
(Agefi-Dow Jones)--Les cours du brut reculent fortement jeudi, alors que la perspective de frappes américaines contre l'Iran semble s'éloigner.
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi soir que l'Iran avait cessé de tuer les manifestants anti-régime et n'exécuterait pas les personnes accusées d'avoir tenté de renverser le gouvernement. Donald Trump avait pourtant affirmé mardi sur son réseau social Truth Social que l'aide aux manifestants "était en route".
La suspension apparente des préparatifs américains tempère les craintes de perturbation des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient, mais les "risques géopolitiques n'ont pas disparu", commente Daniel Takieddine, de Sky Links Capital Group.
Même si les risques de surproduction continuent de peser sur les cours de l'énergie, "toute nouvelle escalade au Moyen-Orient ou dans d'autres régions productrices se traduirait par un rebond des prix du brut", ajoute l'intermédiaire.
A 16h10, le contrat de février sur le baril de WTI recule de 4,4% à New York, à 59 dollars. A Londres, le brent perd 4,1%, à 63,78 dollars.
Le baril avait été porté cette semaine par le renforcement des tensions au Moyen-Orient et par l'éventualité d'une intervention militaire américaine en Iran pour soutenir les opposants au régime.
"La perspective d'une perturbation de la production énergétique iranienne représente une menace plus importante pour l'approvisionnement mondial que la situation au Venezuela, en particulier compte tenu du risque d'instabilité susceptible d'affecter l'approvisionnement en dehors de l'Iran même", ont estimé dans une note les économistes de Capital Economics. Selon eux, les menaces de grèves dans le secteur pétrolier iranien, de blocage des navires, ou de fermeture du détroit d'Hormuz, par lequel transite la majorité du pétrole mondial, pourrait faire grimper les prix du baril de 15 à 20 dollars de manière transitoire.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
