
Les cours du pétrole hésitent mardi, se maintenant à des niveaux élevés, alors que les opérateurs restent sur leurs gardes en raison des risques pour l'approvisionnement et d'escalade dans la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 16h40, le contrat sur le baril de brut WTI prenait moins de 1%, à 104,70 dollars le baril, tandis que celui sur le Brent, pour livraison en décembre, reculait de 0,6%, à 108,85 points.
Les tensions sur le marché pétrolier ne se sont guère apaisées ces derniers jours malgré l'annonce de la suspension de sanctions américaines contre le pétrole russe et d'un accord sur le gazole pour améliorer l'approvisionnement. "Le marché semble toujours anticiper des risques élevés de nouvelles pertes généralisées d'approvisionnement en pétrole brut en provenance du Moyen-Orient, compte tenu de l'accumulation de facteurs d'escalade sur plusieurs fronts", a souligné dans une note Samer Hasn, analyste de XS.com.
"En l'absence quasi totale de diplomatie et face à l'émergence de nouveaux facteurs d'escalade, ces risques pourraient rester la principale préoccupation, l'emportant sur l'optimisme qui pourrait découler de toute mesure temporaire visant à faire baisser les prix par le biais d'une hausse des stocks", ajoute l'intermédiaire.
Le Washington Post a rapporté lundi soir en citant de hauts responsables iraniens que Téhéran avait l'intention d'intensifier ses actions dans le détroit d'Ormuz pour faire grimper les prix du pétrole et mettre la pression sur Donald Trump à l'approche des élections de mi-mandat du début novembre. "[Les dirigeants iraniens] sont obsédés. Ils pensent pouvoir faire tomber Donald Trump", a confié un diplomate arabe au quotidien.
Le risque est que d'éventuelles attaques iraniennes d'envergure "incitent Trump à une riposte disproportionnée, compte tenu de l'ampleur de la défaite politique à laquelle il pourrait être confronté", selon Samer Hasn. "Cette escalade potentielle au cours des prochains jours et des prochaines semaines pourrait, à terme, se traduire par des attaques plus ciblées contre les infrastructures énergétiques, la production pétrolière, les exportations et les installations de raffinage dans toute la région, que ce soit en Iran ou dans les États arabes", estime-t-il.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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