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20/09/2023 09:35:35

Peur sur le chocolat

C’est sans doute avec soulagement que les fans de chocolat ont pu voir les cours des contrats à terme sur le cacao commencer à reculer légèrement en ce début de semaine. On n’est encore qu’au début de l’automne, mais il vaut mieux que la décru commence dès maintenant sans quoi les prix des chocolats de Noël pourraient bien réserver, cette année encore, une mauvaise surprise. Depuis plus de trois semaines, les prix du cacao sont, en effet, à leur plus haut niveau depuis douze ans atteignant les 3.763 $ dollars la tonne, en séance, vendredi 15 septembre, avant de revenir vers les 3.600 dollars en ce début de semaine.

En cause, des inquiétudes concernant l'offre des principaux pays producteurs d'Afrique de l'Ouest avec une baisse de la production en Côte d'Ivoire et au Ghana qui fera probablement basculer le marché du cacao dans une troisième année de déficit, selon Bloomberg.

Mais le marché du chocolat serait-il en train de changer ? Alors que les cours, en particulier pour les chocolats haut de gamme, sont généralement considérés comme résistants à l'inflation (comme pour les produits de luxe inélastiques aux hausses de prix), la demande pourrait cette fois-ci souffrir de la hausse des cours. Notamment, les consommateurs asiatiques pourraient se montrer moins gourmands compte tenu de la hausse généralisée du coût de la vie.


Demande asiatique

C’est ce que constate Francesca Kleemans, directrice générale Food Solutions pour l'Asie du Sud-Est chez Cargill, interviewée par Bloomberg en marge d'une conférence sectorielle à Bali : la croissance du marché ralentit en Asie, l'un des plus grands et dynamiques marchés pour cette friandise. Dépassant les 10% par an par le passé, la progression des ventes pourrait revenir autour des 5% à l’avenir. A court terme, d’ailleurs, les broyages mondiaux de cacao - considérés comme un indicateur de la demande - ont chuté au cours du deuxième trimestre, les usines étant confrontées à des matières premières plus coûteuses utilisées dans la fabrication du chocolat. Surtout, la faible disponibilité des fèves de qualité pour la transformation rend très improbable la possibilité d'un rebond des broyages au cours du troisième trimestre, selon la spécialiste.

Néanmoins, pour Francesca Kleemans, l'Asie constitue toujours « l'avenir de la demande de cacao et de chocolat » à long terme, l'appétit pour cette friandise devant se développer dans des pays comme l'Inde, la Chine, l'Indonésie, la Thaïlande et les Philippines, soit un réservoir de plus de 3 milliards de consommateurs. Finalement, le chocolat pourrait vraiment devenir un produit de luxe.



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20/09/2023 08:46:14

Carburant : après la grande distribution, TotalEnergies refuse à son tour de vendre à perte


«Je ne descendrai pas plus bas (que 1,99 euro le litre). C'est déjà un effort important», a déclaré mardi soir Patrick Pouyanné.

C’est non. Le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné refuse de vendre à perte ses carburants et «ne descendra pas plus bas» que le prix actuel de 1,99 euro par litre fixé actuellement dans les stations-service de son groupe en France, a-t-il prévenu mardi soir. «1,99, c'est un plafond, la politique de TotalEnergies sera assurée (...) Je ne descendrai pas plus bas. C'est déjà un effort important», a déclaré Patrick Pouyanné, interrogé par un journaliste de l'émission «Quotidien».

«Ce plafond s'applique dans à peu près aujourd'hui 3000 stations. Donc ça veut dire que le prix normal est au-dessus», a-t-il ajouté. «Vous vendez souvent à perte, vous, des produits ?», a-t-il demandé à son intervieweur. «Un peu de bon sens, voilà, merci», a-t-il conclu. Le groupe pétrolier, qui gère le tiers des stations-service en France, avait annoncé la semaine dernière qu'il prolongerait l'an prochain le plafonnement à 1,99 euro par litre du prix de l'essence et du gazole dans ses 3400 stations, «tant que les prix resteront élevés».


Refus également de la grande distribution

Samedi, la première ministre Elisabeth Borne avait levé un vieux tabou en annonçant que les carburants pourraient être vendus à perte. Cette mesure, qui fera l'objet d'un projet de loi, devrait entrer en vigueur début décembre pour une durée de six mois. Selon les informations du Figaro, convoqués mardi matin à Bercy par le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, les dirigeants de Leclerc, Carrefour, Intermarché, Système U, Casino et Auchan ont exprimé leur opposition unanime à la revente à perte du carburant sur les parkings de leur hypermarché.


Bercy a simplement indiqué que Bruno Le Maire et la ministre déléguée chargée des PME, du Commerce et de l'Artisanat Olivia Grégoire avaient «abordé» la question de la vente à perte des carburants lors de cette réunion avec les patrons de la distribution. Selon Bercy, «Bruno Le Maire a aussi rappelé que les stations indépendantes bénéficieront de compensations» et qu'elles seront «accompagnées par un plan de transformation pluriannuel visant à leur permettre d'offrir de nouveaux services tels que les bornes de recharge rapides».

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13/09/2023 16:03:56

Au secours, les Anglais reviennent !


Trois ans après le Brexit, le Royaume-Uni se rapproche à petites touches du continent. Faut-il se préparer à son retour dans l’Union européenne ?

L'atmosphère entre Londres et Bruxelles a change du tout au tout cette année.


Les Anglais renouent avec le pragmatisme, et c'est une bonne nouvelle. Le Premier ministre, Rishi Sunak, a donné son feu vert le 7 septembre à l'adhésion de son pays au programme de recherche européen Horizon, ainsi qu'à la plateforme commune d'observation de la Terre Copernicus. C'est la première fois depuis le Brexit, voté par référendum en 2016 et effectif depuis 2020, que Londres rallie des projets européens, même si c'est par la petite porte. Ce progrès était souhaité par les scientifiques des deux côtés de la Manche, d'autant que les Britanniques n'arrivent pas les mains vides : ils se sont engagés à mettre en moyenne 2,6 milliards d'euros par an au pot commun.

L'atmosphère entre Londres et Bruxelles a changé du tout au tout cette année. L'accord de février 2023 sur le commerce avec l'Irlande du Nord a levé la principale hypothèque sur la relation post-Brexit. En mai, les deux parties se sont entendues sur un sujet majeur, la régulation des services financiers. Témoignage de l'apaisement, l'opinion publique outre-Manche rompt peu à peu avec ses égarements idéologiques. Les Britanniques ne sont plus que 33 % à penser rétrospectivement que le départ de l'Union européenne était une bonne chose. Une solide majorité (55 %) reconnaît que ce choix était erroné.

Comme on pouvait s'y attendre, le bilan du Brexit est piteux. L'objectif consistait à « reprendre le contrôle ». Trois ans plus tard, le nouveau système migratoire à points a abouti, à rebours des espoirs de beaucoup d'électeurs pro-Brexit, à augmenter les flux de migrants extra-européens. Le nombre d'arrivées nettes (après déduction des départs) a dépassé les 600 000 l'an dernier, un record ! Idem avec le système de santé publique, le National Health Service. Les avocats du Brexit avaient fait miroiter son renflouement, grâce à l'argent qui ne serait plus déboursé en faveur de l'UE. En réalité, son fonctionnement ne cesse de se dégrader.

Le démagogue en chef, Boris Johnson, a tiré sa révérence. Sa démission de la Chambre des communes, en juin, a symbolisé le retour sur terre de la classe politique. Les deux principaux partis du royaume sont désormais dirigés par des personnalités ternes mais raisonnables. Le conservateur Rishi Sunak est un technocrate compétent. Sir Keir Starmer, son opposant travailliste, est un modéré qui a replacé son parti au centre de l'échiquier politique. Loin des errements gauchistes et antisémites de son prédécesseur Jeremy Corbyn, Starmer est devenu le favori des sondages.


Un débat explosif

Les expressions de regret du Brexit sont désormais monnaie courante à Londres. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que le débat sur la relation avec le continent reprenne de la vigueur. Faut-il s'obstiner à rester hors de l'Union européenne ? Y retourner, toute honte bue ? Trouver une solution intermédiaire, avec un pied dedans, un pied dehors, en revenant dans le marché unique, ou seulement dans l'union douanière ? Inventer une nouvelle forme d'association ? Les options sont ouvertes.

Consciente du potentiel explosif de ce débat, la classe politique est tétanisée. Le Parti conservateur reste, majoritairement, pro-Brexit. Le Parti travailliste, lui, n'a jamais eu de ligne claire sur le sujet. Son retour probable au pouvoir après les prochaines élections (au plus tard, en janvier 2025) va le contraindre à sortir du bois. Sur le continent, si l'on salue chaleureusement le nouveau pragmatisme des Britanniques, on se méfie de ce qui va suivre. Personne ne croit à l'hypothèse de leur retour sans conditions. Et beaucoup constatent que la machine communautaire ne fonctionne pas si mal depuis leur départ. Les dirigeants de l'UE pensaient que la question anglaise était réglée et qu'ils n'auraient pas, contrairement à leurs prédécesseurs, à se préoccuper de la relation transmanche avant une ou deux générations au moins. C'est raté. Les tourments britanniques n'ont pas fini d'empoisonner l'Europe.

L'économie et le commerce, la démographie (la jeunesse est pro-UE) et la géopolitique (guerre d'Ukraine) poussent Londres à se rapprocher du continent. Ce ne serait pas la première fois dans leur histoire que les Anglais reviendraient sur une monumentale erreur. En 1649, un siècle et demi avant la Révolution française, ils décapitèrent le roi Charles Ier et abolirent la monarchie. À peine une décennie plus tard, ils la restauraient. Le fils du souverain exécuté monta sur le trône sous le nom de Charles II. Aujourd'hui, c'est Charles III qui règne sur l'Angleterre. Faut-il y voir un signe ?

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13/09/2023 15:57:50

Paquets plus petits, prix plus chers : le géant Unilever pointé du doigt

À l’occasion des négociations commerciales du dernier trimestre 2023, le groupe aurait forcé ses clients distributeurs à accepter des produits plus chers.


Un nouvel exemple criant de la « shrinkflation ». Ce mercredi 6 septembre, nos confrères de Libération révèlent les dessous des négociations entre les distributeurs et le géant de l'agroalimentaire et des produits d'hygiène Unilever. Et le constat est sans appel : de nombreux produits ont vu leur quantité baisser alors que, dans le même temps, les prix poursuivent leur envolée. Dans certains cas, le prix au kilo ou au litre augmente de plusieurs dizaines de points, assurent nos confrères. Dans aucune de ces situations, le changement n'est clairement indiqué au consommateur, ce qui déclenche l'ire de Bercy ces derniers temps.


Par exemple, pour les pommes de terre rissolées Findus, le tarif bondit de 68 % quand la quantité, elle, passe de 600 à 590 g dans le même temps. La tendance est la même, mais dans une moindre mesure, avec plusieurs références de la marque Carte d'or, qui est aussi une propriété du géant mondial. Ainsi, la saveur vanille voit son tarif augmenter de 28,6 % alors que le bac est 22 % plus léger. Si vous êtes amateur de la saveur rhum raisin, le prix gonfle de 43,7 % quand le contenant, lui, mincit de manière drastique : 352 g désormais, contre 506 g auparavant. Dans les trois cas évoqués, il s'agit des propositions commerciales formulées par Unilever à l'ensemble de ses clients distributeurs pour le dernier trimestre 2023.


Une pratique « trompeuse et abusive »

Sauf qu'en réalité ces « propositions » n'en ont que le nom. Nos confrères expliquent, en effet, que l'industriel n'a pas laissé le choix à ses clients. Soit ils acceptaient cette nouvelle offre, soit Unilever mettait fin à toutes ses livraisons. Dans le même temps, les anciens formats, plus généreux, ont été arrêtés… Une pratique empêchant ainsi la grande distribution de faire un choix.

Ce procédé a un nom, celui de la « shrinkflation ». Cela consiste à réduire la taille ou la quantité d'un produit tout en augmentant le prix ou en le maintenant au même niveau. La distribution n'étant pas un marché où les prix sont administrés, l'État n'a pas la possibilité de mettre fin à cette pratique, légale, dans l'immédiat. Néanmoins, ces dernières semaines, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire plaide pour un changement de la réglementation alors qu'il juge que cette technique est « trompeuse et abusive ». Le locataire de Bercy entend obliger, sans que l'on sache ni quand ni comment, les industriels à informer les consommateurs de tout changement de poids d'un produit.

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29/08/2023 09:42:48

Le gouvernement paraît déterminé à augmenter l'imposition des sociétés d'autoroutes. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour Vinci et Eiffage qui gèrent les principaux réseaux du pays. Le montant et les modalités de cette surtaxation ne sont pas encore connus, mais les deux titres sont déjà orientés à la baisse depuis trois mois.

Selon les Echos, le gouvernement envisageait de mettre en œuvre une augmentation de leur imposition dans le budget 2024.

Cette taxation concernerait toutes les concessions du secteur des transports car il serait juridiquement difficile de ne taxer que les autoroutes. Les aéroports seraient donc concernés, la question d’ADP restant en suspens, en raison de son statut différent de celui des plateformes régionales.

Selon les Echos, la taxe pourrait rapporter entre 500 et 600 millions d’euros par an en régime de croisière pour atteindre un montant cumulé de 2,5 milliards d’ici 2030. Nul doute que les autoroutes en seraient les principaux contributeurs.

Fin juin, le Conseil d’Etat avait donné son aval pour augmenter la fiscalité des groupes gérant les autoroutes françaises, au motif qu’ils auraient bénéficié sans contrepartie de la baisse de l’impôt sur les sociétés depuis 2018.

Evidemment, les concessionnaires sont vent debout contre la perspective d’une taxation accrue.


Le président de Vinci Autoroutes (qui gère principalement les réseaux ASF et Cofiroute), Pierre Coppey, a déclaré aux Echos que si le gouvernement poursuivait son intention d'augmenter la fiscalité des entreprises gérant les autoroutes, le groupe porterait l'affaire devant les tribunaux.

Eiffage (qui contrôle APRR) a de son côté proposé une réunion de toutes les parties prenantes - gouvernement, exploitants, Autorité de Régulation des Transports (ART), parlementaires - pour discuter de la question.

Le fond du débat est de savoir si le modèle économique des autoroutes est trop généreux pour les concessionnaires. Or les avis divergent. Pour l’ART, la rentabilité des autoroutes ne présente pas un caractère excessif, l’Inspection Générale des Finances étant d’un avis contraire.

Le sujet est technique et politique. Cela fait des années que les autoroutes sont dans le collimateur d’une partie de l’opinion publique pour leurs profits excessifs. Une surtaxe pourrait apparaître pour elles comme un moindre mal dès lors que le gouvernement choisit de ne pas toucher à la durée des contrats de concession et aux tarifs des péages. Ce vers quoi il semble se diriger.

Le dossier est scruté de près par les investisseurs. Les autoroutes demeurent des actifs majeurs pour Vinci et Eiffage. Vinci Autoroutes est le plus gros contributeur aux profits de sa maison-mère, avec plus de 1,6 milliard d’euros de résultat opérationnel au premier semestre sur un total de 3,5 milliards pour le groupe. L’an dernier, APRR représentait 62% du résultat opérationnel courant d’Eiffage.



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11/08/2023 09:24:09


La guerre en métavers

Si le métavers imaginé par le patron de Meta (ex-Facebook), Marc Zuckerberg, tarde à trouver sa place auprès des entreprises et des consommateurs, il est un domaine où il inspire, même peut-être un peu trop : la défense. Ainsi, selon le dernier rapport de GlobalData, « The metavers in defense », les armées de la région Asie-Pacifique construisent des métavers pour se préparer aux conflits futurs.

Pour la société britannique d’analyse de données et de conseil, le métavers pourrait trouver des applications dans tous les aspects de la guerre moderne, de la formation et l'éducation, à la logistique, la gestion des batailles et même pour des services en première ligne. Le métavers est un monde virtuel où les utilisateurs partagent des expériences et interagissent en temps réel dans des scénarios simulés. Selon GlobalData, cela devrait représenter un chiffre d'affaires de 627 milliards de dollars d'ici à 2030, avec un taux de croissance annuel de 33% entre 2020 et 2030.

Les armées de la région Asie-Pacifique se préparent en adoptant des technologies basées sur le métavers pour soutenir leurs opérations. On pense à l’armée chinoise, mais pas seulement : les armées de l'air singapourienne et coréenne s’y sont mises également. Il s’agit notamment de trouver de nouveaux moyens d'organiser et d'opérer dans les conflits conventionnels et non conventionnels.


Faire tomber le C4ISR adverse

Sans trop de surprise, ni d’inquiétude, la première application du métavers est toutefois destinée à la formation des pilotes, modernisant avec de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée des pratiques déjà courantes dans un apprentissage où les coûts d’exploitation et les dangers inhérents au vol sont élevés. C’est le cas de Singapour et de la Corée du Sud, qui ont essayé la solution de formation ATARS (Système tactique avancé de réalité augmentée, ou Advanced Tactical Augmented Reality System) d’une société américaine (Red 6), un système qui « vise à améliorer l'efficacité, la qualité, la létalité, le coût, la préparation, la capacité et la sécurité ».

Mais cela peut aller plus loin. En 2021, l'ordre de mobilisation de la formation de la Commission militaire centrale chinoise, signé par le président Xi Jinping, a fortement insisté sur le renforcement de la construction de moyens de simulation, de mise en réseau et de confrontation, rappelle GlobalData. La Chine investit massivement dans son métavers militaire afin d'assurer la parité technologique avec ses adversaires potentiels, notamment les États-Unis.

Selon Benjamin Chin, analyste associé au sein de l'équipe Thematic Intelligence de GlobalData, l’armée chinoise « emploie des Battle Labs, qui utilisent le Big Data, l'IA et des simulations pour ses plans de modernisation militaire » et explore l'idée d'une guerre basée sur le métavers : attaquer le métavers d'un adversaire pour paralyser ses « capacités de commandement, de contrôle, de communication, de renseignement informatique, de surveillance et de reconnaissance », le C4ISR, le cœur des guerres modernes.

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10/08/2023 08:40:14

Une monnaie commune pour les émergents ?

Le serpent de mer d’une nouvelle devise des pays émergents pour concurrencer le dollar pourrait revenir au centre du jeu lors du prochain sommet des BRICS qui se tiendra du 22 au 24 août à Durban en Afrique du Sud. Les BRICs jusqu’ici un peu passés aux oubliettes pourraient à nouveau faire parler d’eux à cette occasion. Telle est l’opinion de Gauthier Maes, directeur de la communication de Meilleurtaux Placement.

Cet acronyme inventé par Goldman Sachs en 2001 pour désigner les cinq plus gros pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, et Afrique du Sud), a connu son premier sommet en 2009, avec trois objectifs : concurrencer le G7, disputer l’hégémonie du dollar et peser dans les institutions internationales. Mais malgré leur poids démographique (41% de la population mondiale), les BRICS ne disposent pas de plus de 15% des droits de vote à la Banque Mondiale et au FMI. En outre, des dissentions sont apparues entre les pays, ce qui les a empêchés de faire front uni.


Un poids économique équivalent à celui du G7

Aujourd’hui, il existe des tensions géopolitiques entre la Chine et l’Inde. Sans parler de la Russie, qui a reçu peu de soutien des autres pays dans sa guerre contre l’Ukraine. Du point de vue économique, ces nations ont encaissé les derniers chocs (Covid, crise énergétique, inflation…) de manière différente et le Brésil et l’Afrique du Sud pèsent peu dans les échanges.

Cela dit, le prochain sommet pourrait remettre les BRICS, dont la part dans le PIB mondial atteint désormais 31,5% (contre 30,7% pour le G7), au centre de l’échiquier mondial. Deux sujets seront discutés : l’entrée de nouveaux pays en leur sein et la création d’une monnaie commune. Parmi les candidats, on trouve, l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Algérie, l’Egypte, l’Ethiopie, le Mexique, le Venezuela et l’Argentine. Quant à une nouvelle devise, cette idée circule depuis longtemps, mais sans avancées concrètes. Cette monnaie pourrait être adossée à l’or ou à un panier de monnaies nationales.

« Pour réussir ces projets, les principaux pays émergents devront mettre leurs divergences de côté pour ne montrer aucune fissure dans les BRICS ! » conclut Gauthier Maes.


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09/08/2023 12:57:18

Eh oui mais faut savoir ce qu'on veut. Plus possible de laisser en Chine des entreprises US donc quoiqu'elle deviennent cela n'intéresse plus les US et plus beaucoup les Chin..., alors et bien il faut s'étendre et absorber Taï... qui redonnera vie à des entreprises tronquées ou bien dupliquera les siennes. Mais cela ne marche pas car Taï... préfère en construire aux USA et en UE... Alors comment notre génie de l'économie et de la politique monsieur Raffarin va-t-il pouvoir calmer la rage de dents de Monsieur Xi et de ses satellites. Mission sur la Lune ou bien conférence d'un grand astronaute Français...

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09/08/2023 11:36:32

Incertitudes et prudence

Les principaux indices américains auront bien tenté une remontée mais ils ont échoué et terminé dans le rouge, pour la cinquième fois en six séances depuis le début du mois d’août. Les inquiétudes sur la santé de l’économie chinoise se sont renforcées après la publication des importations et des exportations plus faibles qu’attendu. Les craintes sur la solidité du secteur bancaire américain ont également ressurgi après l’abaissement, lundi soir, de la note de crédit de dix banques régionales, petites et moyennes, par Moody’s qui a également placé sous surveillance six géants du secteur, dont Bank of New York Mellon , U.S. Bancorp, State Street et Truist Financial.

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02/08/2023 09:11:58

L’effet intelligence artificielle, ou pas

Les opérateurs seraient-ils aveuglés quant à la solidité du mouvement lié à l’intelligence artificielle (IA) ? Ce n’est pas certain. Toujours selon cette enquête, si les investisseurs ne sont pas contre se renforcer en cas de recul ou même d’éclatement d’une bulle liée à l’IA, ils ne sont pas encore totalement convaincus par la technologie. La moitié d'entre eux ne sont pas disposés à payer de leur poche des outils d'IA pour faciliter leur vie personnelle ou professionnelle, tandis qu'une majorité d'entreprises ne prévoient pas de les utiliser à l'avenir pour le commerce ou l'investissement. Autrement dit, si les attentes vis-à-vis de l’IA et des transformations qu’elle pourrait impliquer sont élevées, les bénéfices concrets et importants que pourraient en tirer les entreprises ne sont sans doute pas pour tout de suite. Et pour Ted Mortonson, stratège en technologie chez Robert W.Baird, interrogé par Bloomberg, « aujourd’hui, l'engouement à court terme pour l’IA a dépassé ses limites ». Donc finie la hausse ?

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01/08/2023 11:43:21

Ce qui change au 1er août: tickets de caisse, prix de l'électricité...

01/08/2023 10:51 | AFP


La fin de l'impression systématique du ticket de caisse papier entre en vigueur ce mardi, malgré une inflation encore élevéeLa fin de l'impression systématique du ticket de caisse papier entre en vigueur ce mardi, malgré une inflation encore élevée ( ERIC FEFERBERG / AFP/Archives )

Les tickets de caisse ne sont plus obligatoires, les tarifs réglementés de l'électricité augmentent de 10%, le taux d'intérêt du Livret d'épargne populaire passe à 6%.... : voici ce qui change ce 1er août.


Adieu le ticket de caisse imprimé

Après deux sursis pour cause de valse des prix dans les magasins, la fin de l'impression systématique du ticket de caisse papier entre en vigueur ce mardi, malgré une inflation encore élevée.

Cette mesure, qui concerne aussi les reçus de carte bancaire, est prise au nom de l'écologie. Mais elle est critiquée par certains qui rappellent que les tickets de caisse sont un outil de gestion du budget familial de nombreux ménages, permettant de vérifier l'exactitude du montant de la transaction.

De fait, la facturette ne va pas complètement disparaître: les clients qui le souhaitent pourront toujours demander son impression, pour lever un doute sur un prix par exemple. Et dans certains cas (restaurant, hôtel, coiffeur, garagiste, etc.), l'impression reste obligatoire.


LEP: le taux d'intérêt passe à 6%

Le taux d'intérêt du Livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages les plus modestes, descend de 6,1% à 6%.

Cette décision avait été annoncée mi-juillet par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, en même temps que le maintien à 3% du taux d'intérêt du Livret A pour un an et demi.

Si la formule de calcul prévue par la loi avait dû être appliquée, le rendement du Livret A serait passé à 4,1% et celui du LEP à 5,6%. Mais les autorités ont souhaité favoriser le Livret d'épargne populaire, détenu par 9,7 millions de personnes, plutôt que le Livret A.

Outre l'augmentation du rendement, le plafond du LEP doit passer de 7.700 euros à 10.000 euros, mais ce changement-là n'aura lieu qu'à l'automne.


Hausse de 10% des tarifs réglementés de l'électricité

Les consommateurs font face à une nouvelle augmentation de 10% des tarifs réglementés de l’électricité à partir du 1er août. Cette hausse, qui s’appliquera aux ménages et aux petites entreprises, traduit la volonté du gouvernement de réduire progressivement "le bouclier tarifaire" pour desserrer la pression sur les finances publiques.

Avec cette nouvelle augmentation, le bouclier sera moins protecteur puisqu’il ne couvrira plus qu'un tiers de la facture des consommateurs (37% contre 43% auparavant). Cette hausse s’ajoutera à celle de 15% en vigueur depuis février 2023, après +4% en février 2022.

Depuis 2021, le tarif réglementé, dont dépendent quelque 23 millions d’abonnés à l’électricité (sur 34 millions), aura donc augmenté de 31%.


L'allocation de rentrée scolaire

L'allocation de rentrée scolaire (ARS), en hausse cette année, est versée à partir de ce mardi, à Mayotte et à la Réunion, puis le 16 août en métropole, Guyane, Martinique et Guadeloupe.

L'ARS, conditionnée aux ressources du foyer, s'adresse aux familles ayant des enfants de 6 à 18 ans, scolarisés dans un établissement public ou privé, en apprentissage ou pris en charge dans un établissement d'accueil spécialisé. Elle est destinée à aider à l'achat des fournitures scolaires, matériel, vêtements, etc.

Compris entre 398,09 et 434,61 euros, selon l'âge de l'enfant, les montants de l'ARS ont été revalorisés de 5,6% par rapport à ceux versés l'an dernier.

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01/08/2023 08:52:20

Intelligence Artificielle : Intel, Microsoft, Capgemini, Atos... tout le monde en parle !

Le 31 juillet 2023


La barre était haute, mais les entreprises qui ont publié leurs résultats du deuxième trimestre ces dernières semaines ont encore plus parlé d'intelligence artificielle qu'au trimestre précédent.

Les entreprises du S&P 500 se sont naturellement retrouvées en première ligne. Les de la présentation des résultats d'Intel jeudi dernier, les dirigeants et les analystes ont mentionné l'IA 58 fois, contre 15 fois lors de la conférence précédente, en avril. Jusqu'à présent, le spécialiste des processeurs n'a pas profité de l'essor des composants pour l'informatique de l'IA, et les ventes de ses activités liées aux centres de données et à l'IA ont chuté de 15% au deuxième trimestre. Intel s'emploie à rattraper Nvidia et d'autres rivaux dont les puces alimentent la technologie derrière ChatGPT. La hausse de 6,6% des actions d'Intel vendredi à la suite de la publication des résultats s'appuie sur l'espoir d'une reprise des ventes d'ordinateurs personnels après une période creuse.

Du côté d'Alphabet, les participations à la conférence téléphonique des analystes mardi ont mentionné l'IA 62 fois, contre 52 fois il y a trois mois. Le même jour, l'IA a été mentionnée 58 fois lors de la conférence de Microsoft, contre 35 fois lors de la conférence précédente.


La nouvelle tarte à la crème

L'augmentation récente du nombre d'entreprises évoquant leurs projets en matière d'IA reflète l'optimisme débordant de Wall Street quant à l'utilisation de l'IA générative et des technologies connexes pour offrir de nouveaux services et accroître l'efficacité dans un large éventail d'industries. Un engouement qui explique en grande partie les bonds 2023 du Nasdaq (+37%) et du S&P 500 (+20%).

Selon une analyse menée par Reuters, plus d'un tiers des sociétés du S&P 500 qui ont publié leurs résultats ce mois-ci ont mentionné l'IA au moins une fois lors des conférences téléphoniques avec les analystes, contre environ un quart des sociétés à la même période au premier trimestre. Les termes "IA" ou "intelligence artificielle" ont été prononcés 827 fois lors de 76 appels sur un total de 221 appels organisés ces dernières semaines, selon une analyse des transcriptions effectuée par Reuters.


Les autres secteurs se réveillent

Les grands noms de la technologie sont à l'origine des conférences téléphoniques où l'on parle le plus de l'IA depuis le début du trimestre, mais des entreprises qui ne sont pas généralement considérées comme des "sociétés technologiques" ont également beaucoup parlé de l'IA. L'IA a été mentionnée 58 fois au cours des conférences téléphoniques organisées par Moody's et sa rivale S&P Global cette semaine, qui ont fait la promotion de l'intégration de la technologie dans les logiciels d'évaluation des risques et dans d'autres domaines. Il s'agit d'un bond considérable par rapport au trimestre de mars, au cours duquel l'IA n'avait été mentionnée que 3 fois lors de la conférence téléphonique de Moody's et 10 fois lors de celle de S&P Global.

Parmi les autres entreprises qui ont mentionné l'IA 10 fois ou plus lors de leurs récentes conférences téléphoniques figurent l'assureur The Travelers Companies, qui utilise la technologie dans la souscription et le traitement des sinistres, ainsi que la société de marketing Omnicom, la société d'évaluation du crédit à la consommation Equifax et l'investisseur dans les centres de données Digital Realty Trust.


L'IA en France

En France la semaine dernière, on comptait 22 mentions du terme "AI" dans la conférence d'Atos et 38 fois dans celle de Capgemini… mais seulement 5 fois chez STMicroelectronics et 2 fois chez BNP Paribas.


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31/07/2023 11:47:18

Une application qui utilise l'intelligence artificielle pour gagner de l'argent a été rendue publique


Une nouvelle plate-forme qui utilise l'intelligence artificielle pour gagner de l'argent en ligne a été rendue publique.

Les technologies de l'intelligence artificielle comme ChatGPT et Midjourney prennent actuellement le monde d'assaut. Ce que la plupart des gens ne savent pas, c'est que la technologie de l'IA n'est pas nouvelle, en fait elle existe depuis des années.

Ce n'est que récemment que les programmeurs ont découvert que si la personne moyenne peut utiliser la technologie de l'IA pour gagner de l'argent en son nom, en supprimant l'erreur humaine, le potentiel de profit est énorme – et c'est exactement ce que fait "AI Trader", pendant que vous dormez.


Les 3 plus grands avantages d'AI Trader

De loin, le plus grand avantage de cette application est le potentiel de gagner de l'argent avec un minimum d'effort. Certains utilisateurs gagnent déjà 14.750€ par mois, bien au-dessus de la moyenne pour des applications similaires qui ont des frais d'adhésion insensés.

Deuxièmement, l'application a une interface utilisateur simple, donc aucune connaissance ou expérience technique n'est requise pour l'utiliser. L'application est livrée avec un algorithme qui peut déterminer indépendamment quelles devises ou actions acheter et les quelles vendre afin de maximiser les profits.

Troisièmement, les retraits sont rapides ( dans les 2 jours de la demande ) et fiables. Divers modes de paiement sont pris en charge, tels que les cartes, les comptes en ligne ou les transactions bancaires.


Comment fonctionne cette application?

Semblable aux investissements habituels, vous déposez d'abord un certain montant sur votre compte, par ex. 250€, l'application utilise ensuite votre investissement pour acheter et vendre automatiquement des devises, actions ou obligations afin de générer des bénéfices. Toutes les transactions sont effectuées en un temps relativement court, de quelques minutes à plusieurs heures.

La façon dont l'application détermine les devises à acheter et à vendre et à quel moment s'appuie sur l'analyse de milliers d'indicateurs de marché, de l'analyse technique des graphiques aux actualités mondiales qui affectent le mouvement des valeurs.

La puissance réelle de cette application qui la distingue des autres est un algorithme d'IA avancé qui analyse des milliers de ces signaux chaque minute et est capable de prédire avec une extrême précision quoi acheter et vendre au bon moment pour réaliser un profit maximum.


Pouvez-vous vraiment utiliser cette application pour faire des profits

AI Trader est en version bêta fermée depuis plusieurs mois, avec seulement un petit cercle de personnes y ayant accès lors de l'ouverture des inscriptions il y a 2 mois. Les données initiales indiquent que le revenu moyen par utilisateur était légèrement supérieur à 14.700€ par mois, mais cela dépend principalement de la taille de l'investissement et du développement de l'algorithme, qui, selon les fondateurs, s'améliore de jour en jour et a actuellement un taux de réussite de 92%.


Nous l'avons essayé nous-mêmes: voici nos résultats

Pour fournir des résultats plus réalistes de cette application, nous vous montrerons les résultats que nous avons de tester l'application nous-mêmes au cours des 30 derniers jours.

Après avoir créé notre compte, nous avons reçu un appel de notre gestionnaire de compte et nous avon déposé 250€ sur le compte afinque l'algorithme puisse l'utiliser pour la négociation. Dans les paramètres, nous avons permis à l'algorithme de négocier indépendamment les 3 instruments: devises, obligations et actions.

Dans les résultats "capture d'écran" ci-dessous, vous pouvez voir le bénéfice hebdomadaire que nous avons retiré qui a été généré par l'algorithme AI Trader:


Dernières transactions

Jul 26

Retrait

+4,493.30€

24,152.01€

Dépôt deAI Trader

Jul 18

Jul 11

Jul 04

Jun 27

Jun 20

Retrait

+5,493.34€

19,658.71€

Dépôt de AI Trader

Retrait

+7,583.39€

14,165.37€

Dépôt de AI Trader

Retrait

+3,394.43€

6,581.98€

Dépôt de AI Trader

Retrait

+1,793.33€

3,187.55€

Dépôt de AI Trader

+1,394.22€

Solde de départ

En 30 jours, nous avons eu un taux de réussite de 73. Étant donné que seuls les traders professionnels ont de tels résultats, il s'agit d'un autre témoignage incroyable de la puissance de la technologie de l'intelligence artificielle qui dépasse déjà de loin les capacités des humains moyens.

Nous avons réussi à générer un bénéfice 24.152,01€ en un peu plus de 30 jours. Bien que ce ne soit pas comme les sommes énormes que les commerçants de Wall Street réalisent, ce résultat est très impressionnant si vous considérez que l'application a fait tout le travail pour vous et que sa précision ne fait qu'augmenter avec le temps.


Les enregistrements se ferment bientôt en raison de la forte demande

Les fondateurs d'AI Trader ont décidé de publier l'application au public pour une version bêta fermée afin que l'application puisse collecter des données pour leur algorithme d'apprentissage automatique, mais après avoir atteint cette limite, l'inscription ne sera plus gratuite et les nouveaux utilisateurs devront payer pour l'utiliser.


Enregistrez votre compte maintenant

Il existe plusieurs façons de créer votre compte pour AI Trader, mais en raison de la forte demande, la plupart d'entre eux sont souvent indisponibles et vous obligent à rejoindre une liste d'attente.

Il y a 8 minutes, et il y a encore 17 invitations disponibles pour AI Trader.

IMPORTANT: vous ne pouvez créer qu'un seul compte par personne. Lors de l'inscription, il est important que vous vérifiiez que vos coordonnées sont correctes car vous recevrez un appel téléphonique de votre gestionnaire de compte pour vérifier votre compte. Après la vérification, qui dure environ 2 minutes, vous pouvez commencer à utiliser l'application immédiatement.


ATTENTION : Très forte demande média, Invitations limitées.

👀🧐👀🧐👀🧐👀❓❓❓❓❓

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17/07/2023 10:17:35

Tout à fait normal

1) j'approuve la création d'un délit d'« homicide routier ».

2) Le permis de conduire doit être retiré aux personnes qui ne sont plus aptes à conduire. Et un contrôle des aptitudes physiques et mentales à partir de 70 ans est nécessaire.

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17/07/2023 08:35:17

Permis de conduire : le déni français


Un chauffard octogénaire a tué deux piétons en trois mois. Mais personne n’ose toucher au permis de conduire à vie, cet avantage acquis bien français !

Faut-il réformer le permis de conduire français ?


Chose promise, chose due. Élisabeth Borne s'était engagée, en mai dernier, à présider un comité interministériel de la sécurité routière (CISR) au mois de juillet. Elle tient parole ce lundi. Au menu : la création d'un délit d'« homicide routier » afin de répondre aux vœux des associations de victimes, choquées par la qualification d'homicide involontaire pour des actes commis sous l'empire de l'alcool ou de stupéfiants.

La Première ministre avait annoncé cette réunion au sommet après une série de drames, tels le fauchage mortel par un automobiliste alcoolisé d'Antoine Alléno, le fils du chef étoilé Yannick Alléno, et l'accident provoqué par le comédien toxicomane Pierre Palmade. « L'ambition de ce CISR est de porter des mesures protectrices, équilibrées et adaptées au quotidien de millions de Français qui partagent les routes de notre pays », selon Matignon.

Dans ce cas, il sera difficile aux participants d'ignorer le fait divers qui s'est produit à Saint-Malo début juillet. Un octogénaire a tué, au volant de sa voiture, un homme, accompagné de sa petite-fille, qui traversait à un passage protégé. Moins de trois mois auparavant, quasiment au même endroit, le même conducteur avait déjà provoqué la mort d'un piéton. Il avait pourtant conservé son permis de conduire, et n'a malheureusement pas négligé d'en faire usage…

Ce double homicide ne peut manquer de relancer le débat sur la validité éternelle du permis de conduire en France. Un débat dont les responsables politiques se passeraient bien, effrayés par avance des bruyantes protestations qu'il ne manquerait pas de susciter. Les arguments déployés par les tenants du statu quo sont connus : la liberté de se déplacer est fondamentale, et vitale pour toutes les personnes habitant en zone rurale ; les séniors créent statistiquement moins d'accidents que les conducteurs les plus jeunes ; il y aurait un paradoxe à reculer l'âge de la retraite à 65 ans et à soumettre les sexagénaires à un test d'aptitude à la conduite… La liste n'est pas exhaustive, et l'on peut faire confiance aux populistes de tout poil pour l'allonger à l'envi !

Mais il n'est pas question de faire de l' « âgisme », cet équivalent du racisme envers les personnes âgées. Il convient simplement de considérer que le droit de tenir un volant n'est pas un avantage acquis pour toute la vie. Rendre obligatoire une visite de contrôle tous les dix ans jusqu'à 50 ou 60 ans, puis tous les cinq ans au-delà, n'interdit en rien de continuer à conduire à tous ceux qui sont en état de le faire. Il ne s'agirait donc nullement de priver les séniors de la conduite automobile, mais d'éviter que ceux qui n'en ont pas ou plus les capacités physiques puissent mettre en danger non seulement leur propre vie mais aussi celle d'autrui.

La majorité de nos voisins, à l'exception de l'Allemagne et de la Pologne, ne délivrent pas de permis à vie, et il ne semble pas que leurs citoyens connaissent une vie d'enfer pour autant. Encore moins qu'ils se soient révoltés pour cette raison. Même aux États-Unis, paradis de la voiture, le petit rectangle plastifié n'est pas valable éternellement…

Mais les séniors forment de gros bataillons d'électeurs. Le gouvernement risque donc de refuser l'obstacle, et la Première ministre de déclarer dans une langue de bois inimitable que rien ne vaut l'incitation. Ainsi, la France demeurera ce pays étrange où l'on peut rouler à 130 km/h sur une autoroute avec des facultés altérées mais où il faut une autorisation administrative en bonne et due forme pour construire un cabanon de jardin.

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11/07/2023 10:21:50

L’or pourrait surprendre positivement selon Société générale


L’or pourrait fuser à la hausse, surtout si l’économie devait se dégrader plus fortement que prévu, auquel cas la Fed devrait lever le pied dans son cycle de remontée du taux directeur. L’or pourrait aussi profiter de son statut de valeur refuge.


L’or est à la peine. Alors que la Fed a réaffirmé dernièrement son intention de maintenir une trajectoire haussière sur son taux directeur face à une inflation jugée désagréablement récalcitrante aux Etats-Unis, ces propos ont soutenu le dollar et les taux d’intérêt à 10 ans. Or le cours du métal jaune pâtit généralement d’une appréciation du dollar (coté en billets verts, l’or se renchérit en effet mécaniquement, pour les acheteurs munis d’autres devises que le dollar, quand ce dernier gagne du terrain) et d’une augmentation des taux réels (les taux à 10 ans, diminués des anticipations d’inflation à moyen terme). En effet, l’or ne versant pas de revenu, il subit mécaniquement des arbitrages défavorables quand les taux réels grimpent.


Pour autant, l’or pourrait ne pas avoir dit son dernier mot. A cet égard, Société générale a jugé récemment dans une note que le cours de l’or pourrait connaître une trajectoire satisfaisante, sur fond d’inflation récalcitrante dans les grandes puissances et les autres pays développés (une forte inflation réduit les taux réels, toute chose restant égale par ailleurs), et alors que la trajectoire de l’économie est jugée incertaine. Des pressions sur l’économie tendent à peser sur les taux à long terme, en théorie. Et l’or, considéré comme une couverture contre l’érosion du pouvoir d’achat liée à l’inflation, pourrait profiter d’une inflation durablement élevée, qui pourrait doper les anticipations d’inflation à moyen terme.


Société générale estime que la Fed est dans une situation délicate, tiraillée entre son désir de lutter contre l’inflation via une poursuite de la remontée du taux directeur et les risques que la croissance de l’économie connaisse un atterrissage trop brutal. Les stratégistes de Société générale jugent que les taux à 10 ans se modéreront d'ici fin 2024. Un mouvement qui serait en soi favorable à l’or.


Les banques centrales des pays émergents continueront à acheter de l’or

La banque au logo rouge et noir prévoit que le marché de l'or “devra intégrer des projections d'inflation plus élevées”, si bien que l'or “pourrait connaître des fluctuations importantes d'ici fin décembre”, rapporte le Comptoir national de l’or. Et si les taux aux Etats-Unis devaient se modérer, le dollar pourrait s'affaiblir, ce qui soutiendrait l'or. Et les banques centrales devraient continuer à acheter de l’or, au détriment des devises fiduciaires, notamment le dollar américain.


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10/07/2023 15:21:36

Il va y avoir du changement au sein du CAC 40, l'indice phare de la Bourse de Paris.

Radio France

Publié le 10/06/2023


Edenred, le spécialiste du ticket-resto, est devenu un mastodonte des tickets cadeaux en tout genre. (Illustration) (EMMA BUONCRISTIANI / MAXPPP)

Le CAC 40, c'est l'indice de la Bourse de Paris, la vitrine des plus grandes entreprises tricolores cotées sur les marchés boursiers. Le changement prévu, c'est une sortie et une entrée, annoncée il y a deux jours, mais opérationnelle en fin de semaine prochaine, le 16 juin au soir.


franceinfo : Comment cela se décide ?

C'est un conseil scientifique indépendant d'Euronext, l'opérateur de la Bourse, qui lors d'un conseil qui se réunit une fois, tous les trois mois, décide des entrées et sorties : il faut remplir plusieurs conditions : être coté à la Bourse de Paris évidemment, avec au moins 20% d'actions disponibles à la vente. Il faut que la valeur estimée de l'entreprise soit conséquente, un peu plus de 9 milliards d'euros aujourd'hui, pour les dernières places au sein de l'indice.

Autre critère, plus subjectif, être complémentaire des autres entreprises déjà présentes, car le CAC 40 est avant tout l'indice phare, la vitrine de la Bourse de Paris, elle doit afficher un portefeuille diversifié, alléchant pour l'investisseur, et représentatif de l'économie française.


Avec donc un changement en perspective ?

Oui, sachant qu'il n'y a eu aucun changement depuis quasiment deux ans, depuis septembre 2021, comme si la période du Covid, et la mise sous perfusion de l'économie, avait paralysé l'indice, empêchant tout mouvement.

Et d'ailleurs, nul doute que la réussite de l'entreprise qui fait son entrée aujourd'hui, au sein du CAC 40 est liée au covid, aux bouleversements opérés au sein des entreprises, puisqu'il s'agit d'Edenred, le spécialiste du ticket-restaurant, devenu un mastodonte des tickets cadeaux en tout genre, proposés de façon numérique désormais, par les entreprises à leurs salariés.

L'ancienne filiale du groupe hôtelier Accor affiche une croissance constante, elle est aujourd'hui valorisée à plus de 15 milliards d’euros. Non seulement l'entreprise entre au CAC 40, mais en plus, elle grimpe directement à la 32e place, juste devant Carrefour.


Et qui le spécialiste du ticket-restaurant remplace-t-il au sein du CAC 40 ?

Il s'agit de Vivendi, un historique du CAC, ancienne Générale des Eaux, au sein de l'indice depuis sa création, en 1987. Mais ses activités ont été scindées en plusieurs entités, la musique est désormais cotée à Amsterdam. Et le groupe contrôlé par Vincent Bolloré est aujourd’hui valorisé à moins de 10 milliards d'euros. Largement sous-estimé, selon certains, mais qui quitte donc aujourd'hui l'indice phare de la Bourse de Paris.

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10/07/2023 09:38:23

Merci Dubaisan 😀👩🏻‍💻

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08/07/2023 16:07:36

Merci, pour la qualité de tes posts.

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