
Les rendements obligataires restent proches de l'équilibre lundi après avoir nettement progressé la semaine dernière, alors que la situation géopolitique reste bloquée au Moyen-Orient, ce qui entraîne une nouvelle hausse des cours du pétrole.
Vers 10h45, le rendement du Bund allemand à dix ans était quasi stable, à 3,17%. Celui de l'OAT française à dix ans prenait 1 point de base (0,01 point de pourcentage), à 3,81%.
Le rendement de l'obligation du Trésor américain à dix ans est stable, proche de 4,60%.
La hausse des cours du pétrole alimente les craintes de tensions inflationnistes et d'un retour de politiques monétaires plus restrictives. Le contrat de juillet sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagne 0,9%, à 110,23 dollars le baril, et celui de juin sur le brut léger doux (WTI) américain monte aussi de 0,9%, à 106,34 dollars le baril.
"Le pétrole reste élevé, les prix à la production accélèrent, l'inflation américaine repart à la hausse et les investisseurs commencent à intégrer l'idée que le choc énergétique ne sera pas seulement temporaire", résume dans une note lundi John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement à Cité Gestion.
"Les marchés monétaires ne parlent plus simplement d'un report des baisses de taux, mais commencent désormais à intégrer la possibilité d'une nouvelle hausse de taux de la Fed [la Réserve fédérale américaine, ndlr] l'an prochain", ajoute l'expert.
"L'inquiétude pour les investisseurs est que cette hausse des rendements ne reste pas cantonnée aux marchés obligataires. Elle peut peser sur les valorisations boursières, en particulier dans les secteurs de la croissance et de la technologie, tout en accentuant la pression sur les Etats fortement endettés", abonde dans une note lundi Lale Akoner, analyste de marchés chez eToro.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
