(ABC Bourse) - Quelques mois après la mort de Giorgio Armani, l’avenir du groupe italien commence à se dessiner. Selon la presse italienne, trois géants français et franco-italiens pourraient bientôt entrer au capital de la maison de luxe.

Le nom Armani reste l’un des plus puissants du luxe mondial. Huit mois après la disparition de Giorgio Armani, décédé en septembre 2025 à l’âge de 91 ans, la question de l’avenir du groupe italien agite déjà le secteur. Selon le quotidien italien La Repubblica, la maison de couture envisagerait de céder une participation de 15% du capital à trois partenaires historiques.
Le projet étudié prévoirait un partage en trois parts égales entre LVMH, L’Oréal et EssilorLuxottica. Les trois groupes avaient été désignés par Giorgio Armani lui-même comme acquéreurs privilégiés avant sa mort, d’après les informations publiées dimanche par le journal italien.
Armani prépare une ouverture partielle du capital
Selon La Repubblica, le directeur général d’Armani, Giuseppe Marsocci, travaillerait actuellement sur un plan stratégique destiné à accompagner cette opération. Deux conseillers devraient prochainement être mandatés afin de superviser la cession de cette participation de 15%.
Le quotidien italien affirme également que ce plan serait présenté à de potentiels investisseurs dans le cadre d’une stratégie sur cinq ans. L’objectif serait de structurer l’avenir du groupe tout en conservant un équilibre entre les différents partenaires intéressés.
La vente aurait été envisagée dans un délai de 12 à 18 mois après le décès du créateur italien. Ce calendrier correspondrait aux souhaits formulés par Giorgio Armani avant sa disparition.
LVMH, L’Oréal et EssilorLuxottica au cœur du futur d’Armani
Les trois groupes cités entretiennent déjà des liens étroits avec Armani. L’Oréal est notamment partenaire de la marque dans les produits de beauté et les parfums. EssilorLuxottica collabore avec Armani dans l’univers des lunettes, tandis que LVMH représente l’un des acteurs les plus puissants du luxe mondial.
Selon La Repubblica, le partage du capital en trois blocs distincts permettrait de maintenir l’intérêt des différents acquéreurs pendant la première phase du processus. Cette solution éviterait également qu’un seul groupe prenne immédiatement une position dominante dans la société italienne.
Contacté au sujet de ces informations, un représentant d’Armani a indiqué que le groupe ne souhaitait faire aucun commentaire.
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