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12/07/2025 11:31:30

L'intelligence artificielle au service de la gestion actions


Palatine Asset Management mise sur une IA développée avec la fintech Finaipro pour piloter son fonds Palatine Amérique. Objectif : débusquer les meilleures opportunités sur les marchés actions US grâce à un "superanalyste" mathématisé. Résultat : une surperformance nette par rapport à l’indice ESG de référence en 2025.


Alors que l’intelligence artificielle envahit le quotidien des entreprises, rares sont les sociétés de gestion à l’avoir intégrée en profondeur dans leur processus d’investissement. C’est pourtant le pari qu’a fait Palatine Asset Management, en s’alliant dès 2021 à la fintech Finaipro pour concevoir une architecture d’aide à la décision sur mesure pour son fonds phare, Palatine Amérique.

Le fonctionnement est aussi innovant que rigoureux : pour chaque action de l’univers d’investissement (des grandes capitalisations américaines ESG), cinq à six modèles de machine learning sont testés. Chacun évalue, à sa manière, les perspectives de performance du titre. Ces prévisions sont ensuite agrégées par un métamodèle baptisé superlearner, qui sélectionne la combinaison la plus performante. Ce processus, répété titre par titre, permet de construire un portefeuille sans biais sectoriel, ajusté en temps réel aux données du marché.

Cette IA n’est pas une boîte noire : chaque modèle est documenté, interprétable, et validé par les gérants. Le but n’est pas de déléguer, mais d’augmenter les capacités d’analyse de l’humain.

Une surperformance mesurée face à l’indice ESG

Depuis le début de l’année 2025, cette stratégie algorithmique produit des résultats tangibles. Le fonds Palatine Amérique progresse de 2,15 %, quand l’indice de référence S&P 500 ESG TR recule de 6,89 %. Sur un an, l’écart de performance est également net : +2,37 % de performance relative, avec une volatilité légèrement inférieure à celle des fonds comparables.

L’IA apporte une capacité précieuse à détecter les phases de stress de marché, via plus de 100 indicateurs macro et micro (spreads de crédit, volatilité implicite, liquidité, tendances sectorielles...). Cela permet d’anticiper les retournements et d’ajuster l’exposition du portefeuille avec réactivité.

La construction du portefeuille reste humaine : les gérants valident chaque signal, arbitrent selon les contraintes ESG (le fonds est classé Article 8 SFDR), et assurent une cohérence globale. Mais l’IA fournit une lecture instantanée et synthétique d’un univers complexe, ce qui leur fait gagner un temps précieux.


Vers une hybridation nouvelle entre tech et gestion active

Cette approche mixte illustre une nouvelle génération de gestion active, plus agile et plus transparente, où l’IA n’est pas une fin en soi, mais un levier pour améliorer les décisions. Contrairement à un ETF, ce fonds reste valorisé quotidiennement, liquide à tout moment, sans frais de sortie, et accompagné d’un reporting détaillé.


L’équipe de gestion ne cache pas son ambition : démontrer que la gestion active assistée par IA peut rivaliser avec les indices, tout en conservant une dimension humaine, ESG et qualitative. Le partenariat avec Finaipro, start-up issue de la recherche académique française, donne à Palatine AM un outil propriétaire, évolutif, et non standardisé.


Dans un univers actions américaines très concurrentiel, cette approche innovante semble faire la différence. Et elle pourrait bien préfigurer la gestion active de demain : humaine dans ses choix, mais technologique dans ses outils.


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09/07/2025 15:00:03

Immigration et défense au programme de la deuxième journée de la visite d'État de Macron


Publié le 09/07/2025 à 14h43


Le Premier ministre britannique Keir Starmer accueille le président français Emmanuel Macron mercredi pour un déjeuner à Downing Street, au deuxième jour d'une visite d'État axée sur des sujets tels que la lutte contre l'immigration illégale et le soutien à l'Ukraine.

Lors de cette visite d'État, la première d'un dirigeant européen depuis la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) en 2020 et la première d'un chef d'État français depuis 2008, Keir Starmer tentera notamment de convaincre Emmanuel Macron d'accepter un accord sur les demandeurs d'asile, alors que le dirigeant britannique a promis d'arrêter le flux de migrants traversant la Manche pour se rendre en Grande-Bretagne.

Le locataire de l'Élysée a déclaré mardi qu'il espérait des résultats tangibles cette semaine.

Selon le plan du Premier ministre britannique, la Grande-Bretagne accepterait d'accueillir un migrant présent en France et cherchant à rejoindre sa famille sur le territoire britannique et pourrait reconduire en échange un migrant vers l'Hexagone.

Depuis le début de l'année, plus de 21.000 migrants ont traversé la Manche soit une hausse de 48% sur un an, un record qui pourrait amener Paris à modifier les règles afin de permettre également aux forces de l'ordre d'intercepter les embarcations jusqu'à 300 mètres des côtes - là où le droit international de la mer interdit toute action une fois qu'un bateau est à l'eau.

Emmanuel Macron a également évoqué la nécessité de s'attaquer aux "facteurs d'attraction" de la migration, suggérant que tout accord sur les petits canots traversant la Manche exigerait de Londres qu'il rende plus difficile pour les migrants situation irrégulière de vivre et de travailler en Grande-Bretagne.

La France a par le passé rejeté un accord de retour pour les demandeurs d'asile, estimant que Londres devait négocier ce dossier avec l'ensemble de l'UE.


Les deux pays se sont également engagés à rester aux côtés de l'Ukraine, notamment avec la création d'une force de réassurance militaire pour soutenir le pays en cas de cessez-le-feu, tandis que la coopération en matière de commerce et de défense a été évoquée par le président français dans son discours mardi devant les membres du Parlement britannique.


La visite d'État est également l'occasion d'annonces pour les entreprises françaises :

Engie a fait savoir mercredi qu'elle investirait 1,2 milliard d'euros dans le stockage de l'énergie en Grande-Bretagne, tandis qu'EDF va prendre une participation de 12,5% dans le projet de centrale nucléaire de Sizewell C, dans le sud-est de l'Angleterre.



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08/07/2025 16:36:15

Energie: "des filières entières vont licencier" en cas de moratoire sur les renouvelables, selon Ferracci

08/07/2025


Des "filières entières vont licencier" si un moratoire sur le financement des énergies renouvelables devait être décidé, car il y a beaucoup d'emplois industriels associés à l'éolien et au photovoltaïque, a souligné mardi le ministre de l'Industrie, Marc Ferracci sur CNews et Europe 1.

"Un moratoire sur les énergies renouvelables, ce serait d'abord un moratoire sur l'emploi. Ça veut dire plein de projets d'investissement qui vont s'arrêter, ça veut dire des filières entières qui vont licencier", a déclaré le ministre.

Ses propos interviennent le jour où le Sénat doit examiner la proposition de loi du sénateur Les Républicains Daniel Gremillet (Vosges) qui divise le camp macroniste et la droite depuis que le patron des Républicains Bruno Retailleau, membre du gouvernement, a plaidé pour la fin des "subventions publiques" pour l'éolien et le photovoltaique.

"Je note qu'il (Bruno Retailleau, NDLR) a défendu les éoliennes par le passé lorsqu'il était président du conseil général de Vendée", a relevé M. Ferracci.

Évoquant les usines de Cherbourg, Saint-Nazaire, ou du Havre où sont fabriquées ou assemblées des pâles et composants d'éoliennes, le ministre a fait valoir les "8.000 emplois" de la seule filière des éoliennes en mer.

"Si on étend cela à toutes les énergies renouvelables, le photovoltaïque, ce sont des dizaines de milliers d'emplois, a-t-il ajouté.

Sans jamais prononcer le mot de climat, le ministre a souhaité la fin de la "guerre de religion" entre nucléaire et renouvelables. Il a notamment souligné l'enjeu de "souveraineté énergétique" de l'éolien et du photovoltaïque.

"Aujourd'hui, nous avons besoin d'électrifier nos usages pour moins dépendre du gaz et du pétrole: 60% de notre consommation énergétique, c'est du gaz et du pétrole importé, c'est 70 milliards d'euros de déficit sur notre balance commerciale et c'est une dépendance vis-à-vis de la Russie" notamment, a-t-il fait valoir.

"Certaines énergies renouvelables, l'éolien terrestre en particulier, sont aussi compétitifs — autour de 70 euros du megawattheure pour le coût de production — que le nucléaire existant", a-t-il ajouté.

"Le sujet c'est électricité décarbonée contre énergie fossile. Moi, ce que je veux, c'est qu'on sorte de la dépendance au gaz et au pétrole que nous importons", a-t-il dit.

Devant les sénateurs l'après-midi, le ministre a par ailleurs rappelé l'"ambition claire du gouvernement" de publier le décret de la programmation pluriannuelle de l'énergie, très attendu des acteurs de l'énergie, "avant la fin de l'été", sans attendre la 2e lecture de la proposition de loi Gremillet à l'Assemblée nationale.

"C'est indispensable pour donner de la visibilité aux porteurs de projets, indispensable pour lancer les appels d'offres pour l'éolien en mer (...), indispensable pour que nos industriels investissent, que nos territoires planifient", a justifié le ministre.

La 2e lecture de la proposition de loi Gremillet à l'Assemblée nationale devrait avoir lieu les 22 et 23 septembre, ce qui permet d'envisager une adoption définitive de la proposition de loi autour de la mi-octobre, selon plusieurs parlementaires.

Or le Sénat et son président Gérard Larcher ont plaidé ces derniers jours pour que le gouvernement attende la fin des débats parlementaires pour publier le décret.



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08/07/2025 16:18:44

Nous sommes bien d'accord.

Et c'est très certainement pour attirer l'attention de la population sur un autre sujet que leurs copains ont déclenché cette grève contre la mise en place des pointeuses, recommandées par le BEA.

Et on met discrètement dans la négociation pour reprendre le travail, le fait que les 3 copains ne soient pas virés.


C'est honteux car s'ils ont gain de cause, le même scénario va immanquablement se reproduire et les passagers auront peut être moins de chance.

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08/07/2025 14:20:12

Dans cette affaire, vous pouvez retrouver le déroulé des faits dans la note du BEA ci dessous.

https://bea.aero/les-enquetes/evenements-notifies/detail/incident-grave-survenu-a-lairbus-a320-oe-ine-exploite-par-easyjet-et-au-robin-dr400-f-gtzy-le-31-12-22-a-bordeaux/

Pour ma part, il y a faute professionnelle qui mérite un licenciement sec.

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08/07/2025 11:41:06

Enfin une bonne nouvelle...

La rouverture de Fessenheim....mais bon ils ont voté en connaissance de cause...

la rouverture est quasi techniquement impossible...

ceux qui l'ont demantelée se sont empréssé de bien faire les choses ....

(il semblerait que je sois en retard pour fessenheim)

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05/07/2025 14:23:29

Tout à fait de votre avis ! 👍


"Cette grève est un scandale innommable, faite sur le dos de la sécurité de millions de passagers, pour le confort d'une poignée de nantis".

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05/07/2025 10:33:14

Il y a des millions de personnes qui pointent. Elles n'ont pas l'impression d'être infantilisées.

La réaction de Mr Cunci est ridicule.

Par contre, ce qui est qualifié "d'incident en 2022" par les contrôleurs, a tout de même failli couter la vie à 181 personnes.


La tour de contrôle a demande à un petit avion de tourisme (2 personnes à bord) de rester sur une piste et quelques minutes après la tour de contrôle a autorisé l'atterrissage d'un A320 (179 personnes à bord) sur cette même piste. La collision a été évitée de justesse. Le pilote de l'avion de tourisme, voyant l'A320 s'aligner sur sa piste, a rappelé sa présence à la tour qui s'est alors rendu compte de la connerie. Les deux avions sont passés à une cinquantaine de mètres l'un de l'autre.

La cause est simple. Il devait y avoir 6 contrôleurs, il n'y en avait que 3.

Pendant l'enquête, les 3 contrôleurs présents ont même parlé de "surcharge de travail". Un comble puisque c'est entre eux même qu'ils organisent cette surcharge.


Le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses) qualifie cet incident de "grave".

C'est le BEA qui dans son rapport, recommande de mettre en place un “moyen automatique et nominatif d’enregistrement de la présence des contrôleurs aériens sur leur lieu de travail et sur position de contrôle“.


Cette grève est un scandale innommable, faite sur le dos de la sécurité de millions de passagers, pour le confort d'une poignée de nantis.

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05/07/2025 09:51:59

Grève des contrôleurs aériens : ce que l'on sait sur la "pointeuse" qui irrite les syndicats


Une grève des contrôleurs aériens français perturbe ce jeudi le début des vacances d'été.

En cause : une réforme en cours, visant à établir un pointage des contrôleurs à la prise de poste.

Cette mesure est défendue par le gouvernement depuis une enquête, réalisée après un incident en 2022, faisant peser la responsabilité sur une organisation défaillante du travail.

Des centaines de vols annulés et de nombreux retards : la grève des contrôleurs aériens, qui a débuté ce jeudi 3 juillet, perturbe le début des vacances d'été de milliers d'usagers. À l'origine de ce mouvement social ? Des "revendications inacceptables", a fustigé Philippe Tabarot, le ministre des Transports. Parmi elles : la mise en place d'une "pointeuse biométrique" (nouvelle fenêtre).

Une réforme, sur laquelle planche le ministre depuis son arrivée en décembre dernier, vise notamment à établir un pointage des contrôleurs à la prise de poste. L'objectif est simple : savoir à quelle heure arrivent les contrôleurs sur leur lieu de travail. Autre piste, l'installation de badgeuses fixes, afin de savoir où sont les contrôleurs, à savoir à leur poste ou en pause, afin de compter le nombre exact d'heures de travail effectuées. Les premières machines pourraient être déployées cet automne et jusqu’en 2026 dans les 70 centres concernés.

"Les agents n'ont pas besoin d'être infantilisés ou suivis à la trace pour faire correctement leur travail", conteste Christian Cunci, un contrôleur aérien interrogé dans le JT de 13H de TF1. "Ce sont des méthodes qui ne sont pas à la hauteur d'agents qui ont les responsabilités qui sont les nôtres", continue le porte-parole de l'Union syndicale de l'Aviation Civile (UNAC).


Une organisation défaillante du temps de travail

Dénoncée par les syndicats, cette réforme ne doit cependant rien au hasard : elle est dans les tiroirs du ministère depuis l'"incident grave" à l'aéroport de Bordeaux fin 2022, quand deux avions ont failli entrer en collision. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA), dans un rapport, en a fait peser la responsabilité sur une organisation défaillante du temps de travail des contrôleurs, en dehors du cadre légal et sans respect du tableau de service. Seuls trois aiguilleurs étaient en effet présents ce jour-là, contre six initialement prévus. Le fruit d'un système bien ancré.

Les contrôleurs aériens peuvent en effet s'organiser entre eux, notamment en s'appuyant sur le système de clairance. En clair : ils peuvent ne pas venir sur leur lieu de travail, sans absence décomptée, dès lors que le trafic du jour, par son faible nombre de rotations, n'impose pas un effectif au complet.


Des vols annulés à la veille des vacances d'été : que réclament les contrôleurs aériens en grève ?

Comme le dévoile Challenges (nouvelle fenêtre), le BEA a pointé d'autres problématiques. Notamment le prêt de badge, grâce auquel un contrôleur peut pointer pour plusieurs personnes à la fois. D'où le nécessité d'instaurer, selon les autorités, un pointage pour éviter de telles pratiques.

Selon certains, il s'agirait de dérives, qui ont pu s'installer au fil des ans en raison du pouvoir de nuisance dont les contrôleurs aériens disposent, eux qui sont indispensables aux compagnies aériennes pour faire décoller les avions. De quoi, selon eux, justifier des salaires conséquents : les ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne (Icna) figurent parmi les fonctionnaires les mieux payés, avec un salaire brut moyen "de l'ordre de 96.000 euros par an, soit environ 8.000 euros mensuels", selon un rapport du Sénat d'octobre 2024. Certains travailleraient 155 jours par an, grâce des vacations pouvant aller jusqu’à 12 heures.



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18/06/2025 21:49:18

l’Assemblée nationale a voté la réouverture de la centrale nucléaire de Fessenheim fermée par E. Macron !

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14/06/2025 08:26:04

LA BOURSE DE PARIS RECULE APRÈS L'ESCALADE AU MOYEN-ORIENT

13/06/2025


La Bourse de Paris a terminé dans le rouge vendredi, plombée par l'escalade militaire au Moyen-Orient provoquée par plusieurs frappes aériennes d'Israël contre des infrastructures nucléaires et militaires en Iran.

Le CAC 40 a perdu 1,04% à 7.684,68 points, en recul de 80,43 points. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,14%.

"La situation entre l'Iran et Israël est quelque peu explosive et a une grande influence sur les marchés de l'énergie. Les investisseurs se placent donc sur la ligne de touche", résume Andreas Lipkow, analyste indépendant.

Une attaque d'une ampleur sans précédent menée par Israël a visé des sites militaires et nucléaires et tué les plus hauts gradés iraniens, dont le chef d'état major de l'armée, le chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ainsi que le commandant de sa force aérospatiale.

Alors que les appels à la désescalade se multiplient à travers le monde, des explosions ont été entendues à la mi-journée en Iran.

Donald Trump a prévenu que ces frappes pourraient être suivies d'attaques "encore plus brutales" si l'Iran ne concluait pas un accord sur le nucléaire.


"Lorsque ce type d'évènement survient, il y a des craintes de stagflation sur les marchés, mélange de faible croissance et d'inflation provoquée par la hausse des prix des énergies fossiles", sur fond de flambée des prix du pétrole, relève Kevin Thozet, membre du comité d'investissement chez Carmignac, interrogé par l'AFP.

Toutefois, les "investisseurs pourraient prendre rapidement un peu de hauteur, dans la mesure où le dernier épisode de tensions de ce type entre Israël et l'Iran n'a pas eu de fortes conséquences à terme sur les marchés", tempère-t-il.

"L'attention se porte désormais sur la forme que pourraient prendre les représailles de l'Iran", commente Jim Reid, économiste de Deutsche Bank.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié l'attaque de "déclaration de guerre", et appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à réagir. Les forces armées de Téhéran ont averti qu'elles n'auraient "pas de limites" dans leur riposte.


Le secteur aérien souffre

De nombreuses compagnies ont supprimé ou dérouté des dizaines de vols vendredi après les frappes israéliennes. Israël, l'Iran, mais aussi l'Irak et la Jordanie ont fermé leur espace aérien, provoquant l'annulation de nombreux vols vers et depuis le Moyen-Orient, ou survolant la région.

Air France, qui a annoncé vendredi la suspension "jusqu'à nouvel ordre" de ses vols entre Paris et Tel-Aviv, a cédé 4,74% à 8,24 euros.

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04/06/2025 22:10:11

les plus riches de la planète ont vu leur patrimoine atteindre le chiffre astronomique de 90.500 000 000 000 de dollars en 2024. Un sommet inédit depuis que le cabinet Capgemini publie son « World Wealth Report ».

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31/05/2025 18:43:16


CHRONIQUE. L’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner est la vedette d’un trio chic mis au service du prêt-à-porter à bas prix. Un engagement incongru.

Publié le 31/05/2025 à 07h00


L'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est la vedette d'un trio chic mis au service du prêt-à-porter à bas prix. Un engagement incongru.


On savait déjà que d'anciens Premiers ministres français (Raffarin, Villepin…) avaient une prédilection pour la Chine, qu'ils avaient à cœur d'aider par leur talent et leurs carnets d'adresses. Fort heureusement, ils sont secondés dans pareille œuvre humanitaire par des personnalités moins voyantes, certes, mais pas moins méritantes. On parle ici de Christophe Castaner, ancien ministre de l'Intérieur sous Macron, de Nicole Guedj, ancienne secrétaire d'État sous Chirac, et de Bernard Spitz qui, pour n'avoir pas été ministre, n'en est pas moins influent, à la tête de la Fédération des assurances, puis du pôle international du Medef, et président du think tank social-libéral « Les Gracques ».


Géant contesté de la fast fashion

À titre d'activité annexe, tout ce beau monde a été embauché par Shein. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un mastodonte chinois qui méconnaît à peu près toutes les règles environnementales, viole allègrement le droit du travail, adore la concurrence déloyale, inonde le monde entier de ses vêtements à bas prix et finit de tuer le prêt-à-porter français. On convient volontiers que cette énumération est un poil caricaturale, mais c'est pour mieux dire à quel point Shein a besoin de notre trio français et combien il faut à nos croisés la foi chevillée au corps pour s'attaquer à pareil défi.

Il se trouve que Shein est la cible d'une proposition de loi française contre cette fast fashion dont l'entreprise est spécialiste, affichant 7 000 nouvelles références chaque jour pour abonder les 470 000 articles de son site Internet. Et il se trouve encore que Shein est visé par l'Europe, qui veut taxer de 2 euros les millions de petits colis que déversent chaque jour 600 Boeing 777 cargos sur le continent (dont 10 à 20 avions-cargos pour la France). Il s'agit là d'un pur hasard de calendrier qui n'a rien à voir avec l'embauche de nos héros. Que les choses soient claires : le pouvoir d'influence de notre trio ou l'exploitation de ses carnets d'adresses acquis dans les sphères politiques n'intéressent en rien Shein. On ne parle pas ici de lobbying.


Les soupçons d'un lobbying déguisé

C'est de leur éclairage que le géant chinois a besoin. De leur expertise en RSE : responsabilité sociale et environnementale. Il y a du travail, de fait. Les vêtements de l'entreprise, pas chers, ne sont pas recyclables, ont une durée de vie moyenne de 65 jours, leurs usines rejettent 20 000 tonnes de CO₂ par jour, leurs ouvriers travaillent 75 heures par semaine pour une journée et demie de repos par mois. De quoi, assurément, mobiliser les fibres sociales et écologiques de nos intervenants français.


Ils en ont d'autant plus de mérite que la RSE n'est en rien leur spécialité. D'où les soupçons que de mauvaises langues font peser sur leur embauche : leurs contrats avec ce géant destructeur seraient honteux, l'implication de ces membres éminents de l'élite dans le conseil stratégique du chinois serait douteuse, sinon suspecte. Certains saisissent même la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Allons donc ! Seul Christophe Castaner se défend d'un tel procès, insistant sur son souci d'initier chez Shein de bonnes pratiques et d'encourager ses investissements en France. Une sorte d'entrisme patriotique, si l'on comprend bien. Pas un mot de Nicole Guedj. Et pas non plus de Bernard Spitz, ce qui est plus étonnant. En tant qu'ancien patron du pôle international du Medef, il aurait des choses à dire sur la souveraineté et la concurrence. En outre, il est président des « Gracques », ce groupe de hauts fonctionnaires plus ou moins masqués, coutumier de nombreuses tribunes qui ne mangent pas de pain. On eût aimé Spitz plus prolixe sur son engagement chinois. Et savoir au passage ce qu'en pensent ses si convenables amis Gracques.


Peut-être nos trois experts pourraient-ils plaider qu'en travaillant pour Shein, ils se préoccupent du pouvoir d'achat des Français les plus modestes. Pour le coup, ce serait vrai. « Pourquoi la mode devrait-elle être un luxe », dit joliment la pub Shein. C'est bien vrai, ça ! À 4 ou 5 euros l'habit, personne ne peut dire mieux. Surtout pas l'industrie française qui en meurt, et la planète qui en souffre. Du bas prix à tout prix

👀👀👀

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12/05/2025 06:33:46

faire le buzz et détourner l'attention avec des "ateliers" sans suite on connait

"enfants" "mère" "travail" 3 choses qu'il n'a jamais croisé !!

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11/05/2025 22:54:07

Après avoir promis plus de démocratie participative, Emmanuel Macron s’apprête à donner la parole aux Français sur des sujets de société majeurs. Parmi les sujets envisagés, révélés par La Tribune du Dimanche : la régulation des écrans chez les enfants, le soutien aux mères célibataires ou encore la question du travail.

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10/05/2025 08:55:52

L'EXTRAORDINAIRE VIE DU MILLIARDAIRE WARREN BUFFETT


Le milliardaire et philanthrope américain Warren Buffett a annoncé ce week-end qu'il allait passer la main à la tête de sa société Berkshire Hathaway à l'âge de 94 ans. Retour sur le parcours hors-norme de ce financier à la tête d'une des plus grandes fortunes du monde.

Gourou du capitalisme moderne au flair aussi légendaire que la sobriété de son train de vie, l'investisseur américain Warren Buffett s'est constitué au fil des décennies la cinquième fortune mondiale grâce à un empire hétéroclite dont il va céder les rênes en fin d'année, à l'âge de 94 ans.

Son groupe, Berkshire Hathaway, est devenu la huitième capitalisation boursière au monde, dépassant les mille milliards de dollars à Wall Street, une première pour un groupe américain hors secteur de la tech.

Ce conglomérat possède quelque 180 entreprises (des piles Duracell à l'assureur américain Geico) et des actions dans des sociétés soigneusement sélectionnées, de Coca-Cola à Bank of America, en passant par Chevron ou American Express.

Toute sa vie, Warren Buffett, toujours bon pied bon oeil à 94 ans, a préféré investir sur le long terme dans des entreprises stables dont il a épluché les comptes. Une stratégie qui a valu à sa société, depuis qu'il en a pris le contrôle en 1964, un rendement annuel presque deux fois plus important que celui de l'indice boursier S&P 500.

Celui qu'on surnomme l'oracle d'Omaha a généré un rendement de plus de 5.500.000% sur l'action Berkshire depuis 1964, transformant une entreprise textile autrefois en faillite en l'entreprise la plus valorisée au monde.

Et ce sans être un géant technologique ni un producteur pétrolier public. Ni même en versant de dividendes à ses actionnaires. Entre 1965 et 2024, Warren Buffett n'a rémunéré qu'une seule fois ses actionnaires, c'était en 1967. "Cela ressemblait à un mauvais rêve", selon le milliardaire qui ne goûte guère les dividendes.

"Il n'y a jamais eu quelqu'un comme Warren, a déclaré Tim Cook, le patron d'Apple sur les réseaux sociaux. D'innombrables personnes, moi y compris, ont été inspirées par sa sagesse."

Sa société a accumulé une trésorerie colossale de 347,7 milliards de dollars, soit plus que tous les fonds de dotation des grandes universités américaine réunis, indique Bloomberg.


La même maison depuis 1958

Pas d'excentricité non plus dans le quotidien de Warren Buffett, qui affiche selon Forbes une fortune de 168 milliards de dollars - l'une des seules qui a continué d'augmenter depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier.

Client régulier de McDonald's, la légende fait de lui un buveur de Coca-Cola invétéré, qui habite la même maison depuis 1958, achetée 31.500 dollars, dans sa ville natale d'Omaha (Nebraska), dans le centre du pays.

Ses secondes noces sont scellées avec deux anneaux soldés dans une bijouterie de son groupe. Ses seuls loisirs connus: bridge, ukulélé et golf. Il reconnaît toutefois que posséder un jet privé lui facilite la vie.

Pas provocateur comme Elon Musk, il n'ambitionne pas de conquérir l'espace comme Jeff Bezos ou de changer le monde comme Mark Zuckerberg.

La discrétion de ce démocrate revendiqué, qui se plaint de ne pas payer assez d'impôts, ne l'empêche pas de distiller des avis tranchés sur l'économie et quelques piques sur le bitcoin, l'intelligence artificielle ou la guerre commerciale lancée par Donald Trump.

Chaque année, des milliers de petits investisseurs se pressent pour l'écouter à l'assemblée générale de Berkshire, désignée comme le "Woodstock" des capitalistes.

"Warren Buffett incarne tout ce qu'il y a de bon dans le capitalisme américain et dans l'Amérique elle-même, a commenté Jamie Dimon, le patron de la banque JPMorgan. Il investit dans la croissance de notre pays et de ses entreprises avec intégrité, optimisme et bon sens".

Avec son grand ami, le fondateur de Microsoft Bill Gates, il lance en 2010 "The Giving Pledge", un club de milliardaires prêts à donner au moins la moitié de leur fortune à des associations caritatives.


Recalé de Harvard

Au cours de sa vie, il a fait don de quelque 60 milliards de dollars - un record - dont 43 milliards à la Fondation Bill et Melinda Gates. En 2024, il a annoncé que sa fortune serait léguée à la fondation Susan Thompson Buffett, du nom de sa défunte première femme, et aux trois fondations dirigées par ses enfants.

Né le 30 août 1930 dans une famille de classe moyenne, Warren Buffett se lance sur les marchés à 11 ans. Il a 13 ans quand il doit remplir pour la première fois une feuille d'impôts après ses premiers gains en bourse.

Il envisage d'abandonner ses études, mais face au veto de son père, un courtier devenu parlementaire, il entre à l'école de commerce de Wharton en Pennsylvanie puis rejoint l'université du Nebraska.

Recalé par Harvard, il intègre l'université Columbia à New York.

Il commence sa carrière à Wall Street mais fonde dès 1956 sa société d'investissement, Buffett Partnership, fusionnée en 1965 avec le groupe textile Berkshire Hathaway. Avec son acolyte Charlie Munger, décédé en 2023 à 99 ans, il transforme Berkshire en conglomérat gigantesque.


Vieille économie

Ce père remarié de trois enfants, avide lecteur de la presse financière et généraliste, s'est évertué à dénicher les entreprises et valeurs sous-évaluées à ses yeux et à attendre qu'elles se bonifient.

Cela ne l'empêche pas de nouer des accords très rémunérateurs, comme quand il vient renflouer Goldman Sachs en 2008 ou Bank of America en 2011.

Ses investissements sont plutôt dans la vieille économie américaine. Apple est l'une des rares valeurs technologiques à trouver grâce à ses yeux. Après avoir massivement investi depuis 2016, Berkshire avait liquidé à l'été 2024 la moitié de ses actions pour 50 milliards de dollars.

Sous ses airs de gentilhomme se cache un homme d'affaires impitoyable. Cheveux blancs, grosses lunettes, souvent en costume classique tranché par une cravate de couleur, il peut encore disserter longuement sans montrer aucun signe de fatigue.

A l'AG 2024 du groupe, il reconnaissait pour la première fois son caractère mortel, lançant aux actionnaires: "J'espère bien que vous serez là l'année prochaine... et moi aussi!"


Son successeur désigné, Greb Abel, lui succédera à la tête du groupe en fin d'année.

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09/05/2025 17:33:23

Bonjour,

Je suis tout à fait d'accord avec Monsieur BAYROU, notre premier ministre !

Les médecins sont sponsorisés par la Sécurité Sociale et sans elle, leurs chiffres d'affaires seraient deux fois moindres !
Les Municipalités et autres collectivités locales, à bout d'arguments devant l'acuité de la question des déserts médicaux, font des ponts d'or aux médecins sous la forme de primes, de compléments de salaires et d'installations tous frais payés, lesquels médecins me font penser à mon chat Gros Blanc (il est tout blanc bien sûr !) gras et dodu qui vient renifler son assiette et se détourne la plupart du temps avec un air blasé !
Les études de médecine sont certes longues et difficiles, mais elles sont gratuites pour les médecins et donc à la charge de la collectivité nationale.
Et maintenant qu'ils se sentent en position de force, après avoir été encensés pendant la période du covid, les médecins veulent des horaires de fonctionnaires : 9h-12h / 14h-18h, cinq jours par semaine, en multipliant les façons de ne pas s'installer en clientèle !

Bon nombre de français sont prêts me semble-t-il à supporter une grève nationale des médecins de grande ampleur, qui :

- soulagerait notablement en quelques semaines les comptes de la sécurité sociale, notamment par la diminution de la délivrance d'arrêts de travail, véritable scandale dont les médecins sont l'un des rouages !
- offrirait à un grand nombre de clients des médecins une occasion unique de se sevrer un tant soit peu de leur consommation excédentaire et injustifiée de médicaments !
- permettrait aux médecins qui refusent des clients de "souffler" un peu avant le burn-out au bord duquel ils seraient tous, ou presque, selon leur dires !

Quant au "numerus clausus" dont la genèse est très complexe, on l'attribue aux pouvoirs publics qui voulaient, il y a 50 ans déjà, réduire la consommation médicale, mais les médecins dans leur grande majorité l'ont défendu, y voyant un moyen de maintenir le niveau de leur revenus, tout comme ils sont pour la même raison hostiles à l'élargissement de l'éventail des actes des personnels infirmiers formés pour cela.

Un petit mot d'humeur ...

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09/05/2025 16:04:28

Déserts médicaux : comment l’État veut reprendre la main

La loi Garot sur les déserts médicaux a été adoptée en première lecture à l’Assemblée. Mais le Sénat doit encore débattre du texte. Décryptage.


Publié le 09/05/2025 à 15h55

C'est un vrai événement dans l'organisation de la répartition des médecins de ville sur le territoire français. Pour la première fois, une proposition de loi a été adoptée pour la réguler. Par 99 voix contre 9, les députés ont dit oui, mercredi 7 mai, à la « loi Garot ». Désormais, pour s'installer dans une zone dite « surdense », tous les médecins (qu'ils soient généralistes ou spécialistes) devront avoir l'autorisation de l'Agence régionale de santé.

Une mesure censée lutter contre les déserts médicaux, qui concernent sept millions de Français. « C'est une très bonne nouvelle, nos concitoyens ne veulent plus être soignés en fonction de leur code postal », a commenté le député PS de la Mayenne, Guillaume Garot, qui a donc remporté cette première manche, avec sa proposition de loi transpartisane qui réunissait 250 députés de tous bords, hors RN. « C'est une immense erreur, on ne peut pas combler la pénurie en répartissant la pénurie. On va continuer à se mobiliser pour combattre ce texte », a rétorqué Jérôme Marty, président de l'Union de la médecine libérale. Le ministre de la Santé Yannick Neuder estime qu'il s'agit « d'un mauvais remède à une vraie question ».


Définir les fameuses zones surdenses

La première étape concerne les fameuses zones surdenses. Les agences régionales de santé (ARS) vont avoir pour mission de les définir précisément. « Actuellement, les indicateurs ne sont pas assez précis, ils doivent encore être affinés », explique Guillaume Garot. Il existe pour l'instant des indicateurs de densité médicale (qui donnent le nombre de médecins généraliste, ou de spécialistes, comme les dermatologues, pour 100 000 habitants, dans un département). Il existe aussi une donnée plus précise, qui est l'Accès potentiel localisé (APL), utilisée par la Drees (Direction de la recherche et de la statistique). Elle intègre aussi dans ses paramètres des critères de distance kilométrique pour accéder aux médecins, et des facteurs d'âge des patients du territoire concerné, car cela influe sur leur consommation des soins. Ainsi, la ville de Villenave-d'Ornon (Gironde) a une APL neuf fois plus élevée que la dernière, Houilles, dans les Yvelines, selon le classement du Point des villes qui ont le plus de médecins.

Mais le législateur estime que les données de l'APL doivent être actualisées, afin de mettre en place des cartographies plus fines de la densité médicale, avec les chiffres les plus récents. Toute la question va donc être de déterminer quelles sont les villes réellement surdotées et qui seraient concernées par les interdictions de nouvelles installations. « On attend impatiemment de voir quels sont les maires de villes surdotées qui vont lever le doigt pour dire “j'ai trop de médecins dans ma commune” », ironise le Dr Jérôme Marty. En réalité, on sait déjà qu'il s'agit surtout des centres-villes des grandes métropoles, et certaines communes de bords de mer, mais encore faut-il en avoir les dernières confirmations. Les cartographies actualisées de ces zones « surdenses » ou « sous-denses » sont très attendues. Elles devraient être prêtes avant l'été.


Sur le plan législatif, tout pourrait se jouer au Sénat, où les grandes manœuvres vont avoir lieu. La Chambre haute n'examinera la proposition de loi Garot qu'à l'automne, en raison d'un calendrier parlementaire surchargé. Entre-temps, une autre proposition de loi, sur le même sujet, portée par le sénateur LR Philippe Mouiller (Deux-Sèvres), arrive en discussion dès le 12 mai. Elle pourrait permettre de dénouer la crise. Elle propose une régulation à l'installation pour les médecins généralistes uniquement, avec autorisation de l'ARS, comme la loi Garot. Mais, dans les zones surdenses, les médecins seraient autorisés à s'installer s'ils font quelques jours ou quelques heures par semaine dans un désert médical, éventuellement en téléconsultation. Elle pourrait avoir le soutien du gouvernement, et coller avec l'ambition du « plan Bayrou », qui proposait « par esprit de solidarité » aux médecins de consacrer deux jours par mois à consulter dans un désert médical. Le ministre de la Santé Yannick Neuder semble aller dans cette direction. Les syndicats pourraient être convaincus si le gouvernement revalorise ces consultations dans les déserts médicaux.


Une chose paraît acquise. Le statu quo est devenu impossible, et la position des syndicats de médecins libéraux qui ne veulent rien concéder paraît difficile à tenir. La mobilisation de la profession le 29 avril n'a pas empêché le vote de la loi Garot à l'Assemblée. Mais ils ne veulent pas lâcher le combat. Dans le même temps, un sondage paru dans Les Échos montre que 48 % des Français estiment désormais que l'accès à un médecin est « compliqué, long, ou partiel ». Une tribune signée par 1 500 élus de petites villes et territoires ruraux, publiée dans La Tribune dimanche, s'est prononcée en faveur de la régulation médicale. La perception de la situation change car le « désert médical » n'est plus seulement la Creuse ou la Haute-Loire… mais aussi la Seine-et-Marne ou la périphérie d'Orléans, des zones périurbaines en grande difficulté.


Pour mettre la pression sur les syndicats de médecins, le Premier ministre François Bayrou n'a pas hésité à affirmer dans le JDD le 3 mai que « tous les médecins sont rémunérés par l'Assurance maladie et leurs études ont été financées par la collectivité. On ne peut pas bénéficier de tout ce qu'un pays offre sans en accepter les responsabilités. Dire “aucune contrainte”, c'est à mes yeux une forme d'indifférence ou de manque de responsabilité ». Une déclaration qui lui a valu une volée de bois vert des syndicats de médecins… mais qui s'adressait à l'opinion publique, de plus en plus sensible sur ce sujet.



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06/05/2025 11:52:35

LES PATRONS DE STELLANTIS ET RENAULT DEMANDENT À BRUXELLES D'AGIR LE PLUS RAPIDEMENT POUR SAUVER LE MARCHÉ EUROPÉEN

06/05/2025 11:33


C'est assez rare pour être souligné. John Elkann et Luca de Meo, les patrons de Stellantis et Renault alertent dans un entretien accordé au 'Figaro' sur l'état du marché automobile européen et appelle Bruxelles à agir le plus rapidement. "Le marché automobile européen est en chute depuis maintenant cinq ans, explique John Elkann, c'est le seul des grands marchés mondiaux qui n'a pas retrouvé son niveau d'avant-Covid". "Au rythme actuel, le marché pourrait être plus que divisé par deux en l'espace d'une décennie... Il faut repartir de la demande", ajoute Luca de Meo.


Les deux dirigeants pointent notamment du doigt la réglementation européenne et son impact sur les coûts des véhicules qui deviennent de moins en moins abordables. "Entre 2015 et 2030, le prix d'une Clio aura augmenté de 40%", explique le patron de Renault. "Les règles européennes signifient que nos voitures deviennent toujours plus complexes, plus lourdes et plus chères". Ils demandent notamment l'instauration de règles distinctes pour les citadines afin de garantir que leur production reste rentable en Europe. Lors des crash-tests, par exemple, un modèle compact comme la R5 doit se comporter "comme une berline haut de gamme avec un capot trois fois plus long", ce qui n'a aucun sens, souligne Luca de Meo. Ce dernier appelle ainsi à trois changements : "un, la réglementation ne doit désormais porter que sur les nouveaux modèles, pas les anciens ; deux, faites-nous des règles par “paquets”, plutôt qu'une tous les mois ; et trois, il nous faut un guichet unique à la Commission".


Si la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est engagée à soutenir l'industrie automobile européenne, "pour l'instant, ce ne sont que des mots et les résultats ne sont pas au rendez-vous", explique au quotidien J.Elkann, qui dirige Stellantis par intérim en attendant l'arrivée d'un nouveau DG. L'Europe devrait commencer à protéger son industrie nationale alors que la Chine, les États-Unis et les économies émergentes élaborent des " politiques industrielles fortes " pour soutenir leurs constructeurs automobiles, indique son homologue. J.Elkann avertit qu'il n'y a pas de temps à perdre si Bruxelles veut contribuer à enrayer le déclin de l'industrie automobile de la région. Son sort " se joue cette année ", selon lui.


La semaine dernière, Stellantis a suspendu ses prévisions financières pour l'année en raison de l'incertitude liée aux droits de douane du président Donald Trump, qui bouleversent les chaînes d'approvisionnement et rendent le commerce des véhicules plus coûteux. Les taxes ont également perturbé les projets naissants de Renault de vendre des voitures de sport aux États-Unis.

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24/04/2025 08:34:05


VRAI OU FAUX


On a passé au crible quatre affirmations sur l'abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités

Le gouvernement Bayrou, en quête d'économies, réfléchit à supprimer cette déduction. Une mesure qui pourrait rapporter quelque cinq milliards d'euros à l'Etat, mais qui ferait augmenter les impôts de nombreux retraités.

24/04/2025 06:03


Le gouvernement va-t-il supprimer l'abattement fiscal de 10% des revenus dont bénéficient les retraités ? La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a évoqué cette hypothèse dans Le Parisien(Nouvelle fenêtre), samedi 19 avril, alors que le gouvernement cherche 40 milliards d'économies pour le prochain budget.

Mais la suppression de cette déduction, qui s'applique aussi aux pensions alimentaires et aux pensions d'invalidité et est plafonnée à 4 399 euros par foyer, est ultra-sensible. La gauche comme la droite, et même certains dans le bloc central, y sont opposés, ce qui a amené les responsables politiques à faire de nombreuses déclarations à ce sujet. Franceinfo a vérifié quatre affirmations pour démêler le vrai du faux.


1 Plus de 18 millions de retraités seront pénalisés : c'est faux

Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, a affirmé mardi sur TF1(Nouvelle fenêtre) que ce sont "18,5 millions de retraités qui vont payer plus d'impôts" si l'abattement fiscal de 10% sur leurs pensions vient à être supprimé par le gouvernement. C'est inexact. Tout d'abord, parce que le nombre de retraités s'élève à 17 millions en France, selon les derniers chiffres publiés par l'Insee(Nouvelle fenêtre) et la (Nouvelle fenêtre)Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques(Nouvelle fenêtre).

Tous les retraités ne bénéficient en outre pas de cette déduction, puisqu'ils ne sont pas tous imposables : 14,96 millions de ménages sont concernés par cette mesure, selon l'annexe du projet de loi de finances 2025(Nouvelle fenêtre) (document PDF, page 75). Dans une note consacrée à ce sujet(Nouvelle fenêtre), l'économiste Pierre Madec de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) explique que "la suppression de l'abattement fiscal ne toucherait pas les retraités les plus modestes, qui sont généralement moins nombreux à être imposables".

Cette suppression aurait également moins d'impact sur "les retraités dont le niveau de vie est inférieur à la médiane" que le gel temporaire de la revalorisation des retraites, envisagé par le gouvernement avant d'être abandonné. Elle toucherait davantage les foyers aisés : les 5% de ménages les plus aisés verraient leur imposition augmenter de 850 euros par an en moyenne, selon l'OFCE. Selon l'Unsa-Retraités(Nouvelle fenêtre), le taux d'imposition pourrait augmenter pour environ 8,4 millions de retraités.


2 Un demi-million de retraités pourrait devenir imposable : c'est compliqué à estimer

Comme la gauche, le Rassemblement national est monté au créneau pour dire son opposition à la proposition – un ballon d'essai en réalité – lancée par le gouvernement. Le porte-parole du RN et député du Loiret, Thomas Ménagé, s'est dit "profondément choqué" par la mesure, dimanche dans "Questions politiques" sur franceinfo et France Inter. Il a avancé que "500 000 retraités vont être imposés", alors qu'ils ne l'étaient pas jusqu'à maintenant.

Alors que le barème de l'impôt sur les revenus se décompose en six tranches(Nouvelle fenêtre) – la première, en dessous de 11 497 euros nets de revenus annuels, n'est pas imposable – une suppression de l'abattement fiscal entraînerait mécaniquement l'entrée de foyers dans la deuxième tranche (de 11 498 euros à 29 315 euros), à partir de laquelle une personne est imposable à 11%.

Le syndicat Unsa-Retraités juge qu'ils seraient 500 000 dans ce cas. Une estimation partagée par la Fédération des associations de retraités, mais qu'il est en réalité compliqué de quantifier précisément. "Ceux qui touchent moins de 1 500 euros ne devraient pas être concernés, mais ceux qui se trouvent un peu au-dessus pourraient payer des impôts alors qu'ils n'en payaient pas avant", explique Vincent Touzé, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques.


3 L'abattement a été mis en place au titre des frais professionnels : c'est faux

Le président du Medef, Patrick Martin, avait jugé début janvier "aberrant (…) qu'un retraité bénéficie d'une exonération fiscale pour des frais professionnels", estimant sur RMC(Nouvelle fenêtre) que cette déduction était "contre-nature". La plupart des syndicats affirment eux que cet abattement répond à un "souci d'équité"(Nouvelle fenêtre).

Cet abattement fiscal a été introduit en 1978 sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing. Il visait à mettre les retraités à égalité avec les actifs, qui bénéficiaient, eux aussi, d'une déduction fiscale automatique de 10% de leurs revenus au moment de leur déclaration, pour frais professionnels. Il ne faut ainsi pas le confondre avec la déduction fiscale forfaitaire dont bénéficient les salariés, qui peut atteindre 14 426 euros (contre 4 399 euros au maximum pour l'abattement fiscal des retraités).


4 Cette suppression rapportera 4 à 5 milliards d'euros à l'Etat : c'est vrai

Alors que le gouvernement prépare les esprits à de nouvelles économies en vue du prochain budget, le ministre de l'Industrie, Marc Ferracci, a affirmé que cet abattement fiscal "coûte à peu près 4 à 5 milliards d'euros" à l'Etat. Ce chiffrage est juste et repose sur des estimations de la Cour des comptes.

Dans un document datant d'avril 2024(Nouvelle fenêtre), l'institution chargée de contrôler la régularité des comptes publics avait calculé que cet avantage avait coûté 4,44 milliards d'euros à l'Etat en 2022 et 4,49 milliards en 2023. Selon le projet de loi de finances 2025, cet abattement devrait atteindre 4,95 milliards en 2025. Supprimer cette déduction rapporterait donc près de 5 milliards de recettes supplémentaires pour l'Etat, au moment où le gouvernement dit vouloir trouver 40 milliards d'euros d'économies en 2026.

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