Jones a clôturé en repli de 1,7%, à 45.166,64 points. L'indice S&P 500 a perdu 1,7%, à 6.368,85 points, et Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a lâché plus de 2,1%, à 20.948,35 points.
Les cours de l'or noir ont poursuivi leur ascension après que le président américain, Donald Trump, a annoncé jeudi soir un report de dix jours des éventuelles frappes américaines sur les infrastructures électriques iraniennes, afin donner de donner leur chance aux négociations. Le régime iranien a de son côté répondu qu'il accepterait de discuter d'un éventuel cessez-le-feu uniquement si Washington modère les exigences exposées dans son plan de paix en 15 points, selon des médiateurs cités par le Wall Street Journal.
Ces échanges font douter les investisseurs quant à une issue rapide et négociée du conflit, qui permettrait notamment un déblocage du détroit d'Ormuz et la reprise de la production pétrolière et gazière dans le Golfe Persique. "L'offre mondiale de pétrole brut semble devoir être réduite de 13% pendant un certain temps, et même la fin de la guerre demain laisserait l'offre tendue pendant quelques semaines ou quelques mois le temps que les infrastructures soient réparées", a souligné dans une note le courtier Stonex. Le baril de brut léger WTI a clôturé en hausse de 5,5% à 99,64 dollars, à New York, enregistrant un gain hebdomadaire de 1,3%. Le Brent, référence mondiale, a progressé de 4,2% à 112,57 dollars le baril et affiche une hausse de 0,3% sur la semaine.
La guerre en Iran commence également à peser sur le moral des ménages américains, a estimé vendredi l'Université du Michigan. L'indice principal de confiance de l'enquête a reculé à son plus bas de l'année, à 53,3, contre 56,6 en février. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s'attendaient à un chiffre de 54.
L'incertitude quant à l'issue de la guerre et la hausse des prix dans les stations-service ont continué à assombrir le moral des consommateurs au cours des derniers jours, a indiqué Joanne Hsu, la directrice de l'enquête. La prévision d'inflation à un an des ménages a également bondi à 3,8%, contre 3,4% en février.
La situation préoccupe également la Réserve fédérale (Fed). La présidente de l'antenne régionale de la banque centrale Philadelphie Anna Paulson a estimé vendredi que la guerre en Iran augmentait le risque "à la fois pour l'inflation et la croissance", lors d'une séance de questions-réponses à l'issue d'un discours. La banquière s'est notamment dit préoccupée car l'économie américaine aborde ce choc pétrolier potentiel avec une inflation déjà supérieure à l'objectif de 2% de la Fed.
Sur le marché obligataire, le taux de l'obligation du Trésor américain a 10 ans, a pris 0,02 point de pourcentage, à 4,432%, revenant à un sommet depuis août dernier. Celui du 2 ans est stable, à 3,982%.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, gagne 0,2%, à 100,05 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
-0-
