
(Agefi-Dow Jones)-la Bourse de Paris devrait ouvrir en baisse lundi alors que l'euro a reculé à son plus bas niveau depuis mai 2025 face au dollar, pénalisé par les inquiétudes politiques en Espagne, en France et, plus largement, autour de la dette européenne.
Vers 8h35, le contrat à terme sur le CAC 40 cédait 0,3%, selon les données du courtier IG.
Selon John Plassard, responsable des investissements chez Cité Gestion, une attention particulière sera portée aux spreads souverains et à la devise unique. L'euro perdait ainsi 0,6 %, à 1,189 dollar, après avoir atteint plus tôt 1,116 dollar, soit son niveau le plus bas depuis mai 2025.
L'écart (spread) entre les coûts d'emprunt de la France et de l'Allemagne a clôturé vendredi à 141 points de base, contre 137,3 points de base jeudi soir. Il évolueau plus haut depuis 2012.
Les craintes liées à la dette européenne et l'accès de faiblesse de l'euro l'emportent lundi matin sur la clôture positive de Wall Street survenue vendredi.
La Bourse de New York a bien terminé la semaine après l'annonce d'un ralentissement du marché du travail aux États-Unis, qui éloigne la perspective d'un resserrement de la politique monétaire.
L'indice Dow Jones a progressé de 0,5 %, à 51 176,96 points, et le S&P 500 a gagné 0,7 %, à 7 722,72 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a avancé de 1,2 %, à 27 190,86 points.
Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a toutefois reculé de 1,3 % et le S&P a cédé 0,3 %, tandis que le Nasdaq s'est adjugé 0,5 %.
L'économie américaine a connu un fort ralentissement des créations d'emplois en septembre, selon les statistiques officielles publiées vendredi. Le département américain du Travail a fait état de la création de 29 000 postes nets dans le pays le mois dernier, alors que les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient en moyenne sur 84 000 nouveaux emplois.
"Vendredi, le thème principal a été un retour de l'appétit pour le risque, un rapport sur l'emploi aux États-Unis nettement plus faible que prévu ayant apaisé les craintes d'un nouveau resserrement" de la politique de la Réserve fédérale (Fed), ont indiqué les analystes de Commerzbank Research.
"Les marchés ont interprété ces données comme réduisant la probabilité d'une nouvelle hausse du taux directeur lors de la réunion d'octobre de la Fed", ont ajouté les experts.
Lundi, les investisseurs surveilleront la publication des indices PMI en Europe et aux États-Unis. "C'est aussi le résultat du premier tour des élections présidentielles au Brésil qui tiendra le haut de l'affiche", ajoute John Plassard. Le candidat d'extrême droite Flávio Bolsonaro devance en effet le président sortant Lula au premier tour de la présidentielle brésilienne.
ACTIONS A SUIVRE
-Air Liquide: le spécialiste des gaz industriels a dévoilé lundi son plan stratégique à l'horizon 2030, qui fait la part belle aux investissements mais également au retour aux actionnaires.
-EMEIS : l'exploitant de maisons de retraite et de cliniques a annoncé lundi la finalisation de la cession de l'intégralité de ses activités en Amérique latine. "Avec la finalisation de la cession de ses activités au Brésil, Emeis achève son désengagement de ses activités en Amérique latine pour un montant global de l'ordre de 111 millions d'euros", a indiqué le groupe dans un communiqué.
-M6: le groupe audiovisuel a annoncé vendredi soir la simplification de l'organisation de ses fonctions transverses. L'objectif est d'accélérer la mise en ouvre de ses priorités stratégiques dans un environnement marqué par la transformation rapide des usages et des technologies. Cette réorganisation intervient à l'occasion du départ, fin novembre, de Jérôme Lefébure, directeur général finance et supports.
-Schneider Electric: l'équipementier électrique a annoncé lundi avoir conclu un accord définitif en vue du rachat de l'éditeur américain de logiciels d'ingénierie PTC pour environ 22,6 milliards de dollars, soit environ 20,1 milliards d'euros.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
