Énorme piratage de Bouygues Telecom, avec IBAN et code BIC ? Un hacker se déchaîne et ment sur le dark web
18 décembre 2025 à 12h36
[Information Clubic] Un pirate informatique affirme avoir récupéré les données de plus de 6 millions d'abonnés Bouygues Telecom. Dans le lot, on retrouve l'IBAN et le code BIC bancaires. Mais visiblement, il s'agit surtout d'un coup de poker du hacker.
Vient-on encore de franchir une nouvelle étape de dangerosité, avec le potentiel piratage de Bouygues Telecom ? Sur au moins deux forums du dark web, comme Clubic a pu le constater ce mercredi 18 décembre, des hackers disent détenir une gigantesque base de données de 6,3 millions de clients de l'opérateur, au sein de laquelle on retrouve des informations personnelles, mais aussi bancaires. Sauf qu'encore une fois, le cybercriminel derrière ces allégations a menti. Pour la gloire, mais pas que.
Quelques heures après la publication des données personnelles authentifiées de plusieurs millions d'allocataires CAF, une nouvelle cyberattaque d'ampleur est revendiquée par les pirates informatiques. À peine 24 heures aussi après l'envoi d'un e-mail par SFR informant ses abonnés d'un accès à l'un de ses outils internes, c'est au tour de Bouygues Telecom d'être, à nouveau malheureusement, dans le viseur des hackers.
La base de données brandie par les pirates est bien authentique, mais nous sommes en mesure d'affirmer qu'elle n'est pas inédite. Contacté par Clubic, le hacker éthique Clément Domingo, aka SaxX, nous le confirme ce midi. « C'est 100% fake, il n'y a aucune nouvelle donnée ». Les informations exhibées par les hackers sont en effet bien les mêmes que celles de la fuite dont a été victime Bouygues Telecom au cœur de l'été, qui concernait 6,4 millions d'abonnés. Vous noterez d'ailleurs, et c'était un bel indice, que le nombre d'abonnés touchés entre la cyberattaque de cet été, et la plus récente, qui n'a donc jamais eu lieu, est quasiment le même.
Toujours est-il qu'à l'intérieur de cette base de données, on retrouve le nom, le prénom, la date de naissance, l'adresse postale, le numéro de téléphone, et l'adresse électronique d'inscription de plus de 6 millions de clients. Mais il n'y a pas que les informations personnelles !
Les informations bancaires récupérées par les pirates, cela devient monnaie courante
Outre les données personnelles, les pirates font apparaître dans la base de données constituée l'IBAN bancaire des abonnés, ainsi que leur code BIC. Rappelons que pris séparément, l'IBAN, qui est l’identifiant unique international d’un compte bancaire, est presque sans danger pour le consommateur.
En revanche, cumulé à d'autres données, l'IBAN peut devenir très dangereux. Et dans la fuite de cet été de Bouygues Telecom, exhumée par les hackers cette semaine, on retrouve le code BIC. Comme l'explique la Banque de France, il « sert à identifier une institution financière dans le cadre des transactions financières internationales. Chaque institution financière à son propre code BIC ». Notons que certains codes BIC des échantillons publiés par les cybercriminels apparaissent en intégralité, d'autres partiellement. Ils permettent en tout cas de savoir quel est l'établissement bancaire émetteur du RIB de l'abonné.
Bien que cette fuite de données soit totalement fausse car tirée d'un précédent leak, le risque, pour les abonnés concernés, reste de subir du phishing, ou encore une usurpation d'identité. S'il est très innovant auprès de ses abonnés depuis de longs mois, Bouygues Telecom suscite toujours l'appétit des hackers. Mais nous sommes ici dans le cas d'un hacker qui semble vouloir profiter de l'émulation autour du piratage du ministère de l'Intérieur, et de celui, tout aussi grave, de la CAF.
SPACEX : ÇA SE PRÉCISE POUR LA PLUS GROSSE IPO DE L'HISTOIRE
17/12/2025
Silence ! SpaceX a informé ses employés qu'elle entamait une période de silence réglementaire ('quiet period'), selon des sources proches du dossier citées par 'Bloomberg'. Cette décision rapproche le constructeur de fusées et de satellites de sa très attendue introduction en bourse prévue pour 2026.
Conformément aux exigences de la Securities and Exchange Commission (SEC), SpaceX a demandé à ses employés de s'abstenir de tout commentaire, discussion ou autre communication concernant les projets d'introduction en bourse de l'entreprise, notamment sur des sujets tels que sa croissance ou sa valorisation, selon les sources de l'agence, citant le contenu d'un courriel interne. Cette restriction concerne les réseaux sociaux, les interviews, les conférences et les apparitions publiques, a précisé l'une des sources.
La firme fondée par Elon Musk souhaiterait lever bien plus de 30 milliards de dollars à New York. Une opération qui valoriserait l'entreprise à environ 1.500 milliards de dollars et constituerait la plus importante introduction en bourse de tous les temps. A ce jour, la plus importante IPO de l'histoire a été réalisée en 2019 par le géant saoudien Saudi Aramco qui avait alors levé plus de 29 Mds$.
Dans une note interne consultée par 'Bloomberg' vendredi, SpaceX explique se préparer à une possible IPO l'an prochain. Cette introduction en bourse viserait à financer un rythme de lancement extrêmement soutenu pour sa fusée Starship en développement, des centres de données d'intelligence artificielle dans l'espace et une base lunaire. La date de l'opération et la valorisation qui en découle restent incertaines, et l'entreprise pourrait encore décider de ne pas donner suite au projet, souligne l'agence. Elon Musk détient une participation estimée de 42% dans SpaceX, selon 'Forbes'. Si tout se passe comme prévu, la fortune du milliardaire devrait donc encore décoller l'an prochain.
Le top 3 des pires actions en Bourse cette année
L'année 2025 fut, une fois de plus, le théâtre d'une forte volatilité boursière. Elle fut marquée par une série de chocs macroéconomiques et géopolitiques majeurs : nouveaux droits de douane de Trump, crise politique française, assouplissement monétaire des banques centrales mondiales, persistance du conflit russo-ukrainien et intensification des tensions au Moyen-Orient parmi d'autres.
Si certaines valeurs ont explosé, d'autres ont lourdement dévissé. Quelles sont les actions qui ont fortement chuté en Bourse en 2025 ? Faut-il voir dans cette baisse une opportunité d'achat ou est-il plus prudent d'éviter ces valeurs ?
Découvrez notre analyse et notre avis sur trois actions emblématiques de ces flops boursiers 2025.
Worldline : l'effondrement du champion européen des paiements
Baisse annuelle de l'action Worldline : environ 81 % autour des 1,55 euros au 27 novembre 2025, proche des plus bas historiques.
L'action, qui valait encore plus de 85 euros en 2021, évolue aujourd'hui autour de 1,55 euros après une chute de plus de 81 % cette année. Cette chute, longtemps inimaginable pour l'ancien champion européen des paiements, résulte d'une succession de chocs opérationnels, stratégiques et concurrentiels qui ont totalement détruit la confiance des investisseurs.
Baisse du chiffre d'affaires, pertes de clients, résiliations de contrats, retards de livraison de terminaux et mix produit défavorable… ces faiblesses traduisent une érosion profonde de la rentabilité du groupe et une détérioration de son positionnement dans un marché où fintechs (Stripe, Adyen), Big Tech (Apple, Google) et banques renforcent leur présence.
La direction a tenté de réagir avec son plan « North Star 2030 » du 6 novembre 2025 et une augmentation de capital de 500 millions d'euros destinée à stabiliser une structure financière fragilisée. Mais cette initiative, loin de rassurer, a provoqué un nouvel accès de défiance de la part des investisseurs. Les analystes ont massivement abaissé leurs recommandations, estimant que les restructurations successives n'ont jamais porté leurs fruits.
Pour les investisseurs, la question est désormais de savoir si la valorisation actuelle offre un point d'entrée (spéculatif) grâce aux actifs de qualité restants ou si la perte de confiance des investisseurs est irréversible… Le consensus penche vers la prudence, car le rebond semble peu probable sans un changement stratégique radical.
Lululemon Athletica : quand le pionnier de l'athleisure montre des signes d'essoufflement
Baisse annuelle de l'action Lululemon Athletica : environ 51 % autour de 182 $ au 26 novembre 2025.
Lululemon, longtemps considéré comme le pionnier de l'athleisure premium, continue sa chute en Bourse en 2025 en perdant plus de 51 % autour de 182 $ fin novembre (loin des 515 $ atteints fin 2023).
Le marché américain, qui représente plus de 60 % des ventes, est au cœur de cette dégringolade. Dans un contexte d'inflation persistante, les consommateurs délaissent les produits hauts de gamme au profit d'alternatives plus abordables, remettant en cause la légitimité du positionnement prix de la marque.
Les difficultés proviennent également de choix internes discutables. Les collections 2024 et 2025 ont déçu, entraînant une baisse des taux de conversion et une perte de désirabilité. Parallèlement, la partie déstockage « We Made Too Much » s'est considérablement élargie, signe d'une gestion des stocks défaillante et d'une demande moins dynamique qu'anticipé.
Avec la forte implantation de la chaîne d'approvisionnement du groupe en Asie, les tensions commerciales (droits de douane américains et fin de la franchise de minimis aux Etats-Unis) ont ajouté une pression supplémentaire. Pour préserver ses marges, la marque a relevé certains prix tout en multipliant les démarques sur le marché américain, une combinaison qui pèse doublement sur sa rentabilité.
La concurrence s'est par ailleurs renforcée. Autrefois incontournable, Lululemon voit désormais ses innovations rattrapées par des marques premium émergentes et des distributeurs proposant des produits similaires à prix réduit.
La stratégie de redressement du groupe reste encore floue. L'entreprise mise sur l'expansion internationale, notamment en Chine, et sur l'amélioration de l'expérience client, mais ces leviers ne suffisent pas à enrayer rapidement la baisse de la demande.
Lululemon traverse-t-elle un simple passage à vide ? La marque entame-t-elle sa transition vers une croissance plus faible, typique d'un cycle de mode en perte de vitesse ? Pour rebondir, Lululemon devra montrer aux investisseurs que les difficultés sont majoritairement conjoncturelles.
Ubisoft : le géant Français du jeu vidéo au bord du précipice
Baisse annuelle de l'action Ubisoft Entertainment : environ 48 % autour de 6,64 euros au 28 novembre 2025.
L'action Ubisoft a perdu près de 50 % depuis janvier et évolue à un niveau inédit depuis 2012. Par rapport à son pic historique à plus de 82 euros, la chute dépasse désormais 90 %.
Cette baisse s'explique par le fait que plusieurs franchises clés ont affiché une activité décevante, tandis qu'un calendrier de sorties particulièrement creux a pesé sur les revenus. Le départ en octobre 2025 de Marc-Alexis Côté, figure majeure d'Assassin's Creed depuis vingt ans, a accentué les inquiétudes quant à l'avenir créatif du groupe.
Le pipeline 2025-2026 apparaît lui aussi fragile : peu de nouveautés majeures et une dépendance accrue au catalogue existant, ce qui limite la visibilité sur un éventuel rebond. Ubisoft poursuit en parallèle un vaste programme de réduction des coûts lancé en 2023. Si ces mesures visent à restaurer la rentabilité, elles alimentent un climat social tendu et entraînent une fuite de talents.
De plus, la famille Guillemot, fondatrice du groupe, doit composer avec l'influence grandissante de Tencent, désormais actionnaire majoritaire via un investissement dans Vantage Studios.
Dans une industrie du jeu vidéo elle-même en transition post-Covid, Ubisoft semble peiner à s'adapter. Les investisseurs s'interrogent donc sur la capacité du groupe à retrouver un cycle de croissance ou sur la probabilité croissante d'un rachat à prix réduit.
"La Russie est en paix avec l'Europe. Mais si l'Europe décide d'entrer en guerre, la Russie est prête à faire face." Sergueï Lavrov.
Brandt : le tribunal de Nanterre prononce la "liquidation judiciaire" de l'entreprise
Le tribunal des activités économiques de Nanterre a placé le groupe Brandt en "liquidation judiciaire" ce jeudi 11 décembre 2025. Quelque 700 emplois supprimés.
11 déc. 2025 à 10h37
Le coup de marteau est tombé sur la tête des élus locaux et des salariés de l’entreprise Brandt, ce jeudi 11 décembre 2025. Le tribunal des activités économiques de Nanterre s’est prononcé sur le sort du groupe centenaire d’électroménager Brandt, en donnant un avis défavorable à l’offre de reprise du groupe Revive.
« Un traumatisme » estime le président de la région
En grandes difficultés depuis son placement en redressement judiciaire, plusieurs offres de reprise avaient été étudiées pour tenter de sauver l’entreprise. Notamment celle du groupe Revive, intégrant une création de Scop et la sauvegarde de près de 400 emplois.
« C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie française », a réagi le président de la Région Centre-Val de Loire, François Bonneau aupès de l’AFP, évoquant un « traumatisme » pour les quelque 700 emplois du groupe supprimés après cette décision du tribunal des affaires économiques (TAE) de Nanterre.
Nooon ! mais j'y crois pas !!! 😲🥺😫
"JAMAIS UN PRÉSIDENT N'A TRAVAILLÉ AUSSI DUR QUE MOI !", AFFIRME DONALD TRUMP
10/12/2025
Le président américain Donald Trump a livré un long message sur son réseau Truth Social, dans lequel il s'autocongratule pour ses réalisations diverses et met les choses au point suite aux affirmations du New York Times. "Jamais un président n'a travaillé aussi dur que moi ! Mes journées sont interminables et mes résultats parmi les meilleurs. J'ai mis fin à huit guerres, sauvant ainsi des millions de vies, créé la meilleure économie de l'histoire de notre pays, ramené les entreprises aux États-Unis à des niveaux jamais atteints, reconstruit nos forces armées, instauré les plus importantes réductions d'impôts et de réglementations jamais réalisées, fermé notre frontière sud, ouverte et dangereuse, là où les administrations précédentes avaient échoué, et créé une 'aura' autour des États-Unis d'Amérique qui a conduit tous les pays du monde à nous respecter plus que jamais".
"De plus, je me soumets régulièrement à des examens médicaux longs, approfondis et fastidieux au prestigieux Centre médical militaire national Walter Reed, sous la supervision de médecins de renom, qui m'ont tous attribué la note maximale - certains ont même affirmé n'avoir jamais vu de tels résultats. Je passe ces examens par devoir envers notre pays. Outre l'examen médical, j'ai accompli une chose inédite pour un président, à trois reprises, la dernière fois récemment : passer un test cognitif", ajoute Trump.
"Peu de personnes, même parmi celles travaillant au New York Times, seraient capables de réussir brillamment cet examen. Or, je l'ai réussi haut la main à chaque fois, devant un parterre de médecins et d'experts, pour la plupart inconnus. On m'a dit que peu de gens réussissent brillamment ce test et que, de fait, la plupart obtiennent de très mauvais résultats, ce qui explique pourquoi de nombreux autres présidents ont renoncé à le passer. Malgré tout cela, le temps et les efforts que cela implique, le New York Times, et d'autres, aiment prétendre que je 'ralentis', que je suis moins vif qu'avant ou que ma santé est fragile, alors que c'est faux. Je sais que je travaille énormément, probablement plus que jamais. Je saurai quand je 'ralentirai', mais ce n'est pas le cas maintenant !", a lancé le président américain.
"Après tout le travail que j'ai accompli concernant les examens médicaux, les tests cognitifs et tout le reste, je crois sincèrement qu'il est séditieux, voire traître, que le New York Times et d'autres médias publient systématiquement de FAUX articles dans le but de diffamer et de dénigrer le président des États-Unis. Ce sont de véritables ennemis du peuple, et nous devons agir. Ils ont rapporté de manière inexacte tous mes résultats électoraux et ont même été contraints de présenter des excuses pour une grande partie de leurs articles. Le mieux qui puisse arriver à ce pays serait que le New York Times cesse de paraître, car il s'agit d'une 'source' d'information horrible, partiale et mensongère", tacle encore le président.
😡😡😡😡😡
La prudence domine en Europe à l'approche du grand raout de la Fed
10/12/2025
PARIS (Agefi-Dow Jones)--Les Bourses européennes reculent mercredi matin, les investisseurs optant pour la prudence avant les annonces de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) attendues dans la soirée.
Vers 11h00, l'indice Stoxx Europe 600 cédait 0,1%, à 577 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 reculaient respectivement de 0,3% et 0,2%. A Francfort, le DAX 40 abandonnait 0,3%, tandis que le FTSE 100 prenait 0,2% à Londres.
Compte tenu du ralentissement du marché de l'emploi outre-Atlantique, les investisseurs s'attendent largement à ce que la banque centrale américaine opte pour une réduction de ses taux de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) mercredi.
Dès lors, les opérateurs se focaliseront surtout sur les projections économiques actualisées de la banque centrale et sur le discours de son président, Jerome Powell, pour anticiper l'évolution des taux dans les prochains mois.
Cette réunion intervient dans un contexte particulier en raison du blocage budgétaire qui s'est produit aux Etats-Unis cet automne. "La Fed reste dans le flou, faute d'informations claires sur l'état réel de l'inflation ou du marché du travail aux États-Unis en raison de l'absence des données clés du Bureau of Labor Statistics pour octobre", souligne Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN Amro Investment Solutions.
Sur le marché des changes, l'euro prend 0,1% face au billet vert, à 1,1638 dollar.
VALEURS EN VUE:
-M6 (-3,3%, à 11,84 euros): JPMorgan a abaissé mercredi sa recommandation sur l'action du groupe audiovisuel de "neutre" à "sous-pondérer" et réduit son objectif de cours à 13 euros au lieu de 15,10 euros.
-MEDINCELL (+2,9%): la société de biotechnologies a dévoilé des résultats semestriels jugés sans surprise et a confirmé ses perspectives, après avoir déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché américain de l'Olanzapine, un traitement prometteur pour les cas les plus sévères de schizophrénie.
-IPSOS (-2,8%): le groupe d'études par enquêtes a annoncé mardi soir que son directeur financier, Dan Lévy, quitterait "prochainement" ses fonctions afin de poursuivre de "nouvelles opportunités". Olivier Champourlier, l'actuel directeur du contrôle de gestion, assume avec effet immédiat le rôle de directeur financier par intérim.
Perrier passe encore entre les gouttes
Publié le 9 décembre 2025
Le minéralier échappe miraculeusement à une hausse de la fiscalité sur les eaux minérales. Mieux : malgré les scandales et les découvertes de contamination à répétition, la source Perrier devrait obtenir le renouvellement de son autorisation de forage.
https://www.lecanardenchaine.fr/economie/52542-perrier-passe-encore-entre-les-gouttes
La corruption paye tout...
MARCHÉ: PEU D'ANIMATION À ATTENDRE JUSQU'AUX DÉCISIONS DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE
08/12/2025
La Bourse de Paris devrait débuter en territoire négatif lundi à deux jours des décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui apparaissent comme l'ultime case à cocher avant de finir l'année en beauté et de commencer à se projeter vers un exercice 2026 qui s'annonce riche en nouveaux enjeux.
Vers 8h15, le contrat "future" sur l'indice CAC 40 - livraison décembre - recule de 21 points à 8 101 points, annonçant un léger repli pour démarrer la semaine, dans le prolongement du manque d'initiative qui avait caractérisé les dernières séances.
Signe de la plus grande prudence des investisseurs à l'issue d'une année boursière 2025 jusqu'ici réussie, le marché parisien a évolué dans un "trading range" particulièrement réduit la semaine passée, compris entre 8 040 et 8 160 points, ayant systématiquement donné lieu à des écarts limités allant de -0,1% à 0,4%.
Sur l'ensemble de la semaine écoulée, le CAC accuse un repli de l'ordre de 0,1%, mais les analystes les plus optimistes font valoir que l'indice vedette ne se situe qu'à 2,5% de son record historique points qui avait été inscrit au-delà de 8 314,2 points le 13 novembre dernier.
La dynamique est relativement identique à Wall Street, où les grands indices ont signé des gains marginaux la semaine dernière, ce qui leur a cependant permis de revenir en vue de leurs plus hauts absolus, avec un Nasdaq à moins de 2% de ses sommets.
Dans ce contexte d'attentisme, il est probable que les investisseurs restent peu actifs en attendant les conclusions, mercredi soir, de la dernière réunion de l'année de la Fed, qui devrait se solder par une troisième baisse de taux cette année.
Sauf énorme surprise, rien ne semble devoir modifier les anticipations d'une nouvelle réduction de 25 points de base du coût du crédit aux Etats-Unis au vu des récents signes de ralentissement observé du côté de l'emploi et de la meilleure maîtrise de l'évolution de l'inflation.
Cela amènerait à un total de 1,75 point de base l'assouplissement monétaire opéré par la banque centrale américaine depuis septembre 2024, du jamais vu Outre-Atlantique en dehors de périodes de récession.
Même si elle semble largement intégrée dans les cours, une baisse des taux accompagnée d'un message accommodant stimulerait l'intérêt pour les actifs risqués en cette fin d'année, une période favorable pour les marchés boursiers, ce qui permettrait sans doute d'ouvrir la voie au fameux "Santa Claus rally".
Pour certains analystes, il ne semble pas totalement impossible que le S&P 500 touche la barre symbolique des 7 000 points d'ici au 31 décembre, avant de prendre le chemin, début 2026, des 7 500 points, un objectif psychologique majeur cité par bon nombre de stratèges.
Une fois la réunion de la Fed passée, les regards se tourneront nécessairement vers 2026, une année qui sera marquée par l'arrivée d'un nouveau président à la tête de la Fed, qui devrait être le fidèle conseiller économique de Donald Trump, Kevin Hassett, même si celui-ci n'a pas encore été officiellement nommé.
Le marché d'actions aiment en général les baisses de taux, mais la perspective d'une politique toujours plus bienveillante de la part de l'institution financière avec l'arrivée d'un patron connu pour son approche accommodante pourrait commencer par inquiéter les intervenants.
La multiplication récente des baisses de taux risque en effet de placer l'économie américaine, qui affiche toujours une bonne résistance dans une situation de surchauffe qui pourrait conduire l'institution basée à Washington, à lever le pied, voire à de nouveau relever ses taux et entraîner potentiellement un rechute en récession, avertissent certains spécialistes.
"Nous voyons de bonnes raisons pour que la Fed commence à se montrer plus prudente et à ralentir ses baisses de taux", pronostiquant la semaine dernière Henry Alle, analyste marchés chez Deutsche Bank.
L'actualité s'annonce en revanche bien plus calme du côté des indicateurs économiques et des résultats de sociétés, même si la présentation des comptes trimestriels d'Oracle, prévue mercredi soir, sera particulièrement suivie.
L'action du concepteur de logiciels s'était envolée de près de 40% lors de sa dernière publication après la divulgation d'un gigantesque carnet de commandes dans le "cloud" grâce à la vigueur des investissements dans l'IA, mais le titre a perdu tous ses gains depuis sur fond d'interrogations quant à la pérennité du cycle exceptionnel qui porte la "tech" américain depuis maintenant trois ans.
Les perspectives que communiquera à l'occasion le groupe californien n'en seront que davantage surveillées.
Nouveau scandale au Louvre : 400 ouvrages ruinés par une fuite d’eau sale… pendant que la direction rénovait ses toilettes privées !
Nouvelle catastrophe au département égyptien : plus de 400 ouvrages, dont des documents issus de l’expédition de Napoléon, ont été ruinés par une fuite d’eau sale que la direction avait pourtant été alertée à temps.
Pendant que ces trésors disparaissent faute de réparations, la directrice a trouvé près de 500 000 € pour sa salle à manger privée et ses toilettes personnelles.
(Le Canard enchaîné)
L'idée la plus bête de l'hiver : les thermostats connectés obligatoires : À partir de l'hiver 2027, tous les foyers équipés d'un radiateur et autres pour chauffer devront être équipés de thermostats connectés à nos smartphones.
Emmanuel Macron annonce la future interdiction du téléphone portable dans les lycées après avoir été appliquée dans les collèges.
Vente de produits illégaux: une cinquième plateforme, eBay, visée par une enquête
25/11/2025
La plateforme de ventes en ligne américaine eBay est visée par une enquête après avoir été signalée par le gouvernement pour la vente de produits illégauxLa plateforme de ventes en ligne américaine eBay est visée par une enquête après avoir été signalée par le gouvernement pour la vente de produits illégaux ( JOSH EDELSON / AFP/Archives )
La plateforme de ventes en ligne américaine eBay est visée par une enquête après avoir été signalée par le gouvernement pour la vente de produits illégaux, soit la cinquième procédure de ce type après celles visant Shein, AliExpress, Temu et Wish, a indiqué le parquet de Paris à l'AFP mardi.
Mi-novembre, après l'éclosion du scandale autour de Shein, le ministre du Commerce Serge Papin avait annoncé des nouveaux signalements de plateformes de vente en ligne à la justice, dont cinq (AliExpress, Joom, eBay, Temu, Wish) pour la vente de produits illégaux.
S'agissant d'eBay, le ministre avait indiqué qu'il avait été détecté, comme sur Wish, Temu et AliExpress, des ventes "d'armes de catégorie A, comme des poings américains et des machettes".
Sollicité par l'AFP, le parquet a précisé mardi qu'une cinquième enquête avait été ouverte, concernant le site de ventes en ligne américain.
Interrogé mi-novembre par l'AFP, eBay avait assuré continuer "à oeuvrer sans relâche pour empêcher la vente d'objets interdits sur sa plateforme" et "coopérer" avec "les autorités de régulation françaises sur ce sujet".
Le scandale avait éclaté début novembre après que la DGCCRF avait annoncé avoir signalé à la justice la commercialisation de poupées sexuelles à caractère pédopornographique par le géant de l'e-commerce asiatique Shein.
Début novembre, le parquet de Paris avait annoncé avoir confié quatre enquêtes à l'Office des mineurs (Ofmin), sur quatre plateformes (Shein, AliExpress, Temu et Wish).
Dans le viseur du gouvernement, la plateforme Shein est convoquée mercredi matin devant le tribunal judiciaire de Paris, qui devra statuer sur la suspension du site en France après la découverte de la vente de poupées sexuelles d'apparence enfantine et d'armes de catégorie A.
Les dirigeants de Shein sont convoqués le 2 décembre devant la commission du développement durable de l'Assemblée nationale.
PARIS: EN REPLI CE VENDREDI, MAIS SIGNE UNE HAUSSE HEBDOMADAIRE DE 2,7%
14/11/2025 17:53
La Bourse de Paris conclut cette dernière séance de la semaine sur un repli de 0,76% à 8170 points, notamment pénalisée par Stellantis (-2,6%), Orange (-2;1%) ou encore Société Générale (-2%).
Bilan de la semaine : l'indice parisien s'est adjugé 2,7% et a ajouté à son escarcelle un nouveau record absolu à 8314 points.
Outre-Atlantique, après une chute initiale de -1,5%, le Nasdaq reprend des couleurs à +0,4%. Même scénario pour le S&P 500, qui a ouvert en rouge avant de revenir en territoire positif (+0,2%).
Depuis mercredi, les investisseurs s'inquiètent des déclarations de membres de la FED, ébranlant le consensus quasi univoque d'une troisième baisse de taux consécutive le 17 décembre prochain. À ce titre, le 'FedWatch' vient de chuter en 15 jours de 90% à 49,5% en faveur de taux à 3,50/3,75%.
La meilleure preuve que le malaise provient du retournement des anticipations de baisse de taux par la FED, c'est la dégradation des T-Bonds (malgré le 'risk-off' de Wall Street) avec +3 points à 4,1260% sur le 10 ans et +3,5 points sur le 30 ans à 4,733%.
En Europe, les OAT glissent sur la mauvaise pente avec +4 points vers 3,455%, car les Bunds - guère mieux lotis - ne décalent que de +3 points vers 2,7170%.
Les BTP italiens se retendent de +3,5 points vers 3,4640% et restent en retrait de nos OAT.
Autre facteur à prendre en compte pour ne pas enterrer trop vite les Bourses européennes : l'évolution des flux d'investissement, qui reste favorable aux actions du Vieux Continent et qui s'est reflétée dans un début de mouvement de rotation ayant pénalisé les valeurs américaines, technologiques en tête, depuis le début de la semaine. Signe de cette bascule : le S&P 500 affiche à ce stade de la semaine un gain minime de 0,1%.
Il n'est pas dit pour autant que les performances boursières de la fin de l'année seront équivalentes à celles de la semaine sur le point de s'achever.
Notamment parce que la hausse récente s'est appuyée pour une bonne part sur l'anticipation de mesures d'assouplissement monétaire qui pourraient ne pas forcément se concrétiser, un facteur susceptible d'inciter aux prises de profit.
Alors que les traders évaluaient il y a un mois à plus de 94% la probabilité d'une nouvelle baisse de taux de la FED en décembre, ils ne sont plus que 52% à intégrer aujourd'hui ce scénario.
Cette révision à la baisse peut être grandement attribuée à l'absence de données fraîches sur l'inflation, due à la fermeture des administrations fédérales, qui a plongé la Réserve fédérale dans le brouillard et pourrait pousser l'institution à faire preuve d'une certaine prudence lors de sa prochaine réunion.
Le retour des publications macroéconomiques, qui devraient reprendre aux Etats-Unis lors de la semaine à venir avec la réouverture des services publics, n'en sera que davantage suivi, sachant que l'économie américaine, même si elle ne semble pas menacée de contraction à court terme, commence à montrer des signes de décélération, visibles notamment du côté du marché de l'emploi.
Mais le panorama boursier pourrait se trouver à nouveau totalement chamboulé la semaine prochaine par les résultats trimestriels de Nvidia, le géant des processeurs dédiés à l'IA, qui fera office de test pour des marchés boursiers mondiaux en quête de nouveaux catalyseurs.
Sur le front des statistiques, les prix à la consommation en France augmentent de 0,9% sur un an en octobre 2025 après +1,2% en septembre, selon l'Insee, qui révise donc en baisse de 0,1 point son estimation provisoire pour le mois dernier.
Cette baisse du taux d'inflation annuel d'un mois sur l'autre s'explique par un recul plus marqué des prix de l'énergie (-5,6% après -4,4%) et par un ralentissement de ceux de l'alimentation (+1,3% après +1,7%).
Par ailleurs, au cours du 3e trimestre 2025, le PIB corrigé des variations saisonnières a augmenté de 0,2% dans la zone euro et de 0,3% dans l'UE, par rapport au trimestre précédent, selon une estimation rapide publiée par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. Pour rappel, au cours du 2e trimestre 2025, le PIB avait augmenté de 0,1% dans la zone euro et de 0,2% dans l'UE.
Enfin, selon les premières estimations, la zone euro a affiché un excédent de 19,4 milliards d'euros dans ses échanges de biens avec le reste du monde en septembre 2025, contre un excédent de 12,9 milliards d'euros en septembre 2024.
À Londres, le Brent s'apprécie de 2,1% à 64,5 USD le baril.
L'euro cède 0,2% face au billet vert à 1,161 USD.
Dans l'actualité des sociétés tricolores, Crédit Agricole SA annonce que son conseil d'administration a décidé de réduire son capital social, par voie d'annulation de 22 886 191 actions autodétenues représentant environ 0,75% du capital social, opération réalisée le 13 novembre.
TotalEnergies a annoncé vouloir engager 100 millions de dollars auprès de Climate Investment au bénéfice des signataires de l'OGDC (Charte pour la décarbonation de l'industrie pétrolière et gazière).
Bastide Le Confort Médical gagne près de 4% après l'annonce par le prestataire de soins à domicile d'un premier trimestre 2025-26 solide, avec un chiffre d'affaires en croissance de 8% à 126,3 millions d'euros (+8,3% en organique).
Mersen annonce avoir été sélectionné par Contemporary Amperex Technology Limited (CATL), le plus important fabricant de batteries au monde, pour lequel il mettra à profit son expertise et sa présence locale avec des sites de production en Chine.
Quelques mois après sa livraison, Argan fait part de l'inauguration officielle du site AutOnom de Bain-de-Bretagne, situé au sud de Rennes, un bâtiment logistique de dernière génération de 30 000 m² dont 19 500 m² loués par Dimolog.
L'hémorragie se poursuit au BHV avec le départ des marques Sandro, Maje, Claudie Pierlot et Fursac, le magasin parisien tente de désamorcer la crise en interne
Après Dior et Guerlain du groupe LVMH, les marques du groupe SMCP (Sandro, Maje, Claudie Pierlot et Fursac) quittent le magasin parisien, empêtré dans la tempête Shein et les problèmes de retards de paiement. D'autres marques emblématiques pourraient suivre.
Les rayons Claudie Pierlot du BHV Marais sont déjà vides depuis ce mercredi matin. Le groupe SMCP ne commente pas, mais selon nos informations, il a décidé de faire de même pour toutes ses marques, Sandro, Maje et aussi Fursac, après de longues années de présence dans le grand magasin de la rue de Rivoli.
"Les cartons sont en train d'être faits", nous dit une source. Le "fruit, selon elle, d'une décision longuement réfléchie, avec plusieurs raisons" notamment "ce que devient le retail au BHV".
La décision de partir des maisons de LVMH, Guerlain et Dior, comme vous révélait BFM Business ce mercredi matin, n'aide pas non plus. Une tuile de plus pour la direction du magasin, en pleine période des achats de Noël, alors que les Sandro, Maje et leurs marques soeurs, sont "de gros drivers de trafic", estime un bon connaisseur du dossier. Et l'hémoragie va se poursuivre, craint une source chez les salariés, qui évoque le départ prochain d'autres marques de luxe de la cosmétique.
"Depuis plusieurs mois, certaines marques de plus petite taille avaient choisi de quitter nos magasins. Aujourd'hui, ce sont des enseignes plus importantes - Dior, Guerlain et le groupe SMCP - qui annoncent à leur tour leur départ, reconnaît la direction de SGM et du BHV dans une lettre diffusée en interne. La presse évoque des tensions financières. La réalité est toute autre: il n'existe aucune difficulté de paiement. Nos paiements sont effectués dans les délais convenus: le 25 du mois pour SEGM, le 30 pour le BHV."
Dans cette même communication la direction assure que "le groupe SMCP [lui] a adressé un courrier à 13h aujourd'hui. Pour rappel, SMCP dispose de 450.000 euros de dépôt de garantie, et nous avons réglé 373.000 euros de ventes en octobre. Le dépôt couvre donc largement leurs positions."
"Il n'existe aucune dette, aucun retard, ni aucun incident de paiement pour ces marques-là, assure le groupe. Ce qui se joue ici n'est pas une question de trésorerie, mais une question d'image."
Le distributeur se félicite enfin du trafic généré par l'arrivée de Shein au BHV à Paris et par le "succès commercial exceptionnel, avec plus de 50.000 visiteurs dès la première semaine et des performances supérieures à la moyenne du magasin."
A suivre...
Shein: l'Italie fourbit ses armes contre la "fast fashion"
07/11/2025
La mode italienne cherche à se défendre de la plateforme Shein, qui l'a affrontée sur ses terres milanaises avec une collection chic et une armée d'influenceurs.
"Des centaines de milliers de colis arrivent dans nos maisons chaque jour. Nous devons réagir", a alerté le président d'un syndicat patronal de la mode (Confindustria Moda), Luca Sburlati, auprès de l'AFP.
"Cette invasion de produits étrangers à bas prix endommage nos produits et met en danger les consommateurs", a tonné le ministre du "Made in Italy" Adolfo Urso mi-octobre après une rencontre avec le secteur.
La mode italienne est notamment vent debout contre Shein, une plateforme basée à Singapour et régulièrement accusée de pollution environnementale et de conditions de travail indignes.
En France, le gouvernement est entré en guerre contre Shein début novembre en lui reprochant notamment de vendre des produits interdits, comme des poupées sexuelles à l'effigie d'enfants.
Ce qui n'a pas empêché près de 8.000 personnes, mercredi à Paris, de faire la queue pour l'ouverture du premier magasin pérenne de la plateforme au monde.
Influenceurs
En Italie, où la mode représente une partie importante de l'économie (5% du PIB), Shein est devenue omniprésente dans les rues et les dressings.
La plateforme s'est même parée de sequins à Milan pour son premier défilé italien, peu après la semaine officielle de la mode en octobre.
Des dizaines d'influenceurs avaient été invités et habillés par les différentes marques de Shein pour présenter les pièces de sa collection automne-hiver, revendiquant des influences italiennes, entre simili-dentelle noire, costumes trois-pièces et longues (fausses) fourrures.
"L'idée était de montrer que tout le monde peut trouver son style chez Shein, et de répondre à nos détracteurs", a déclaré à l'AFP Luca Raveillon, directeur artistique du défilé.
"Regardez, c'est beau (...) ça tombe bien, on a fière allure avec, et on peut s'exprimer avec ce qu'on porte", alors que "la vie devient chère", a souligné le créateur français.
Au premier rang pour le défilé, en longue robe de chiffon rouge, Alessia collabore depuis dix ans avec la plateforme et a égrené des extraits de la collection auprès de son million d'abonnés sur Instagram. Concernant la qualité de vêtements: "j'ai toujours montré ce que c'était", a-t-elle assuré.
"C'est un peu mal vu parfois", concède la mannequin Clizia Somma, 28 ans, qui était cliente avant de collaborer avec Shein. "Des abonnés me disent que je soutiens le travail précaire".
Mesures
Au niveau européen, afin de stopper la vague, la filière demande la fin de l'exemption des droits de douane pour les paquets de moins de 150 euros.
Le gouvernement italien a promis des mesures urgentes, proposant notamment que les marques les plus vertueuses soient certifiées.
Mercredi, il a commencé par transposer une directive européenne qui renforce les exigences de transparence qui pèsent sur les vendeurs, notamment sur le poids environnemental des produits. Shein a déjà été sanctionné sur ce point en Italie comme en France.
Mais des mesures plus radicales sont attendues impatiemment par la filière italienne, qui doit présenter son plan stratégique 2035 le 11 novembre.
Elle souhaite notamment s'inspirer d'une proposition de loi française, qui prévoit des pénalités financières et une interdiction totale de publicité pour la mode ultra-éphémère.
Prix
Au défilé milanais, Mattia Trebino, 24 ans, blouson en imitation croco sur le dos, estime recevoir environ un colis Shein par semaine. "Ces fringues, on peut les utiliser une ou deux fois au maximum, mais elles coûtent vraiment pas cher".
Le site propose une des fourrures 100% polyester du défilé, disponible en 15 couleurs, à partir de 28 euros, avec la livraison gratuite.
Avec ces tarifs, les consommateurs européens achètent 60% plus de vêtements qu'en l'an 2000, et les gardent moitié moins longtemps, selon une étude du cabinet The European House Ambrosetti présentée fin octobre.
Pour son auteur Carlo Cici, l'industrie de la mode européenne doit surtout innover davantage pour se démarquer. "Le consommateur est très intéressé par la durabilité des produits, mais n'est pas prêt à la payer", résume-t-il dans l'étude.
Ce qui m'étonne beaucoup, c'est de ne pas entendre du tout les écologistes sur ce sujet.
Shein représente pourtant le gaspillage vestimentaire par excellence, doublé d'un gaspillage énergétique (fabrication + 12000 km de voyage)
Chez les écologistes, on choisit ses combats, non pas pour leur impact sur la planète mais pour ce qu'il leur rapporterait à eux.
Bloquer Shein, c'est des électeurs/électrices potentiels en moins.
Bloquer un chantier pour une grenouille, ça ne gène pas une future élection, ça rend sympathique.
Le gouvernement engage une procédure de suspension de la plateforme chinoise Shein
Alors que l’acteur chinois de l’ultra fast-fashion Shein ouvre sous haute tension son premier magasin physique pérenne au sein du BHV, à Paris, le gouvernement annonce ce mercredi 5 novembre engager une procédure de suspension de la plateforme.
Sur instruction du Premier ministre Sébastien Lecornu, le gouvernement annonce ce mercredi 5 novembre qu’il engage la procédure de suspension de Shein . « Le temps nécessaire pour que la plateforme démontre aux pouvoirs publics que l’ensemble de ses contenus soient enfin en conformité avec nos lois et règlements », déclare le cabinet du ministre de l’Economie Roland Lescure, dans un communiqué. Dans la foulée, le ministère de l'Intérieur a saisi la justice pour demander le blocage de la plateforme de commerce en ligne. Cette décision survient après plusieurs allégations contre cet acteur de la mode fondée en Chine en 2012 et désormais basée à Singapour. La justice française lui reproche en effet d’avoir proposé à la vente des poupées sexuelles d’apparence enfantine . Le parquet de Paris, saisi par des signalements de la Répression des fraudes (DGCCRF), a confié une enquête à l’Office des mineurs (Ofmin).
Cette saisine, qui s'appuie sur l'article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique, vise à « faire cesser de façon certaine les graves dommages à l’ordre public causés par les défaillances de Shein », précise le ministère de l'Economie dans un communiqué. Sur ce point, la plateforme chinoise de vente en ligne a annoncé par communiqué de presse, lundi 3 novembre, avoir imposé des sanctions strictes à l’égard des vendeurs. « Shein a pris des sanctions fermes à l’encontre des vendeurs impliqués dans la vente de poupées à l’apparence d’enfants et a annoncé de nouvelles mesures destinées à renforcer les contrôles sur sa plateforme marketplace mondiale »
Shein annonce par ailleurs suspendre temporairement les ventes de sa marketplace en France, soit les produits proposés en ligne par des vendeurs tiers. Et de préciser que cette annonce intervient « indépendamment de l’annonce du Premier ministre ». « Nous prenons acte de l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement. La sécurité de nos clients et l’intégrité de notre marketplace sont nos priorités absolues , déclare Quentin Ruffat, directeur des relations extérieures de Shein France. Cette suspension nous permet de renforcer nos mécanismes de responsabilité et de garantir que chaque produit proposé respecte nos standards et nos obligations légales. »
Un modèle qui repose sur un contournement des règles
Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du Commerce, a immédiatement salué l’annonce faite par Matignon, qui « doit maintenant se concrétiser rapidement ». Selon lui, « la conformité doit bien entendu traiter des dernières révélations insupportables sur les poupées à caractère pédopornographique, mais elle ne doit pas se limiter à cela ». Et de mettre en cause « un modèle qui repose sur un contournement des règles », citant les multiples condamnations de Shein pour faux rabais, pression à l’achat, pratiques commerciales trompeuses, informations mensongères, produits dangereux… Marc Lolivier, directeur général de la Fevad - la Fédération du e-commerce et de la vente à distance - se félicite pour sa part d'une décision qui « mérite d'être saluée par tous ». « Espérons qu'elle marque un premier pas vers la fin de l’impunité pour tous ceux qui pensent pouvoir envahir nos marchés sans en respecter les règles », ajoute ce dernier.
De son côté, le SDI – Syndicat des Indépendants et des TPE – salue « ce sursaut politique ». Il se dit « satisfait de cette prise de conscience tardive mais essentielle, fruit d’une mobilisation constante des entreprises de terrain et de leurs représentants ». Et d’ajouter que ce premier pas doit à présent « ouvrir la voie à une stratégie globale de protection du commerce français face à la fast fashion et aux pratiques déloyales venues de l’étranger ».
Un premier point d’étape devra être fait par les ministres dans les 48 prochaines heures. Si, d'ici ce laps de temps « des produits interdits sont toujours disponibles à la vente sur le site Shein, une réquisition numérique pourra être ordonnée », permettant au gouvernement d' « exiger la suspension du site internet du géant asiatique », assure le ministère de l'Economie.
Shein s'installe mercredi au BHV de Paris, une "première mondiale" malgré la controverse
31/10/2025
Le géant asiatique de la mode ultra-éphémère Shein, décrié pour ses pratiques, ouvrira mercredi son tout premier magasin physique pérenne au monde, au BHV de Parise géant asiatique de la mode ultra-éphémère Shein, décrié pour ses pratiques, ouvrira mercredi son tout premier magasin physique pérenne au monde, au BHV de Paris ( JOEL SAGET / AFP/Archives )
Malgré les vents contraires, le géant asiatique de la mode ultra-éphémère Shein, sanctionné trois fois en France cette année pour ses pratiques, ouvrira bien mercredi son tout premier magasin physique pérenne au BHV, historique grand magasin de Paris.
"Première mondiale", s'est enthousiasmé vendredi Frédéric Merlin, patron de la Société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV, en annonçant sur Instagram l'ouverture le 5 novembre à 13H de Shein Paris.
C'est au 6e étage du Bazar de l'Hôtel de Ville, créé en 1856, que Shein s'installe. Ce mariage entre un magasin emblématique parisien et un des champions de l'ultra fast-fashion suscite, depuis son annonce début octobre, un tollé quasi général.
Visé par une proposition de loi contre l'essor de la mode jetable ultra-éphémère, Shein a écopé cette année en France de trois amendes, d'un total de 191 millions d'euros, pour non-respect de la législation sur les cookies en ligne, fausses promotions, informations trompeuses, et pour ne pas avoir déclaré la présence de microfibres plastiques dans ses produits.
Jusqu'ici cantonnée à la vente en ligne et à des magasins éphémères, la société fondée en Chine en 2012 et basée à Singapour passe une étape stratégique avec sa première implantation durable.
Cinq autres magasins
Qui plus est dans un espace de plus de 1.000 m2 au coeur de Paris, grâce au partenariat noué avec la Société des Grands Magasins (SGM), propriétaire du BHV depuis 2023.
Devenue l'enseigne de mode où les Français ont dépensé le plus en 2024, selon une étude de l'application de shopping Joko, Shein s'est implanté progressivement dans le paysage du commerce en ligne depuis son arrivée en France en 2015. La marque de vêtements et d'accessoires se présente comme la cinquième marque préférée des Français et comme le cinquième vendeur de vêtements en volume.
Avec la SGM, foncière commerciale créée en 2021 par Frédéric Merlin et sa soeur Maryline, Shein va investir cinq autres magasins dans les prochaines semaines, aux Galeries Lafayette de Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges.
Ce mariage avec Shein, accusé de concurrence déloyale, de pollution environnementale ou encore de conditions de travail indignes, a envoyé un "mauvais signal" selon Serge Papin, ministre français du Commerce, et provoqué la "profonde inquiétude" de la maire de Paris Anne Hidalgo.
Elle a poussé plusieurs marques françaises (AIME, Culture Vintage, Talm...) à quitter le BHV, alors que le magasin est déjà déserté par de nombreuses sociétés (Le Slip Français, Maison Lejaby, etc.) en raison de retards de paiement. Disneyland Paris, qui devait être au BHV pour les fêtes, a annulé.
Autre conséquence, la Banque des territoires, entité de la Caisse des dépôts et consignations, s'est retirée des négociations avec la SGM pour l'aider à racheter les murs du BHV, un joyau art déco.
Dans ce climat de défiance, une manifestation a réuni le 10 octobre quelque 150 grévistes à l'appel de l'intersyndicale et une pétition en ligne regroupe plus de 110.000 signataires.
"Hypocrisie"
"J'ai sous-estimé toute l'exposition politico-médiatique qu'il y avait à s'attaquer à ce monument de Paris", admettait récemment auprès de l'AFP Frédéric Merlin, dénonçant cependant "l'hypocrisie environnante".
Shein monte régulièrement au créneau pour défendre son modèle économique de "production à la demande". C'est celui-ci qui, selon le groupe, permet de réduire les coûts, et non, notamment, les conditions de travail des 10.000 sous-traitants.
Il rappelle que 97% des textiles consommés en France sont importés et que Shein partage ses fournisseurs avec "un grand nombre de marques" françaises et internationales.
Des arguments rejetés par le secteur français du textile, à l'image de Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, pour qui Shein enchaîne "mensonges après mensonges", dit-il à l'AFP. Pour lui, la SGM "s'allie avec ce qui peut exister de pire".