
(ABC Bourse) - Un trimestre sous pression, mais une stratégie maintenue. Le groupe Forvia a confirmé ce vendredi ses ambitions financières pour 2026, tout en faisant face à un début d’année marqué par un recul de son activité. Entre tensions géopolitiques, inflation persistante et incertitudes sur la demande automobile mondiale, l’équipementier affiche pourtant une feuille de route inchangée.
Sur la période de janvier à mars, Forvia a généré 5,14 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en baisse de 6,4% en données publiées et de 2,2% à périmètre constant. Une performance qui reste néanmoins supérieure à celle du marché automobile mondial, en recul de 3,4% selon S&P Mobility.
Forvia face à un début d’année chahuté mais résistant
Dans ce contexte tendu, la direction insiste sur la solidité du groupe. Martin Fischer souligne que "Notre activité a démontré la résilience de nos métiers dans un contexte de baisse de volumes dans toutes les régions et un mix clients défavorable. La période a également été marquée par des succès commerciaux solides, soutenant la dynamique d'accélération en Inde et la diversification de notre base de clients en Chine".
L’industriel, qui s’appuie notamment sur sa filiale Hella, met en avant une capacité à limiter l’impact du ralentissement global. Le groupe parvient ainsi à surperformer la production mondiale, avec un écart positif de 120 points de base.
Malgré les incertitudes liées à la crise au Moyen-Orient et aux pressions inflationnistes, les dirigeants maintiennent leurs objectifs. Forvia vise toujours un chiffre d’affaires compris entre 20 et 21 milliards d’euros à taux de change constants pour l’exercice en cours, accompagné d’une marge opérationnelle attendue entre 6% et 6,5%.
Une vente stratégique pour réduire la dette du groupe
Au-delà des performances opérationnelles, c’est sur le terrain financier que Forvia prépare un tournant majeur. Le groupe a confirmé que la cession de ses activités d’éléments intérieurs était "attendue à court terme". Cette opération pourrait permettre de réduire la dette nette d’au moins 1 milliard d’euros.
Ces activités représentent un poids significatif, avec un chiffre d’affaires de 4,82 milliards d’euros réalisé en 2025. Déjà en février, le groupe évoquait des discussions avancées avec plusieurs acquéreurs potentiels.
Dans le même temps, la direction poursuit ses efforts pour renforcer sa structure financière. Martin Fischer précise que "Nous exécutons avec rigueur nos programmes de réduction des coûts fixes et sommes fermement engagés à compenser la hausse des coûts de production, tout en nous préparant de manière proactive à d'éventuels risques baissiers sur la demande mondiale".
L’objectif reste clair : ramener la dette nette à environ 1,5 fois l’excédent brut d’exploitation, dans un environnement où la visibilité sur la production automobile mondiale reste limitée. Les prévisions de S&P Mobility tablent sur 91,4 millions de véhicules légers produits en 2026, un niveau qui sert de référence pour les projections du groupe.
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