Reste que … la hausse de la CSG renforce encore l'intérêt de détenir des titres PEA dans le but de se faire une possible rente de dividendes nette d'impôts.
Tant qu'on ne sort pas, le 18 % de CSG / CRDS au final, ça fait de l'argent si on cumule les années de détention.
Echec de la commission mixte paritaire sur le budget 2026
Publié le 19/12/2025 à 11h37
PARIS, 19 décembre (Reuters) - Leurs travaux à peine entamés, les 14 membres de la commission mixte paritaire (CMP) ont acté vendredi matin l'impossibilité de trouver un compromis sur le budget de la France pour 2026, ouvrant la voie à une "loi spéciale" et conduisant le Premier ministre Sébastien Lecornu à annoncer une consultation des forces politiques.
"Sommes-nous capables d'aboutir à un texte en capacité d'être adopté par les deux Assemblées ? Non. La CMP est donc non conclusive", a déclaré le député Philippe Juvin (Les Républicains), membre de la CMP composée de sept députés et sept sénateurs.
Eric Coquerel (La France insoumise), président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, a confirmé que "les rapporteurs (n'ont) pas été en mesure de nous présenter une proposition de rédaction" et que les articles du Projet de loi de finances (PLF) n'ont par conséquent pas été examinés.
L'échec a été acté en début de réunion, organisée au Palais-Bourbon et qui a duré au final environ une heure.
Dans un message sur le réseau X, Sébastien Lecornu écrit que le gouvernement "prend acte" de cet échec et "regrette l'absence de volonté d'aboutir de certains parlementaires".
"Le Parlement ne pourra donc pas voter un budget pour la France avant la fin de l'année", poursuit-il, ajoutant qu'il réunira "à partir de lundi, les principaux responsables politiques pour les consulter sur la marche à suivre pour protéger les Français et trouver les conditions d'une solution."
Le budget avait été adopté en première lecture lundi au Sénat dans une version profondément remaniée par rapport à celle de l'Assemblée nationale, avec un déficit public porté à 5,3% du produit intérieur brut (PIB) alors que l'objectif initial était 4,7%.
"LOI SPÉCIALE"
A la différence du projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS), adopté grâce au soutien des socialistes et à l'abstention d'une majorité d'écologistes, le PLF ne bénéficie pour l'instant d'aucune garantie politique.
L'échec de la CMP ouvre la voie à une "loi spéciale" permettant de prélever les impôts et de faire fonctionner les administrations sur la base du budget de l'année précédente - en attendant une nouvelle version du PLF élaborée début 2026.
Cette loi doit passer en conseil des ministres avant d'être examinée au Parlement.
En marge du conseil des ministres mercredi à l'Elysée, l'entourage du président Emmanuel Macron continuait de tabler sur un "plan A" consistant à laisser la parole au Parlement, sans recours à l'article 49.3 de la Constitution permettant d'adopter un texte sans vote.
Malgré la constance du Premier ministre Sébastien Lecornu sur cette ligne, des voix se sont élevées pour envisager une telle hypothèse au sein du camp présidentiel - le député MoDem Marc Fesneau, l'ancienne Première ministre Elisabeth Borne - mais aussi l'ex-président socialiste François Hollande.
Dépourvu de majorité à l'Assemblée, le gouvernement de Sébastien Lecornu est sous la menace constante du vote d'une censure synonyme de chute et de crise politique majeure.
Evidemment qu'ils sont une minorité à posséder des actions. Et une majorité à avoir de l'immobilier et des assurances vies, qui échappent à l'augmentation de la CSG.
C'est exact.
Mais en revanche il y 18,6% à payer à la sortie contre 17,2% avant...
Et ce quel que soit l'antériorité du PEA.
Il me semble bien que le taux de CSG vient de passer à 10,8% des gains lors de sortie partielle ou totale de PEA de plus de 5 ans ; et ce pour les PEA ouverts depuis le 1er janvier 2018. Aucune autre fiscalité ne s’applique. Je me trompe ? 🤔
pour quelle raison tape t-on "toujours" sur l' actionnaire ?
en faisant une petite recherche, j' ai appris qu' il n' y aurait que 33 députés sur 577 à posséder des actions ...
chiffres à vérifier
Y aurait-il un lien ?
Ils ont choisi d'augmenter la CSG au lieu de l'IR pour taxer d'avantage les plus pauvres. C'était un amendement du "PS" donc je ne suis pas surpris.
"Ça pourrait même concerner les revenus de 2025 car ils ont la possibilité de faire ce qu'ils appellent pudiquement "la petite rétroactivité fiscale" et imposer aux nouveaux taux les revenus de l'année qui vient de s'écouler"
A mon avis, il y a encore pire : ils visent les "excédents de valeur liquidative" sur les PEA, sommes qui ont pu être accumulées sur des dizaines d'années pour certains.
On ne tint plus compte des résultats annualisés sur PEA, autrement dit à la sortie c'est CSG au nouveau taux pour la totalité des gains.
Raison surement pour laquelle, ils ont choisi d'augmenter la partie CSG et non la partie IR du PFU.
L’Armée ? Elle repasse les tabliers avec trois plis
@ msfmsf
je note : "30% du résultat c'est le prélèvement forfaitaire unique pas juste l'augmentation de la CSG ?"
Non, tu as mal compris les choses.
Je vais me retrouver avec près de - 500 euros de prélèvement en plus de CSG.
Mon travail de rotatifs d'actifs nets et de sélection de titres à dividende en réinvestissement me permet d'escompter environ + 1548,51 €.
Sur ces +1541,51 €, je vais donc avoir moins de dividende : la hausse de CSG va pendre -21,58 € de plus.
Il me restera donc 1519,92 € hors prélèment forfait actuel "Flat tax" à 30%.
Les 500 € représentent donc plus que 30 % de cette somme.
La Flat Tax me coute actuellement sur cette somme : -455,076€
Donc au final, pour une progression de dividendes escomptée en brut de 1541,51, il me restera en réel seulement +564,85 €.
Conclusion : c'est ce qui s'appelle se faire tondre…
@garsd1
Ben de quoi tu te plains il te reste ton Livret A à 1,40% net d’impôts. T’es trop gourmand😜😜😜
30% du résultat c'est le prélèvement forfaitaire unique pas juste l'augmentation de la CSG ?
En gros, la hausse de CSG va me tondre mes performances de CT d'environ 500,00€ sur la base de 2025 (Dividendes + Plus values réalisées).
Ça me mange plus de 30 % du résultat du travail que j'ai fait en 2025 pour avoir plus de dividendes en 2026.
C'est pas du tout négligeable, et ça renchérit encore le risque de réaliser de faibles performances en bourse, notamment pour les nouveaux entrants petits porteurs.
: (
A titre de comparaison:
En Chine,
- Les dividendes et plus values provenant d'opérations boursières (y compris celles réalisées à l'étranger) sont imposables à une flat tax de 20% et rien d'autre.
- Etant actionnaire de ma propre société qui paye son IS (5%) en Chine, les dividendes que je me verse ne sont pas imposables, ni au titre de la Flat tax ci dessus, ni au titre de l'impôt sur le revenu (salaire + primes); sur ces dividendes, je ne paye rien !
Félicitations à tous, pour tenir en bourse dans ce pays de merde...
Ça pourrait même concerner les revenus de 2025 car ils ont la possibilité de faire ce qu'ils appellent pudiquement "la petite rétroactivité fiscale" et imposer aux nouveaux taux les revenus de l'année qui vient de s'écouler... C'est totalement ignoble dans le concept mais on n'est plus à ça près...
La hausse de la CSG sur les revenus boursiers, c'est bien pour 2026
Par Barbara Vacher Publié le 17/12/2025 à 13h42 Nouveautés Actu
Adopté mardi soir à 247 voix contre 232, le budget de la Sécurité sociale 2026 intègre une augmentation de la CSG sur certains revenus du capital. Une première depuis la mise en place de la flat tax en 2018.
Le vote ultime de l'Assemblée nationale en faveur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, hier soir, acte de la suspension de la réforme des retraites, mais également d'une hausse de la CSG sur certains revenus du capital pour 2026.
Renvoyé directement au Palais Bourbon par le Sénat avec le vote d'une question préalable, le texte a ainsi été adopté dans la version modifiée issue de la 2e lecture de l'Assemblée nationale le 9 décembre.
Comme nous le rapportions la semaine dernière, les députés ont retenu lors de ce nouvel examen un amendement du gouvernement intégrant une hausse de la CSG de 9,2% à 10,6% sur certains revenus du patrimoine, portant l'imposition des prélèvements sociaux à 18,6% (contre 17,2% actuellement), et celle du "prélèvement forfaitaire unique" (PFU) intégrant 12,8% d'impôt sur le revenu, à 31,4% (contre 30% jusqu'à présent).
Quels sont les placements concernés ? Et quels sont ceux qui échappent à la hausse de la CSG ?
Cette hausse de la fiscalité, que l'exécutif proposait initialement d'appliquer à tous les placements soumis au PFU sans exception, échappe aux revenus issus de l'assurance vie et des contrats de capitalisation (fonds en euros et unités de compte), aux revenus fonciers et plus-values immobilières, aux comptes, plans d'épargne logement et plans d'épargne populaire.
En revanche, les plus-values et dividendes des portefeuilles boursiers - PEA, PEA-PME et comptes-titres, des cryptomonnaies, les plans d'épargne entreprise, les comptes à termes, comptes rémunérés, livrets fiscalisés et l'épargne salariale verront leur taux de CSG augmenter d'1,4 point.
Une interrogation demeure concernant les PER. Ces derniers dans leur version assurantielle (l'essentiel des supports du marché) pourraient être exemptés de cette hausse mais pas les PER bancaires, qui sont des comptes-titres, et seraient ainsi soumis à la "super-CSG".