
A l'exception de la place de Paris, les Bourses européennes ont débuté la semaine en légère hausse, alors que les investisseurs sont restés attentifs à l'évolution du conflit au Moyen-Orient, dans un contexte marqué par des tensions persistantes au sein du compartiment obligataire.
Selon les données de MarketWatch, l'indice Stoxx Europe 600 a pris lundi 0,4%, à 633,6 points. A Francfort, le DAX 40 a grignoté 0,1% et le FTSE 100 s'est adjugé 0,3% à Londres. En revanche, le CAC 40 et le SBF 120 ont reculé respectivement de 0,8% et 0,7% à Paris, plombés par la chute de Schneider Electric et les inquiétudes sur le déficit budgétaire de la France.
A l'approche de la mi-séance, Wall Street évoluait majoritairement dans le vert. Si le Dow Jones était quasi stable, le S&P 500 et le Nasdaq Composite avançaient respectivement de 0,5% et 0,8%.
Au sein du compartiment obligataire, les emprunts de la France sont scrutés avec soin car le pays est confronté à un déficit budgétaire excessif et à un endettement très élevé. "Après une première phase caractérisée par une hausse relativement ordonnée des primes de risque sur la dette française, le stress financier français prend une tournure nettement plus chaotique" dernièrement, commente François-Xavier Chauchat, économiste et stratégiste chez Dorval AM.
Sur le marché du pétrole, le prix du baril évoluait peu. Lundi, en fin d'après-midi, le contrat de décembre sur le Brent de mer du Nord coté à Londres refluait de 0,5%, à 101,77 dollars le baril.
Au chapitre des indicateurs, l'activité dans le secteur privé en zone euro a accéléré à son plus haut niveau depuis plus de trois ans en septembre, selon les données définitives publiées lundi par S&P Global. L'indice PMI composite de la zone euro s'est établi à 53,1, contre 52 en août.
Sur le marché des changes, l'euro abandonnait 0,4% face au billet vert, à 1,1210 dollar.
ACTIONS A SUIVRE
-SCHNEIDER ELECTRIC (-10%): l'équipementier électrique a annoncé lundi avoir conclu un accord définitif en vue du rachat de l'éditeur américain de logiciels d'ingénierie PTC pour une valeur d'entreprise de 23,7 milliards de dollars, soit environ 21,1 milliards d'euros.
-HERMES (-1%, à 1.286 euros): UBS a abaissé lundi sa recommandation de "neutre" à "vendre" et son objectif de cours de 1.695 euros à 1.168 euros sur le titre du groupe de luxe.
-Air Liquide (+0,4%): le spécialiste des gaz industriels a dévoilé un plan massif d'investissement et de retour aux actionnaires à l'horizon 2030. Le groupe compte déployer 40 milliards d'euros sous forme d'investissement de croissance et de retour aux actionnaires d'ici 2030. Ce chiffre inclut le rachat de DIG Airgas bouclé en début d'année pour 2,9 milliards d'euros.
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