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11/02/2025 09:19:35

EXOTEC : le champion français de la robotique

Conçus à Croix, dans les Hauts-de-France, les robots logistiques Skypod investissent les entrepôts des géants du commerce en ligne, déchargeant les opérateurs humains de tâches pénibles lors de la préparation des colis.


le 14/10/2023

Au milieu des opérateurs occupés à remplir les cartons l’œil rivé sur l’écran où défile le contenu de chaque commande, une petite armée de robots s’active pour collecter les articles sur les kilomètres d’étagères.

Ces collaborateurs infatigables arpentent sans relâche les milliers de mètres carrés du site, se frayant un chemin avec assurance dans le dédale d’allées, escaladant les rayonnages hauts de 10 mètres pour récupérer des bacs remplis de composants électroniques, vêtements ou chaussures qu’ils acheminent ensuite jusqu’aux postes de préparation.

Tout ceci sans aucune aide humaine, les déplacements étant orchestrés par des programmes informatiques à partir des plans des lieux chargés en mémoire et des informations transmises par un laser de type Lidar – identique à ceux des voitures autonomes – qui évalue les distances en temps réel.


Un pas vers des entrepôts 100% automatisés

Bien loin d’Atlas, le robot humanoïde de Boston Robotics capable de danser et d’effectuer des sauts périlleux, le Skypod développé par Exotec ressemble aux aspirateurs connectés qui envahissent nos maisons… dans un gabarit plus imposant toutefois. S’ils ne sont guère spectaculaires, ces automates réalisent pourtant des miracles quand il s’agit d’optimiser les flux de colis et de soulager le dos et les articulations des logisticiens.

Skypod parcourt des kilomètres et manipule des charges à longueur de journée sans crainte du lumbago et des troubles musculo-squelettiques ! Lancé en 2017, deux ans seulement après la création de l’entreprise, Skypod n’est qu’un rouage de la chaîne logistique automatisée que propose désormais Exotec.

Au robot, s’ajoutent des postes de travail bardés de scanners, un système de convoyage intelligent des produits, des racks de stockage pouvant atteindre 12 mètres de haut et permettant de stocker bien plus de produits dans un espace donné et, depuis l’an dernier, Skypicker, un bras articulé capable d’attraper des articles pesant jusqu’à 2 kg dans les bacs et de les déposer sur le tapis de préparation des commandes à haute fréquence.


Skypod à la conquête du monde

Championne de l’innovation, la jeune pousse nordiste compte d’ores et déjà parmi les leaders mondiaux dans son secteur, avec une autre pépite européenne, le danois Autostore – coté à la Bourse d’Oslo depuis octobre 2021 et valorisé 4,5 milliards d’euros.

Exotec et ses fondateurs, Romain Moulin et Renaud Heitz, tous deux ingénieurs de formation, ne comptent pas s’arrêter là.

L’entreprise, dont les solutions équipent Cdiscount, Uniqlo, Monoprix, Decathlon, Carrefour ou Gap, des poids lourds de la distribution et du e-commerce, connaît une progression rapide, avec des revenus passés de 7 millions d’euros en 2018 à 157 millions d’euros en 2022.

Avec l’essor du commerce – 1,7 milliard de colis acheminés en 2021 rien qu’en France –, rien ne semble en mesure de se mettre en travers de la route de Skypod !


Dates

2017

Lancement du robot de manutention intelligent Skypod. Équipé d’un système automatisé de déplacement et de manipulation des articles, il intègre la chaîne logistique de l’entrepôt du spécialiste de la vente en ligne Cdiscount, à Cestas, en Gironde.

2020

Un an après avoir pris pied en Asie, en s’installant à Tokyo, au Japon, Exotec se déploie en Amérique du Nord et ouvre un bureau à Atlanta, siège d’UPS et Coca-Cola.

2022

Une levée de fonds de 300 millions de dollars propulse Exotec au rang de licorne. La première licorne industrielle française dont la valorisation approche les 2 milliards.

2025

L’Imaginarium, le futur siège d’Exotec dont la construction a démarré en 2023 à Wasquehal, déploiera 25.000 m² de bureaux et d’entrepôts, dont 10.000 m² consacrés à la recherche & développement. Aménagement prévu en 2025.


Fiche d’identité

Nom : Exotec

Date de création : 2005

Activité : Exotec conçoit et commercialise des solutions robotiques pour le secteur de la logistique.

Fondateurs : Romain Moulin et Renaud Heitz

Valorisation : 1,9 milliard d’€


L’œil de l’investisseur

«Exotec connaît une croissance bien supérieure à son marché»


Entretien avec Yann Leca, directeur financier d’Exotec


Où en est l’entreprise ?

Exotec a enregistré une croissance moyenne de 80% au cours des 3 dernières années. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2023, après un exercice 2022 ayant vu les revenus progresser à 157 millions d’euros. Pour soutenir cette hypercroissance, nous avons considérablement augmenté nos effectifs, qui comptent désormais près de 900 personnes, réparties dans 15 pays, au sein de nos différents bureaux et sur 100 sites clients.


Quels sont les perspectives et les projets de développement d’Exotec ?

La robotique constitue une innovation de rupture pour le marché de la logistique d’entrepôt. Notre rythme de croissance annuelle devrait rester bien supérieur à celui du marché sur lequel nous évoluons, pour lequel les prévisions s’accordent sur une croissance de 10 à 15 % par an sur le long terme. Concernant nos sites, nous regrouperons début 2025 l’essentiel de nos activités – notamment de R&D et de production – sur un seul site de 25 000m² situé à Wasquehal, dans les Hauts-de-France, aujourd’hui en cours de construction. Nous prévoyons également d’internationaliser progressivement notre supply chain pour être au plus près des zones d’activité de nos clients.


Quels sont les leviers de la croissance d’Exotec ?

Première licorne industrielle française, Exotec a levé près de 300 millions d’euros en janvier 2022. Un tour de table auquel a notamment participé Goldman Sachs et qui nous permet de nous concentrer dans les prochaines années sur notre croissance et le développement de nos innovations. Notre business model, peu gourmand en capital, ne nécessite pas l’apport de nouveaux fonds à court terme.

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09/02/2025 11:01:01

En attendant, je viens de tester Deep Seek V3 , c'est assez génial et impressionnant la vitesse des réponses; Questions en anglais, chinois ou même français notamment par exemples:

- la liste d'écoles d'ingénieurs ou d'universités proche de ma ville et spécialisées en moteurs électriques à aimants permanents.

- la résolution d'une équation polynômiale de degré 3, de la forme: ax3 + bx2 + cx + d = 0

- le démembrement dans le droit chinois des valeurs mobilières d'une action.

- les actions chinoises qui ont le plus de potentiel à court terme? => très cohérente avec mon portefeuille d'actions chinoises.

après ça je lui ai posé , en français, la question : Qu'est ce qu'un truc de ouf?

Il n'a pas apprécié et m'a envoyé poliment me faire voir ailleurs

Je lui ai reposé la question en bon français: Qu'est ce qu'un truc de fou?

Et là, non seulement il fait le lien avec ma question précédente sur la Bourse chinoise mais me réponds ainsi en me donnant toute une liste d'actions hautement spéculatives dans différents secteurs.....

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09/02/2025 08:59:06

LE BOOM DU TRAFIC AÉRIEN EN INDE AIGUISE L'APPÉTIT DE BOEING ET AIRBUS

09/02/2025


Des aéroports qui poussent comme des champignons, des pilotes et des techniciens à former à la pelle, des commandes en pagaille: le trafic aérien explose en Inde et aiguise l'appétit de Boeing et Airbus, à la veille du salon AeroIndia à Bangalore (10-14 février).

Signe que la cinquième économie mondiale joue maintenant dans la cour des grands, l'Association internationale du transport aérien (IATA) tiendra son assemblée générale annuelle début juin à New Delhi.

La croissance soutenue de son économie et de sa classe moyenne a fait de l'Inde et de son 1,4 milliard d'habitants le troisième marché aérien au monde, après ceux des Etats-Unis et de la Chine.


Et ce n'est sûrement qu'un début.

"C'est le pays qui a la croissance la plus rapide au monde et il en sera de même au cours des 20 prochaines années", affirme Rémi Maillard, PDG d'Airbus Inde et Asie du Sud, qui le qualifie "d'étoile montante de l'aéronautique mondiale".

Un enthousiasme partagé par Salil Gupte, le président de Boeing Inde et Asie du Sud. "C'est le marché le plus dynamique de la planète et sûrement le plus excitant", s'enthousiasme-t-il.

Cette croissance devrait entraîner une hausse du trafic en Asie du Sud, essentiellement en Inde, de plus de 7% par an jusqu'en 2043, selon les prévisions de Boeing.

"Le nombre de trajets en avion par habitant reste faible, il est de seulement 0,12 en Inde, contre 0,46 en Chine", explique M. Maillard.

Dans un pays où le transport ferroviaire reste très populaire mais souvent chaotique, il suffirait que 2% des 18 millions d'usagers quotidiens du train -- contre 430.000 passagers aériens -- préfèrent l'avion pour que le marché aérien double, estime Boeing.


- Voyager en pantoufles -

Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, le Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi a fait du développement de l'aéronautique une priorité.

Son rêve, il l'a répété, est de voir "le commun des mortels, qui voyage en pantoufles, dans un avion".

En 2016, son gouvernement a lancé un plan pour doper les liaisons aériennes entre les petites villes et les mégapoles du pays. Il a aussi investi des dizaines de millions d'euros pour construire des aéroports et améliorer les infrastructures existantes.

Le nombre d'aéroports a doublé en dix ans. Il est passé de 74 en 2014 à 157 en 2024, selon le ministère de l'Aviation, et l'objectif est d'en compter de 350 à 400 en 2047, pour le centenaire de l'Indépendance de l'Inde.

Parallèlement, l'exécutif a mis en place des programmes pour former pendant les 20 prochaines années quelque 30.000 pilotes et au moins autant de mécaniciens.

Airbus et Boeing participent activement à cette campagne aux côtés du gouvernement, en mettant l'accent sur la promotion des femmes.

"La croissance intérieure se poursuivra notamment grâce à ce programme", assure M. Maillard. Ainsi que sur le développement "essentiel" de la capacité aéroportuaire, complète M. Gupte.


- Plus de gros porteurs -

Pour Boeing comme pour Airbus, le prochain bond du secteur aérien en Inde sera international.

"Le type de révolution que nous avons vu sur le marché intérieur indien ces dernières années se produit actuellement sur les long-courriers", affirme M. Maillard, qui imagine l'Inde en "hub".

"Nous tablons sur une augmentation des commandes de gros porteurs", qui devraient représenter d'ici 20 ans 15% de la flotte des compagnies indiennes, ajoute M. Gupte.

Selon les prévisions de Boeing, le marché indien aura besoin à cette échéance d'au moins 2.835 nouveaux avions (75% destinés à la croissance du marché, 25% au remplacement de la flotte existante).

Airbus a pour sa part livré 766 avions à 86 clients dans le monde en 2024, dont 72 à des transporteurs indiens.

Secoué par des scandales liés à la qualité de production de ses avions, ralenti par une grève de plus de cinquante jours, Boeing n'a pas communiqué sur ses livraisons en 2024.

En face, les compagnies indiennes alignent les commandes d'ampleur.

Après un contrat géant pour l'achat de 470 appareils (250 Airbus, 220 Boeing) en 2023, Air India a commandé 100 Airbus de plus l'an dernier.

Le numéro 1 indien IndiGo n'est pas rassasié après avoir passé la plus grosse commande en volume de l'histoire de l'aviation civile (500 Airbus) en 2023. L'an dernier, il a pris 30 autres appareils européens.

Aucun des deux avionneurs n'a souhaité détailler ses ambitions pour le salon AeroIndia.



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29/01/2025 14:17:36

— Alibaba , le géant chinois du e-commerce et des technologies, cèderait-il à la surenchère ?

Le groupe vient de dévoiler une nouvelle version de son modèle d'IA Qwen 2.5. Le modèle surpasserait celui de la startup DeepSeek - qui avait fait paniquer Wall Street lundi.

"Le moment inhabituel de la sortie de Qwen 2.5 - Max, le premier jour du Nouvel An lunaire, lorsque la plupart des Chinois ne travaillent pas et sont avec leurs familles, souligne la pression que l'ascension fulgurante de la startup chinoise d'IA DeepSeek a exercée sur non seulement ses rivaux étrangers, mais aussi ses concurrents nationaux", estime Reuters.

Sur son compte WeChat, l'unité cloud d'Alibaba affirme d'ailleurs que Qwen 2.5 - Max surperformerait GPT-4o, DeepSeek-V3 ou encore Llama-3.1-405B de Meta.

DeepSeek a sorti le 10 janvier son assistant d'IA alimenté par DeepSeek-V3, puis le 20 janvier le modèle R1. Les annonces ont aussi fait frémir les concurrents chinois, puisque ByteDance avait également mis à jour son modèle phare d'IA...

Pendant ce temps, OpenAI semble avoir décelé des éléments troublants concernant DeepSeek, puisque selon le Financial Times, le groupe de Sam Altman aurait des preuves que la startup chinoise aurait utilisé ses modèles exclusifs, enfreignant les termes de service de ChatGPT et des autres produits OpenAI.

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27/01/2025 10:30:12

MARCHÉ : DEEPSEEK, L'ALTERNATIVE CHINOISE À CHATGPT, FAIT TREMBLER WALL STREET

Aujourd'hui à 09:01


Cette société chinoise a développé un assistant d'intelligence artificielle pour un coût bien moindre que ChatGPT. Ce qui risque de soulever des interrogations sur les investissements dans l'IA. D'autant que Deepseek impressionne les spécialistes.

Le réveil, ce lundi 27 janvier, risque d'être bien difficile pour Wall Street et pour les grands groupes de tech en particulier. Le contrat à terme sur le Nasdaq 100 abandonne 2,8% vers 9h20, heure de Paris tandis que celui sur le S&P 500 abandonne 1,7%.

Outre un indice PMI décevant en Chine, les investisseurs s'inquiètent surtout des prouesses d'une société technologique chinoises appelée Deepseek et spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA).

Cette jeune pousse, qui a été fondée par l'investisseur Liang Wenfeng, développe un modèle de langage, un assistant d'IA, comparable au célèbre ChatGPT d'OpenAI. Deepseek a lancé son modèle phare V3 en décembre en Chine, avant de présenter R1, un modèle spécialisé dans la résolution de problèmes complexes, le 20 janvier.


Application la plus téléchargée

La start-up chinoise concentre l'attention ces derniers jours pour deux raisons. Tout d'abord parce que les articles vantant ses atouts se sont multipliés au cours du week-end, notamment dans le Financial Times, le New York Times ou le Wall Street Journal. Ensuite parce que le grand public test ses technologies. Selon le Southern China Morning Post, l'application Deepseek a dépassé ChatGPT dans le classement des applications les plus téléchargées sur l'App Store aux États-Unis.

"Deepseek R1 est l'une des percées les plus étonnantes et les plus impressionnantes que j'aie jamais vues", a déclaré vendredi sur X Marc Adreeseen, un spécialiste du capital-risque et de l'investissement dans la tech, par ailleurs soutien de Donald Trump.

Deepseek "a construit un chatbot moins cher et compétitif, avec moins de puces informatiques haut de gamme que les mastodontes américains comme Google et OpenAI", relève le New York Times.

Le quotidien américain note que les prouesses de la société chinoise souligne les limites des restrictions américaines sur les exportations de puces à la Chine.

Pour conserver son avantage technologique et éviter d'être rattraper par la Chine, les États-Unis ont en effet introduit une série de contraintes sur les semi-conducteurs proposés par les grands groupes américains, notamment Nvidia.

Selon le Wall Street Journal, Deepseek serait en mesure d'entraîner l'un de ses derniers modèles de langage pour un coût limité à 5,6 millions de dollars. En comparaison, Anthropic AI, une autre société d'IA, estimait précédemment qu'il fallait dépenser entre 100 millions de dollars et 1 milliard de dollars pour construire un modèle.

"Selon les spécialistes, la technologie de Deepseek reste inférieure à celle d'OpenAI et de Google. Mais il s'agit d'un rival proche malgré l'utilisation de puces moins nombreuses et moins perfectionnées et, dans certains cas, l'omission d'étapes que les développeurs américains considéraient comme essentielles", écrit le Wall Street Journal.


Des investissements remis en question?

S'il est trop tôt pour savoir si Deepseek constitue un changement de paradigme dans l'IA, le marché se montre donc craintif.

"Cette entreprise en plein essor a dévoilé un modèle d'IA gratuit et open-source, revendiquant hardiment la parité avec des poids lourds tels que ChatGPT - et ce, pour une fraction seulement du coût. Si Deepseek s'avère être plus qu'un simple 'Deepfake' sophistiqué, son ascension pourrait profondément perturber le paysage boursier américain", note Stephen Innes, de Spi AM.

"L'innovation de Deepseek pourrait remettre en question la logique qui sous-tend les investissements colossaux des entreprises américaines dans l'IA. Elle remet en question l'utilité de déverser des centaines de milliards dans le secteur alors que des avancées aussi révolutionnaires sont réalisées plus économiquement ailleurs", poursuit-il.

"Ce scénario jette une ombre d'incertitude sur les géants américains de la technologie, ce qui pourrait recalibrer la dynamique du marché et les perceptions des investisseurs dans un secteur déjà scruté pour ses valorisations faramineuses et ses vulnérabilités stratégiques", conclut le spécialiste.

"Les géants de la technologie commencent à trembler face à l’arrivée de la startup chinoise d’intelligence artificielle Deepseek, qui pourrait remettre en cause la domination technologique des États-Unis et les valorisations élevées d'entreprises telles que Nvidia", écrit pour sa part John Plassard, conseiller en investissement chez Mirabaud, dans sa note matinale.

"Bien que les leaders actuels comme Nvidia ont une avance importante, cela nous rappelle que la domination de l'IA ne peut pas être considérée comme acquise", a déclaré Charu Chanana, stratégiste d'investissement en chef chez Saxo Markets, cité par Bloomberg.

"L'émergence de la société chinoise Deepseek indique que la concurrence s'intensifie et, bien qu'elle ne constitue pas une menace importante à l'heure actuelle, les futurs concurrents évolueront plus rapidement et défieront plus vite les entreprises établies. Les résultats de cette semaine constitueront un test important", ajoute-t-il.

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24/01/2025 11:16:44

TRUMP / POWELL, LE CLASH !

24/01/2025


Donald Trump a indiqué hier qu'il allait demander une baisse immédiate des taux d'intérêt, position qui remet bien évidemment en cause l'indépendance traditionnelle de la Fed. L'intervention du 47e président américain surprend quelque peu, même si l'on se rappelle de son agressivité fréquente, par le passé, envers Jerome Powell. Depuis Davos, Trump a donc expliqué hier qu'il allait demander à l'OPEP et à l'Arabie saoudite de faire baisser les prix du pétrole, ajoutant que dans le même temps, il demanderai une réduction immédiate des taux ! "Comme cela, ils devraient chuter dans le monde entier", a estimé Trump à propos de ces taux.

"Quand les prix du pétrole baisseront, tout deviendra moins cher pour le peuple américain", a déclaré Trump. "Lorsque l'énergie baissera, cela éliminera une grande partie de l'inflation. Cela va automatiquement faire baisser les taux d'intérêt".

Bloomberg note que la hausse des coûts de l'énergie a représenté plus de 40% de la hausse de l'inflation globale en décembre, mais que la Fed doit également faire face à des pressions sur les prix dans d'autres secteurs de l'économie. Hors alimentation et énergie, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 3,2% par rapport à l'année précédente.

A quelques jours de la prochaine réunion monétaire de la Fed des 28 et 29 janvier, l'intervention du président américain met donc la pression sur Powell et la Fed, afin qu'ils adoptent une politique plus souple. Selon l'outil CME FedWatch, la Fed laissera ses taux inchangés mercredi entre 4,25 et 4,50%. Le même outil montre toujours que la banque centrale américaine pourrait réduire ses taux de 25 ou 50 points de base cette année. Ainsi, les propos de Trump n'ont pour l'heure pas fait bouger les lignes...


Pourtant, le leader américain affirme qu'il veut que les taux baissent "beaucoup", selon des commentaires hier soir devant les journalistes, depuis la Maison Blanche cette fois. Il a exprimé le souhait de discuter directement avec le patron de la Fed, Jerome Powell, lorsque ce sera le bon moment.

La Fed ne table plus pourtant désormais que sur deux baisses de taux contre quatre auparavant cette année, du fait en particulier du risque de résurgence de l'inflation. Après avoir ajusté ses taux d'un point de pourcentage en fin d'année dernière - en trois baisses successives -, la banque centrale US temporise donc et se trouve actuellement dans une phase de pause, compte tenu des données économiques montrant une résilience de l'économie et de l'emploi, mais aussi des chiffres un peu trop élevés de l'inflation.

Justement, la politique commerciale de Trump et ses menaces de droits de douane font craindre à certains que l'inflation ne redevienne un problème majeur. Le président américain a déjà mis la pression sur le Canada, le Mexique, la Chine, la Russie et l'UE, en agitant cette menace. Mais les taxes douanières pourraient ne pas être aussi brutales que les investisseurs ne le redoutaient avant l'élection de novembre. Trump a glissé d'ailleurs sur Fox News qu'il préfèrerait ne pas avoir à imposer de nouveaux tarifs douaniers à la Chine, ce qui montrerait une volonté de compromis.


Trump dit s'y connaître mieux que la Fed en matière de taux ! Une posture qui remet donc en cause l'indépendance de la banque centrale. Suite à la victoire de Trump en novembre, Powell avait estimé qu'il n'y avait pas d'autorité légale pour l'évincer avant la fin de son mandat en 2026...

"Je pense que je connais les taux d'intérêt bien mieux qu'eux, et je pense que je les connais certainement bien mieux que celui qui est principalement chargé de prendre cette décision", a déclaré Trump alors qu'il s'adressait aux journalistes hier depuis le Bureau Ovale. "Si je ne suis pas d'accord, je le ferai savoir", a assuré le président, qui pense que les responsables de la Fed l'écouteront.

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23/01/2025 09:03:38

EN JANVIER 2025, LE CLIMAT DES AFFAIRES EN FRANCE RESTE MOROSE

23/01/2025


En janvier 2025, le climat des affaires en France est quasi stable. À 95, l’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, gagne un point (après arrondi), et reste en deçà de sa moyenne de longue période (100). Le climat des affaires est stable dans les services, le bâtiment et le commerce de détail et se dégrade dans l'industrie et le commerce de gros.


En janvier 2025, le climat des affaires est stable dans les services. À 96, l'indicateur qui le synthétise se situe en deçà de sa moyenne de longue période (100) pour le troisième mois consécutif. Les soldes sur l'activité passée et la demande prévue se dégradent un peu mais celui sur les perspectives générales s'améliore légèrement.


Dans l'industrie du bâtiment, le climat des affaires est stable également. À 98, l'indicateur synthétique se maintient au-dessous de sa moyenne de long terme (100). L'opinion des chefs d'entreprise sur leur activité future s'améliore, mais ils se montrent très pessimistes au sujet de l'évolution globale de l'activité du secteur.


Dans le commerce de détail (y compris commerce et réparation d'automobiles), le climat des affaires se maintient aussi. Derrière cette stabilité, les principales variations de soldes concernent celui sur les intensions de commandes qui se replie, et ceux sur les effectifs prévus et les ventes passées qui rebondissent.


Dans l'industrie, le climat des affaires se replie. À 95, l'indicateur qui le synthétise diminue et s'écarte de sa moyenne de longue période (100). Les soldes d'opinion sur les carnets de commandes se replient nettement.


Enfin dans le commerce de gros, l'indicateur bimestriel du climat des affaires se dégrade de nouveau, en perdant deux points par rapport à novembre 2024. A 91, l'indicateur qui le synthétise atteint son plus bas niveau depuis septembre 2014 (hors période de Covid). Cette détérioration traduit notamment la baisse des soldes d'opinion sur les livraisons reçues de l'étranger et les ventes passées.


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13/01/2025 14:45:27

Les bancaires selon Le Figaro du jour :


« Pour l’actionnaire européen, qui investit d’abord près de chez lui, l’année 2024 n’a pas été simple, surtout relativement à Wall Street. L’an dernier, le Nasdaq Composite a de nouveau affiché une performance mirobolante (+28,6%) grâce aux «mégatechnos» : la moins bien orientée des Magnificent Seven était Microsoft (+12,1%), et la plus en forme Nvidia (+171,2%). Elles ont toutes terminé en hausse qui, en moyenne, a atteint 60,2%. C’est peu dire que les «Mag 7» ont tiré la cote américaine.


En Europe, l’Euro Stoxx 50 n’a progressé parallèlement que de 8,3%. Et ce n’est pas grâce aux 11 blue chips que sont les Granolas, puisque sept de ces dernières ont fini dans le rouge, à commencer par Nestlé (-24,1%) et L’Oréal (-23,2%), quand l’unique progression sensible revenait à l’une des deux technos : SAP (+69,4%). Bref, en moyenne, la hausse des Granolas s’est limitée à… 0,2% en 2024. Au-delà de SAP, l’Euro Stoxx 50, qui n’est pas riche en valeurs high tech et a souffert de son exposition à l’automobile, a dû trouver d’autres ressources pour grimper.


Où ? Notamment dans un compartiment de la cote aussi ancien que décrié : les financières. L’indice n’en compte que 11, mais plus de 80% d’entre elles ont terminé en hausse. D’ailleurs, l’indice sectoriel Euro Stoxx Banks a pris plus de 23% en 2024 après une performance équivalente en 2023.


Aux yeux de certains investisseurs, la «donne bancaire» a changé : face aux errements qui ont conduit à la crise financière de 2007/2008, les autorités ont imposé, pendant une décennie, des mesures réglementaires coûteuses et dilutives qui, maintenant, sont derrière nous.


Elles ont produit leurs effets : très rentables, les établissements de crédit dégagent presque tous davantage de capital qu’ils n’en ont besoin. Le secteur est devenu plus sûr, et il peut aussi retourner en masse du cash aux actionnaires. C’est heureux car les banques concentrent environ 20% de la capitalisation boursière européenne.


Cependant, elles restent très peu valorisées, avec un PER de l’ordre de 8 fois seulement : l’image négative héritée de la dernière décennie ne s’est pas encore dissipée. Il reste donc du potentiel. D’ailleurs, en décembre, l’établissement danois Nykredit a lancé une OPA sur son concurrent Spar Nord Bank en vue de donner naissance au 3e acteur du pays. La prime instantanée offerte aux actionnaires ? Pas moins de 49%. »



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13/01/2025 08:12:20

Le webmaster ABC doit se dire, faut-il que je « bisse » ?

. « Par contre la partie de ping pong dubaisan/rollier ça n'intéresse personne » (12/01/2025 17:37:58)

Ben oui va falloir car quand ils ne peuvent rentrer par la porte, ils rentrent par la fenêtre…


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13/01/2025 03:38:22

Pauvre Roro!

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12/01/2025 22:21:26

Rollier1

Hé hé hé….version rollier (champion du classement des points (en cherchant bien -) :

« Deux posts idiots, hein ?…. pour répondre à un simple constat factuel. ».

Réponse du champion des points au classement, : Version le forum : .....(oh les mecs ! Faut vous réveiller. ! A part les deux haters les plus assidus ! )


Ô putain …. Combien de divisions not’ champion ? comme dirait l’aut’ pape ? C’est la dèche ?
Ben oui, un jour ou l’autre……

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12/01/2025 18:33:26

Deux posts idiots pour répondre à un simple constat.

Pauvres patriotes 🙄

Message complété le 12/01/2025 18:52:54 par son auteur.

…de la part de mes deux haters les plus assidus 😊

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12/01/2025 17:02:25

Rollier1
« « Rien d’étonnant dans la posture du Medef. Prenons aux retraités pour qu’on prenne moins aux patrons ; c’est de bonne guerre.
» »

Ah, c’est bien dans la mentalité des gauchistes : Prenons, Prenons, Prenons…
Au diapason avec nos gouvernants, de quelque bord soient t’ils.

Par contre, réduire le train de vie de l’état, les dépenses inutiles, ça, non ! c’est impensable.

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12/01/2025 16:45:41

C'est une très bonne idée du Medef.

Les retraités n'ont pas à déduire ces 10% puisqu'ils n'ont plus d'activité professionnelle.....mais tous les inactifs, dont les chômeurs, ne devraient pas, aussi, y avoir droit, sauf ceux qui suivent une formation dans une branche professionnelle en pénurie de main d'oeuvre.


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12/01/2025 09:39:57

Rien d’étonnant dans la posture du Medef. Prenons aux retraités pour qu’on prenne moins aux patrons ; c’est de bonne guerre. 🙄

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12/01/2025 09:12:44

Dans les tuyaux ...

Supprimer l'abattement fiscal des retraités : une mesure bête par principe selon François Lenglet


Alors que le gouvernement cherche à réaliser des économies, le patron du Medef, Patrick Martin, a proposé de supprimer l’abattement professionnel dont bénéficient les retraités. Une mesure symptomatique de l'échec des politiques françaises sur la question des retraites, estime François Lenglet.

Tous les contribuables bénéficient aujourd'hui d’un abattement de 10% sur leurs revenus, plafonné à quelque 4.000 euros. C'est-à-dire que vous déclarez 100 mais vous n'êtes taxé que sur 90. L’origine de cet abattement, c'est de concéder un avantage au contribuable pour tenir compte de ses frais professionnels. Du coup, certains de nos esprits se disent que les retraités profitent de cet abattement alors qu'ils n'ont pas de frais professionnels. On pourrait récupérer 4,5 milliards par an. C'est un peu d'argent. La proposition du Medef.


Bon, est-ce que c’est une bonne mesure ?

D’abord, c’est de l’augmentation d’impôt. Donc c’est bête, par principe. On est au plus haut de l’histoire, au plus haut de l'Europe, au plus haut du monde, stop. Deuxième chose : Patrick Martin qui contribue à la créativité fiscale, on a pas besoin de lui sur ce sujet. Il est beaucoup plus utile sur ce qu'il fait d'habitude, défendre les entreprises. J’ajoute que, dans la retraite, vous avez déjà une redistribution très importante, avec le taux de remplacement. Pour un retraité avec un niveau de vie élevé, sa pension ne sera que de 30%. Pour un petit salaire, 80%. Et on a déjà quelque chose de puissant, sans compter la CSA pour les retraites supérieures à 2.000 euros. En fait, on traite toujours le problème de l’Etat providence de cette façon : on prélève de plus en plus pour financer des dépenses qu’on ne parvient pas à contrôler. Le sujet central, c’est augmenter la base, travailler davantage.

Cette mesure a-t-elle une chance de passer ?

Non, pas en tant que tel : si on écoute nos gouvernants, ils disent qu'il n'y aura pas d’impôt sur la classe moyenne. Plus prosaïquement, les retraités, aisés en particulier, c’est la clientèle électorale de Macron. Ce qui est possible, c’est qu’on baisse le plafond de cet abattement : aujourd'hui de 4.000 euros, il pourrait être divisé par deux. C’est quand même tout à fait caractéristique du débat français. On a un problème démographique gigantesque, on essaie de s’y attaquer avec une réforme médiocre, qui ne le traite qu’a moitié. Une réforme mal préparée, mal négociée, mal votée. Du coup, tout le monde braille. Et on se retourne sur les deux expédients préférés des français : des nouveaux impôts et le siphonnage des réserves. Olivier Faure, le patron du PS, souhaite ainsi qu’on suspende la réforme pour quelques années en prélevant les milliards du fonds de réserve des retraites, constitué il y a trente ans. Ca fait penser à la célèbre phrase de Reagan, qui se moquait des bureaucrates et disait : "Tout ce qui bouge, on le taxe ; ce qui bouge encore, on le réglemente, et tout ce qui ne bouge plus, on le subventionne".



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09/01/2025 14:43:44

FORTE HAUSSE DES TARIFS BANCAIRES EN FRANCE CETTE ANNÉE

09/01/2025


Votre banque ne vous aura jamais coûté aussi cher : c'est le résultat de l'étude annuelle de l'association de consommateurs CLCV, qui constate des hausses de tarifs bancaires pouvant dépasser les 5% cette année.

"Les frais de tenue de compte, les cartes bancaires, les retraits aux distributeurs automatiques de billets sont les postes sur lesquels nous avons constaté le plus d'augmentations dans les différents réseaux" bancaires, écrivent les auteurs de l'étude.

Les frais de tenue de compte, socle indispensable du service bancaire, sont par exemple en hausse significative, de l'ordre de 8%.

Dans le détail, les "petits consommateurs", disposant d'un ensemble de services de base paieront désormais chaque année 69,78 euros (+5,46%) et les consommateurs dits moyens (un couple avec deux cartes disposant d'une assurance perte et vol) paieront 134,94 euros (+5,29%).

Les "gros consommateurs" au sens de CLCV, c'est-à-dire deux titulaires "haut de gamme" avec une carte Gold ou Premier et effectuant de nombreux retraits, sont davantage ménagés avec une hausse de 3,88%, à 214,87 euros.


Ces moyennes cachent des disparités.

Le marché de la banque de détail "reste, en effet, marqué par d'importants écarts de prix entre les marques, les types de relation bancaire, mais également les régions", soulignait à la fin de l'année dernière le site spécialisé Moneyvox, qui s'était prêté lui aussi à l'exercice de comparaison tarifaire.


- Haro sur les formules -

La CLCV a épluché les grilles tarifaires en vigueur au 1er février 2025 au sein d'une centaine d'établissements, réseaux nationaux et caisses régionales.

Selon elle, le Crédit coopératif est compétitif sur l'ensemble des segments du marché quand LCL l'est pour les petits consommateurs et BNP Paribas pour les consommateurs moyens.

La SG, fusion des réseaux de banque de détail de Société Générale et du Crédit du Nord, figure parmi les banques les plus chères sur l'ensemble des profils, comme dans une moindre mesure les Banques populaires.

La Fédération bancaire française (FBF), dans une réaction transmise à l'AFP, a pointé les évolutions méthodologiques de l'étude de CLCV qui selon elle "rendent l'analyse difficile à commenter".

L'association CLCV attire également l'attention des consommateurs sur les offres groupées de service, ou package, souscrits par la majorité des clients bancaires: ces formules "ne sont pas toujours avantageuses par rapport à la souscription à l?unité de produits identiques", fait-elle observer.

Seule éclaircie cette année, la gratuité nouvelle des virements instantanés, qui permet aux bénéficiaires de recevoir en moins de 10 secondes l'argent viré.

Règlement européen oblige, les banques ont en effet obligation d'aligner les tarifs des virements instantanés sur ceux des virements classiques, généralement gratuits et dont les délais de réception se comptent en jours.

Les banques en ligne "peuvent constituer une [option] alternative intéressante pour les consommateurs adeptes de la relation à distance", estime par ailleurs l'association de consommateurs, "leurs offres sont en effet compétitives, à condition d'être vigilant aux éventuelles conditions d'utilisation".


- Pratique "contestable" -

Les montants moyens calculés par CLCV ne comprennent par ailleurs aucun frais d'incident bancaire.

Commissions d'intervention, rejets de prélèvement, de virement ou de chèque peuvent coûter jusqu'à 50 euros, les banques s'alignant quasi systématiquement sur le montant maximum autorisé...

Pour les clients négligents ou en difficulté financière, les frais peuvent se chiffrer en centaines d'euros par an.

Selon le comparateur Panorabanques, les frais d'incidents bancaires représentent en moyenne un tiers des frais bancaires totaux.

La CLCV dénonce par ailleurs le fait qu'un forfait minimum soit appliqué au client en cas de découvert bancaire, dès que celui-ci survient et aussi faible soit-il, une pratique "tout à fait contestable (...) même si elle est légale".

Au total, la facture des services financiers pour un ménage flambe cette année, bien au-delà de l'inflation. Aux frais bancaires s'ajoute la hausse des tarifs d'assurance automobile, qui serait de 4 à 6% en 2025, et celle des multirisques habitation, de 8% à 12%, selon les estimations de deux cabinets spécialisés.


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06/01/2025 13:45:18

Le Premier ministre canadien Trudeau devrait annoncer sa démission. (Reuters)

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27/12/2024 12:26:01

Je dois reconnaître que chaque fois que je rentre en France ou retourne en Chine, je ne suis pas parfois rassuré quand je vois notre avion d'Air France, longer d'un peu trop près la frontière sud de la Russie.

J'aimerais bien que les commandants de bord suivent bien évidemment cette frontière, mais tout en respectant un écart latéral d'au minimum 300 km avec elle, quitte à se prendre 1 h de plus de vol....Le prix du kérosène a bien baissé ces derniers temps!

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27/12/2024 10:22:54

Les circonstances du crash de l'Embraer 190 de la compagnie Azerbaijan Airlines, qui a fait au moins 38 morts sur les 67 personnes à bord mercredi dernier, sont encore incertaines. Mais la piste d'un tir de missile russe n'est pas à écarter.


L'enquête ne fait que commencer. Deux jours après le crash d'un avion de ligne Embraer 190 de la compagnie Azerbaijan Airlines au Kazakhstan, qui a tué au moins 38 personnes sur les 67 présentent à bord, plusieurs pistes sont envisagées pour expliquer l'accident. Mais selon un responsable américain et différents médias citant des sources gouvernementales azerbaïdjanaises, la piste d'un tir de missile de la défense antiaérienne russe de Grozny, où l'avion devait atterrir, est privilégiée.

Aucun des pays impliqués n’a pour l’heure publiquement confirmé cette version, alimentée par des images d’impacts sur l’épave de l’appareil, et selon laquelle l’appareil aurait subi un ou plusieurs tirs lors son approche de l’aéroport de Grozny, en Russie, avant de réussir à voler jusqu’au Kazakhstan où il s’est écrasé. Plus tôt, Moscou avait mis en garde contre les «hypothèses» formulées avant la fin de l’enquête.

L'appareil, qui transportait 67 passagers et membres d'équipage, assurait mercredi un vol entre Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, et Grozny, capitale de la république caucasienne russe de Tchétchénie. Il s’est écrasé et a pris feu dans des circonstances encore floues près d’Aktaou, un port de la mer Caspienne situé dans l’ouest du Kazakhstan et loin de sa destination, faisant au moins 38 morts, selon les autorités de ce pays d’Asie centrale.


MISSILE RUSSE SOL-AIR

L’appareil aurait été touché par un missile russe sol-air, tiré à partir d’un système de défense aérienne Pantsir-S près de Grozny, a indiqué Caliber, un site azerbaïdjanais pro-gouvernemental, citant des responsables sous couvert d’anonymat. Selon cette hypothèse, reprise dans d’autres médias locaux et internationaux, il aurait donc continué son vol après avoir été touché jusqu’au Kazakhstan, où il s’est écrasé.

Les premières informations pointent vers la responsabilité d’un système russe de défense antiaérienne, a également affirmé jeudi un responsable américain sous couvert de l’anonymat. L’appareil devait atterrir en Tchétchénie, où des attaques de drones ukrainiens avaient été rapportées ces dernières semaines. Mercredi, les autorités russes avaient fait part de frappes de drones dans deux régions voisines de la Tchétchénie, l’Ossétie du Nord et l’Ingouchie, à des centaines de kilomètres de la ligne de front ukrainienne.

La piste d’un missile russe avait été évoquée par des experts militaires et d’aviation après la publication des images d’impacts transperçant le fuselage de l’avion. Un blogueur et expert militaire russe, Iouri Podoliaka, a assuré sur Telegram que ces traces étaient similaires à celles qui pourraient être causées par «un système de missiles antiaériens». Un ancien expert du Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) a évoqué auprès de l’AFP le «témoignage d’un passager qui aurait reçu des éclats dans son gilet de sauvetage».


OISEAUX OU EXPLOSION D'UN BALLON ?

Selon cet expert, qui témoigne de façon anonyme, cela «rappelle le MH17», un avion de Malaysia Airlines dont l’explosion au-dessus de l’Ukraine en 2014 a été imputée par la justice néerlandaise au tir d’un missile russe. Le crash avait fait 298 morts. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé jeudi qu’«il serait inapproprié d’émettre des hypothèses avant les conclusions de l’enquête». Les autorités du Kazakhstan, proche allié de la Russie, ont aussi dénoncé des «spéculations». Azerbaijan Airlines avait affirmé dans un premier temps que l’avion avait percuté une nuée d’oiseaux, avant de retirer cette information.

Le ministre des transports du Kazakhstan Marat Karabaïev a lui évoqué jeudi «l’explosion d’un ballon» à bord. Le ministère kazakh de l’Intérieur a ouvert une enquête pour «violation des règles de sécurité et d’exploitation du transport aérien». Les deux boîtes noires qui enregistrent les données de vol ont été retrouvées, selon un procureur régional kazakh cité par l’agence de presse Kazinform. Selon le ministère kazakh des Situations d’urgence, «29 survivants, parmi lesquels trois enfants, ont été hospitalisés».


Le président russe Vladimir Poutine a exprimé ses «condoléances» à son homologue azerbaïdjanais, selon le Kremlin. Ilham Aliev se trouvait pour un sommet en Russie au moment du crash, et est rentré précipitamment à Bakou.


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