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Actualité publiée le 08/07/26 15:13

L'absence d'obligation de rachat des minoritaires de Vivendi confirmée par la Cour d'appel

bourse Vivendi

(Actualisation: commentaires d'analystes et nouveau cours de Bourse)

La Cour d'appel de Paris a confirmé mercredi que Vincent Bolloré et Bolloré SE n'étaient pas obligés de racheter les parts des actionnaires minoritaires de Vivendi lors de la scission de la société de participations dans les médias et la musique.

Vers 15h, l'action Vivendi chutait de 12%, à 1,93 euro, accusant la plus forte baisse de l'indice SBF 120. Le verdict de la Cour d'appel éloigne la perspective d'une offre publique d'achat (OPA) obligatoire de Vincent Bolloré sur les titres qu'il ne détient pas, un scénario auquel une partie des investisseurs continuait d'accorder une certaine probabilité.

Lors de la scission de Vivendi en décembre 2024, Vincent Bolloré, qui détenait alors directement et indirectement près de 30% des actions du groupe et plus de 40% des droits de vote, avait obtenu une dérogation à l'obligation de lancer une OPA sur les titres qu'il ne détenait pas. Cette décision avait été contestée par plusieurs actionnaires minoritaires, dont la société de gestion activiste CIAM.

Le 28 novembre dernier, la Cour de cassation avait partiellement cassé l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 22 avril 2025, jugeant que celle-ci avait, par fausse interprétation, violé la loi pour avoir retenu que Vincent Bolloré et Bolloré SE contrôlaient Vivendi au sens de l'article L. 233-3 du Code de commerce. La Cour de cassation avait renvoyé l'affaire devant la Cour d'appel de Paris autrement composée.

Dans sa nouvelle formation, la Cour d'appel de Paris considère que Vincent Bolloré et Bolloré SE ne contrôlaient pas Vivendi au sens de l'article L. 233-3 du Code de commerce au moment de sa scission.

+ CIAM se pourvoit en cassation +

Dans un communiqué, Vivendi a indiqué "prendre acte" de la décision de la Cour d'appel de Paris de confirmer pleinement l'analyse de la Cour de cassation. De son côté, CIAM déplore dans un communiqué "une décision qui fragilise les droits des actionnaires minoritaires et envoie un signal préoccupant aux investisseurs européens et internationaux". La société de gestion activiste se pourvoit ainsi en cassation, a indiqué un porte-parole à l'agence Agefi-Dow Jones.

Selon JPMorgan, un nouvel examen par la Cour de cassation, qui devra se prononcer uniquement sur la correcte application du droit et non réexaminer les faits, pourrait intervenir vers la fin de l'année. Pour l'intermédiaire financier, la décision de la Cour d'appel de Paris réduit fortement les chances d'une OPA obligatoire. Il a ainsi abaissé à 10% son estimation de la probabilité d'une offre imposée par la loi, contre 35% auparavant. En parallèle, il estime à 45% la probabilité d'une offre volontaire de Vincent Bolloré, qui pourrait intervenir une fois le dossier judiciaire réglé, ainsi qu'à 45% celle d'une absence totale d'offre.

JPMorgan relève également que la décote de holding de Vivendi s'est accrue après la décision de la Cour d'appel de Paris. Elle est passée d'environ 34% à près de 42% par rapport à la valeur de ses actifs cotés, retrouvant ainsi la fourchette historique de 40% à 45% observée sur le titre. En conséquence, ses analystes ont abaissé leur objectif de cours sur l'action Vivendi de 2,60 euros à 2,40 euros, tout en maintenant leur recommandation "surpondérer".

Plusieurs leviers de création de valeur subsistent, selon JPMorgan, qu'il s'agisse d'une éventuelle OPA volontaire, d'une appréciation des actifs - notamment de la participation dans Universal Music Group (UMG), qui représente l'essentiel de la capitalisation boursière de Vivendi -, ou encore, en l'absence d'OPA, de cessions d'actifs, de versements aux actionnaires ou d'une réduction des coûts.

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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