Dans l'air du temps...
Bourse : préparez votre portefeuille pour l'été
Publié le 08/07/2023 L'environnement boursier reste incertain et incite à la prudence. Nos recommandations pour éviter les mauvaises surprises pendant vos vacances.
Le niveau élevé des taux d'intérêt et de l'inflation, le ralentissement économique, les tensions géopolitiques avec la Russie et la Chine, et la guerre en Ukraine créent un environnement incertain pour les investisseurs.
Il peut déclencher à tout moment un regain de volatilité en Bourse, en suscitant des décrochages, et exige ainsi une surveillance de vos placements boursiers pendant vos vacances.
Le resserrement monétaire des grandes banques centrales occidentales n'est pas encore achevé, car l'inflation résiste plus que prévu. Pendant l’été, propice au relâchement, évitez donc de baisser la garde.
1 - Rémunérez vos liquidités
Dans des marchés qui redeviennent stables ou un peu baissiers, après une période de hausse au premier semestre, augmentez vos liquidités, car elles peuvent rapporter à nouveau. Ces réserves ne seront pas exposées aux éventuelles secousses boursières, et vous permettront de réinvestir après un éventuel repli.
Le Livret A, avec son plafond de 22.950 euros, et le Livret de développement durable et solidaire (12.000 euros) constituent la base d'un placement d’attente. Leur rémunération annuelle n’est que de 3%, soit moins que l'inflation de 5,1% en France selon l'Insee à fin mai, mais nette de toute taxation. Et ce rendement devrait augmenter au 1er août, du fait de la prise en compte de l'inflation dans le calcul.
Au-delà de ce socle de 34.950 euros, multiplié par le nombre de personnes du foyer, vous pouvez aussi regonfler vos livrets bancaires. Hors promotion et offre de bienvenue sur quelques mois pour une ouverture, Distingo de PSA Banque et Zesto de Renault Bank offrent un taux brut annuel de 2,5%, avant taxation, soit 1,75% net.
À un horizon d'un an, les rendements des sicav monétaires, en progression, devraient s'élever à plus de 3% brut, alors qu'ils évoluent actuellement à 1,3% brut sur un an écoulé pour les meilleurs. Dans un PEA, les monétaires PEA – si votre teneur de compte en propose – rapportent autour de 1,5%. Si vous investissez via un contrat d’assurance vie multisupport, vérifiez ou négociez les frais d’entrée éventuels avant d'abonder le fonds en euros.
2 - Prenez des plus-values partielles
Au premier semestre, le CAC 40 a gagné 13%. Mais au sein de l'indice STMicroelectronics a gagné 34,5%, Hermès 34% et LVMH 25%. Sur la même période, Axa n'a progressé que de 2,9% et Essilorluxottica de 2,8%. Suivez ces évolutions avec le Laboratoire du Revenu, car les marchés peuvent brûler demain ce qu’ils ont adoré hier. Sur cinq ans, Hermès a gagné 270%, LVMH 198% et STMicroelectronics 132%.
Les marchés d’actions ont reculé en 2022, avant de rebondir fortement au premier semestre 2023. Mais, en Bourse, on a gagné uniquement lorsqu’on a vendu. Il faut donc savoir céder vos titres, en sachant qu’on le fait rarement au plus haut.
Plutôt que de subir les inévitables retournements de tendance, les prises partielles de bénéfices, par exemple au-delà de 20% de gain, vous permettent de matérialiser vos plus-values, en allégeant une position sans vous priver d’une éventuelle poursuite de la hausse sur le reste de la ligne, qu’il s'agisse d’actions en direct ou de fonds.
3 - Pensez aux ordres à cours limité
Pour acheter et vendre, préférez les ordres à cours limité. Ils comportent un prix plafond à l’achat et un prix plancher à la vente. Un excès de baisse (ou de hausse) sur des valeurs prometteuses peut ainsi être mis à profit cet été pour réaliser des achats (ou des ventes) à bon compte.
Si vous souhaitez compléter (ou écrémer) une ligne, pratiquez, par exemple, des ordres 10% en dessous (ou au-dessus) des derniers cours.
Ces ordres doivent être donnés «à révocation», c’est-à-dire qu’ils courront jusqu’à l’échéance que vous aurez fixée (fin de la semaine, du mois ou de l’année) pour les opérations au comptant, ou jusqu’à la liquidation pour celles à règlement différé (de cette manière, vous disposerez de près d’un mois pour profiter d’un passage à vide ou d’une poussée de fièvre du marché).
4 - Couvrez-vous pour le mauvais temps
Pour éviter, à votre retour de congés, de regretter la chute de valeurs que vous déteniez, les ordres à seuil de déclenchement, appelés «ordres stop», peuvent vous prémunir contre un retournement de tendance. Sur une action qui cote par exemple 100 euros, vous pouvez passer un ordre de vente au seuil de déclenchement de 90 euros. Si le seuil n’est pas franchi, vous continuez à profiter de la tendance.
Mais attention ! Prenez garde à ce type d'ordre: si l’action casse les 90 euros à la baisse, votre ordre se transformera en un ordre de vente à tout prix, sans aucune limite. Si la chute se poursuit, et à condition que l’ordre soit exécuté vers 90 euros, vous aurez ainsi sécurisé une partie de vos gains.
À l’aide de produits dérivés, vous pouvez aussi limiter vos pertes lors des phases baissières. Plusieurs instruments permettent de «couvrir» son portefeuille, voire de tirer profit du recul des marchés : tracker bear ou turbo put, par exemple.
Les trackers bear reproduisent de manière inversée la variation de l’indice qu’ils suivent. Si l’indice CAC 40 baisse de 5%, le tracker bear CAC 40 augmentera, lui, de 5%. Vous protégerez ainsi votre portefeuille avec seulement un achat de tracker, et non pas une multitude d’ordres de vente à découvert pour chacun de vos titres. Et vous pourrez continuer à toucher les éventuels dividendes de vos actions gardées en portefeuille.
5 - Optimisez vos points d’entrée
Il ne suffit pas de savoir vendre. Il faut aussi savoir acheter quand les cours ont baissé, dans l’espoir d’un rebond ultérieur. Après la crise de 2008, la hausse des Bourses mondiales lors de la décennie 2009-2019 fut heurtée par de nombreux chocs (été 2011, janvier 2016, fin 2018), avec des replis de 20 à 30%.
En 2020, le CAC 40 a perdu 40% entre son sommet du 19 février à 6 111 points et son point bas du 16 mars à 3 632 points, avant de redépasser son niveau d’avant le krach à partir de fin mars 2020. Il est donc judicieux d’entrer en Bourse ou de réinvestir pendant les baisses prononcées.
Autre sujet intéressant ...
Le dilemme de l’IA dans les médias
Négocier ou pas ? En pleine course au développement de nouvelles offres utilisant l’intelligence artificielle, les géant de la tech convoitent les contenus médiatiques qui leur permettront d’entrainer leur machines pour leur apprendre à générer elles-mêmes des textes et de l’image. Pour l’industrie des media, c’est un dilemme : en acceptant de négocier, les acteurs du secteur craignent de scier la branche sur laquelle s’appuie leur activité. Mais s’abstenir comporte le risque de voir leurs adversaires passer en force.
Le souvenir des débuts de l’internet n’est pas si loin. Il s’agit de ne pas répéter l’erreur des contenus gratuits qui avait permis aux grands groupes technologiques de construire à moindre frais des empires de la publicité en ligne utilisant des données librement accessibles et pourtant coûteuses à produire.
La réalité, signale le Financial Times, est que les discussions ont déjà commencé. Les géants de la Tech, de Google à Meta, sont en pourparlers avec les principaux médias en vue de conclure des accords sur l'utilisation des contenus d'information pour l'apprentissage de l'intelligence artificielle. Selon le quotidien financier des échanges auraient eu lieu entre d’une part OpenAI, Google, Microsoft et Adobe et d’autre part des éditeurs tels que News Corp, Axel Springer, The New York Times et The Guardian, pour discuter notamment des questions de droits d'auteur liées à des produits d'intelligence artificielle, tels que les chatbots textuels et les générateurs d'images.
La fin du journalisme
La capacité des technologies en cours de développement à produire de manière convaincante des textes difficiles à distinguer de ce qu’un humain aurait pu écrire, est considéré comme une menace mortelle pour le journalisme de texte et d’image. Au cœur du conflit qui s’annonce, il y a la question des droits d’auteurs. « La propriété intellectuelle collective des médias est menacée et il s’agit d’exiger des compensations », a déclaré, en substance, Robert Thomson, le directeur général de News Corp, cité par le Financial Times, en considérant que l’IA est développée « pour que le lecteur ne visite jamais un site web journalistique, ce qui porte un coup fatal au journalisme ».
Le modèle "quantitatif" retenu par l’industrie musicale fait partie des pistes étudiées. Radios, boîtes de nuit et, surtout, services de streaming, paient les maisons de disques à chaque fois qu'un morceau est écouté. Pour obtenir l’équivalent dans la presse, il faudrait cependant que les entreprises d'IA divulguent leur utilisation des contenus médiatiques, ce qu'elles ne font pas pour l’instant.
Il y aura des changements, notamment dans les zones très touristiques, c'est incontournable, les gens du cru n'arrivent plus à trouver un logement.
C'est très bien mais si l'administration fiscale considère que le bien n,a pas été vendu au prix correct,....elle pourrait avoir quelques surprises.
Ainsi va le pays !
Un notaire avait sous estimé un bien d.une connaissance qui ne s'en était même pas rendu compte, tant les prix fluctuaient ( crise bancaire de 2008) et peu après, redressement.
... Ça aussi c'est dans "l'air du temps"...
Pour lutter contre les résidences secondaires, elle vend sa maison en-dessous du prix du marché
Sa publication sur Facebook, postée le 8 juin, atteint déjà plus de 11.000 likes et près de 9.000 partages ! Elise Lecouëdic y explique pourquoi elle a voulu vendre la maison de sa grand-mère, une jolie bâtisse en pierre typiquement bretonne située près de Dinan, en-dessous du prix du marché. Estimée à 130.000 euros, Elise l’a concédée 30.000 de moins !
« Nous sommes ravis que cette maison puisse faire le bonheur d'un jeune local de 22 ans. Ce fût rude, compliqué de ne pas la céder pour un énième caprice de résidents secondaires, écrit-elle. Grâce à l'aide de l'agent immobilier, nous avons pu être raccord avec notre principe ». La bretonne voulait absolument privilégier les « travailleurs locaux ».
Beurre salé
La vendeuse ne cache pas sa colère face à la flambée des prix qui touchent la région, alimentée par l’afflux de télétravailleurs, les résidents secondaires et la manne Airbnb. Les locaux ont de plus en plus de mal à acheter ou même à se loger. A Dinan, les prix se sont ainsi envolés de 73% en 5 ans, selon les données de MeilleursAgents ! Sur le bord de mer, ils atteignent près de 5.000 euros le mètre carré… en moyenne.
Elise, elle, refuse que cette maison ne soit habitée que deux mois dans l'année. Elle fustige au passage ces « bretons qui se font du beurre en vendant leurs maisons une véritable fortune par rapport au prix de raison, quitte à fermer les yeux sur la future destination du bien » et ces « agents immobiliers [qui] se transforment en requins ». Son post vire au pamphlet contre la « spéculation immobilière » en Bretagne.
« Quand vous aurez les poches remplies de liasses mais que vos petits-enfants ne pourront plus être scolarisés sur le territoire faute de classe, que votre boulanger ne pourra plus vous fournir du pain faute d'employés, que votre aide médicale ne pourra plus s'occuper de vous, faute de logement, que notre culture se limitera à un folklore niaiseux pour divertir le touriste, il sera temps de réfléchir aux conséquences de votre appât du gain ».
Les politiques se sont eux aussi emparés du sujet. En Bretagne, 140 communes vont pouvoir surtaxer les résidences secondaires, grâce à un décret récemment publié. Au total, 3.600 communes sont concernées en France, notamment en Savoie et en PACA. Elise, elle, a déjà annoncé qu’elle s’engageait dans la lutte pour le droit au logement bigouden.
Influenceurs, la confiance ne règne pas... sauf chez les jeunes
« Aie confiance, crois en moi... » A l’instar du serpent Kaa, dans Le Livre de la Jungle, les influenceurs, qu’ils opèrent sur TikTok, YouTube ou bien Instagram, usent et abusent d’arguments et stratégies pour sensibiliser leur communauté à des causes (l’écologie, par exemple) dans le meilleur des cas, les convaincre d’acheter tel ou tel produit aux effets réputés miraculeux dans le pire des scénarios. Mais, fort heureusement, les Français ne sont pas dupes. Seul un tiers d’entre eux fait confiance aux recommandations produit des influenceurs, nous enseigne la dernière étude menée par l’Observatoire Cetelem et Harris Interactive réalisée sur un échantillon de plus de 1.000 personnes à la fin du mois de mai. 70% déclarent avoir une « plutôt mauvaise » voire une « très mauvaise » image des influenceurs et seulement 20% une bonne impression.
Mercantile
« Spontanément associés à un univers mercantile (« argent », « produits », « vendent », « publicité » sont des termes fréquemment cités dans les évocations spontanées), les influenceurs suscitent d’emblée une certaine méfiance de la part de la population, l’idée d’ « arnaque » étant par exemple souvent mentionnée », souligne l’étude. Une mauvaise réputation qui tient, à n’en pas douter, aux récentes polémiques incluant des starlettes de la téléréalité, parfois surnommées « influvoleurs », épinglées par Bercy pour pratiques commerciales trompeuses ou promotion de produits aux vertus non prouvées pour la santé. Si le constat global est rassurant, le détail l’est moins. Car les jeunes, premiers utilisateurs des réseaux sociaux et cibles n°1 des influenceurs, sont plus vulnérables à leur discours. Ainsi, les 15-24 sont la seule tranche d’âge à avoir une image plus positive de ces nouveaux professionnels du téléachat (50%) que négative (42%). Un manque de recul, de sens critique et d’expérience ainsi qu’un penchant pour une activité où l’argent semble tomber du ciel expliquent très vraisemblablement ce pourcentage. « 50% des 15-24 ans indiquent une appétence pour ce statut, ils sont 36% chez les 25-24 ans et... 4% chez les 65 ans et plus », indiquent l’Observatoire Cetelem et Harris Interactive, ajoutant, sans surprise, que 81% des Français jugent le « métier très rémunérateur ». « La Gen Z éprouve un attrait pour le métier d’influenceur qui pourrait voir son image redorée avec le vieillissement de la population », commente Flavien Neuvy, le directeur de l’Observatoire. On pourrait le prendre à contre-pied, et dire que, parfois, le temps fait à l’affaire.