
(Agefi-Dow Jones)--La Bourse de New York a enregistré mardi sa plus forte progression en l'espace de 10 mois et les cours du pétrole se sont stabilisés dans l'espoir d'une désescalade au Moyen-Orient.
Au lendemain d'un nouveau repli, le marché a réagi très favorablement aux informations selon lesquelles Donal Trump serait prêt à arrêter la guerre avec l'Iran même sans réouverture du détroit d'Ormuz. Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a par ailleurs affirmé que son pays avait la volonté de mettre fin au conflit, mais qu'il cherchait à obtenir des garanties pour que les hostilités ne reprennent pas.
L'indice Dow Jones a gagné 2,5%, à 46.341,51 points, et le S&P 500 s'est adjugé 2,9%, à 6.528,52 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, progressait de 3,8%, à 21.590,63 points.
Après sa forte poussée de la veille, le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex a perdu 1,5%, à 101,38 dollars le baril. Le contrat le plus actif sur le brent a chuté de 2,6% à Londres, à 104,63 dollars.
Ces derniers jours, le président américain et ses collaborateurs ont estimé qu'une mission visant à rouvrir le détroit d'Ormuz prolongerait le conflit au-delà des quatre à six semaines prévues, selon des informations du Wall Street Journal, qui cite des responsables de l'administration américaine. Donald Trump a jugé que les Etats-Unis devaient atteindre leurs principaux objectifs, à savoir neutraliser les capacités navales et le programme de missiles de l'Iran, et mettre fin aux hostilités actuelles tout en faisant pression diplomatiquement sur Téhéran pour qu'il laisse la navigation reprendre.
En cas d'échec, Washington ferait pression sur ses alliés en Europe et dans le Golfe pour qu'ils prennent l'initiative de la réouverture du détroit, d'après les responsables cités par le quotidien.
"Il semble bien qu'il y ait un élément déclencheur qui pousse à l'apaisement de la part de Trump, et cela concerne généralement les prix [de l'énergie]", souligne le courtier spécialisé dans le pétrole PVM. Ce dernier souligne que le prix moyen du gallon d'essence aux Etats-Unis a dépassé 4 dollars, soit son niveau le plus élevé depuis le début de la guerre en Ukraine.
"S'il est difficile à ce stade de croire à ces informations du Wall Street Journal, elles ont l'avantage en tout cas de calmer la progression du prix du pétrole qui est en passe de connaître la plus forte progression mensuelle de son histoire", observe John Plassard, directeur des investissements chez Cité Gestion.
Du côté des marchés de taux, la détente se poursuit. Le rendement du dix ans américain a perdu 4 points de base (0,04 point de pourcentage), à 4,32%.
Au chapitre macroéconomique, l'indice PMI de Chicago est resté en territoire positif en mars mais donne des signes de ralentissement, à 52,8 points contre 52,7 points en février.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a cédé 0,7%, à 99,86 points.
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