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13/03/2025 14:20:18

TRUMP MENACE DE TAXER DE 200% LE VIN, LE CHAMPAGNE ET D'AUTRES BOISSONS ALCOOLISÉES EUROPÉENNES !

13/03/2025


Coup de mou du CAC40 après les dernières déclarations de Donald Trump sur les droits de douane visant l'Union européenne. Le président américain menace d'instaurer des tarifs douaniers de 200% sur le vin, le champagne et d'autres boissons alcoolisées européennes, dernière escalade en date d'une guerre commerciale qui se prépare entre les États-Unis et l'UE. Dans une publication sur 'Truth Social', le Républicain a déclaré qu'il maintiendrait les droits d'importation si l'UE mettait en oeuvre une taxe sur le whisky américain. Cette mesure de Bruxelles vise à riposter aux droits de douane sur l'acier et l'aluminium imposés par Trump, entrés en vigueur mercredi.


"L'Union européenne, l'une des autorités fiscales et tarifaires les plus hostiles et abusives au monde, créée dans le seul but de profiter des États-Unis, vient d'imposer un tarif douanier exorbitant de 50% sur le whisky. Si ce tarif n'est pas supprimé immédiatement, les États-Unis imposeront prochainement un tarif de 200% sur tous les vins, champagnes et produits alcoolisés en provenance de France et d'autres pays membres de l'UE. Ce sera une excellente nouvelle pour les entreprises vinicoles et champenoises américaines".


L'UE prévoit des contre-mesures aux droits de douane sur les métaux imposés par Trump, avec des droits sur des produits américains d'une valeur maximale de 26 milliards. L'UE doit également entamer des consultations avec les États membres, dans le but d'adopter d'ici la mi-avril les listes supplémentaires de produits agricoles et industriels soumis à des droits de douane pouvant atteindre 25%.


Remy Cointreau perd 4,2%, Pernod Ricard abandonne 3,5% alors que LVMH cède 1,4% à la suite de ces annonces.

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11/03/2025 15:54:45

TRUMP EN RAJOUTE UNE COUCHE SUR LES DROITS DE DOUANE, WALL STREET CHAHUTÉ

11/03/2025 15:18


Wall Street s'affiche dans le rouge et demeure très volatil peu après le début de séance ce mardi, alors que Donald Trump aurait demandé au secrétaire américain au Commerce d'ajouter des droits de douane supplémentaires de 25%, à 50% donc, sur tout l'acier et l'aluminium entrant aux USA en provenance du Canada !

En réponse aux représailles canadiennes venues de l'Ontario sur les exportations d'électricité vers les États-Unis, Trump indique en effet sur Truth Social qu'il a demandé des droits de douane supplémentaires de 25% sur l'acier et l'aluminium venu du pays voisin. Les mesures prendraient effet demain matin.

Le président américain exige aussi du Canada qu'il abandonne immédiatement ses tarifs douaniers "Anti-Fermiers Américains" allant de 250 à 390% sur différents produits laitiers. Dans la zone concernée par les menaces de l'Ontario, Trump va déclarer une urgence nationale sur l'électricité...

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05/03/2025 14:36:39

Trump salue la "reconquête" du canal de Panama après l'acquisition d'une participation par BlackRock

Publié le 05/03/2025 à 14h21


Le président américain Donald Trump a salué mardi comme une reconquête l'accord conclu par un consortium dirigé par le gestionnaire de fonds américain BlackRock pour acheter la majeure partie des activités portuaires du conglomérat hongkongais CK Hutchison, qui comprennent des actifs le long du canal de Panama.

L'accord de 22,8 milliards de dollars (21,34 milliards d'euros) donnera au consortium américain le contrôle des principaux ports du canal de Panama, à un moment où la Maison blanche exige une réduction de ce qu'elle considère comme l'influence de la Chine dans cette infrastructure essentielle pour le commerce maritime mondial.

Le prix d'achat élevé a fait grimper l'action CK Hutchison, le plus grand opérateur portuaire privé du monde, de plus de 20% mercredi à la Bourse de Hong Kong.

"Mon administration va récupérer le canal de Panama, et nous avons déjà commencé à le faire", a déclaré Donald Trump lors de son premier discours devant le Congrès américain mardi.

"Aujourd'hui même, une grande entreprise américaine a annoncé qu'elle achetait les deux ports autour du canal de Panama et beaucoup d'autres choses en rapport avec le canal de Panama et quelques autres canaux".

L'accord conclu avec le consortium emmené par BlackRock comprend 90% de la Panama Ports Company, qui gère les ports de Balboa et de Cristobal à chaque extrémité du canal depuis plus de vingt ans, a précisé CK Hutchison, contrôlée par le milliardaire Li Ka-shing.

Au total, le consortium, qui comprend également Terminal Investment et Global Infrastructure Partners, contrôlera 43 ports comprenant 199 postes d'amarrage dans 23 pays, a précisé le conglomérat hongkongais.

La vente concerne la participation de 80% de CK Hutchison dans Hutchison Ports. Le reste de Hutchison Ports est détenu par l'opérateur du port de Singapour, PSA International.

Le canal de Panama, qui relie les océans Pacifique et Atlantique à travers le pays d'Amérique centrale, a reçu 12.000 navires en 2024 et sa position est stratégique pour Washington, plus des trois quarts des navires qui y transitent provenant ou étant destinés aux États-Unis.

Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises son intention de reprendre le contrôle du canal de Panama, que les États-Unis ont rétrocédé au pays d'Amérique centrale en 1999.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio a dit en février que l'influence économique et diplomatique croissante de la Chine autour du canal constituait aux yeux des Etats-Unis une grave violation du traité conclu entre les deux pays lors de la rétrocession de la voie navigable.

"Je tiens à souligner que la transaction est de nature purement commerciale et n'a aucun lien avec les récentes informations politiques concernant les ports de Panama", a déclaré Frank Sixt, co-directeur général de CK Hutchison, dans un communiqué.

Frank Sixt a déclaré que l'accord sur les ports était le résultat d'un "processus rapide, discret mais compétitif" au cours duquel CK Hutchison a reçu de nombreuses offres et manifestations d'intérêt.

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05/03/2025 07:51:15

« Six semaines après la prise de fonctions de Donald Trump, le 20 janvier, les ports du canal de Panama exploités côté Pacifique et côté Atlantique par le conglomérat chinois de Hongkong, CK Hutchison, vont passer sous le contrôle du gestionnaire de fonds américain Black Rock. La transaction, annoncée mardi 4 mars, juste avant le discours du président américain au Congrès, se fait au prix de 22,8 milliards de dollars (21,5 milliards d’euros). Les républicains supporteurs du président américain jubilent »

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01/03/2025 10:25:34

Depuis le début de l'année 2025, les droits de douane européens commencent à faire leur effet sur les importations de voitures électriques chinoises.


La marque MG, propriété du géant chinois SAIC, a laissé de côté son offensive électrique pour se repositionner sur les modèles hybrides, moins taxés.

Les immatriculations de voitures électriques ont par ailleurs été soutenues par des achats massifs de la part des flottes d'entreprises. Les ventes aux particuliers ont quant à elles baissé de 29%, souffrant de la comparaison avec le mois de février 2024 qui avait vu le leasing social doper les immatriculations d'électriques.

Le marché automobile français est globalement resté atone au mois de février, avec 141.568 immatriculations, toujours loin des chiffres d'avant l'épidémie de Covid.

Les modèles hybrides ont pris le contrôle du marché et représentent 44,3% des immatriculations sur les deux premiers mois de l'année, face à 25,4% de modèles essence et une poignée de diesel (4,6%) et 17,7% pour les modèles électriques.


Du côté des groupes automobile


Le groupe Stellantis reste en forte baisse mais a limité la casse par rapport aux mois précédents (-10,66% sur un an), avec toujours des baisses chez Citroën ou Opel, mais une stabilisation chez Peugeot.

Le groupe Renault est en forte progression (+17,62%) et vient talonner Stellantis avec 26,75% de parts de marché, grâce à sa Renault Clio numéro 1 des ventes, une marque Dacia en forme (+9,28) mais aussi Alpine qui écoule ses dernières berlinettes A110 avant un passage annoncé à l'électrique.

Le groupe Volkswagen (+13,31%) profite de bonnes ventes sous sa marque principale mais aussi chez Skoda et Cupra.



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28/02/2025 13:50:03

S’ils les avaient laissé traîner seulement 24 heures sur mon compte rémunéré, je serais ultra riche !

Sont cons ces banquiers… 🤪

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28/02/2025 11:42:35

Quelle monde merveilleux ???

N'est ce pas…

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28/02/2025 10:06:02

CITIGROUP A FAILLI CRÉDITER PAR ERREUR 81 000 MILLIARDS DE DOLLARS SUR LE COMPTE D'UN CLIENT !


28/02/2025


Citigroup a bien failli créditer par erreur un compte client d'un montant de... 81 000 milliards de dollars, croit savoir le Financial Times ! Un incident qui intervient alors que la banque américaine cherche justement à apaiser les régulateurs concernant ses processus de gestion du risque, constate le FT. En fait, la banque ne devait créditer son client que de 280$. Le "transfert interne erroné" aurait failli se produire en avril dernier et n'avait pas été précédemment rapporté. Il s'agirait selon le FT d'une double bévue d'un employé des paiements et d'un second responsable assigné à la vérification de la transaction avant qu'elle ne soit approuvée pour être traitée au début du jour suivant. Fort heureusement pour la banque, un troisième employé aurait détecté un problème dans les balances comptables de la banque, 90 minutes après l'enregistrement du paiement - qui a donc été annulé plusieurs heures après. Le Financial Times évoque un récit interne de l'événement qu'il a pu consulter, ainsi que deux personnes proches du dossier. Aucun fonds n'aurait donc quitté la banque, qui a révélé le "quasi-incident" ('near miss' dans le jargon bancaire) à la Fed et au Bureau du contrôleur de la monnaie, d'après une autre source du FT ayant connaissance du sujet.


Citi a nuancé cet épisode rocambolesque en déclarant que ses contrôles avaient rapidement identifié l'erreur de saisie entre deux comptes du grand livre et que l'écriture avait été annulée, ajoutant que ces mécanismes auraient également empêché tout fonds de quitter la banque. "Bien qu'il n'y ait eu aucun impact sur la banque ou notre client, l'épisode souligne nos efforts continus pour continuer à éliminer les processus manuels et à automatiser les contrôles", s'est félicitée la banque, citée par le FT. Au total, 10 "quasi-accidents" - au cours desquels une banque traite un montant erroné mais parvient finalement à récupérer les fonds - d'un montant d'un milliard de dollars ou plus se seraient produits chez Citi l'an dernier, selon un rapport interne consulté par le FT. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 13 "near misses" de l'année antérieure.


Dommage tout de même pour le client, qui, si Citi avait eu les fonds, aurait pu devenir 230 fois plus riche qu'Elon Musk, l'homme le plus riche du monde qui pèse 353 milliards de dollars actuellement.

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27/02/2025 12:05:14

Orange a été piraté, un cybercriminel diffuse une montagne de données volées

26 février 2025


Un pirate a infiltré les serveurs d’Orange. Le cybercriminel a dérobé une importante quantité de données internes, dont des informations au sujet des employés et des clients. Après une tentative d’extorsion ratée, le pirate a publié l’intégralité des fichiers volés sur un forum criminel… Orange assure que la plupart des données sont obsolètes. Une enquête a été ouverte.

Orange a été victime d’une cyberattaque. Un pirate est parvenu à mettre la main sur une foule de documents internes appartenant au groupe français. On y trouve des adresses e-mails, du code source, des factures et des contrats, ainsi que des informations personnelles sur les clients et les employés. Des informations partielles sur des cartes de paiement, en grande partie expirées, des clients ont aussi été dérobées. Dans le détail, la fuite comprend 600 000 données clients, et 380 000 adresses e-mail uniques.


Une fuite frappe la filiale roumaine d’Orange

L’essentiel des informations volées concerne la filiale roumaine d’Orange et sa succursale consacrée aux crédits, Yoxo. Comme le rapportent nos confrères de Bleeping Computer, Orange a confirmé la fuite de données :

« Orange peut confirmer que ses opérations en Roumanie ont été la cible d’une cyberattaque. Nous avons pris des mesures immédiates, et notre priorité absolue reste de protéger les données et les intérêts de nos employés, clients et partenaires. Il n’y a eu aucun impact sur les opérations des clients ».

Selon l’entreprise, l’attaque visait une application non critique, Atlassian Jira, le système d’identification utilisé par la filiale. En exploitant ce logiciel, l’attaquant a pu pénétrer sur les serveurs de l’entreprise pendant plus d’un mois. Par la suite, il a exfiltré des données en toute impunité durant une période de trois heures. Le vol s’est déroulé le week-end dernier, et n’a pas déclenché la moindre alerte de sécurité.


Une tentative d’extorsion ratée

Derrière cette attaque informatique, on trouve un pirate qui se fait appeler Rey. Membre du gang HellCat, spécialisé dans les attaques par ransomware, le hacker a d’abord tenté d’extorquer de l’argent à Orange. En échange des données, il a réclamé une rançon. Il a en effet laissé une note de rançon sur le système d’Orange. Le pirate s’est heurté à un refus catégorique.

En réaction, il a publié l’intégralité des données récupérées sur BreachForums, la plaque tournante des informations compromises. La base de données de 6,5 Go est donc désormais entre les mains de tous les cybercriminels. C’est une menace pour les clients d’Orange en Roumaine, qui risquent de se retrouver dans le viseur des spécialistes des arnaques de phishing, ou victimes d’une usurpation d’identité.

Pour mémoire, le gang HellCat est responsable de la cyberattaque contre Schneider Electric. Apparu récemment, il est connu pour publier les données de ses victimes sur des forums criminels si celle-ci refuse de régler la rançon.


Des données obsolètes

Selon le chercheur Clément Domingo, certaines des données sont « vieilles de 5 ans ». Orange précise même que la plupart des informations compromises sont obsolètes. L’opérateur historique assure avoir ouvert une enquête pour comprendre ce qu’il s’est passé.

La piste d’une faille de sécurité dans le logiciel Jira est privilégiée pour le moment. De son côté, Rey précise avoir aussi utilisé des identifiants compromis dans le cadre de son offensive. C’est donc grâce à de précédentes fuites que le pirate a pu arriver à ses fins. Orange s’engage à « respecter toutes les obligations légales associées à de tels incidents » et à collaborer « avec les autorités compétentes pour résoudre ce problème ».



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26/02/2025 11:30:26

Une arnaque PayPal ultra convaincante est en cours, n’appelez pas ce faux service client

24 février 2025


Une campagne de phishing sophistiquée cible les utilisateurs de PayPal. Par le biais d’un mail envoyé par une adresse officielle, les pirates cherchent à convaincre la cible d’entrer en contact avec un faux service client. L’arnaque exploite une faille méconnue des adresses-cadeaux de PayPal pour envoyer des courriels crédibles…

Les utilisateurs de PayPal sont dans le viseur des cybercriminels. Nos confrères de Bleeping Computer ont découvert qu’une campagne de phishing particulièrement sophistiquée et convaincante était en cours. Elle combine un mail frauduleux, un faux service client par téléphone et l’installation d’un logiciel malveillant.


Un mail envoyé par une adresse PayPal officielle

Tout commence lorsque l’internaute reçoit un mail qui semble provenir de PayPal. Ce courriel indique que « vous avez ajouté une nouvelle adresse » et comprend une confirmation d’achat pour un MacBook M4. Le mail affirme que l’utilisateur a changé l’adresse de livraison pour l’achat d’un MacBook M4 Max 1 To d’une valeur de 1098,95 dollars. Comme toujours, les pirates cherchent à pousser leur cible à agir dans l’urgence, sans prendre de recul. Le mail assure que les utilisateurs peuvent contacter PayPal au téléphone au numéro +1-888-668-2508.

Le mail a été envoyé par une adresse PayPal qui semble officielle. C’est pourquoi l’arnaque est très convaincante et très difficile à repérer. Par ailleurs, elle peut contourner tous les filtres de sécurité mis en place par les messageries, comme Gmail ou Outlook.

Pour envoyer un mail avec l’adresse « [email protected] », les pirates se servent des adresses-cadeaux de PayPal, des adresses de livraison alternatives que les utilisateurs peuvent ajouter à leur compte pour envoyer un achat à une autre personne, comme un cadeau. En renseignant une nouvelle adresse-cadeau dans les paramètres de leur compte PayPal, les pirates provoquent l’envoi d’un courriel sur l’adresse de courriel électronique liée à leur compte. Cette adresse est programmée pour transmettre le mail à une autre adresse, liée à une liste de diffusion. Celle-ci comprend les adresses de toutes les victimes potentielles identifiées par les cybercriminels.


Un faux service client au téléphone

Si l’internaute tombe dans le piège et appelle le numéro de téléphone, il va entrer en contact avec un faux service client. L’escroc au bout du fil va tenter de convaincre son interlocuteur d’installer un logiciel d’assistance sur son ordinateur. Pour arriver à ses fins, il prétendra que le compte PayPal a été piraté et qu’il faut absolument agir pour bloquer les transactions frauduleuses.

Le logiciel d’assistance va donner l’accès de votre ordinateur au pirate. Il pourra alors y glisser des virus ou aspirer des données sensibles, comme des coordonnées bancaires. Si vous recevez un mail étrange concernant un achat que vous n’avez pas réalisé, ignorez-le, même s’il vient d’une adresse officielle. Dans le doute, allez plutôt directement sur votre compte pour vérifier s’il n’y a pas d’activité suspecte, ou contacter l’assistance par le biais du numéro affiché sur le site officiel.



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17/02/2025 08:48:17

L'Europe boursière attendue hésitante, la géopolitique au coeur des attentions

17/02/2025


Les principales Bourses européennes devraient ouvrir en hausse prudente lundi pour une séance attendue calme, bien que les perspectives géopolitiques demeurent incertaines.

Les contrats à terme suggèrent une ouverture en progression de 0,05% pour le CAC 40 parisien, contre 0,05% pour le FTSE à Londres, 0,24% pour le Dax à Francfort, et 0,04% pour le Stoxx 600.

Wall Street sera close lundi pour la commémoration de la naissance de Georges Washington et les volumes d'échange devraient être limités en Europe.

Aucun indicateur ni résultat d'entreprise important n'est attendu lundi et les opérateurs se focaliseront sur les derniers développements géopolitiques.

En particulier, l'Union européenne cherche la réponse à apporter aux initiatives de Donald Trump sur la sécurité du continent ou le dossier ukrainien.

Les prochains jours détermineront si le président russe Vladimir Poutine envisage sérieusement la fin de la guerre en Ukraine, a déclaré dimanche le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, alors que des émissaires de Donald Trump vont se rendre en Arabie saoudite pour des réunions avec des responsables russes.

Les risques d'une reprise de la guerre commerciale entre Etats-Unis et reste du monde demeureront suivis de près par les investisseurs, qui s'inquiètent des implications d'une hausse des droits de douane sur la croissance économique mondiale.



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15/02/2025 13:44:18

Même pas foutu de protéger leurs clients....La France a 10 ans de retard sur le sujet....

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15/02/2025 10:48:36

Chronopost victime d'une cyberattaque, 210.000 clients exposés !


— Les cyberattaques s'enchaînent... Après Free, SFR, Auchan, Cultura ou encore Boulanger, c'est au tour de Chronopost d'annoncer avoir été victime d'une intrusion le 29 janvier dernier, entraînant l'exfiltration d'une partie des données personnelles de ses clients. L'entreprise, spécialisée dans la livraison express de colis, précise que cet incident "n'est pas lié à un rançongiciel" et qu'il a été "maîtrisé dès sa prise de connaissance". La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) a été informée dans les délais réglementaires.

Dès la découverte de la cyberattaque, une enquête a été ouverte avec l'appui d'experts en cybersécurité. La filiale du groupe La Poste assure avoir renforcé ses systèmes en améliorant la sécurité de l'application concernée et en optimisant ses dispositifs de détection des activités suspectes.

"Cette enquête a permis de confirmer que les données concernées sont : votre nom, prénom et dans certains cas votre numéro de téléphone, votre adresse postale et votre signature telle qu'apposée sur nos preuves de livraison", écrit l'entreprise de livraison dans un message adressé aux clients. Ces éléments sensibles pourraient être exploités dans des tentatives de fraude, notamment par hameçonnage (phishing).


"Spam ou tentatives de phishing"

Chronopost appelle également ses clients à la prudence et recommande de ne pas divulguer d'informations personnelles en réponse à des sollicitations suspectes. "Nous vous invitons à rester vigilant face à toute sollicitation pouvant conduire à l'utilisation de vos données à des fins de spam ou de tentatives de phishing", peut-on lire dans le message envoyé aux clients.

L'expert en cybersécurité SaxX a également réagi à cette attaque sur X, alertant sur un risque accru d'arnaques : "Il faudra s'attendre à une recrudescence des arnaques par hameçonnage/phishing ! Si vous recevez des SMS dans les prochains jours faisant référence à des re-livraisons de colis et vous demandant de payer... N'Y RÉPONDEZ PAS !"

Cette cyberattaque survient alors qu'un autre vol massif de données vient d'être révélé en France... La Caisse des Dépôts a confirmé ce jeudi au 'Figaro' que des informations personnelles d'environ 70.000 personnes, dont un millier d'élus, ont été dérobées. Sont concernés des "agents contractuels de la fonction publique d'Etat, territoriale et hospitalière, élus locaux ou praticiens hospitaliers" affiliés au régime Ircantec, un fonds de retraite géré par l'institution.


Vigilance ! vigilance ! 🔎

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11/02/2025 09:19:35

EXOTEC : le champion français de la robotique

Conçus à Croix, dans les Hauts-de-France, les robots logistiques Skypod investissent les entrepôts des géants du commerce en ligne, déchargeant les opérateurs humains de tâches pénibles lors de la préparation des colis.


le 14/10/2023

Au milieu des opérateurs occupés à remplir les cartons l’œil rivé sur l’écran où défile le contenu de chaque commande, une petite armée de robots s’active pour collecter les articles sur les kilomètres d’étagères.

Ces collaborateurs infatigables arpentent sans relâche les milliers de mètres carrés du site, se frayant un chemin avec assurance dans le dédale d’allées, escaladant les rayonnages hauts de 10 mètres pour récupérer des bacs remplis de composants électroniques, vêtements ou chaussures qu’ils acheminent ensuite jusqu’aux postes de préparation.

Tout ceci sans aucune aide humaine, les déplacements étant orchestrés par des programmes informatiques à partir des plans des lieux chargés en mémoire et des informations transmises par un laser de type Lidar – identique à ceux des voitures autonomes – qui évalue les distances en temps réel.


Un pas vers des entrepôts 100% automatisés

Bien loin d’Atlas, le robot humanoïde de Boston Robotics capable de danser et d’effectuer des sauts périlleux, le Skypod développé par Exotec ressemble aux aspirateurs connectés qui envahissent nos maisons… dans un gabarit plus imposant toutefois. S’ils ne sont guère spectaculaires, ces automates réalisent pourtant des miracles quand il s’agit d’optimiser les flux de colis et de soulager le dos et les articulations des logisticiens.

Skypod parcourt des kilomètres et manipule des charges à longueur de journée sans crainte du lumbago et des troubles musculo-squelettiques ! Lancé en 2017, deux ans seulement après la création de l’entreprise, Skypod n’est qu’un rouage de la chaîne logistique automatisée que propose désormais Exotec.

Au robot, s’ajoutent des postes de travail bardés de scanners, un système de convoyage intelligent des produits, des racks de stockage pouvant atteindre 12 mètres de haut et permettant de stocker bien plus de produits dans un espace donné et, depuis l’an dernier, Skypicker, un bras articulé capable d’attraper des articles pesant jusqu’à 2 kg dans les bacs et de les déposer sur le tapis de préparation des commandes à haute fréquence.


Skypod à la conquête du monde

Championne de l’innovation, la jeune pousse nordiste compte d’ores et déjà parmi les leaders mondiaux dans son secteur, avec une autre pépite européenne, le danois Autostore – coté à la Bourse d’Oslo depuis octobre 2021 et valorisé 4,5 milliards d’euros.

Exotec et ses fondateurs, Romain Moulin et Renaud Heitz, tous deux ingénieurs de formation, ne comptent pas s’arrêter là.

L’entreprise, dont les solutions équipent Cdiscount, Uniqlo, Monoprix, Decathlon, Carrefour ou Gap, des poids lourds de la distribution et du e-commerce, connaît une progression rapide, avec des revenus passés de 7 millions d’euros en 2018 à 157 millions d’euros en 2022.

Avec l’essor du commerce – 1,7 milliard de colis acheminés en 2021 rien qu’en France –, rien ne semble en mesure de se mettre en travers de la route de Skypod !


Dates

2017

Lancement du robot de manutention intelligent Skypod. Équipé d’un système automatisé de déplacement et de manipulation des articles, il intègre la chaîne logistique de l’entrepôt du spécialiste de la vente en ligne Cdiscount, à Cestas, en Gironde.

2020

Un an après avoir pris pied en Asie, en s’installant à Tokyo, au Japon, Exotec se déploie en Amérique du Nord et ouvre un bureau à Atlanta, siège d’UPS et Coca-Cola.

2022

Une levée de fonds de 300 millions de dollars propulse Exotec au rang de licorne. La première licorne industrielle française dont la valorisation approche les 2 milliards.

2025

L’Imaginarium, le futur siège d’Exotec dont la construction a démarré en 2023 à Wasquehal, déploiera 25.000 m² de bureaux et d’entrepôts, dont 10.000 m² consacrés à la recherche & développement. Aménagement prévu en 2025.


Fiche d’identité

Nom : Exotec

Date de création : 2005

Activité : Exotec conçoit et commercialise des solutions robotiques pour le secteur de la logistique.

Fondateurs : Romain Moulin et Renaud Heitz

Valorisation : 1,9 milliard d’€


L’œil de l’investisseur

«Exotec connaît une croissance bien supérieure à son marché»


Entretien avec Yann Leca, directeur financier d’Exotec


Où en est l’entreprise ?

Exotec a enregistré une croissance moyenne de 80% au cours des 3 dernières années. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2023, après un exercice 2022 ayant vu les revenus progresser à 157 millions d’euros. Pour soutenir cette hypercroissance, nous avons considérablement augmenté nos effectifs, qui comptent désormais près de 900 personnes, réparties dans 15 pays, au sein de nos différents bureaux et sur 100 sites clients.


Quels sont les perspectives et les projets de développement d’Exotec ?

La robotique constitue une innovation de rupture pour le marché de la logistique d’entrepôt. Notre rythme de croissance annuelle devrait rester bien supérieur à celui du marché sur lequel nous évoluons, pour lequel les prévisions s’accordent sur une croissance de 10 à 15 % par an sur le long terme. Concernant nos sites, nous regrouperons début 2025 l’essentiel de nos activités – notamment de R&D et de production – sur un seul site de 25 000m² situé à Wasquehal, dans les Hauts-de-France, aujourd’hui en cours de construction. Nous prévoyons également d’internationaliser progressivement notre supply chain pour être au plus près des zones d’activité de nos clients.


Quels sont les leviers de la croissance d’Exotec ?

Première licorne industrielle française, Exotec a levé près de 300 millions d’euros en janvier 2022. Un tour de table auquel a notamment participé Goldman Sachs et qui nous permet de nous concentrer dans les prochaines années sur notre croissance et le développement de nos innovations. Notre business model, peu gourmand en capital, ne nécessite pas l’apport de nouveaux fonds à court terme.

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09/02/2025 11:01:01

En attendant, je viens de tester Deep Seek V3 , c'est assez génial et impressionnant la vitesse des réponses; Questions en anglais, chinois ou même français notamment par exemples:

- la liste d'écoles d'ingénieurs ou d'universités proche de ma ville et spécialisées en moteurs électriques à aimants permanents.

- la résolution d'une équation polynômiale de degré 3, de la forme: ax3 + bx2 + cx + d = 0

- le démembrement dans le droit chinois des valeurs mobilières d'une action.

- les actions chinoises qui ont le plus de potentiel à court terme? => très cohérente avec mon portefeuille d'actions chinoises.

après ça je lui ai posé , en français, la question : Qu'est ce qu'un truc de ouf?

Il n'a pas apprécié et m'a envoyé poliment me faire voir ailleurs

Je lui ai reposé la question en bon français: Qu'est ce qu'un truc de fou?

Et là, non seulement il fait le lien avec ma question précédente sur la Bourse chinoise mais me réponds ainsi en me donnant toute une liste d'actions hautement spéculatives dans différents secteurs.....

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09/02/2025 08:59:06

LE BOOM DU TRAFIC AÉRIEN EN INDE AIGUISE L'APPÉTIT DE BOEING ET AIRBUS

09/02/2025


Des aéroports qui poussent comme des champignons, des pilotes et des techniciens à former à la pelle, des commandes en pagaille: le trafic aérien explose en Inde et aiguise l'appétit de Boeing et Airbus, à la veille du salon AeroIndia à Bangalore (10-14 février).

Signe que la cinquième économie mondiale joue maintenant dans la cour des grands, l'Association internationale du transport aérien (IATA) tiendra son assemblée générale annuelle début juin à New Delhi.

La croissance soutenue de son économie et de sa classe moyenne a fait de l'Inde et de son 1,4 milliard d'habitants le troisième marché aérien au monde, après ceux des Etats-Unis et de la Chine.


Et ce n'est sûrement qu'un début.

"C'est le pays qui a la croissance la plus rapide au monde et il en sera de même au cours des 20 prochaines années", affirme Rémi Maillard, PDG d'Airbus Inde et Asie du Sud, qui le qualifie "d'étoile montante de l'aéronautique mondiale".

Un enthousiasme partagé par Salil Gupte, le président de Boeing Inde et Asie du Sud. "C'est le marché le plus dynamique de la planète et sûrement le plus excitant", s'enthousiasme-t-il.

Cette croissance devrait entraîner une hausse du trafic en Asie du Sud, essentiellement en Inde, de plus de 7% par an jusqu'en 2043, selon les prévisions de Boeing.

"Le nombre de trajets en avion par habitant reste faible, il est de seulement 0,12 en Inde, contre 0,46 en Chine", explique M. Maillard.

Dans un pays où le transport ferroviaire reste très populaire mais souvent chaotique, il suffirait que 2% des 18 millions d'usagers quotidiens du train -- contre 430.000 passagers aériens -- préfèrent l'avion pour que le marché aérien double, estime Boeing.


- Voyager en pantoufles -

Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, le Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi a fait du développement de l'aéronautique une priorité.

Son rêve, il l'a répété, est de voir "le commun des mortels, qui voyage en pantoufles, dans un avion".

En 2016, son gouvernement a lancé un plan pour doper les liaisons aériennes entre les petites villes et les mégapoles du pays. Il a aussi investi des dizaines de millions d'euros pour construire des aéroports et améliorer les infrastructures existantes.

Le nombre d'aéroports a doublé en dix ans. Il est passé de 74 en 2014 à 157 en 2024, selon le ministère de l'Aviation, et l'objectif est d'en compter de 350 à 400 en 2047, pour le centenaire de l'Indépendance de l'Inde.

Parallèlement, l'exécutif a mis en place des programmes pour former pendant les 20 prochaines années quelque 30.000 pilotes et au moins autant de mécaniciens.

Airbus et Boeing participent activement à cette campagne aux côtés du gouvernement, en mettant l'accent sur la promotion des femmes.

"La croissance intérieure se poursuivra notamment grâce à ce programme", assure M. Maillard. Ainsi que sur le développement "essentiel" de la capacité aéroportuaire, complète M. Gupte.


- Plus de gros porteurs -

Pour Boeing comme pour Airbus, le prochain bond du secteur aérien en Inde sera international.

"Le type de révolution que nous avons vu sur le marché intérieur indien ces dernières années se produit actuellement sur les long-courriers", affirme M. Maillard, qui imagine l'Inde en "hub".

"Nous tablons sur une augmentation des commandes de gros porteurs", qui devraient représenter d'ici 20 ans 15% de la flotte des compagnies indiennes, ajoute M. Gupte.

Selon les prévisions de Boeing, le marché indien aura besoin à cette échéance d'au moins 2.835 nouveaux avions (75% destinés à la croissance du marché, 25% au remplacement de la flotte existante).

Airbus a pour sa part livré 766 avions à 86 clients dans le monde en 2024, dont 72 à des transporteurs indiens.

Secoué par des scandales liés à la qualité de production de ses avions, ralenti par une grève de plus de cinquante jours, Boeing n'a pas communiqué sur ses livraisons en 2024.

En face, les compagnies indiennes alignent les commandes d'ampleur.

Après un contrat géant pour l'achat de 470 appareils (250 Airbus, 220 Boeing) en 2023, Air India a commandé 100 Airbus de plus l'an dernier.

Le numéro 1 indien IndiGo n'est pas rassasié après avoir passé la plus grosse commande en volume de l'histoire de l'aviation civile (500 Airbus) en 2023. L'an dernier, il a pris 30 autres appareils européens.

Aucun des deux avionneurs n'a souhaité détailler ses ambitions pour le salon AeroIndia.



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29/01/2025 14:17:36

— Alibaba , le géant chinois du e-commerce et des technologies, cèderait-il à la surenchère ?

Le groupe vient de dévoiler une nouvelle version de son modèle d'IA Qwen 2.5. Le modèle surpasserait celui de la startup DeepSeek - qui avait fait paniquer Wall Street lundi.

"Le moment inhabituel de la sortie de Qwen 2.5 - Max, le premier jour du Nouvel An lunaire, lorsque la plupart des Chinois ne travaillent pas et sont avec leurs familles, souligne la pression que l'ascension fulgurante de la startup chinoise d'IA DeepSeek a exercée sur non seulement ses rivaux étrangers, mais aussi ses concurrents nationaux", estime Reuters.

Sur son compte WeChat, l'unité cloud d'Alibaba affirme d'ailleurs que Qwen 2.5 - Max surperformerait GPT-4o, DeepSeek-V3 ou encore Llama-3.1-405B de Meta.

DeepSeek a sorti le 10 janvier son assistant d'IA alimenté par DeepSeek-V3, puis le 20 janvier le modèle R1. Les annonces ont aussi fait frémir les concurrents chinois, puisque ByteDance avait également mis à jour son modèle phare d'IA...

Pendant ce temps, OpenAI semble avoir décelé des éléments troublants concernant DeepSeek, puisque selon le Financial Times, le groupe de Sam Altman aurait des preuves que la startup chinoise aurait utilisé ses modèles exclusifs, enfreignant les termes de service de ChatGPT et des autres produits OpenAI.

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27/01/2025 10:30:12

MARCHÉ : DEEPSEEK, L'ALTERNATIVE CHINOISE À CHATGPT, FAIT TREMBLER WALL STREET

Aujourd'hui à 09:01


Cette société chinoise a développé un assistant d'intelligence artificielle pour un coût bien moindre que ChatGPT. Ce qui risque de soulever des interrogations sur les investissements dans l'IA. D'autant que Deepseek impressionne les spécialistes.

Le réveil, ce lundi 27 janvier, risque d'être bien difficile pour Wall Street et pour les grands groupes de tech en particulier. Le contrat à terme sur le Nasdaq 100 abandonne 2,8% vers 9h20, heure de Paris tandis que celui sur le S&P 500 abandonne 1,7%.

Outre un indice PMI décevant en Chine, les investisseurs s'inquiètent surtout des prouesses d'une société technologique chinoises appelée Deepseek et spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA).

Cette jeune pousse, qui a été fondée par l'investisseur Liang Wenfeng, développe un modèle de langage, un assistant d'IA, comparable au célèbre ChatGPT d'OpenAI. Deepseek a lancé son modèle phare V3 en décembre en Chine, avant de présenter R1, un modèle spécialisé dans la résolution de problèmes complexes, le 20 janvier.


Application la plus téléchargée

La start-up chinoise concentre l'attention ces derniers jours pour deux raisons. Tout d'abord parce que les articles vantant ses atouts se sont multipliés au cours du week-end, notamment dans le Financial Times, le New York Times ou le Wall Street Journal. Ensuite parce que le grand public test ses technologies. Selon le Southern China Morning Post, l'application Deepseek a dépassé ChatGPT dans le classement des applications les plus téléchargées sur l'App Store aux États-Unis.

"Deepseek R1 est l'une des percées les plus étonnantes et les plus impressionnantes que j'aie jamais vues", a déclaré vendredi sur X Marc Adreeseen, un spécialiste du capital-risque et de l'investissement dans la tech, par ailleurs soutien de Donald Trump.

Deepseek "a construit un chatbot moins cher et compétitif, avec moins de puces informatiques haut de gamme que les mastodontes américains comme Google et OpenAI", relève le New York Times.

Le quotidien américain note que les prouesses de la société chinoise souligne les limites des restrictions américaines sur les exportations de puces à la Chine.

Pour conserver son avantage technologique et éviter d'être rattraper par la Chine, les États-Unis ont en effet introduit une série de contraintes sur les semi-conducteurs proposés par les grands groupes américains, notamment Nvidia.

Selon le Wall Street Journal, Deepseek serait en mesure d'entraîner l'un de ses derniers modèles de langage pour un coût limité à 5,6 millions de dollars. En comparaison, Anthropic AI, une autre société d'IA, estimait précédemment qu'il fallait dépenser entre 100 millions de dollars et 1 milliard de dollars pour construire un modèle.

"Selon les spécialistes, la technologie de Deepseek reste inférieure à celle d'OpenAI et de Google. Mais il s'agit d'un rival proche malgré l'utilisation de puces moins nombreuses et moins perfectionnées et, dans certains cas, l'omission d'étapes que les développeurs américains considéraient comme essentielles", écrit le Wall Street Journal.


Des investissements remis en question?

S'il est trop tôt pour savoir si Deepseek constitue un changement de paradigme dans l'IA, le marché se montre donc craintif.

"Cette entreprise en plein essor a dévoilé un modèle d'IA gratuit et open-source, revendiquant hardiment la parité avec des poids lourds tels que ChatGPT - et ce, pour une fraction seulement du coût. Si Deepseek s'avère être plus qu'un simple 'Deepfake' sophistiqué, son ascension pourrait profondément perturber le paysage boursier américain", note Stephen Innes, de Spi AM.

"L'innovation de Deepseek pourrait remettre en question la logique qui sous-tend les investissements colossaux des entreprises américaines dans l'IA. Elle remet en question l'utilité de déverser des centaines de milliards dans le secteur alors que des avancées aussi révolutionnaires sont réalisées plus économiquement ailleurs", poursuit-il.

"Ce scénario jette une ombre d'incertitude sur les géants américains de la technologie, ce qui pourrait recalibrer la dynamique du marché et les perceptions des investisseurs dans un secteur déjà scruté pour ses valorisations faramineuses et ses vulnérabilités stratégiques", conclut le spécialiste.

"Les géants de la technologie commencent à trembler face à l’arrivée de la startup chinoise d’intelligence artificielle Deepseek, qui pourrait remettre en cause la domination technologique des États-Unis et les valorisations élevées d'entreprises telles que Nvidia", écrit pour sa part John Plassard, conseiller en investissement chez Mirabaud, dans sa note matinale.

"Bien que les leaders actuels comme Nvidia ont une avance importante, cela nous rappelle que la domination de l'IA ne peut pas être considérée comme acquise", a déclaré Charu Chanana, stratégiste d'investissement en chef chez Saxo Markets, cité par Bloomberg.

"L'émergence de la société chinoise Deepseek indique que la concurrence s'intensifie et, bien qu'elle ne constitue pas une menace importante à l'heure actuelle, les futurs concurrents évolueront plus rapidement et défieront plus vite les entreprises établies. Les résultats de cette semaine constitueront un test important", ajoute-t-il.

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24/01/2025 11:16:44

TRUMP / POWELL, LE CLASH !

24/01/2025


Donald Trump a indiqué hier qu'il allait demander une baisse immédiate des taux d'intérêt, position qui remet bien évidemment en cause l'indépendance traditionnelle de la Fed. L'intervention du 47e président américain surprend quelque peu, même si l'on se rappelle de son agressivité fréquente, par le passé, envers Jerome Powell. Depuis Davos, Trump a donc expliqué hier qu'il allait demander à l'OPEP et à l'Arabie saoudite de faire baisser les prix du pétrole, ajoutant que dans le même temps, il demanderai une réduction immédiate des taux ! "Comme cela, ils devraient chuter dans le monde entier", a estimé Trump à propos de ces taux.

"Quand les prix du pétrole baisseront, tout deviendra moins cher pour le peuple américain", a déclaré Trump. "Lorsque l'énergie baissera, cela éliminera une grande partie de l'inflation. Cela va automatiquement faire baisser les taux d'intérêt".

Bloomberg note que la hausse des coûts de l'énergie a représenté plus de 40% de la hausse de l'inflation globale en décembre, mais que la Fed doit également faire face à des pressions sur les prix dans d'autres secteurs de l'économie. Hors alimentation et énergie, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 3,2% par rapport à l'année précédente.

A quelques jours de la prochaine réunion monétaire de la Fed des 28 et 29 janvier, l'intervention du président américain met donc la pression sur Powell et la Fed, afin qu'ils adoptent une politique plus souple. Selon l'outil CME FedWatch, la Fed laissera ses taux inchangés mercredi entre 4,25 et 4,50%. Le même outil montre toujours que la banque centrale américaine pourrait réduire ses taux de 25 ou 50 points de base cette année. Ainsi, les propos de Trump n'ont pour l'heure pas fait bouger les lignes...


Pourtant, le leader américain affirme qu'il veut que les taux baissent "beaucoup", selon des commentaires hier soir devant les journalistes, depuis la Maison Blanche cette fois. Il a exprimé le souhait de discuter directement avec le patron de la Fed, Jerome Powell, lorsque ce sera le bon moment.

La Fed ne table plus pourtant désormais que sur deux baisses de taux contre quatre auparavant cette année, du fait en particulier du risque de résurgence de l'inflation. Après avoir ajusté ses taux d'un point de pourcentage en fin d'année dernière - en trois baisses successives -, la banque centrale US temporise donc et se trouve actuellement dans une phase de pause, compte tenu des données économiques montrant une résilience de l'économie et de l'emploi, mais aussi des chiffres un peu trop élevés de l'inflation.

Justement, la politique commerciale de Trump et ses menaces de droits de douane font craindre à certains que l'inflation ne redevienne un problème majeur. Le président américain a déjà mis la pression sur le Canada, le Mexique, la Chine, la Russie et l'UE, en agitant cette menace. Mais les taxes douanières pourraient ne pas être aussi brutales que les investisseurs ne le redoutaient avant l'élection de novembre. Trump a glissé d'ailleurs sur Fox News qu'il préfèrerait ne pas avoir à imposer de nouveaux tarifs douaniers à la Chine, ce qui montrerait une volonté de compromis.


Trump dit s'y connaître mieux que la Fed en matière de taux ! Une posture qui remet donc en cause l'indépendance de la banque centrale. Suite à la victoire de Trump en novembre, Powell avait estimé qu'il n'y avait pas d'autorité légale pour l'évincer avant la fin de son mandat en 2026...

"Je pense que je connais les taux d'intérêt bien mieux qu'eux, et je pense que je les connais certainement bien mieux que celui qui est principalement chargé de prendre cette décision", a déclaré Trump alors qu'il s'adressait aux journalistes hier depuis le Bureau Ovale. "Si je ne suis pas d'accord, je le ferai savoir", a assuré le président, qui pense que les responsables de la Fed l'écouteront.

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