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18/02/2026 21:44:01

Un "acteur malveillant" a pu accéder au fichier national des comptes bancaires via les identifiants usurpés de l'un des fonctionnaires de Bercy.

Le ministère de l'Economie assure en revanche que les soldes n'ont pas été consultés et annonce un dépôt de plainte.

Le chiffre a de quoi inquiéter. Les données de quelque 1,2 million de comptes bancaires(nouvelle fenêtre) ont été consultées de manière "illégitime" depuis la fin janvier, a annoncé mercredi le ministère de l'Économie dans un communiqué. En cause : l'usurpation des identifiants d'un accès au fichier national des comptes bancaires, le Ficoba.

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16/02/2026 12:02:10

Négociations commerciales: 33 millions d'euros d'amende pour la centrale européenne d'E.Leclerc

16/02/2026


Eurelec, la centrale d'achat européenne du distributeur français E. Leclerc, a été sanctionnée d'une amende de plus de 33 millions d'euros pour n'avoir pas respecté l'année dernière la date limite fixée pour boucler les négociations commerciales avec certains fournisseurs français, a annoncé lundi la Répression des fraudes.


"Une amende de 33.537.615 euros a été prononcée" à l'encontre "de la société Eurelec Trading SCRL (LECLERC) pour 70 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs français au plus tard le 1er mars 2025", précise la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans un communiqué.

Eurelec, centrale internationale basée à Bruxelles, dont font également partie le géant allemand Rewe et la chaîne de supermarchés belgo-néerlandaise Ahold Delhaize, avait déjà écopé d'une amende record de 38 millions d'euros en 2024 pour des motifs similaires, quatre ans après une précédente amende de 6,34 millions d'euros.

"Dès lors que la négociation commerciale porte sur des produits destinés à une commercialisation en France, et quel que soit le droit du contrat, les accords sont soumis aux dispositions" prévues dans le code du commerce, rappelle la DGCCRF.

Chaque année, du 1er décembre au 1er mars, supermarchés et fournisseurs mènent des négociations, parfois brutales, qui déterminent in fine les prix en rayon des produits (hors marques propres des distributeurs).


Les centrales européennes sont régulièrement accusées de détourner la législation française.

Les distributeurs les défendent comme un moyen de peser face aux multinationales, comme l'a rappelé Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc, leader en France, lundi sur Public Sénat, avant l'annonce de la sanction.

Interrogé sur le fait de savoir si Eurelec permettait d'échapper aux lois françaises Egalim, qui visent à protéger la rémunération des agriculteurs, M. Leclerc a dénoncé du "baratin politique".

"Est-ce que j'ai des dossiers de contentieux qui diraient qu'on n'a pas respecté la matière première agricole? A ma connaissance, non", a-t-il répondu, en ajoutant que son groupe négociait avec de "grandes multinationales", comme Nestlé et Unilever, qui selon lui ne représentent pas "les intérêts des agriculteurs français".



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14/02/2026 12:15:05

Après avoir déstabilisé en Bourse les éditeurs de logiciels, les SSII et les médias, de nouveaux services permis par l’IA pèsent cette fois sur les actions des assureurs.

L’attaque vient d’Insurify, une plateforme en ligne qui utilise l’IA de ChatGPT pour simplifier le processus de comparaison des contrats d’assurance dommages, notamment automobiles. L’objectif ici consiste à aider les clients à prendre la décision la plus économique tout en intégrant leurs besoins personnalisés. Il est vrai que les contrats sont souvent obscurs, rendant les comparaisons difficiles ! La perspective de réduire le coût du contrat d’assurance, dont le prix avait tendance à augmenter chaque année, pourrait séduire de nombreux clients.

Un tel scénario, envisagé par certains investisseurs, freinerait le développement des revenus des compagnies d’assurance aux Etats-Unis et en Europe, d’où les baisses de sociétés du secteur cette semaine.

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13/02/2026 11:43:59

Au sujet des 2 derniers articles…

A l'image d'UBS qui joue sur tous les tableaux comme les banques américaines, ces articles Pro IA qui pleuvent comme des hallebardes sont des invitations déguisées à "shorter" une liste de titre alors qu'il n'y a aucune démonstration probante que les acteurs de l'IA feraient perdre du CA à ces entreprises et mettraient en danger leurs activités.

On est dans un marché qui surfe sur la crête et comme on risque plus beaucoup de monter pour l'instant, certains grands affairistes, certaines banques cherchent à créer des mouvements baissiers en manipulant l'auditoire…

Ça me rappelle l'engouement stupide pour les énergies renouvelables qui a enrichi les gros et bien plumé les petits porteurs…

Quand on voit les annonces du plan énergétique du premier ministre, ça met bien en perspectives le niveau de déception : sans compter encore les mensonges. Les 6 EPR promis pour 2035 viennent de prendre 3 ans dans la vue, car on les dit opérationnel pour 2038 et à mon avis, on pourra encore ajouter 3 ans, ça portera à 2041 minimum…

On nous dit encore que maintenant on produit trop d'électricité ( cf Journal de France Inter) : on se moque vraiment du con-tribuable et de l'électeur …

C'est par très reluisant comme pratiques…

Pitoyable et affligeant…


Il y a encore une question importante à se poser :

Entre les ETF, les manipulations d'opinions, les rachats d'actions et les algorithmes qui manipulent les cours, quel est aujourd'hui le % d'échange boursier qui relève vraiment d'un échange entre porteurs de titres ???


: (

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13/02/2026 11:13:55

MARCHÉS : LE VENT DE PANIQUE LIÉ AUX CRAINTES SUR L'IA INARRÊTABLE ?


13/02/2026 10:19

Rien à faire ? Malgré les opportunités à long terme qui émergent des bouleversements dans le secteur technologique, les stratèges de Barclays estiment qu'aucun catalyseur clair ne peut enrayer la débâcle actuelle qui prévaut dans certains compartiments du marché. Dans une note reprise par 'Bloomberg', l'équipe d'Emmanuel Cau indique que la tendance actuelle à "vendre d'abord, réfléchir ensuite", alimentée par les craintes de disruption liées à l'IA, dépasse les classifications macroéconomiques traditionnelles. Le marché regroupe de plus en plus les actions et les secteurs selon leur vulnérabilité perçue face à l'IA.


Les acteurs des actifs tangibles et de l'"ancienne économie", notamment les biens de consommation, sont considérés comme plus résilients. A l'inverse, les stratèges soulignent que les services et les industries technologiques, généralement à fortes marges, sont perçus comme vulnérables. "À court terme, nous reconnaissons que cette dynamique pourrait être irrésistible", déclare la banque.


Dans une autre note, l'équipe de Barclays écrit que les résultats du 4e trimestre suggèrent que le sentiment concernant les perspectives, les investissements, les rachats d'actions et l'IA reste positif. Par ailleurs, les valeurs défensives affichent une part plus importante de bénéfices par action supérieurs aux attentes que les valeurs cycliques, le secteur de la santé étant particulièrement performant.

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09/02/2026 17:16:36

UBS identifie une trentaine d'entreprises en Europe qui risquent d'être dépassées par l'IA, parmi lesquelles Teleperformance, Havas, Ubisoft ou Autotrader

Les capacités de l'IA en matière d'automatisation et de codage, de plus en plus poussées, mettent en péril l'activité des entreprises qui vendent du temps de travail, jouent les intermédiaires sur Internet et produisent des contenus créatifs.


9 févr. 2026


Teleperformance comme Capgemini et Adecco « dépendent fortement de la vente de temps de travail ». C'est pourquoi, selon UBS, ces entreprises comptent parmi celles qui ont le plus à craindre de la concurrence immédiate de l'intelligence artificielle. « L'IA peut automatiser les tâches de codage, de support et de mise en relation, ce qui peut faire baisser les prix et réduire le volume de travail humain que les clients sont prêts à payer, à moins que ces entreprises ne créent davantage de produits basés sur l'IA ou de services axés sur les résultats », explique le stratégiste de la banque suisse, Gerry Fowler. Il note que les cas d'usage de l'IA et les ruptures qu'elle engendre s'accélèrent. Cela se matérialise en Bourse par un accroissement des divergences entre les gagnants et les perdants de cette technologie révolutionnaire.

« Sur trois ans, les entreprises européennes qui facilitent l'IA [comme ASML, ABB, Schneider Electric, Siemens Energy, Prysmian, Nexans…] ont progressé de 85% (en pondérant par la liquidité), celles qui l'ont adoptée [comme Barclays, BBVA, Axa, DHL, Ryanair ou Siemens Healthineers] de 40% tandis que les actions des entreprises exposées à un risque de rupture ont chuté de 50%. L'an dernier, les entreprises facilitatrices ont progressé de 25%, celles qui l'ont adoptée de 15% et celles exposées à un risque ont reculé de 3 %. L'IA est clairement devenue un facteur déterminant de la performance boursière relative, au même titre que des politiques telles que les mesures de relance budgétaire européennes et les effets de la politique tarifaire et monétaire américaine. »

Rightmove (site d'annonces immobilières) et Autotrader (vente de voitures d'occasion) figurent également dans la catégorie des perdants. Les investisseurs s'interrogent : pourquoi les entreprises clientes voudraient-elles continuer à payer pour leurs services (référencement, visibilité) alors que l'IA agentique peut très bien contourner ces intermédiaires et collecter elle-même des informations provenant de nombreux sites web simultanément ? « Ces plateformes vont devoir prouver qu'elles fournissent des prospects de meilleure qualité ou des données uniques et vérifiées que les outils d'IA ne peuvent pas remplacer », explique-t-on chez UBS.

Depuis plusieurs mois, on redoute en Bourse que les avancées majeures de l'IA en matière d'automatisation et de codage menacent de nombreux acteurs du numérique et des logiciels. « L'indice MSCI Europe Software & Services a sous-performé de 1% le mois dernier, constate Gerry Fowler. Les fournisseurs de services basés sur le nombre d'utilisateurs ou à forte intensité de main-d'oeuvre, sans intégration poussée avec l'entreprise, sont confrontés à un risque évident de déflation des prix et de la demande. »


Dans le secteur de la publicité, WPP ou Havas polarisent ces inquiétudes (plus que Publicis) car l'IA réduit considérablement le coût de production des campagnes et des contenus créatifs. « Cela signifie que les clients peuvent dépenser moins, internaliser certaines tâches ou utiliser des outils automatisés, ce qui réduit les revenus des entreprises dépendantes de la production publicitaire traditionnelle ou des formats télévisés classiques, à moins qu'elles ne développent de nouvelles offres basées sur l'IA. »

UBS identifie une dernière catégorie d'entreprises qui souffrent des capacités toujours plus bluffantes de l'intelligence artificielle : celles exposées aux risques liés à la propriété intellectuelle et aux droits, comme Ubisoft et Pearson. « L'IA peut générer des éléments graphiques, des personnages, des leçons et du contenu pédagogique pour les jeux vidéo qui concurrencent les ressources propriétaires de ces entreprises. Si elles ne contrôlent pas l'utilisation de leur contenu dans la formation des IA ou si elles ne développent pas de produits d'IA authentifiés et de haute qualité, leur propriété intellectuelle existante perd de la valeur », explique le stratégiste.


Au total, UBS a identifié plus d'une trentaine d'entreprises qui ont des risques immédiats d'être dépassés par l'IA, mais SAP n'en fait pas partie, contrairement à ce que craignent les investisseurs. Le plus grand éditeur de logiciels d'Europe possède ses propres données dont l'analyse et le mise en équation est justement facilitée par l'IA. « De nombreux nouveaux contrats clients incluent désormais des fonctionnalités d'IA, et l'utilisation de ces outils d'IA est en hausse, ce qui devrait permettre à l'entreprise de générer davantage de revenus grâce à ses services cloud. […] L'entreprise enregistre une croissance de 30% de son activité cloud grâce à l'accélération des migrations permise par l'IA et anticipe 2 milliards d'euros d'économies futures. La sélection des actions est donc essentielle pour distinguer les entreprises perdantes des pionniers de l'IA qui fournissent des services irremplaçables. »


Huit entreprises françaises figurent dans la liste des entreprises identifiées comme à risque :

Téléperformance

Icade

Havas

Publicis

Ubisoft

Alten

Capgemini

Sopra Stéria

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07/02/2026 15:17:21

le seul engagement souverain c'est de les garder en France point barre

et surtout pas à la mafia bruxelloise !

top gun est obsédé par la vente de la France à l'UE, vendre notre santé vendre notre armée vendre notre nucléaire vendre notre électricité vendre encore plus d'entreprise, bref que la France ne soit plus qu'un département européen

les choses vont changer, cette folie va s'arrêter et pas avec des élections qu'ils contrôlent comme l'a indiqué le rapport américain !

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07/02/2026 11:33:03

Le gouvernement lance un appel d'offre pour confier les données de santé des Français à une plateforme sécurisée européenne

Depuis six ans, cet hébergement des données de santé des Français est géré par une entreprise américaine, ce qui pose problème au gouvernement.


06/02/2026


Le gouvernement va lancer lundi 9 février un appel d'offre pour confier l'hébergement des données de santé des Français à une plateforme française ou européenne afin de les sécuriser, selon les informations de franceinfo. Cet appel d'offre va être annoncé vendredi par Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, à l'occasion d'un déplacement aux Hospices Civils de Lyon.

Cette plateforme est une immense base de données, hautement sensible, où sont stockées toutes les informations de santé des Français : poids, âge, taille, maladies, médicaments, visites chez le médecin, au laboratoire ou à l'hôpital. Tout est enregistré anonymement pour servir notamment à la recherche. Depuis six ans, cet hébergement est géré par l'américain Microsoft Azure. Les autorités américaines peuvent donc accéder à ces données, ce qui pose problème au gouvernement. Depuis 2024, la loi impose de garantir la protection de données ultra sensibles de toute ingérence étrangère. Le gouvernement français est donc hors la loi.

Une solution intermédiaire, la copie d'une partie de la plateforme, a d'abord été envisagée. Un appel d’offres a été lancé en ce sens à l’été 2025. Une mission d’expertise, initiée par le gouvernement, a finalement confirmé qu’il est techniquement possible d’engager, dès à présent, la migration complète vers une solution d'hébergement "sécurisée, résiliente, non soumise aux législations extra-communautaires, délaissant les solutions extra-européennes actuellement utilisées", indique le gouvernement. L'appel d'offre initial a donc été clos.


Une "bascule vers un hébergement sécurisé et souverain"

L'objectif de ce nouvel appel d'offre est que toutes les données soient basculées vers un opérateur certifié, une entreprise française ou européenne, une "bascule vers un hébergement sécurisé et souverain", précise le gouvernement.

Les candidats potentiels pour prendre en charge cet hébergement sont OVH Cloud, associé au groupe La Poste, Cloud Temple et son partenaire Atos, ou encore Orange Business. La solution retenue permettra d’héberger une copie complète de la base principale du Système national des données de santé d’ici fin 2026. L’attribution de ce marché interviendra fin mars 2026.

La "stratégie" du gouvernement "constitue une étape structurante pour préparer la mise en œuvre du futur espace européen des données de santé", une "étape décisive dans le renforcement de la souveraineté et de la sécurité des données de santé", affirme la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Pour Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, il s'agit d'un "tournant majeur pour la confiance numérique et pour notre souveraineté numérique".

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06/02/2026 08:54:52

Trois groupes néerlandais se trouvent derrière la production mondiale de puces électroniques

Trois acteurs néerlandais dominent le marché de la fabrication de machines de production de semi-conducteurs, qui est en pleine dynamique avec l'essor de l'intelligence artificielle. ASML, ASMI et BESI couvrent ensemble l'intégralité de la chaîne de valeur, un atout stratégique dont l'Europe doit encore se saisir.


5 févr. 2026


Renforcer ses positions dans les semi-conducteurs. C'est un des grands objectifs de l'Union européenne en matière de souveraineté industrielle. Si le bloc compte une poignée de fabricants de puces électroniques de moyenne taille, tels que l'allemand Infineon et le franco-italien STMicroelectronics, il reste à la traîne en matière de parts de marché (environ 10 %, contre 50 % pour les Etats-Unis notamment). Dans sa quête pour doubler sa production à l'horizon 2030, le Vieux Continent a un sérieux atout : trois poids lourds mondiaux de la fabrication de machines de production de semi-conducteurs sont de nationalité néerlandaise, dont les procédés se révèlent complémentaires.

A eux trois, ASML Holding, ASM International (ASMI) et BE Semiconductor Industries (BESI) couvrent la totalité de la chaîne de valeur : le premier s'est spécialisé dans la gravure, le deuxième dans la déposition et le troisième dans l'encapsulation des puces. « Fabriquer une puce, cela se passe un peu comme pour une voiture : c'est l'addition de nombreuses étapes pour parvenir au produit final », appuie Javier Correonero, analyste chez Morningstar. Pour autant, les acteurs sont peu nombreux dans le domaine… et tous n'offrent pas des technologies aussi performantes. « Ce marché présente une structure oligopolistique plus ou moins importante en fonction du processus de fabrication que l'on examine, et cela ne devrait pas changer de sitôt » au regard des barrières technologiques qui existent à l'entrée, précise Javier Correonero, citant par exemple le monopole d'ASML sur la lithographie extrême ultraviolet (EUV), technique qui permet d'obtenir la gravure la plus fine au monde actuellement et, donc, la plus grande puissance de calcul.

Parmi leurs principaux clients figurent les grands noms de la fonderie, à commencer par le taïwanais TSMC… qui croule sous les commandes des géants américains de la tech, avides de processeurs permettant de faire fonctionner les centres de données sur lesquels tournent les modèles d'intelligence artificielle. Les commandes passées à Nvidia ont à ce titre constitué, ces dernières années, un moteur important pour le marché des équipementiers, dont la taille devrait, selon Bernstein, passer de 115 milliards de dollars en 2025 à 200 milliards en 2030. De quoi faire ressortir un taux de croissance annuel moyen de 10 % sur la période. « La croissance du marché sera forte en 2026 et devrait encore accélérer en 2027, avant de se stabiliser », projette ainsi David Dai, analyste chez Bernstein.


Une avance à préserver

Selon Mordor Intelligence, près des trois quarts des commandes proviennent de la région Asie-Pacifique, où se situent la plupart des usines des fondeurs. Mais la géopolitique pourrait précipiter un rééquilibrage géographique : alors que les Occidentaux ont imposé des restrictions à l'exportation des équipements les plus avancés vers la Chine, dans l'espoir de limiter sa percée technologique et militaire, ils prévoient de rapatrier un maximum de la production de puces sur leur sol. Les centaines de milliards de subventions prévues par le Chips and Science Act, aux Etats-Unis, et l'European Chips Act, de ce côté-ci de l'Atlantique, doivent accompagner la construction d'usines à cette fin.

La part de la Chine dans le chiffre d'affaires d'ASML s'est, de ce fait, réduite de 40 % à 20 % en l'espace de deux ans. « Sur le papier, cela représente certes un vent contraire pour les acteurs du secteur. Mais il existe des effets positifs contre-intuitifs : depuis l'instauration des restrictions, en 2022, la filiale chinoise d'ASML a reçu davantage de commandes face aux craintes d'un éventuel futur durcissement » de la politique occidentale, pointe Javier Correonero, qui s'attend désormais à ce que « la demande s'y normalise, alors que l'industrie locale doit digérer les capacités qu'elle vient déjà d'ajouter ».

L'heure de l'autonomie technologique de la Chine n'est, qui plus est, pas arrivée. Les analystes jugent que le pays, qui aurait mis sur pied un prototype de machine EUV fin 2025, ne pourra pas produire l'équivalent des puces dernier cri d'aujourd'hui avant une dizaine d'années. Or, d'ici là, « les importantes dépenses d'investissement des trois équipementiers néerlandais leur auront permis de conforter leur avance », selon David Dai. Et Javier Correonero d'abonder en ce sens : « Si elles sont constantes en pourcentage de chiffre d'affaires, elles continuent d'augmenter proportionnellement à celui-ci en valeur absolue. » Un mouvement que l'Europe se doit de soutenir, si elle entend pouvoir garder la main sur le devenir de cette industrie stratégique.


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31/01/2026 08:43:04

La vente par Servier de Biogaran au fonds BC Partners et à Bpifrance est actée


La cession par Servier de sa filiale de médicaments génériques Biogaran au fonds britannique BC Partners et à Bpifrance a été finalisée. Annoncée ce vendredi, elle est assortie de garanties données à l'Etat sur le maintien des effectifs et de la production en France.

Champion tricolore des génériques, créé à partir de zéro par Servier en 1995, Biogaran a réalisé l'an dernier 1,26 milliard d'euros de chiffre d'affaires net. Il détient à lui seul 30 % du marché français.


30 janv. 2026 à 19:07


Après deux ans de rebondissements, la vente du champion tricolore des médicaments génériques Biogaran est finalisée. Politiquement sensible après la tentative avortée de sa maison mère, Servier, de vendre sa filiale à un génériqueur indien, la cession, pour une valeur d'entreprise non dévoilée mais comprise entre 800 millions et 1 milliard d'euros, s'est faite sous haut contrôle. Celui de Bercy, au titre des investissements étrangers, c'est-à-dire non européens.

« Cette autorisation est assortie de conditions robustes destinées à garantir la pérennité, la continuité et l'ancrage national des activités de l'entreprise, qui s'appliqueront sans limitation de durée », déclare le ministère dans un communiqué.


Empreinte industrielle

Aux côtés du nouvel actionnaire à 85%, le fonds d'investissement britannique BC Partners, Bpifrance prend 15 % et aura un des cinq sièges au conseil d'administration. « BC Partners a apporté des garanties aux autorités françaises, parmi lesquelles le maintien du siège et des activités en France, la sauvegarde des emplois, la préservation du modèle de sous-traitance de l'entreprise, ainsi que la continuité industrielle, logistique et commerciale au bénéfice des patients et des partenaires », confirme le tandem de reprise dans un communiqué.

Champion tricolore des génériques, créé à partir de zéro par Servier en 1995, Biogaran a réalisé l'an dernier 1,26 milliard d'euros de chiffre d'affaires net. Il détient à lui seul 30 % du marché français. Plus d'une boîte de médicament sur huit vendue en France a son logo.


362

Biogaran fait produire en sous-traitance la moitié de ses 362 millions de boîtes de médicaments vendues par an.

Il ne possède pas d'usines, mais c'est dans l'Hexagone qu'il fait produire en sous-traitance la moitié de ses 362 millions de boîtes de médicaments vendues par an, représentant 1.070 références, dont plus de 60 % de médicaments d'intérêt thérapeutique majeur. Au total, 90 % de ses médicaments sont produits en Europe.

Considérée stratégique pour la souveraineté sanitaire, sa cession a été verrouillée. « Bpifrance a noué avec BC Partners un pacte d'actionnaires dans le cadre duquel il est prévu des droits de veto liés à l'activité et à l'empreinte française », souligne la banque publique d'investissement.


« Le tournant des biosimilaires »

Le maintien de l'empreinte industrielle actuelle est important, mais il y a un autre enjeu : mettre à disposition de l'Assurance Maladie des médicaments moins chers, qu'ils soient génériques (pour les médicaments chimiques) ou biosimilaires (pour les médicaments biologiques, les plus innovants mais aussi les plus complexes et les plus onéreux). « Il y a un souhait de servir la France. Beaucoup de brevets de médicaments biologiques vont expirer dans les prochaines années. Il faut réussir le tournant des biosimilaires en France », poursuit Bpifrance.

A charge pour BC Partners de donner à Biogaran les moyens financiers qu'il n'avait pas jusqu'à présent pour se développer dans les biosimilaires. « C'est un des trois axes de croissance prévus, avec les génériques et le développement de médicaments grand public sous marque Biogaran », déclare l'associé du bureau parisien du fonds, Cédric Dubourdieu. Le développement par acquisitions n'est pas pour tout de suite, « on ne regardera pas la croissance externe avant deux ou trois ans, sauf opportunité exceptionnelle», poursuit-il.

A la suite de la finalisation de la cession, Erick Roche, précédemment chez Teva, rejoindra Biogaran dont il deviendra le PDG fin mars. Il connaît bien Biogaran : il en a déjà été le directeur général de 1996 à 2011.


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30/01/2026 14:14:26

DONALD TRUMP OFFICIALISE LA NOMINATION DE KEVIN WARSH, SUCCESSEUR DE JEROME POWELL

30/01/2026 13:32


Le président américain Donald Trump a confirmé la rumeur, officialisant ce vendredi la nomination de Kevin Warsh, qui deviendra donc le nouveau patron de la banque centrale américaine en juin prochain, à l'issue du mandat de Jerome Powell. "Je connais Kevin depuis longtemps et je suis convaincu qu'il restera dans les annales comme l'un des plus grands présidents de la Fed, peut-être même le meilleur. Par-dessus tout, il a toutes les qualités requises et il ne vous décevra jamais", a lancé Trump sur son réseau Truth Social.


Warsh, en tant qu'ancien gouverneur, maîtrise les rouages de la Fed. Il avait été nommé gouverneur de la banque centrale par George W. Bush et avait exercé ses fonctions de 2006 à 2011. Durant la crise financière de 2008, il était l'interlocuteur privilégié de Ben Bernanke, alors patron de la Fed, auprès de Wall Street. Avant de rejoindre la Fed, Warsh était conseiller spécial de Bush pour la politique économique et secrétaire exécutif au Conseil économique national. Il a également travaillé dans le domaine des fusions-acquisitions chez Morgan Stanley. Warsh est titulaire d'une licence en politiques publiques, avec une spécialisation en économie et statistiques, de l'université de Stanford, ainsi que d'un diplôme de droit à Harvard.


Warsh avait déjà rencontré Trump pour le poste de président de la Fed il y a huit ans, mais l'actuel locataire de la Maison Blanche avait finalement opté pour Jerome Powell - choix qu'il semble avoir depuis regretté si l'on considère les attaques récurrentes visant "Too Late" Powell et sa politique monétaire jugée trop dure et inadaptée.


Sur la liste des quatre candidats qui avaient été présélectionnés cette fois, il est probable que le gouverneur Christopher Waller, le responsable des investissements fixed income de BlackRock, Rick Rieder, ou bien encore le directeur du Conseil économique national Kevin Hassett, auraient proposé des politiques monétaires plus... généreuses. Le choix très conventionnel de Trump surprend donc quelque peu ce jour, alors qu'il n'a pas caché sa volonté de voir les taux baisser très significativement.


Kevin Warsh s'est montré critique l'an dernier vis-à-vis de la Fed et de ses craintes de stagflation, jugeant que la banque centrale sous-estimait le rôle de l'intelligence artificielle dans la stimulation de la productivité et la réduction de l'inflation. Ainsi, le futur nouveau patron de la banque centrale entend bien baisser les taux d'intérêt comme attendu, mais peut-être pas autant que les marchés ou Trump ne l'espèrent. De plus, il a prôné par le passé une certaine rigueur concernant la gestion du bilan de la Fed, ce qui ne milite pas pour des mesures monétaires "de style QE" (assouplissements monétaires quantitatifs). Warsh avait aussi directement critiqué Powell pour ses choix malavisés et notamment son incapacité à anticiper la persistance de l'inflation post-pandémique - la fameuse "inflation transitoire".


Warsh réfute néanmoins l'idée que l'inflation soit causée par une croissance économique trop rapide et des salaires trop élevés. Il soutient plutôt qu'elle découle de dépenses publiques excessives et d'une création monétaire trop importante. Le futur dirigeant de la Fed apparaît donc mesuré dans ses positions, et rien n'indique qu'il pourrait plaider pour une baisse agressive des taux comme Trump le juge nécessaire.

Warsh a également déclaré que la Fed devrait considérer les droits de douane comme des variations de prix ponctuelles, un avis partagé par l'administration Trump et certains membres de la Fed. Il juge que la politique de la Fed pourrait freiner l'économie et qu'une récession immobilière est actuellement en cours. Il considère que les taux d'intérêt devraient être plus bas, mais aussi que le bilan de la Fed devrait être réduit.

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27/01/2026 09:13:43

"la surveillance digitale " est passée à l'assemblée

il faudra prouver que vous avez au moins 15 ans pour accéder aux RS, ceci avec un QRC relié à une carte d'identité numérique

bref, nous arrivons au crédit social


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26/01/2026 19:55:00

Les États-Unis quittent officiellement l’OMS: de lourdes conséquences pour la santé mondiale

Les États-Unis ont quitté officiellement l'Organisation mondiale de la santé (OMS), jeudi 22 janvier. Le président Donald Trump avait signé un décret en ce sens dès son entrée en fonction à la Maison-Blanche. Après un an de préavis légal, c'est donc chose faite.

Selon son Directeur, L'OMS n'a pas recommandé aux gouvernements de rendre obligatoire le port du masque ni la vaccination et n'a jamais recommandé le confinement.

Heureusement, Internet a de la mémoire.

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24/01/2026 11:12:51

Effet « Top Gun » à Davos et en Bourse, les lunettes d'Emmanuel Macron font le buzz et enflamment l'action de son fabricant


Emmanuel Macron a marqué les esprits à Davos, non seulement par son discours percutant, mais aussi par ses lunettes désormais iconiques. Ce coup d'éclat a fait exploser les ventes du modèle PACIFIC S 01 de la maison Henry Jullien, propulsant la maison mère iVision Tech à la Bourse de Milan. Une success-story inattendue pour le lunetier français et son propriétaire italien.

Emmanuel Macron « break the internet ». Littéralement. Son discours à Davos a fait le tour du monde, retenant l'attention autant pour ses lunettes à verres polarisés bleus que pour son discours frontal face à Donald Trump. Voire plus. Son homologue américain, qui ne rate pas une occasion de railler le locataire de l'Elysée, a ironisé sur ce look à la Top Gun. « Je l'ai vu jouer le dur à cuire » avec « ces belles lunettes de soleil », s'est-il moqué sur l'estrade du Forum économique mondiale, amplifiant le buzz.

Car les réseaux sociaux se sont emballés, avec des mèmes représentant un Emmanuel Macron façon Terminator, Le Parrain ou OSS 117, alors que la paire d'aviateur cache surtout un problème oculaire, bénin selon le palais présidentiel. La pop culture s'invite dans la diplomatie. Pendant que les commentaires s'accumulent sur les réseaux, d'autres compteurs s'affolent : ceux de la Bourse et du site du fabricant.


Suspension de cotation

Trop de visites sur le site d'Henry Jullien… qui finit par planter. La maison jurassienne a dû créer en urgence une page consacrée uniquement aux lunettes présidentielles, les PACIFIC S 01, Doublé or, pour une silhouette alliant « une robustesse inégalée, élégance et unicité ». Comptez 659 euros. « Après le discours de Macron à Davos, le site web a planté en raison du volume des commandes », a déclaré dans une interview à Bloomberg Stefano Fulchir, le patron d'iVision Tech SpA, la maison mère italienne du lunetier centenaire français. « Tout a commencé à l'été 2024, lorsque nous avons été contactés par l'Elysée parce que [Emmanuel] Macron devait rencontrer un haut fonctionnaire lors d'un sommet du G20 et souhaitait acheter un produit fabriqué en France pour l'offrir en cadeau diplomatique. Il en a ensuite acheté une paire pour lui-même ».

Coté à Milan, iVision Tech a vu sa capitalisation boursière passer de 12 à 19 millions d'euros et son action bondir de plus de 65 % cette semaine. Le titre a même été suspendu de cotation ce vendredi. Emmanuel Macron ne fait pas que « casser internet », la Bourse aussi.

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21/01/2026 14:51:50

Le Parlement envoie l'accord UE-Mercosur devant les juges


Dans un hémicycle tendu comme un arc, la résolution de Pascal Canfin (Renew) saisissant la Cour de justice de l’Union européenne a été adoptée mardi par 334 voix contre 324, avec 11 abstentions.


L’accord avec le Mercosur vacille. À dix voix près, le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l’UE, gelant la ratification pour au moins quatorze mois. Une coalition allant de la gauche aux LR de François-Xavier Bellamy inflige un revers à la Commission, dénonçant un danger pour la souveraineté agricole. Si Paris salue cette pause, le chancelier Friedrich Merz s’emporte et exige d’Ursula von der Leyen une application provisoire immédiate pour contrer l’offensive douanière de Trump.

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13/01/2026 15:03:24

"UN COUP DUR": LE SALON DE L'AGRICULTURE BOUSCULÉ PAR L'ABSENCE INÉDITE DE VACHES

13/01/2026 13:45


"Un coup dur": le Salon de l'agriculture devra se passer de vaches, les éleveurs refusant d'amener leurs animaux par "crainte" et par "solidarité" avec ceux touchés par la dermatose nodulaire. Les organisateurs appellent à présent à une édition "sans tensions", malgré les manifestations.

C'est une première dans l'histoire du salon parisien créé en 1964: les organismes de sélection des races bovines ont décidé de ne pas présenter de bovins au concours général agricole et refusé la présence, même symbolique, de quelques vaches, dont Biguine, l'égérie brahman venue de Martinique.

C'est "un coup dur pour le salon", qui laisse ses organisateurs "profondément attristés", a déclaré mardi à la presse son président, Jérôme Despey, ajoutant respecter le choix des éleveurs.

Cette décision intervient alors même que "85% des bovins" parmi les 500 à 600 qui devaient concourir venaient de zones indemnes de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Mais le protocole sanitaire pourtant strict du salon - qui s'ouvre cette année le 21 février - n'a pas convaincu: "quand on élève pendant plusieurs années des bêtes de concours, on peut comprendre la peur des éleveurs" qui ont choisi de ne pas transporter leurs meilleurs animaux, a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, organisateur du salon.

C'est aussi une première en 132 éditions du Concours général agricole qui ne récompense pas que les bovins mais aussi d'autres productions animales ainsi que des centaines de produits du terroir.

Une médaille au concours général assure souvent aux producteurs de vins, saucissons et viandes récompensés "20% de revenus".

Les autres animaux (cochons, ovins, chiens, chats, chevaux et ânes) seront bien présents ainsi que les milliers d'exposants de produits de différentes régions.


- Des débats, "pas des combats" -


Arnaud Lemoine a aussi souligné la "solidarité" des organismes de sélection avec les éleveurs des zones touchées par la maladie, dont les animaux sont bloqués en attendant la levée des restrictions le temps que l'immunité vaccinale se construise.

La gestion par l'Etat de l'épizootie de DNC a relancé le mouvement de contestation agricole, nourri par l'accord de libre-échange UE-Mercosur mais aussi par le ras-le-bol général de la profession. Les manifestations ont pris une nouvelle dimension depuis jeudi dernier avec des défilés de tracteurs dans Paris de tous les syndicats, avec la FNSEA à la manoeuvre mardi.

La période avant le Salon de l'agriculture est traditionnellement celle où les agriculteurs font pression sur les politiques, qui viennent ensuite défiler parmi les stands pour montrer leur proximité avec le monde rural. Ils seront cette année en campagne pour les élections municipales de mars.

En 2024, le premier jour du salon avait été fortement perturbé par des agriculteurs prêts à en découdre avec le président Emmanuel Macron. L'événement avait ouvert au public plus tardivement, dans une atmosphère tendue.

Des manifestations avaient fait peser des craintes sur l'édition 2025, qui s'est finalement tenue dans le calme.

"On ne peut pas mettre la pression sur le salon (...) chaque année pour des raisons différentes aussi importantes soient-elles (...) On n'a pas de problème avec les débats" mais "pas de combats", a lancé Arnaud Lemoine, appelant au "respect des visiteurs", qui sont en moyenne 600.000 à venir chaque année.

Les organisateurs souhaitent un salon de la "solidarité" mais "pas un salon des tensions". Jérôme Despey a d'ailleurs lancé le nouveau slogan de l'événement "venir c'est soutenir" l'agriculture française.

"Il n'y aura pas de vaches mais il y aura tout le reste et même un peu plus, il nous reste un mois et demi pour être à la hauteur", a ajouté Arnaud Lemoine, refusant de donner le nombre de visiteurs nécessaire pour maintenir la rentabilité de l'événement.

L'absence de vaches et de l'égérie, qui sera même retirée de l'affiche au grand désespoir des éleveurs d'outremer pour la première fois mis à l'honneur, risque en effet d'avoir un impact sur la fréquentation de ce salon grand public.


Une conférence de presse aura lieu début février pour annoncer le programme remodelé de l'événement.



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10/01/2026 11:42:45

Le fisc peut désormais voir toutes vos transactions crypto : ce qui change vraiment depuis le 1er janvier


Dès 2026, vos transactions en cryptomonnaies seront scrutées par les autorités fiscales.

Publié le 10 janvier 2026


Le fisc peut désormais voir toutes vos transactions crypto : ce qui change vraiment depuis le 1er janvierLe fisc peut désormais voir toutes vos transactions crypto : ce qui change vraiment depuis le 1er janvier | journaldeleconomie.fr

Depuis une semaine, une nouvelle directive européenne, nommée DAC8 (pour « coopération administrative dans le domaine fiscal »), vient d’entrer en vigueur pour les plateformes de cryptomonnaie dans l’Union européenne, confirme BFMTV. Cela change profondément la façon dont les transactions en cryptomonnaies seront surveillées.


Depuis le 1er janvier 2026, le fisc français, ainsi que les administrations fiscales de nombreux autres pays européens, peuvent accéder à l’ensemble des transactions effectuées par les résidents sur les plateformes de cryptomonnaie. La mesure vaut aussi pour des comptes étrangers si ces comptes sont tenus sur des plateformes enregistrées dans l’UE. Pour les utilisateurs de cryptomonnaies, c’est un tournant important : il va falloir s’adapter à ce nouveau cadre réglementaire.


Ce que couvre DAC8 et pourquoi

La directive DAC8 étend la coopération administrative fiscale au domaine des cryptomonnaies. Elle prévoit un échange automatique d’informations entre les autorités fiscales des pays européens.

Les transactions réalisées à compter du 1er janvier 2026 sont soumises à cette réglementation. Les plateformes de type CEX (plateformes cryptos centralisées) et celles répondant aux normes PSAN (en France) et PSCA (en Europe) doivent communiquer les données de leurs clients aux autorités fiscales. Le premier exercice de déclaration est fixé au 30 septembre 2027.

Selon la Commission européenne, la directive a pour but principal de « lutter contre la fraude fiscale et de combattre l’évasion et l’optimisation fiscales en élargissant son champ d’application aux cryptomonnaies ». Ces mesures visent à améliorer la détection des fraudes fiscales.


Ce que ça change pour les utilisateurs

Avec l’arrivée de DAC8, plusieurs conséquences se profilent pour les utilisateurs de cryptomonnaies, notamment un contrôle fiscal plus strict. Désormais, toutes les plus-values réalisées grâce aux cryptomonnaies doivent être déclarées, ce qui rend la fraude fiscale quasi impossible.

Mais cette transparence financière renforcée soulève aussi des questions de sécurité. Des experts redoutent qu’une collecte plus large de données expose les utilisateurs à des fuites d’informations et, dans les cas extrêmes, à des menaces physiques. Renaud Lifchitz, expert en sécurité crypto, souligne que ceci pourrait engendrer des « braquages et enlèvements », incidents qui ont été « multipliées depuis le début de l’année ».

Pour tenter d’échapper à la surveillance, certaines réponses sont évoquées : l’utilisation de portefeuilles froids, comme Ledger (portefeuille matériel), ou le recours à des plateformes décentralisées (DEX), qui ne tombent pas directement sous le coup de la directive.


Qui est concerné et comment ça évolue

Avant DAC8, les plateformes de cryptomonnaie devaient transmettre des informations seulement en cas de soupçon de financement du terrorisme ou de réglementation anti-blanchiment. Le cadre s’est désormais élargi.

Les plateformes enregistrées dans 48 pays, notamment les Îles Anglo-Normandes, le Brésil, les Îles Caïmans, et l’Afrique du Sud, sont concernées depuis le 1er janvier 2026. Au total, 75 pays se sont engagés à mettre en place cette directive.

Andrew Park, associé en enquêtes fiscales chez Price Bailey, a déclaré au Financial Times : « C’est le début de la fin pour les investisseurs en cryptomonnaies qui pensaient pouvoir investir et gagner de l’argent en toute discrétion, à l’abri des autorités fiscales ». Seb Maley, directeur général du fournisseur d’assurance fiscale Qdos, parle de « tournant majeur » dans la surveillance fiscale du trading de cryptomonnaies.

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05/01/2026 15:50:23

LE NOUVEAU CROSSOVER HAUT DE GAMME DE RENAULT S'APPELLERA "FILANTE"

05/01/2026


Renault a annoncé lundi que son nouveau crossover haut de gamme destiné au marché international serait officiellement lancé sous le nom de "Filante", une appellation choisie en raison de sa consonnance rappelant les étoiles, l'espace et les voyages.

Ce nom rappelle aussi celui de l'"Etoile Filante", un monoplace directement inspiré de l'aéronautique que le constructeur automobile avait présenté en 1956.

Avec son design fuselé, ses spécificités avant-gardistes, ce modèle avait alors atteint une vitesse record de plus de 300 km/h, rappelle le groupe dans un communiqué.

Renault indique que ce patronyme fait également référence au concept-car Filante Record 2025, qui avait quant à lui signé un record en matière d'efficience électrique à la fin de l'année dernière.

Avec ce nouveau véhicule, la firme au losange explique vouloir poursuivre son offensive produit en dehors de l'Europe, caractérisée par une montée en gamme.

Il s'agira du cinquième lancement d'une série de huit prévue dans le cadre de ce plan stratégique.

Assemblé à l'usine Busan (RK), en Corée du Sud, le modèle sera d'abord commercialisé sur le marché coréen, avant d'être exporté dans d'autres régions.

Renault précise qu'il prévoit de dévoiler officiellement son nouveau crossover à Séoul le mercredi 13 janvier.


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20/12/2025 22:37:01

Rollier1
« « Mercosur. Accord repoussé à Janvier. » »


En langage politicien, repoussé ne veut pas dire ré examiné, modifié.
C'est juste que les stylos sont en panne.

Marrant, ça. Exactement comme pour le Programme Pluri-annuel des Energies, n France
Coïncidence ? Ou désir de calmer une situation explosive ?

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18/12/2025 21:22:19

Mercosur.

Accord repoussé à Janvier.

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