
Airbus est bien orienté jeudi en Bourse, alors que le groupe européen d'aéronautique et de défense a confirmé sans ambiguïté ses objectifs pour 2026, après avoir enregistré des résultats globalement conformes aux attentes au troisième trimestre.
Vers 13h00, l'action de l'avionneur gagnait 1,8%, à 195,36 euros, au sein d'un CAC 40 qui avançait de 0,6%.
Mesure clé de la rentabilité d'Airbus, le résultat opérationnel (Ebit) ajusté s'est replié de 9% au troisième trimestre sur un an, à 1,77 milliard d'euros. Selon le consensus compilé par la société, les analystes tablaient en moyenne sur un Ebit ajusté de 1,78 milliard d'euros.
Lors d'une conférence avec des analystes, Airbus s'est montré "confiant dans l'accélération des livraisons" d'avions sur la fin d'année, en dépit des problèmes de qualité observés sur certains appareils A321neo et A330neo, commente jeudi Oddo BHF.
Pour 2026, la société pilotée par Guillaume Faury compte toujours livrer près de 870 avions. Une telle performance représente un défi, car elle "nécessite la livraison de 323 appareils au quatrième trimestre, soit près de 108 par mois", calcule Invest Securities.
+ Peu de marge à l'erreur +
Cette réalité "laisse peu de marge à l'erreur", prévient Berenberg, qui a abaissé de 5 unités sa prévision de livraisons pour 2026, à 865 avions.
"Le respect de l'objectif annuel aurait, selon nous, une portée importante puisqu'il validerait la capacité du management à exécuter dans un environnement industriel encore contraint", souligne Oddo BHF.
Par ailleurs, "le retour aux actionnaires apporte un soutien additionnel à la thèse", poursuit l'intermédiaire financier, alors qu'"Airbus a confirmé son intention de lancer avant la fin de l'année le programme de rachat d'actions de 5 milliards d'euros annoncé en juillet".
Pour sa part, AlphaValue tourne déjà ses regards vers l'avenir. "Si les perspectives inchangées devraient renforcer la confiance des investisseurs, des interrogations subsistent quant à la montée en cadence prévue pour 2027, la disponibilité des moteurs restant le principal frein", souligne le bureau d'études.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
