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Actualité publiée le 13/02/26 11:28

Groupe ADP pénalisé en Bourse par le nouveau refus d'homologation de ses tarifs

bourse Adp

(Agefi-Dow Jones)--Le titre ADP accuse vendredi l'une des plus fortes baisses de l'indice SBF 120 alors qu'un nouveau refus de l'Autorité de Régulation des Transports (ART) sur les demandes tarifaires de l'exploitant aéroportuaire pour un an confirme les divergences entre les deux parties à moins d'un an de la signature du contrat de régulation économique (CRE) pour la période 2027-2034.

Vers 11h15, le titre ADP cédait 3,3%, à 113,30 euros.

"Ce nouveau refus, qui porte sur des détails techniques marginaux, est sans incidence sur les prévisions du consensus pour l'exercice 2026", commente un analyste financier. En effet explique-t-il, ce refus revient finalement à valider le gel des tarifs proposé en deuxième intention par ADP.

Dans sa première décision prise en décembre, l'ART avait refusé d'approuver la hausse de 1,5% des redevances aéroportuaires proposée par ADP sur la période tarifaire du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, à l'exception d'une revalorisation de 15% de la redevance pour l'assistance aux personnes handicapées et à mobilité réduite.

Pour l'expert, l'inquiétude des investisseurs est suscitée par les divergences persistantes de points de vue entre ADP et l'autorité de régulation.

+ 8,4 milliards d'euros d'investissements sur la sellette +

Dans sa nouvelle décision, l'ART continue d'estimer que les critères d'évaluation d'une juste rémunération du capital investi d'ADP sont trop élevés. L'enjeu est d'importance, ces critères sont en effet la référence pour justifier la hausse des redevances prévue par l'exploitant dans son projet de CRE.

Or, ce projet CRE dévoilé en décembre dernier par ADP et qui couvre la période 2027-2034 détermine une grande partie de l'avenir du groupe. Pour affronter la concurrence internationale, le groupe a prévu d'investir 8,4 milliards d'euros, soit plus d'un milliard d'euros par an, pour moderniser principalement Roissy-CDG et le "hub" Air France.

"La situation n'est pas catastrophique, ADP a encore le reste de l'année pour trouver un terrain d'entente avec l'ART", souligne l'analyste financier. A cet égard, l'autorité continue de penser que les échanges entre les deux parties restaient "compatibles avec le calendrier envisagé d'ADP".

Par ailleurs ajoute l'analyste, "le périmètre concerné par le débat ne représente que 20% du chiffre d'affaires du groupe, les 80% restants étant constitués des activités commerciales et immobilières et des aéroports à l'étranger".

Pour autant conclut-il, "l'incapacité des deux parties à trouver un compromis alors qu'ADP est contrôlé par l'Etat peut surprendre eu égard au caractère stratégique national de Roissy-CDG".

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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