
(Agefi-Dow Jones)--Les cours du pétrole chutent lundi, à la suite des déclarations de Donald Trump concernant des discussions avec l'Iran pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient. Le président américain a en outre suspendu sa menace de frapper les centrales électriques iraniennes.
Vers 16h20, le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex fléchissait de 11,8%, à 86,60 dollars le baril. Le contrat de mai sur le brent de la mer du Nord, référence internationale, plongeait de 12,6%, à 98,11 dollars le baril.
Donald Trump a affirmé lundi sur son compte Truth Social que les Etats-Unis et l'Iran avaient eu ces deux derniers jours des discussions "productives" en vue d'une résolution du conflit au Moyen-Orient. Le président américain a ajouté qu'il avait "donné instruction au département de la Guerre de reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours, sous réserve du succès des réunions et discussions en cours."
Cités par des médias locaux, de hauts responsables du ministère des Affaires étrangères iranien ont cependant affirmé qu'il n'existait "aucun dialogue" entre Washington et Téhéran.
Ce flou autour de la situation au Moyen-Orient va continuer d'engendrer de la volatilité, souligne dans une note Abdelaziz Albogdady, responsable de la stratégie du courtier FXEM. "Si le recul des cours [du pétrole, ndlr] témoigne d'un apaisement des craintes immédiates, les risques restent élevés, ce qui limite les perspectives d'une baisse durable", prévient-il. Selon lui, la réouverture du détroit d'Ormuz reste le facteur déterminant pour atténuer les craintes sur l'offre et détendre les cours.
Lundi, le président-directeur général du puissant groupe pétrolier américain Chevron, Mike Wirth, a indiqué à cet égard que l'offre physique de pétrole était beaucoup plus restreinte que ne l'imaginent les investisseurs.
"Les marchés se basent sur des informations limitées et des perceptions", a-t-il indiqué lors de la conférence S&P Global CERAWeek à Houston, selon des propos rapportés par le Wall Street Journal. "Les prix et les approvisionnements physiques pourraient refléter un marché plus tendu que la courbe des prix des contrats à terme ne le laisse penser", a-t-il ajouté.
Selon Abdelaziz Albogdady, "toute nouvelle escalade ou menace pourrait rapidement faire remonter les cours et maintenir la volatilité à un niveau élevé à court terme".
Agefi-Dow Jones The financial newswire
