Jacques Peyroles, de son vrai nom, avait commencé une carrière d’avocat avant de bifurquer vers le journalisme puis la littérature. Sous son pseudonyme, il signe notamment en 1969 un roman d’espionnage à succès, Le Dossier 51, adapté en film avec Michel Deville.
Il n’était « pas seulement un formidable raconteur. Mais aussi un homme engagé », a salué jeudi soir le journaliste Edwy Plenel dans un message sur Twitter, rebaptisé X.
Le nom de cet ancien adhérent au parti communiste revient dans de nombreuses tribunes engagées contre le racisme, pour la légalisation de l’euthanasie, ou en 2007 en faveur de l’ex-activiste italien Cesare Battisti.
En 1978, la parution du livre enquête Le Pull-over rouge, qui alimente les doutes sur la culpabilité de Christian Ranucci, guillotiné deux ans plus tôt pour le meurtre d’une petite fille, va donner lieu à une vive polémique, alimentant les pages des journaux pendant plus de trente ans.
Des œuvres qui suscitent les débats
Des livres ultérieurs sur l’affaire, et ses propos répétés à son sujet (il avait qualifié l’enquête sur le meurtre de la petite Marie-Dolores Rambla de « forfaiture »), conduiront à sa condamnation, notamment pour diffamation envers des policiers de la brigade criminelle de Marseille.
La peine de mort est abolie en France en 1981. « Il est des auteurs et des œuvres qui savent susciter le débat, et parfois même des vocations. Si je devins avocate, c’est en partie grâce au Pull-over rouge », a réagi jeudi 3 août la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.
En 1990, Gilles Perrault avait été à l’origine de l’une des plus graves crises de l’histoire des relations franco marocaines en publiant le retentissant Notre ami le roi, qui faisait un bilan accablant de 30 ans du règne d’Hassan II.
« Les livres de Gilles Perrault sont des marqueurs pour ma génération. Il y a un avant et un après Notre ami le roi dans le regard sur le Maroc d’Hassan II », a appuyé Pierre Haski, journaliste et président de Reporters sans Frontières. L’ouvrage s’interrogeait aussi sur la complaisance de certaines élites françaises à l’égard du monarque.
Perrault avait préfacé en 2014 un livre très critique à l’égard du roi actuel du Maroc, fils d’Hassan II, écrit par un ancien journaliste marocain de l’AFP Omar Brouksy. Intitulé Mohammed VI derrière les masques, il était sous-titré « le fils de notre ami », en référence au célèbre ouvrage de Gilles Perrault.
"Miss Élégance" 1957 n'est plus. Geneviève de Fontenay est décédée à l'âge de 90 ans, annonce ce mercredi son fils Xavier à TF1-LCI. La "dame au chapeau" s'est éteinte à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) à 23h mardi soir, d'un arrêt cardiaque dans son sommeil, précise-t-il.
Très diminuée depuis un moment, elle a passé ses dernières heures avec son frère et l'une de ses petites filles, selon la même source. L'enterrement se déroulera à Paris. Sa dépouille reposera dans le caveau familial.
Dirigeante historique de "Miss France"
L'ancienne dirigeante du Comité Miss France, qui en avait pris seule la tête en 1981, avait "tourné la page des Miss" en 2015, après avoir régné pendant plus de 60 ans sur les concours de beauté. Depuis 1954, Geneviève de Fontenay défendait farouchement la tradition des reines de beauté "ambassadrices de l'élégance et de la morale", selon ses préceptes. Ses chapeaux, son style désuet et son franc-parler ont fait d'elle une icône française, connue par une bonne partie des Français.
Alain Robert continue lui à adhérer à la paroi. Edlinger par contre à aussi dévissé... dans l'escalier.
Le milieu des grimpeurs se rétrécit à vue d'oeil
RIP.
Il aura vécu avec sa passion, et il est parti avec.
Je pense qu'il aurait préféré partir comme ça, plutôt que de partir bêtement, dans son lit, ou sur accident de la circulation.
Rémi Enigma, l'escaladeur des gratte-ciel, se tue après une chute de 220 mètres de la Tour Tregunter, à Hong Kong
Randy Meisner, chanteur et bassiste mythique du groupe The Eagles,
77 ans
RIP
C'est la faute à Poutine qu'est pas gentil et qui est un dictateur
Avec le décès de Joséphine Chaplin, "les lumières de la ville" de Paris sont montées au ciel rejoindre son père Charlie. RIP
La détermination des voleurs ne connaît pas de trêve et lorsqu’une maison est notoirement vide, elle court souvent plus de risques d’être visitée.
À peine trois jours après la mort de la chanteuse franco-britannique, une tentative d’intrusion a eu lieu à son domicile parisien, a appris Le Figaro de source policière confirmant une information de BFMTV. Des «traces de pesées» ont été relevées sur la porte de son appartement, précise notre source.
Il s’agit de marques laissées par un pied de biche ou un tournevis, par exemple, sur des montants ou des poignées de portes que les cambrioleurs tentent de dégonder afin de pénétrer dans un logement.
À Lannilis, des dispositions ont ainsi été prises pour protéger la maison de Jane Birkin car jusqu’au bout, la Ville veut veiller sur celle qui était devenue une enfant du pays. « Il faut vraiment savoir où se trouve la maison pour la trouver, explique Philippe Jarreau, directeur général des services de Lannilis, et depuis dimanche, tous les gens qui viennent se montrent tous très respectueux ». Pourtant, c’est une triste réalité, mais les avis de décès servent parfois de repères aux voleurs lorsqu’ils établissent leur feuille de route.
😡😡😡
Elle est montée apporter une cartouche de Gitanes à Serge. Dieu par contre est passé aux Davidoff depuis qu'il a été coopté par le WEF
Un monstre sacré de la littérature vient de s'éteindre. L'auteur franco-tchèque Milan Kundera est mort à l'âge de 94 ans, a annoncé la télévision publique du pays, mercredi 12 juillet. Une information confirmée par son éditeur français Gallimard à franceinfo. "Romancier du réel", Milan Kundera avait notamment écrit L'Insoutenable Légèreté de l'être en 1984. Il avait également obtenu le grand prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre en 2001. Milan Kundera vivait à Paris et avait obtenu la nationalité française en 1981.
Un lien douloureux à la République tchèque
Né à Brno, dans l'actuelle République tchèque, le 1e avril 1929, destiné (comme ses parents) à une carrière de musicien, Milan Kundera fut d'abord un romancier mélomane. Ses premiers textes, des poèmes rédigés en tchèque, sont composés comme des sonates. Au début de sa carrière, Milan Kundera publie deux romans, La plaisanterie (1965, salué notamment par Aragon) et Risibles amours (1968), des textes dressant un bilan amer des illusions politiques de la génération qui, en 1948, permit l'arrivée au pouvoir des communistes.
Proche du régime communiste, Kundera s'en éloigne pourtant assez vite sans pour autant devenir un dissident. Mis à l'index dans son pays après le Printemps de Prague, Kundera s'exile en France, à Paris, avec sa femme Vera en 1975. Aprés sa naturalisation française en 1981, il choisira dès lors le français comme langue d'écriture pour marquer sa rupture avec son pays natal qui l'a déchu de sa nationalité en 1978 (il la récupèrera en 2019).
En 2008, un magazine tchèque exhume un "document" de la police communiste de Prague de 1950 suggérant que l'écrivain aurait dénoncé un de ses concitoyens durant la sombre période stalinienne. Blessé par ces accusations, Milan Kundera ne ripostera pas. "On pardonne difficilement à un homme d'être grand et illustre. Mais encore moins, s'il réunit ces qualités, d'être silencieux", écrit la dramaturge Yasmina Reza dans une tribune publiée par Le Monde. Des écrivains comme Gabriel Garcia Marquez et Philip Roth prennent alors sa défense.
Une œuvre considérable
En France, il publie La Valse aux adieux ou encore Le Livre du rire et de l'oubli... En 1984, paraît ce que d'aucuns considèrent comme son chef-d'œuvre, L'Insoutenable Légèreté de l'être, formidable roman d'amour et ode à la liberté, tout à la fois grave et désinvolte, dont le sujet n'est rien de moins que la condition humaine. Le livre sera adapté au cinéma en 1988 par l'Américain Philip Kaufman, avec Juliette Binoche et Daniel Day Lewis.
Romancier poète, militant communiste, enseignant en cinéma, amateur de boxe, traduit dans plus d’une quarantaine de langues et de nombreuses fois récompensé, Milan Kundera laisse une œuvre considérable, teintée d'un certain humour. Dans son dernier roman, La Fête de l'insignifiance (2014), un de ses personnages avouait se méfier des chiffres qui renvoient à "la honte de vieillir".
Peintre sarcastique de la condition humaine, il n'appartenait pas à l'Académie française, n'avait pas reçu le Nobel de littérature – des honneurs qu'il aurait amplement mérités – mais fut bien l'un des plus grands auteurs de ces dernières années, entré de son vivant dans la Pléiade (en 2011). D'une grande discrétion, son dernier passage à la télévision remontait à 1984, sa dernière interview à un journaliste à 1986.
Milan Kundera, les grandes dates
1er avril 1929 : naissance à Brno (actuelle République tchèque)
1948 : entre au Parti communiste dont il est exclu deux ans plus tard. Réintégré en 1958.
1953 : premier recueil de poèmes L'homme, un vaste jardin
1967 : parution de La Plaisanterie
1970 : perd son poste d'enseignant après l'écrasement du Printemps de Prague. Ses livres sont bannis des librairies et des bibliothèques, il est interdit de publication.
1975 : exil en France. Naturalisé français en 1981, avec le soutien du président Mitterrand.
1979 : Le Livre du rire et de l'oubli. Déchu de sa nationalité tchécoslovaque, il n'obtiendra la citoyenneté tchèque qu'en 2019
1984 : L'Insoutenable Légèreté de l'être, succès mondial
1995 : La Lenteur (premier de plusieurs romans écrits directement en français)
2011 : publication de son œuvre (en deux volumes) dans la prestigieuse collection de la Pléiade