
Hermès est exposé comme tous les groupes de luxe à des facteurs conjoncturels qui influent sur la demande, mais rien n'indique que son activité soit structurellement affaiblie, souligne Deutsche Bank.
Au deuxième trimestre, les ventes de la division maroquinerie-sellerie, principale contributrice aux bénéfices du groupe, ont progressé de 10,2% à taux de change constants mais les analystes s'attendaient à légèrement mieux.
"L'algorithme de croissance d'Hermès a été remis en question, ce qui a entraîné une réévaluation à la baisse du titre avec un ratio cours sur bénéfice de 31 pour 2027. Ce niveau tient compte d'une détérioration bien plus importante de la croissance à long terme que ne le laissent entrevoir les résultats du deuxième trimestre", indique Deutsche Bank.
L'intermédiaire financier rappelle que la demande pour les sacs à main du groupe dépasse toujours l'offre et estime que l'ouverture de nouveaux ateliers devrait contribuer à soutenir la croissance au cours des prochaines années.
"La question centrale est de savoir si la société renouera avec une croissance supérieure à 10% à une période où les hausses de prix devraient être inférieures aux niveaux historiques", conclut Deutsche Bank.
La banque a réduit mercredi son objectif de cours sur Hermès à 1.920 euros, tout en conservant sa recommandation d'achat. Vers 11h30, le titre cédait 1,3%, à 1.622 euros.
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