
Les taux des obligations d'Etat de la zone euro sont en hausse mercredi matin, alors que les investisseurs attendent la décision ce soir de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur ses taux directeurs.
Vers 11h30, le rendement du Bund allemand à dix ans gagnait 2 points de base (0,02 point de pourcentage), à 3,57%. Le taux de l'OAT française à dix ans grimpait de près de 3 points de base, à 4,54%. Le taux du titre italien de même échéance montait aussi de 3 points de base, à 4,45%.
A la même heure, l'écart de taux ("spread") entre l'emprunt français et le titre allemand à dix ans se stabilisait autour de 98 points de base, selon les données d'Euronext.
Le rendement de l'obligation américaine à dix ans était quant à lui stable, à 5,01%.
La probabilité d'un relèvement des taux de la Fed d'un quart de point de pourcentage (25 points de base) à l'issue de sa réunion mercredi soir atteint 92%, contre 61% il y a une semaine, selon le consensus FedWatch du CME.
"La hausse de 25 points de base prévue ce soir ne fait plus aucun doute. Tout l'enjeu réside à présent dans le discours de [Kevin] Warsh [le président de la Fed, ndlr] qui va l'accompagner. Les marchés intègrent déjà un scénario très agressif: une nouvelle hausse en décembre, suivie de deux autres en 2027, ce qui pousserait le taux des Fed Funds nettement au-dessus des 4,50%", souligne dans une note diffusée mercredi Nicolas Rajner, CIO de la Banque Richelieu.
"Sur le papier, la Fed a de quoi justifier cette fermeté: la croissance tient bon, l'emploi reste solide et l'inflation core PCE reste au-dessus de la cible des 2,0%. Le problème, c'est que Warsh prône un discours rejetant le principe du forward guidance depuis sa prise de fonction avant l'été. S'il valide pleinement les anticipations actuelles, il se contredit directement. De notre côté, nous privilégions l'option d'un dovish hike: une hausse de taux bien réelle, mais un ton en conférence de presse plus mesuré que ce qu'attend le marché", ajoute l'expert.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
