
Apple a signé le meilleur troisième trimestre de son histoire en termes de bénéfice par action et de chiffre d'affaires, porté par le succès de l'iPhone 17 et par le dynamisme des ventes d'ordinateurs Mac, prisés par certains amateurs d'intelligence artificielle.
L'action Apple, qui a enchaîné les records depuis la semaine dernière, perdait toutefois plus de 7% dans les échanges post clôture, en raison de performances plus mitigées du côté de la division services et des ventes d'iPad. Le titre subit également des prises de bénéfice après une progression de près de 60% sur les 12 derniers mois, et alors que les attentes du marché étaient particulièrement élevées.
Apple a publié jeudi soir un bénéfice net de 29,8 milliards de dollars au titre du troisième trimestre de son exercice décalé, en hausse de 27% sur un an. Le bénéfice net par action ressort à 2,02 dollars et inclut 11 cents lié aux remboursements des droits de douane invalidés par la Cour suprême américaine.
Les analystes sondés par FactSet misaient sur un bénéfice par action de 1,89 dollar.
Le chiffre d'affaires a augmenté de 16% sur la période, à 109,42 milliards de dollars, contre un consensus de 109,04 milliards de dollars. Les revenus issus du marché chinois, en hausse de 22% à 18,82 milliards de dollars, se situent tout juste au niveau du consensus.
Les ventes d'iPhone ont progressé de près de 22% sur la période et dépassent légèrement le consensus. La division services, principal relais de croissance, a en revanche vu sa croissance ralentir à 12%, après une hausse de 16% entre janvier et mars.
La marge brute d'Apple s'est améliorée de 3,6 point de pourcentage au printemps, à 50,1%, reflétant un impact positif de 2 points de base après le remboursement exceptionnel des droits de douane de l'administration Trump.
Pour protéger ses marges, Apple a annoncé cette année jusqu'à 25% de hausse des prix de ses tablettes et de ses ordinateurs, confrontés à l'envolée des coûts des puces mémoire. La prochaine gamme d'iPhone attendue en septembre devrait également intégrer des révisions de tarifs.
La solidité du modèle d'Apple, la relative faiblesse de ses investissements et l'attente des nouvelles fonctionnalités IA à l'occasion de la sortie de la prochaine version de l'assistant virtuel Siri cette automne ont été plébiscitées ces derniers mois à Wall Street. Les déboires des fabricants de microprocesseurs, minés par l'envolée de leurs investissements dans l'IA, ont permis en juillet à la marque à la pomme de détrôner Nvidia à la première place des capitalisation mondiale et de franchir brièvement la barre des 5.000 milliards de dollars de valorisation.
Jeudi à la clôture, Apple se maintient sur la première place du podium avec une capitalisation boursière de 4.897 milliards de dollars, selon Companiesmarketcap.com, contre 4.724 milliards de dollars pour Nvidia.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
