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Actualité publiée le 14/07/26 22:16

USA: Wall Street en hausse mardi grâce aux banques et à l'inflation américaine

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La Bourse de New York a clôturé dans le vert mardi après la parution de chiffres de l'inflation meilleurs que prévu aux Etats-Unis. Les prix du pétrole poursuivent toutefois leur ascension en raison de l'escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran.

L'indice Dow Jones a grappillé 0,02%, à 52.508,27 points, malgré la chute de 25% de l'action IBM après un avertissement du groupe informatique sur ses résultats du deuxième trimestre. Le S&P 500 s'est adjugé 0,4%, à 7.543,59 points, et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a fini en hausse de 0,9%, à 26.107,01 points.

Les indices ont également profité d'un bon début de saison des résultats dans le secteur bancaire: l'action JPMorgan a avancé de 2,5%, Goldman Sachs s'est adjugée 6,9% et Bank of America a pris 1,9% après la publication de résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre.

L'inflation a ralenti de manière plus prononcée que prévu en juin, selon les chiffres publiés mardi par le département du Travail. Sur les 12 derniers mois, les prix à la consommation s'inscrivent en hausse de 3,5% aux Etats-Unis, contre une hausse de 4,2% mesurée à fin mai. Les économistes anticipaient un ralentissement à 3,8%.

Cette publication éloigne la perspective d'un resserrement monétaire de la Réserve fédérale (Fed) pour restaurer la stabilité des prix. Sur le marché obligataire, le rendement de l'obligation du Trésor américain à 2 ans a chuté de 10 points de base, à 4,20%.

La probabilité d'une hausse du taux directeur de la Fed fin juillet est brutalement tombée à 17% sur les marchés à terme, selon l'outil FedWatch du CME, alors qu'elle était encore évaluée à 42% lundi.

A l'occasion de sa première audition de la semaine devant le Congrès, le président de la banque centrale américaine, Kevin Warsh, a toutefois assuré que la Fed n'aurait "aucune tolérance pour une inflation durablement élevée".

Sur le plan géopolitique, les Etats-Unis ont frappé l'Iran pour la troisième nuit consécutive entre lundi et mardi, après que le président américain, Donald Trump, a officiellement notifié au Congrès la reprise des hostilités avec Téhéran. Le locataire de la Maison-Blanche a toutefois tenté d'apaiser les tensions sur le marché pétrolier mardi, en renonçant au droit de passage de 20% sur le détroit d'Ormuz annoncé la veille.

Le baril a quelque peu limité sa progression après ce revirement mais a tout de même clôturé en hausse alors que le blocus maritime américain contre l'Iran reste en place. Le contrat d'août sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex a gagné 1,5% mardi, à 79,34 dollars le baril, et le brent a progressé de 1,7%, à 84,73 dollars.

"La forte hausse des prix du pétrole intervient dans un contexte d'escalade rapide observée au Moyen-Orient ces dernières heures et ces derniers jours, ce qui prouve que l'hypothèse à laquelle le marché a tendance à s'accrocher, selon laquelle la fin de la guerre serait proche, est prématurée", souligne dans une note l'analyste de XS.com, Samer Hasn.

"Cette escalade perturbe l'approvisionnement énergétique mondial, avec un quasi-arrêt de la navigation dans le détroit d'Ormuz, et accroît le risque d'une nouvelle escalade, notamment en ciblant les infrastructures de production et de raffinage du pétrole dans la région, ce qui pourrait rendre les dégâts structurels plutôt que temporaires", ajoute l'intermédiaire.

Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a cédé 0,3%, autour de 100,94 points.

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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