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UBS identifie une trentaine d'entreprises en Europe qui risquent d'être dépassées par l'IA, parmi lesquelles Teleperformance, Havas, Ubisoft ou Autotrader
Les capacités de l'IA en matière d'automatisation et de codage, de plus en plus poussées, mettent en péril l'activité des entreprises qui vendent du temps de travail, jouent les intermédiaires sur Internet et produisent des contenus créatifs.
9 févr. 2026
Teleperformance comme Capgemini et Adecco « dépendent fortement de la vente de temps de travail ». C'est pourquoi, selon UBS, ces entreprises comptent parmi celles qui ont le plus à craindre de la concurrence immédiate de l'intelligence artificielle. « L'IA peut automatiser les tâches de codage, de support et de mise en relation, ce qui peut faire baisser les prix et réduire le volume de travail humain que les clients sont prêts à payer, à moins que ces entreprises ne créent davantage de produits basés sur l'IA ou de services axés sur les résultats », explique le stratégiste de la banque suisse, Gerry Fowler. Il note que les cas d'usage de l'IA et les ruptures qu'elle engendre s'accélèrent. Cela se matérialise en Bourse par un accroissement des divergences entre les gagnants et les perdants de cette technologie révolutionnaire.
« Sur trois ans, les entreprises européennes qui facilitent l'IA [comme ASML, ABB, Schneider Electric, Siemens Energy, Prysmian, Nexans…] ont progressé de 85% (en pondérant par la liquidité), celles qui l'ont adoptée [comme Barclays, BBVA, Axa, DHL, Ryanair ou Siemens Healthineers] de 40% tandis que les actions des entreprises exposées à un risque de rupture ont chuté de 50%. L'an dernier, les entreprises facilitatrices ont progressé de 25%, celles qui l'ont adoptée de 15% et celles exposées à un risque ont reculé de 3 %. L'IA est clairement devenue un facteur déterminant de la performance boursière relative, au même titre que des politiques telles que les mesures de relance budgétaire européennes et les effets de la politique tarifaire et monétaire américaine. »
Rightmove (site d'annonces immobilières) et Autotrader (vente de voitures d'occasion) figurent également dans la catégorie des perdants. Les investisseurs s'interrogent : pourquoi les entreprises clientes voudraient-elles continuer à payer pour leurs services (référencement, visibilité) alors que l'IA agentique peut très bien contourner ces intermédiaires et collecter elle-même des informations provenant de nombreux sites web simultanément ? « Ces plateformes vont devoir prouver qu'elles fournissent des prospects de meilleure qualité ou des données uniques et vérifiées que les outils d'IA ne peuvent pas remplacer », explique-t-on chez UBS.
Depuis plusieurs mois, on redoute en Bourse que les avancées majeures de l'IA en matière d'automatisation et de codage menacent de nombreux acteurs du numérique et des logiciels. « L'indice MSCI Europe Software & Services a sous-performé de 1% le mois dernier, constate Gerry Fowler. Les fournisseurs de services basés sur le nombre d'utilisateurs ou à forte intensité de main-d'oeuvre, sans intégration poussée avec l'entreprise, sont confrontés à un risque évident de déflation des prix et de la demande. »
Dans le secteur de la publicité, WPP ou Havas polarisent ces inquiétudes (plus que Publicis) car l'IA réduit considérablement le coût de production des campagnes et des contenus créatifs. « Cela signifie que les clients peuvent dépenser moins, internaliser certaines tâches ou utiliser des outils automatisés, ce qui réduit les revenus des entreprises dépendantes de la production publicitaire traditionnelle ou des formats télévisés classiques, à moins qu'elles ne développent de nouvelles offres basées sur l'IA. »
UBS identifie une dernière catégorie d'entreprises qui souffrent des capacités toujours plus bluffantes de l'intelligence artificielle : celles exposées aux risques liés à la propriété intellectuelle et aux droits, comme Ubisoft et Pearson. « L'IA peut générer des éléments graphiques, des personnages, des leçons et du contenu pédagogique pour les jeux vidéo qui concurrencent les ressources propriétaires de ces entreprises. Si elles ne contrôlent pas l'utilisation de leur contenu dans la formation des IA ou si elles ne développent pas de produits d'IA authentifiés et de haute qualité, leur propriété intellectuelle existante perd de la valeur », explique le stratégiste.
Au total, UBS a identifié plus d'une trentaine d'entreprises qui ont des risques immédiats d'être dépassés par l'IA, mais SAP n'en fait pas partie, contrairement à ce que craignent les investisseurs. Le plus grand éditeur de logiciels d'Europe possède ses propres données dont l'analyse et le mise en équation est justement facilitée par l'IA. « De nombreux nouveaux contrats clients incluent désormais des fonctionnalités d'IA, et l'utilisation de ces outils d'IA est en hausse, ce qui devrait permettre à l'entreprise de générer davantage de revenus grâce à ses services cloud. […] L'entreprise enregistre une croissance de 30% de son activité cloud grâce à l'accélération des migrations permise par l'IA et anticipe 2 milliards d'euros d'économies futures. La sélection des actions est donc essentielle pour distinguer les entreprises perdantes des pionniers de l'IA qui fournissent des services irremplaçables. »
Huit entreprises françaises figurent dans la liste des entreprises identifiées comme à risque :
Téléperformance
Icade
Havas
Publicis
Ubisoft
Alten
Capgemini
Sopra Stéria
le seul engagement souverain c'est de les garder en France point barre
et surtout pas à la mafia bruxelloise !
top gun est obsédé par la vente de la France à l'UE, vendre notre santé vendre notre armée vendre notre nucléaire vendre notre électricité vendre encore plus d'entreprise, bref que la France ne soit plus qu'un département européen
les choses vont changer, cette folie va s'arrêter et pas avec des élections qu'ils contrôlent comme l'a indiqué le rapport américain !
Le gouvernement lance un appel d'offre pour confier les données de santé des Français à une plateforme sécurisée européenne
Depuis six ans, cet hébergement des données de santé des Français est géré par une entreprise américaine, ce qui pose problème au gouvernement.
06/02/2026
Le gouvernement va lancer lundi 9 février un appel d'offre pour confier l'hébergement des données de santé des Français à une plateforme française ou européenne afin de les sécuriser, selon les informations de franceinfo. Cet appel d'offre va être annoncé vendredi par Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, à l'occasion d'un déplacement aux Hospices Civils de Lyon.
Cette plateforme est une immense base de données, hautement sensible, où sont stockées toutes les informations de santé des Français : poids, âge, taille, maladies, médicaments, visites chez le médecin, au laboratoire ou à l'hôpital. Tout est enregistré anonymement pour servir notamment à la recherche. Depuis six ans, cet hébergement est géré par l'américain Microsoft Azure. Les autorités américaines peuvent donc accéder à ces données, ce qui pose problème au gouvernement. Depuis 2024, la loi impose de garantir la protection de données ultra sensibles de toute ingérence étrangère. Le gouvernement français est donc hors la loi.
Une solution intermédiaire, la copie d'une partie de la plateforme, a d'abord été envisagée. Un appel d’offres a été lancé en ce sens à l’été 2025. Une mission d’expertise, initiée par le gouvernement, a finalement confirmé qu’il est techniquement possible d’engager, dès à présent, la migration complète vers une solution d'hébergement "sécurisée, résiliente, non soumise aux législations extra-communautaires, délaissant les solutions extra-européennes actuellement utilisées", indique le gouvernement. L'appel d'offre initial a donc été clos.
Une "bascule vers un hébergement sécurisé et souverain"
L'objectif de ce nouvel appel d'offre est que toutes les données soient basculées vers un opérateur certifié, une entreprise française ou européenne, une "bascule vers un hébergement sécurisé et souverain", précise le gouvernement.
Les candidats potentiels pour prendre en charge cet hébergement sont OVH Cloud, associé au groupe La Poste, Cloud Temple et son partenaire Atos, ou encore Orange Business. La solution retenue permettra d’héberger une copie complète de la base principale du Système national des données de santé d’ici fin 2026. L’attribution de ce marché interviendra fin mars 2026.
La "stratégie" du gouvernement "constitue une étape structurante pour préparer la mise en œuvre du futur espace européen des données de santé", une "étape décisive dans le renforcement de la souveraineté et de la sécurité des données de santé", affirme la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Pour Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, il s'agit d'un "tournant majeur pour la confiance numérique et pour notre souveraineté numérique".
Trois groupes néerlandais se trouvent derrière la production mondiale de puces électroniques
Trois acteurs néerlandais dominent le marché de la fabrication de machines de production de semi-conducteurs, qui est en pleine dynamique avec l'essor de l'intelligence artificielle. ASML, ASMI et BESI couvrent ensemble l'intégralité de la chaîne de valeur, un atout stratégique dont l'Europe doit encore se saisir.
5 févr. 2026
Renforcer ses positions dans les semi-conducteurs. C'est un des grands objectifs de l'Union européenne en matière de souveraineté industrielle. Si le bloc compte une poignée de fabricants de puces électroniques de moyenne taille, tels que l'allemand Infineon et le franco-italien STMicroelectronics, il reste à la traîne en matière de parts de marché (environ 10 %, contre 50 % pour les Etats-Unis notamment). Dans sa quête pour doubler sa production à l'horizon 2030, le Vieux Continent a un sérieux atout : trois poids lourds mondiaux de la fabrication de machines de production de semi-conducteurs sont de nationalité néerlandaise, dont les procédés se révèlent complémentaires.
A eux trois, ASML Holding, ASM International (ASMI) et BE Semiconductor Industries (BESI) couvrent la totalité de la chaîne de valeur : le premier s'est spécialisé dans la gravure, le deuxième dans la déposition et le troisième dans l'encapsulation des puces. « Fabriquer une puce, cela se passe un peu comme pour une voiture : c'est l'addition de nombreuses étapes pour parvenir au produit final », appuie Javier Correonero, analyste chez Morningstar. Pour autant, les acteurs sont peu nombreux dans le domaine… et tous n'offrent pas des technologies aussi performantes. « Ce marché présente une structure oligopolistique plus ou moins importante en fonction du processus de fabrication que l'on examine, et cela ne devrait pas changer de sitôt » au regard des barrières technologiques qui existent à l'entrée, précise Javier Correonero, citant par exemple le monopole d'ASML sur la lithographie extrême ultraviolet (EUV), technique qui permet d'obtenir la gravure la plus fine au monde actuellement et, donc, la plus grande puissance de calcul.
Parmi leurs principaux clients figurent les grands noms de la fonderie, à commencer par le taïwanais TSMC… qui croule sous les commandes des géants américains de la tech, avides de processeurs permettant de faire fonctionner les centres de données sur lesquels tournent les modèles d'intelligence artificielle. Les commandes passées à Nvidia ont à ce titre constitué, ces dernières années, un moteur important pour le marché des équipementiers, dont la taille devrait, selon Bernstein, passer de 115 milliards de dollars en 2025 à 200 milliards en 2030. De quoi faire ressortir un taux de croissance annuel moyen de 10 % sur la période. « La croissance du marché sera forte en 2026 et devrait encore accélérer en 2027, avant de se stabiliser », projette ainsi David Dai, analyste chez Bernstein.
Une avance à préserver
Selon Mordor Intelligence, près des trois quarts des commandes proviennent de la région Asie-Pacifique, où se situent la plupart des usines des fondeurs. Mais la géopolitique pourrait précipiter un rééquilibrage géographique : alors que les Occidentaux ont imposé des restrictions à l'exportation des équipements les plus avancés vers la Chine, dans l'espoir de limiter sa percée technologique et militaire, ils prévoient de rapatrier un maximum de la production de puces sur leur sol. Les centaines de milliards de subventions prévues par le Chips and Science Act, aux Etats-Unis, et l'European Chips Act, de ce côté-ci de l'Atlantique, doivent accompagner la construction d'usines à cette fin.
La part de la Chine dans le chiffre d'affaires d'ASML s'est, de ce fait, réduite de 40 % à 20 % en l'espace de deux ans. « Sur le papier, cela représente certes un vent contraire pour les acteurs du secteur. Mais il existe des effets positifs contre-intuitifs : depuis l'instauration des restrictions, en 2022, la filiale chinoise d'ASML a reçu davantage de commandes face aux craintes d'un éventuel futur durcissement » de la politique occidentale, pointe Javier Correonero, qui s'attend désormais à ce que « la demande s'y normalise, alors que l'industrie locale doit digérer les capacités qu'elle vient déjà d'ajouter ».
L'heure de l'autonomie technologique de la Chine n'est, qui plus est, pas arrivée. Les analystes jugent que le pays, qui aurait mis sur pied un prototype de machine EUV fin 2025, ne pourra pas produire l'équivalent des puces dernier cri d'aujourd'hui avant une dizaine d'années. Or, d'ici là, « les importantes dépenses d'investissement des trois équipementiers néerlandais leur auront permis de conforter leur avance », selon David Dai. Et Javier Correonero d'abonder en ce sens : « Si elles sont constantes en pourcentage de chiffre d'affaires, elles continuent d'augmenter proportionnellement à celui-ci en valeur absolue. » Un mouvement que l'Europe se doit de soutenir, si elle entend pouvoir garder la main sur le devenir de cette industrie stratégique.
La vente par Servier de Biogaran au fonds BC Partners et à Bpifrance est actée
La cession par Servier de sa filiale de médicaments génériques Biogaran au fonds britannique BC Partners et à Bpifrance a été finalisée. Annoncée ce vendredi, elle est assortie de garanties données à l'Etat sur le maintien des effectifs et de la production en France.
Champion tricolore des génériques, créé à partir de zéro par Servier en 1995, Biogaran a réalisé l'an dernier 1,26 milliard d'euros de chiffre d'affaires net. Il détient à lui seul 30 % du marché français.
30 janv. 2026 à 19:07
Après deux ans de rebondissements, la vente du champion tricolore des médicaments génériques Biogaran est finalisée. Politiquement sensible après la tentative avortée de sa maison mère, Servier, de vendre sa filiale à un génériqueur indien, la cession, pour une valeur d'entreprise non dévoilée mais comprise entre 800 millions et 1 milliard d'euros, s'est faite sous haut contrôle. Celui de Bercy, au titre des investissements étrangers, c'est-à-dire non européens.
« Cette autorisation est assortie de conditions robustes destinées à garantir la pérennité, la continuité et l'ancrage national des activités de l'entreprise, qui s'appliqueront sans limitation de durée », déclare le ministère dans un communiqué.
Empreinte industrielle
Aux côtés du nouvel actionnaire à 85%, le fonds d'investissement britannique BC Partners, Bpifrance prend 15 % et aura un des cinq sièges au conseil d'administration. « BC Partners a apporté des garanties aux autorités françaises, parmi lesquelles le maintien du siège et des activités en France, la sauvegarde des emplois, la préservation du modèle de sous-traitance de l'entreprise, ainsi que la continuité industrielle, logistique et commerciale au bénéfice des patients et des partenaires », confirme le tandem de reprise dans un communiqué.
Champion tricolore des génériques, créé à partir de zéro par Servier en 1995, Biogaran a réalisé l'an dernier 1,26 milliard d'euros de chiffre d'affaires net. Il détient à lui seul 30 % du marché français. Plus d'une boîte de médicament sur huit vendue en France a son logo.
362
Biogaran fait produire en sous-traitance la moitié de ses 362 millions de boîtes de médicaments vendues par an.
Il ne possède pas d'usines, mais c'est dans l'Hexagone qu'il fait produire en sous-traitance la moitié de ses 362 millions de boîtes de médicaments vendues par an, représentant 1.070 références, dont plus de 60 % de médicaments d'intérêt thérapeutique majeur. Au total, 90 % de ses médicaments sont produits en Europe.
Considérée stratégique pour la souveraineté sanitaire, sa cession a été verrouillée. « Bpifrance a noué avec BC Partners un pacte d'actionnaires dans le cadre duquel il est prévu des droits de veto liés à l'activité et à l'empreinte française », souligne la banque publique d'investissement.
« Le tournant des biosimilaires »
Le maintien de l'empreinte industrielle actuelle est important, mais il y a un autre enjeu : mettre à disposition de l'Assurance Maladie des médicaments moins chers, qu'ils soient génériques (pour les médicaments chimiques) ou biosimilaires (pour les médicaments biologiques, les plus innovants mais aussi les plus complexes et les plus onéreux). « Il y a un souhait de servir la France. Beaucoup de brevets de médicaments biologiques vont expirer dans les prochaines années. Il faut réussir le tournant des biosimilaires en France », poursuit Bpifrance.
A charge pour BC Partners de donner à Biogaran les moyens financiers qu'il n'avait pas jusqu'à présent pour se développer dans les biosimilaires. « C'est un des trois axes de croissance prévus, avec les génériques et le développement de médicaments grand public sous marque Biogaran », déclare l'associé du bureau parisien du fonds, Cédric Dubourdieu. Le développement par acquisitions n'est pas pour tout de suite, « on ne regardera pas la croissance externe avant deux ou trois ans, sauf opportunité exceptionnelle», poursuit-il.
A la suite de la finalisation de la cession, Erick Roche, précédemment chez Teva, rejoindra Biogaran dont il deviendra le PDG fin mars. Il connaît bien Biogaran : il en a déjà été le directeur général de 1996 à 2011.
DONALD TRUMP OFFICIALISE LA NOMINATION DE KEVIN WARSH, SUCCESSEUR DE JEROME POWELL
30/01/2026 13:32
Le président américain Donald Trump a confirmé la rumeur, officialisant ce vendredi la nomination de Kevin Warsh, qui deviendra donc le nouveau patron de la banque centrale américaine en juin prochain, à l'issue du mandat de Jerome Powell. "Je connais Kevin depuis longtemps et je suis convaincu qu'il restera dans les annales comme l'un des plus grands présidents de la Fed, peut-être même le meilleur. Par-dessus tout, il a toutes les qualités requises et il ne vous décevra jamais", a lancé Trump sur son réseau Truth Social.
Warsh, en tant qu'ancien gouverneur, maîtrise les rouages de la Fed. Il avait été nommé gouverneur de la banque centrale par George W. Bush et avait exercé ses fonctions de 2006 à 2011. Durant la crise financière de 2008, il était l'interlocuteur privilégié de Ben Bernanke, alors patron de la Fed, auprès de Wall Street. Avant de rejoindre la Fed, Warsh était conseiller spécial de Bush pour la politique économique et secrétaire exécutif au Conseil économique national. Il a également travaillé dans le domaine des fusions-acquisitions chez Morgan Stanley. Warsh est titulaire d'une licence en politiques publiques, avec une spécialisation en économie et statistiques, de l'université de Stanford, ainsi que d'un diplôme de droit à Harvard.
Warsh avait déjà rencontré Trump pour le poste de président de la Fed il y a huit ans, mais l'actuel locataire de la Maison Blanche avait finalement opté pour Jerome Powell - choix qu'il semble avoir depuis regretté si l'on considère les attaques récurrentes visant "Too Late" Powell et sa politique monétaire jugée trop dure et inadaptée.
Sur la liste des quatre candidats qui avaient été présélectionnés cette fois, il est probable que le gouverneur Christopher Waller, le responsable des investissements fixed income de BlackRock, Rick Rieder, ou bien encore le directeur du Conseil économique national Kevin Hassett, auraient proposé des politiques monétaires plus... généreuses. Le choix très conventionnel de Trump surprend donc quelque peu ce jour, alors qu'il n'a pas caché sa volonté de voir les taux baisser très significativement.
Kevin Warsh s'est montré critique l'an dernier vis-à-vis de la Fed et de ses craintes de stagflation, jugeant que la banque centrale sous-estimait le rôle de l'intelligence artificielle dans la stimulation de la productivité et la réduction de l'inflation. Ainsi, le futur nouveau patron de la banque centrale entend bien baisser les taux d'intérêt comme attendu, mais peut-être pas autant que les marchés ou Trump ne l'espèrent. De plus, il a prôné par le passé une certaine rigueur concernant la gestion du bilan de la Fed, ce qui ne milite pas pour des mesures monétaires "de style QE" (assouplissements monétaires quantitatifs). Warsh avait aussi directement critiqué Powell pour ses choix malavisés et notamment son incapacité à anticiper la persistance de l'inflation post-pandémique - la fameuse "inflation transitoire".
Warsh réfute néanmoins l'idée que l'inflation soit causée par une croissance économique trop rapide et des salaires trop élevés. Il soutient plutôt qu'elle découle de dépenses publiques excessives et d'une création monétaire trop importante. Le futur dirigeant de la Fed apparaît donc mesuré dans ses positions, et rien n'indique qu'il pourrait plaider pour une baisse agressive des taux comme Trump le juge nécessaire.
Warsh a également déclaré que la Fed devrait considérer les droits de douane comme des variations de prix ponctuelles, un avis partagé par l'administration Trump et certains membres de la Fed. Il juge que la politique de la Fed pourrait freiner l'économie et qu'une récession immobilière est actuellement en cours. Il considère que les taux d'intérêt devraient être plus bas, mais aussi que le bilan de la Fed devrait être réduit.
"la surveillance digitale " est passée à l'assemblée
il faudra prouver que vous avez au moins 15 ans pour accéder aux RS, ceci avec un QRC relié à une carte d'identité numérique
bref, nous arrivons au crédit social
Les États-Unis quittent officiellement l’OMS: de lourdes conséquences pour la santé mondiale
Les États-Unis ont quitté officiellement l'Organisation mondiale de la santé (OMS), jeudi 22 janvier. Le président Donald Trump avait signé un décret en ce sens dès son entrée en fonction à la Maison-Blanche. Après un an de préavis légal, c'est donc chose faite.
Selon son Directeur, L'OMS n'a pas recommandé aux gouvernements de rendre obligatoire le port du masque ni la vaccination et n'a jamais recommandé le confinement.
Heureusement, Internet a de la mémoire.
Effet « Top Gun » à Davos et en Bourse, les lunettes d'Emmanuel Macron font le buzz et enflamment l'action de son fabricant
Emmanuel Macron a marqué les esprits à Davos, non seulement par son discours percutant, mais aussi par ses lunettes désormais iconiques. Ce coup d'éclat a fait exploser les ventes du modèle PACIFIC S 01 de la maison Henry Jullien, propulsant la maison mère iVision Tech à la Bourse de Milan. Une success-story inattendue pour le lunetier français et son propriétaire italien.
Emmanuel Macron « break the internet ». Littéralement. Son discours à Davos a fait le tour du monde, retenant l'attention autant pour ses lunettes à verres polarisés bleus que pour son discours frontal face à Donald Trump. Voire plus. Son homologue américain, qui ne rate pas une occasion de railler le locataire de l'Elysée, a ironisé sur ce look à la Top Gun. « Je l'ai vu jouer le dur à cuire » avec « ces belles lunettes de soleil », s'est-il moqué sur l'estrade du Forum économique mondiale, amplifiant le buzz.
Car les réseaux sociaux se sont emballés, avec des mèmes représentant un Emmanuel Macron façon Terminator, Le Parrain ou OSS 117, alors que la paire d'aviateur cache surtout un problème oculaire, bénin selon le palais présidentiel. La pop culture s'invite dans la diplomatie. Pendant que les commentaires s'accumulent sur les réseaux, d'autres compteurs s'affolent : ceux de la Bourse et du site du fabricant.
Suspension de cotation
Trop de visites sur le site d'Henry Jullien… qui finit par planter. La maison jurassienne a dû créer en urgence une page consacrée uniquement aux lunettes présidentielles, les PACIFIC S 01, Doublé or, pour une silhouette alliant « une robustesse inégalée, élégance et unicité ». Comptez 659 euros. « Après le discours de Macron à Davos, le site web a planté en raison du volume des commandes », a déclaré dans une interview à Bloomberg Stefano Fulchir, le patron d'iVision Tech SpA, la maison mère italienne du lunetier centenaire français. « Tout a commencé à l'été 2024, lorsque nous avons été contactés par l'Elysée parce que [Emmanuel] Macron devait rencontrer un haut fonctionnaire lors d'un sommet du G20 et souhaitait acheter un produit fabriqué en France pour l'offrir en cadeau diplomatique. Il en a ensuite acheté une paire pour lui-même ».
Coté à Milan, iVision Tech a vu sa capitalisation boursière passer de 12 à 19 millions d'euros et son action bondir de plus de 65 % cette semaine. Le titre a même été suspendu de cotation ce vendredi. Emmanuel Macron ne fait pas que « casser internet », la Bourse aussi.
Le Parlement envoie l'accord UE-Mercosur devant les juges
Dans un hémicycle tendu comme un arc, la résolution de Pascal Canfin (Renew) saisissant la Cour de justice de l’Union européenne a été adoptée mardi par 334 voix contre 324, avec 11 abstentions.
L’accord avec le Mercosur vacille. À dix voix près, le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l’UE, gelant la ratification pour au moins quatorze mois. Une coalition allant de la gauche aux LR de François-Xavier Bellamy inflige un revers à la Commission, dénonçant un danger pour la souveraineté agricole. Si Paris salue cette pause, le chancelier Friedrich Merz s’emporte et exige d’Ursula von der Leyen une application provisoire immédiate pour contrer l’offensive douanière de Trump.
"UN COUP DUR": LE SALON DE L'AGRICULTURE BOUSCULÉ PAR L'ABSENCE INÉDITE DE VACHES
13/01/2026 13:45
"Un coup dur": le Salon de l'agriculture devra se passer de vaches, les éleveurs refusant d'amener leurs animaux par "crainte" et par "solidarité" avec ceux touchés par la dermatose nodulaire. Les organisateurs appellent à présent à une édition "sans tensions", malgré les manifestations.
C'est une première dans l'histoire du salon parisien créé en 1964: les organismes de sélection des races bovines ont décidé de ne pas présenter de bovins au concours général agricole et refusé la présence, même symbolique, de quelques vaches, dont Biguine, l'égérie brahman venue de Martinique.
C'est "un coup dur pour le salon", qui laisse ses organisateurs "profondément attristés", a déclaré mardi à la presse son président, Jérôme Despey, ajoutant respecter le choix des éleveurs.
Cette décision intervient alors même que "85% des bovins" parmi les 500 à 600 qui devaient concourir venaient de zones indemnes de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Mais le protocole sanitaire pourtant strict du salon - qui s'ouvre cette année le 21 février - n'a pas convaincu: "quand on élève pendant plusieurs années des bêtes de concours, on peut comprendre la peur des éleveurs" qui ont choisi de ne pas transporter leurs meilleurs animaux, a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, organisateur du salon.
C'est aussi une première en 132 éditions du Concours général agricole qui ne récompense pas que les bovins mais aussi d'autres productions animales ainsi que des centaines de produits du terroir.
Une médaille au concours général assure souvent aux producteurs de vins, saucissons et viandes récompensés "20% de revenus".
Les autres animaux (cochons, ovins, chiens, chats, chevaux et ânes) seront bien présents ainsi que les milliers d'exposants de produits de différentes régions.
- Des débats, "pas des combats" -
Arnaud Lemoine a aussi souligné la "solidarité" des organismes de sélection avec les éleveurs des zones touchées par la maladie, dont les animaux sont bloqués en attendant la levée des restrictions le temps que l'immunité vaccinale se construise.
La gestion par l'Etat de l'épizootie de DNC a relancé le mouvement de contestation agricole, nourri par l'accord de libre-échange UE-Mercosur mais aussi par le ras-le-bol général de la profession. Les manifestations ont pris une nouvelle dimension depuis jeudi dernier avec des défilés de tracteurs dans Paris de tous les syndicats, avec la FNSEA à la manoeuvre mardi.
La période avant le Salon de l'agriculture est traditionnellement celle où les agriculteurs font pression sur les politiques, qui viennent ensuite défiler parmi les stands pour montrer leur proximité avec le monde rural. Ils seront cette année en campagne pour les élections municipales de mars.
En 2024, le premier jour du salon avait été fortement perturbé par des agriculteurs prêts à en découdre avec le président Emmanuel Macron. L'événement avait ouvert au public plus tardivement, dans une atmosphère tendue.
Des manifestations avaient fait peser des craintes sur l'édition 2025, qui s'est finalement tenue dans le calme.
"On ne peut pas mettre la pression sur le salon (...) chaque année pour des raisons différentes aussi importantes soient-elles (...) On n'a pas de problème avec les débats" mais "pas de combats", a lancé Arnaud Lemoine, appelant au "respect des visiteurs", qui sont en moyenne 600.000 à venir chaque année.
Les organisateurs souhaitent un salon de la "solidarité" mais "pas un salon des tensions". Jérôme Despey a d'ailleurs lancé le nouveau slogan de l'événement "venir c'est soutenir" l'agriculture française.
"Il n'y aura pas de vaches mais il y aura tout le reste et même un peu plus, il nous reste un mois et demi pour être à la hauteur", a ajouté Arnaud Lemoine, refusant de donner le nombre de visiteurs nécessaire pour maintenir la rentabilité de l'événement.
L'absence de vaches et de l'égérie, qui sera même retirée de l'affiche au grand désespoir des éleveurs d'outremer pour la première fois mis à l'honneur, risque en effet d'avoir un impact sur la fréquentation de ce salon grand public.
Une conférence de presse aura lieu début février pour annoncer le programme remodelé de l'événement.
Le fisc peut désormais voir toutes vos transactions crypto : ce qui change vraiment depuis le 1er janvier
Dès 2026, vos transactions en cryptomonnaies seront scrutées par les autorités fiscales.
Publié le 10 janvier 2026
Le fisc peut désormais voir toutes vos transactions crypto : ce qui change vraiment depuis le 1er janvierLe fisc peut désormais voir toutes vos transactions crypto : ce qui change vraiment depuis le 1er janvier | journaldeleconomie.fr
Depuis une semaine, une nouvelle directive européenne, nommée DAC8 (pour « coopération administrative dans le domaine fiscal »), vient d’entrer en vigueur pour les plateformes de cryptomonnaie dans l’Union européenne, confirme BFMTV. Cela change profondément la façon dont les transactions en cryptomonnaies seront surveillées.
Depuis le 1er janvier 2026, le fisc français, ainsi que les administrations fiscales de nombreux autres pays européens, peuvent accéder à l’ensemble des transactions effectuées par les résidents sur les plateformes de cryptomonnaie. La mesure vaut aussi pour des comptes étrangers si ces comptes sont tenus sur des plateformes enregistrées dans l’UE. Pour les utilisateurs de cryptomonnaies, c’est un tournant important : il va falloir s’adapter à ce nouveau cadre réglementaire.
Ce que couvre DAC8 et pourquoi
La directive DAC8 étend la coopération administrative fiscale au domaine des cryptomonnaies. Elle prévoit un échange automatique d’informations entre les autorités fiscales des pays européens.
Les transactions réalisées à compter du 1er janvier 2026 sont soumises à cette réglementation. Les plateformes de type CEX (plateformes cryptos centralisées) et celles répondant aux normes PSAN (en France) et PSCA (en Europe) doivent communiquer les données de leurs clients aux autorités fiscales. Le premier exercice de déclaration est fixé au 30 septembre 2027.
Selon la Commission européenne, la directive a pour but principal de « lutter contre la fraude fiscale et de combattre l’évasion et l’optimisation fiscales en élargissant son champ d’application aux cryptomonnaies ». Ces mesures visent à améliorer la détection des fraudes fiscales.
Ce que ça change pour les utilisateurs
Avec l’arrivée de DAC8, plusieurs conséquences se profilent pour les utilisateurs de cryptomonnaies, notamment un contrôle fiscal plus strict. Désormais, toutes les plus-values réalisées grâce aux cryptomonnaies doivent être déclarées, ce qui rend la fraude fiscale quasi impossible.
Mais cette transparence financière renforcée soulève aussi des questions de sécurité. Des experts redoutent qu’une collecte plus large de données expose les utilisateurs à des fuites d’informations et, dans les cas extrêmes, à des menaces physiques. Renaud Lifchitz, expert en sécurité crypto, souligne que ceci pourrait engendrer des « braquages et enlèvements », incidents qui ont été « multipliées depuis le début de l’année ».
Pour tenter d’échapper à la surveillance, certaines réponses sont évoquées : l’utilisation de portefeuilles froids, comme Ledger (portefeuille matériel), ou le recours à des plateformes décentralisées (DEX), qui ne tombent pas directement sous le coup de la directive.
Qui est concerné et comment ça évolue
Avant DAC8, les plateformes de cryptomonnaie devaient transmettre des informations seulement en cas de soupçon de financement du terrorisme ou de réglementation anti-blanchiment. Le cadre s’est désormais élargi.
Les plateformes enregistrées dans 48 pays, notamment les Îles Anglo-Normandes, le Brésil, les Îles Caïmans, et l’Afrique du Sud, sont concernées depuis le 1er janvier 2026. Au total, 75 pays se sont engagés à mettre en place cette directive.
Andrew Park, associé en enquêtes fiscales chez Price Bailey, a déclaré au Financial Times : « C’est le début de la fin pour les investisseurs en cryptomonnaies qui pensaient pouvoir investir et gagner de l’argent en toute discrétion, à l’abri des autorités fiscales ». Seb Maley, directeur général du fournisseur d’assurance fiscale Qdos, parle de « tournant majeur » dans la surveillance fiscale du trading de cryptomonnaies.
LE NOUVEAU CROSSOVER HAUT DE GAMME DE RENAULT S'APPELLERA "FILANTE"
05/01/2026
Renault a annoncé lundi que son nouveau crossover haut de gamme destiné au marché international serait officiellement lancé sous le nom de "Filante", une appellation choisie en raison de sa consonnance rappelant les étoiles, l'espace et les voyages.
Ce nom rappelle aussi celui de l'"Etoile Filante", un monoplace directement inspiré de l'aéronautique que le constructeur automobile avait présenté en 1956.
Avec son design fuselé, ses spécificités avant-gardistes, ce modèle avait alors atteint une vitesse record de plus de 300 km/h, rappelle le groupe dans un communiqué.
Renault indique que ce patronyme fait également référence au concept-car Filante Record 2025, qui avait quant à lui signé un record en matière d'efficience électrique à la fin de l'année dernière.
Avec ce nouveau véhicule, la firme au losange explique vouloir poursuivre son offensive produit en dehors de l'Europe, caractérisée par une montée en gamme.
Il s'agira du cinquième lancement d'une série de huit prévue dans le cadre de ce plan stratégique.
Assemblé à l'usine Busan (RK), en Corée du Sud, le modèle sera d'abord commercialisé sur le marché coréen, avant d'être exporté dans d'autres régions.
Renault précise qu'il prévoit de dévoiler officiellement son nouveau crossover à Séoul le mercredi 13 janvier.
Rollier1
« « Mercosur. Accord repoussé à Janvier. » »
En langage politicien, repoussé ne veut pas dire ré examiné, modifié.
C'est juste que les stylos sont en panne.
Marrant, ça. Exactement comme pour le Programme Pluri-annuel des Energies, n France
Coïncidence ? Ou désir de calmer une situation explosive ?
Énorme piratage de Bouygues Telecom, avec IBAN et code BIC ? Un hacker se déchaîne et ment sur le dark web
18 décembre 2025 à 12h36
[Information Clubic] Un pirate informatique affirme avoir récupéré les données de plus de 6 millions d'abonnés Bouygues Telecom. Dans le lot, on retrouve l'IBAN et le code BIC bancaires. Mais visiblement, il s'agit surtout d'un coup de poker du hacker.
Vient-on encore de franchir une nouvelle étape de dangerosité, avec le potentiel piratage de Bouygues Telecom ? Sur au moins deux forums du dark web, comme Clubic a pu le constater ce mercredi 18 décembre, des hackers disent détenir une gigantesque base de données de 6,3 millions de clients de l'opérateur, au sein de laquelle on retrouve des informations personnelles, mais aussi bancaires. Sauf qu'encore une fois, le cybercriminel derrière ces allégations a menti. Pour la gloire, mais pas que.
Quelques heures après la publication des données personnelles authentifiées de plusieurs millions d'allocataires CAF, une nouvelle cyberattaque d'ampleur est revendiquée par les pirates informatiques. À peine 24 heures aussi après l'envoi d'un e-mail par SFR informant ses abonnés d'un accès à l'un de ses outils internes, c'est au tour de Bouygues Telecom d'être, à nouveau malheureusement, dans le viseur des hackers.
La base de données brandie par les pirates est bien authentique, mais nous sommes en mesure d'affirmer qu'elle n'est pas inédite. Contacté par Clubic, le hacker éthique Clément Domingo, aka SaxX, nous le confirme ce midi. « C'est 100% fake, il n'y a aucune nouvelle donnée ». Les informations exhibées par les hackers sont en effet bien les mêmes que celles de la fuite dont a été victime Bouygues Telecom au cœur de l'été, qui concernait 6,4 millions d'abonnés. Vous noterez d'ailleurs, et c'était un bel indice, que le nombre d'abonnés touchés entre la cyberattaque de cet été, et la plus récente, qui n'a donc jamais eu lieu, est quasiment le même.
Toujours est-il qu'à l'intérieur de cette base de données, on retrouve le nom, le prénom, la date de naissance, l'adresse postale, le numéro de téléphone, et l'adresse électronique d'inscription de plus de 6 millions de clients. Mais il n'y a pas que les informations personnelles !
Les informations bancaires récupérées par les pirates, cela devient monnaie courante
Outre les données personnelles, les pirates font apparaître dans la base de données constituée l'IBAN bancaire des abonnés, ainsi que leur code BIC. Rappelons que pris séparément, l'IBAN, qui est l’identifiant unique international d’un compte bancaire, est presque sans danger pour le consommateur.
En revanche, cumulé à d'autres données, l'IBAN peut devenir très dangereux. Et dans la fuite de cet été de Bouygues Telecom, exhumée par les hackers cette semaine, on retrouve le code BIC. Comme l'explique la Banque de France, il « sert à identifier une institution financière dans le cadre des transactions financières internationales. Chaque institution financière à son propre code BIC ». Notons que certains codes BIC des échantillons publiés par les cybercriminels apparaissent en intégralité, d'autres partiellement. Ils permettent en tout cas de savoir quel est l'établissement bancaire émetteur du RIB de l'abonné.
Bien que cette fuite de données soit totalement fausse car tirée d'un précédent leak, le risque, pour les abonnés concernés, reste de subir du phishing, ou encore une usurpation d'identité. S'il est très innovant auprès de ses abonnés depuis de longs mois, Bouygues Telecom suscite toujours l'appétit des hackers. Mais nous sommes ici dans le cas d'un hacker qui semble vouloir profiter de l'émulation autour du piratage du ministère de l'Intérieur, et de celui, tout aussi grave, de la CAF.
SPACEX : ÇA SE PRÉCISE POUR LA PLUS GROSSE IPO DE L'HISTOIRE
17/12/2025
Silence ! SpaceX a informé ses employés qu'elle entamait une période de silence réglementaire ('quiet period'), selon des sources proches du dossier citées par 'Bloomberg'. Cette décision rapproche le constructeur de fusées et de satellites de sa très attendue introduction en bourse prévue pour 2026.
Conformément aux exigences de la Securities and Exchange Commission (SEC), SpaceX a demandé à ses employés de s'abstenir de tout commentaire, discussion ou autre communication concernant les projets d'introduction en bourse de l'entreprise, notamment sur des sujets tels que sa croissance ou sa valorisation, selon les sources de l'agence, citant le contenu d'un courriel interne. Cette restriction concerne les réseaux sociaux, les interviews, les conférences et les apparitions publiques, a précisé l'une des sources.
La firme fondée par Elon Musk souhaiterait lever bien plus de 30 milliards de dollars à New York. Une opération qui valoriserait l'entreprise à environ 1.500 milliards de dollars et constituerait la plus importante introduction en bourse de tous les temps. A ce jour, la plus importante IPO de l'histoire a été réalisée en 2019 par le géant saoudien Saudi Aramco qui avait alors levé plus de 29 Mds$.
Dans une note interne consultée par 'Bloomberg' vendredi, SpaceX explique se préparer à une possible IPO l'an prochain. Cette introduction en bourse viserait à financer un rythme de lancement extrêmement soutenu pour sa fusée Starship en développement, des centres de données d'intelligence artificielle dans l'espace et une base lunaire. La date de l'opération et la valorisation qui en découle restent incertaines, et l'entreprise pourrait encore décider de ne pas donner suite au projet, souligne l'agence. Elon Musk détient une participation estimée de 42% dans SpaceX, selon 'Forbes'. Si tout se passe comme prévu, la fortune du milliardaire devrait donc encore décoller l'an prochain.
Le top 3 des pires actions en Bourse cette année
L'année 2025 fut, une fois de plus, le théâtre d'une forte volatilité boursière. Elle fut marquée par une série de chocs macroéconomiques et géopolitiques majeurs : nouveaux droits de douane de Trump, crise politique française, assouplissement monétaire des banques centrales mondiales, persistance du conflit russo-ukrainien et intensification des tensions au Moyen-Orient parmi d'autres.
Si certaines valeurs ont explosé, d'autres ont lourdement dévissé. Quelles sont les actions qui ont fortement chuté en Bourse en 2025 ? Faut-il voir dans cette baisse une opportunité d'achat ou est-il plus prudent d'éviter ces valeurs ?
Découvrez notre analyse et notre avis sur trois actions emblématiques de ces flops boursiers 2025.
Worldline : l'effondrement du champion européen des paiements
Baisse annuelle de l'action Worldline : environ 81 % autour des 1,55 euros au 27 novembre 2025, proche des plus bas historiques.
L'action, qui valait encore plus de 85 euros en 2021, évolue aujourd'hui autour de 1,55 euros après une chute de plus de 81 % cette année. Cette chute, longtemps inimaginable pour l'ancien champion européen des paiements, résulte d'une succession de chocs opérationnels, stratégiques et concurrentiels qui ont totalement détruit la confiance des investisseurs.
Baisse du chiffre d'affaires, pertes de clients, résiliations de contrats, retards de livraison de terminaux et mix produit défavorable… ces faiblesses traduisent une érosion profonde de la rentabilité du groupe et une détérioration de son positionnement dans un marché où fintechs (Stripe, Adyen), Big Tech (Apple, Google) et banques renforcent leur présence.
La direction a tenté de réagir avec son plan « North Star 2030 » du 6 novembre 2025 et une augmentation de capital de 500 millions d'euros destinée à stabiliser une structure financière fragilisée. Mais cette initiative, loin de rassurer, a provoqué un nouvel accès de défiance de la part des investisseurs. Les analystes ont massivement abaissé leurs recommandations, estimant que les restructurations successives n'ont jamais porté leurs fruits.
Pour les investisseurs, la question est désormais de savoir si la valorisation actuelle offre un point d'entrée (spéculatif) grâce aux actifs de qualité restants ou si la perte de confiance des investisseurs est irréversible… Le consensus penche vers la prudence, car le rebond semble peu probable sans un changement stratégique radical.
Lululemon Athletica : quand le pionnier de l'athleisure montre des signes d'essoufflement
Baisse annuelle de l'action Lululemon Athletica : environ 51 % autour de 182 $ au 26 novembre 2025.
Lululemon, longtemps considéré comme le pionnier de l'athleisure premium, continue sa chute en Bourse en 2025 en perdant plus de 51 % autour de 182 $ fin novembre (loin des 515 $ atteints fin 2023).
Le marché américain, qui représente plus de 60 % des ventes, est au cœur de cette dégringolade. Dans un contexte d'inflation persistante, les consommateurs délaissent les produits hauts de gamme au profit d'alternatives plus abordables, remettant en cause la légitimité du positionnement prix de la marque.
Les difficultés proviennent également de choix internes discutables. Les collections 2024 et 2025 ont déçu, entraînant une baisse des taux de conversion et une perte de désirabilité. Parallèlement, la partie déstockage « We Made Too Much » s'est considérablement élargie, signe d'une gestion des stocks défaillante et d'une demande moins dynamique qu'anticipé.
Avec la forte implantation de la chaîne d'approvisionnement du groupe en Asie, les tensions commerciales (droits de douane américains et fin de la franchise de minimis aux Etats-Unis) ont ajouté une pression supplémentaire. Pour préserver ses marges, la marque a relevé certains prix tout en multipliant les démarques sur le marché américain, une combinaison qui pèse doublement sur sa rentabilité.
La concurrence s'est par ailleurs renforcée. Autrefois incontournable, Lululemon voit désormais ses innovations rattrapées par des marques premium émergentes et des distributeurs proposant des produits similaires à prix réduit.
La stratégie de redressement du groupe reste encore floue. L'entreprise mise sur l'expansion internationale, notamment en Chine, et sur l'amélioration de l'expérience client, mais ces leviers ne suffisent pas à enrayer rapidement la baisse de la demande.
Lululemon traverse-t-elle un simple passage à vide ? La marque entame-t-elle sa transition vers une croissance plus faible, typique d'un cycle de mode en perte de vitesse ? Pour rebondir, Lululemon devra montrer aux investisseurs que les difficultés sont majoritairement conjoncturelles.
Ubisoft : le géant Français du jeu vidéo au bord du précipice
Baisse annuelle de l'action Ubisoft Entertainment : environ 48 % autour de 6,64 euros au 28 novembre 2025.
L'action Ubisoft a perdu près de 50 % depuis janvier et évolue à un niveau inédit depuis 2012. Par rapport à son pic historique à plus de 82 euros, la chute dépasse désormais 90 %.
Cette baisse s'explique par le fait que plusieurs franchises clés ont affiché une activité décevante, tandis qu'un calendrier de sorties particulièrement creux a pesé sur les revenus. Le départ en octobre 2025 de Marc-Alexis Côté, figure majeure d'Assassin's Creed depuis vingt ans, a accentué les inquiétudes quant à l'avenir créatif du groupe.
Le pipeline 2025-2026 apparaît lui aussi fragile : peu de nouveautés majeures et une dépendance accrue au catalogue existant, ce qui limite la visibilité sur un éventuel rebond. Ubisoft poursuit en parallèle un vaste programme de réduction des coûts lancé en 2023. Si ces mesures visent à restaurer la rentabilité, elles alimentent un climat social tendu et entraînent une fuite de talents.
De plus, la famille Guillemot, fondatrice du groupe, doit composer avec l'influence grandissante de Tencent, désormais actionnaire majoritaire via un investissement dans Vantage Studios.
Dans une industrie du jeu vidéo elle-même en transition post-Covid, Ubisoft semble peiner à s'adapter. Les investisseurs s'interrogent donc sur la capacité du groupe à retrouver un cycle de croissance ou sur la probabilité croissante d'un rachat à prix réduit.
"La Russie est en paix avec l'Europe. Mais si l'Europe décide d'entrer en guerre, la Russie est prête à faire face." Sergueï Lavrov.