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Actualité publiée le 01/01/26 17:55

2025, une année noire pour l'automobile neuve sauf pour Renault qui tire son épingle du jeu

(ABC Bourse) - L’année 2025 s’est achevée sur un constat implacable pour l’automobile : les Français ont boudé les concessions. Une tendance lourde, que seuls Renault et l’électrique semblent avoir su contourner.

Les derniers chiffres publiés par la Plateforme automobile (PFA) donnent le ton : en 2025, les ventes de voitures neuves ont chuté de 5 % par rapport à l’année précédente. Le mois de décembre, censé redonner un souffle au secteur, s’est lui aussi soldé par une baisse de 5,8 %. Au total, seulement 1,63 million de véhicules ont été vendus sur l’année, contre 2,2 millions en 2019, dernière année de référence avant le choc du Covid-19 et la flambée inflationniste.

Renault tire son épingle du jeu

Dans un paysage en berne, une marque tire son épingle du jeu. Renault a terminé l’année 2025 sur des ventes en légère hausse, avec une progression de 1,2 % par rapport à l’année précédente. Une performance notable, notamment portée par les bons résultats de la marque Alpine.

Le contraste est saisissant avec le groupe Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep…), qui affiche une baisse de 7 % malgré le regain de forme d’Alfa Romeo. Ensemble, Renault et Stellantis dominent encore largement le marché français, avec des modèles phares toujours en tête des ventes : la Clio V pour Renault, suivie de la Peugeot 208 II et de la Dacia Sandero 3.

L’électrique gagne du terrain mais peine à convaincre

Soutenues par les aides gouvernementales et les flottes d’entreprise, les ventes de véhicules électriques ont progressé de 12 %, franchissant le cap symbolique des 300 000 unités écoulées. Les voitures électriques représentent désormais 20 % de parts de marché, selon les données du cabinet AAA Data.

Malgré cette progression, un porte-parole de la PFA tempère : "la progression de la part de marché de l’électrique traduit non pas une dynamique de marché mais plutôt un effet mécanique". En clair, le boom de l’électrique est davantage le résultat des incitations fiscales que d’un réel engouement du public.

L’attentisme reste en effet le maître-mot de 2025. "Décembre a été dans la continuité de 2025, année marquée par l’attentisme des consommateurs", confirme la PFA. L’incertitude autour des bonus écologiques aurait incité de nombreux acheteurs potentiels à reporter leur décision.

Une crise profonde qui pèse sur l’industrie

Les chiffres traduisent un malaise plus profond. Le marché est bloqué, avec des prix encore trop élevés pour la plupart des ménages. Le prix moyen d’un véhicule à essence atteint 25 657 euros malgré une baisse de 5 %, tandis que celui d’un modèle électrique reste stable à 42 992 euros. Une réalité qui freine la reprise.

Du côté des industriels, l’heure est grave. "C’est une vraie crise de volumes qui pèse sur l’industrie française et européenne", tranche le porte-parole de la PFA. Les constructeurs envisagent déjà de revoir leurs politiques tarifaires pour 2026, espérant enfin relancer la demande.

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