
Les Bourses européennes se sont repliées mardi, alors que les investisseurs ont analysé de nouveaux résultats d'entreprises sur le Vieux Continent, tout en débattant des élections de mi-mandat ("midterms") qui se tiennent ce jour aux Etats-Unis.
Selon les données de FactSet, l'indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,6%, à 645,66 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont cédé 0,3% chacun. A Francfort, le DAX 40 a abandonné 0,5% et le FTSE 100 a lâché 1,1% à Londres. A l'approche de la mi-séance, Wall Street évoluait majoritairement dans le vert. Si le Dow Jones abandonnait 0,4%, le S&P 500 et le Nasdaq Composite montaient respectivement de 0,5% et 0,9%.
Les élections de mi-mandat concentrent tous les regards aux Etats-Unis. "Une large victoire des démocrates aux élections de mi-mandat pourrait impacter les obligations du Trésor et les valeurs technologiques", prévient César Pérez Ruiz, responsable des investissements chez Pictet Wealth Management.
Par ailleurs, "les électeurs de certains Etats clés décideront s'il convient de freiner le développement des centres de données sur leur territoire", ajoute l'expert, sachant que les résultats de ces élections "auront également une incidence sur les négociations entourant le budget fédéral avant l'échéance du 11 décembre".
De son côté, Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM, avance qu'"un des scénarios qui pourrait troubler les marchés serait la mise en cause des résultats des urnes, notamment par l'administration en place".
En parallèle de la politique, les opérateurs ont continué de suivre l'évolution des relations diplomatiques entre l'Iran et les Etats-Unis, ainsi que ses répercussions sur les cours du pétrole. En fin d'après-midi, le contrat de janvier sur le Brent de mer du Nord cédait 1,4%, à 103,31 dollars le baril.
Sur le marché des changes, l'euro prend 0,1% face au billet vert, à 1,1192 dollar.
ACTIONS A SUIVRE
-BIOMERIEUX (+4,8%): le spécialiste du diagnostic in vitro a confirmé mardi ses objectifs financiers pour 2026, abaissés en avril dernier, après avoir publié un chiffre d'affaires supérieur aux attentes des analystes au titre du troisième trimestre, porté notamment par ses panels non respiratoires.
-Alstom (-4,8% à 11,13 euros): plusieurs analystes ont ajusté mardi leurs prévisions sur l'équipementier ferroviaire, en réaction au sévère avertissement sur résultats lancé lundi. De fait, JPMorgan a abaissé sa recommandation sur le titre de "surpondérer" à "neutre" et réduit son objectif de cours à 15,60 euros, au lieu de 28 euros auparavant. Citi est passé d'"acheter" à "neutre" en divisant son objectif de cours par deux, à 14 euros. Lundi, le titre Alstom avait dévissé de 26,1%.
-MEDINCELL (+3,4%): la biotech a annoncé mardi que son partenaire israélien Teva Pharmaceuticals avait relevé, pour la deuxième fois de l'année, sa prévision de chiffre d'affaires pour l'Uzedy en 2026, alors que les ventes de leur antipsychotique aux Etats-Unis ont dépassé les attentes des analystes au troisième trimestre.
-RUBIS (+1,3%): le groupe de distribution de produits pétroliers a confirmé mardi ses objectifs financiers pour 2026, alors qu'il a bénéficié d'une nouvelle hausse de ses volumes et de ses marges au troisième trimestre.
-BAYER (+3,6% à Francfort): le groupe allemand a relevé ses prévisions de résultats pour l'ensemble de l'exercice, invoquant un redressement de sa division pharmaceutique après qu'une forte demande pour ses principaux médicaments a permis au groupe de compenser les pressions du marché sur ses divisions agricole et de santé grand public.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
