
Les ventes de LVMH (propriétaire de l'Agefi) et Kering pourraient ré-accélérer à compter de l'année prochaine tandis qu'Hermès pourrait être freiné par son exposition géographique, indiquent les analystes de Barclays dans une note sectorielle publiée mardi.
La banque a relevé sa recommandation sur LVMH à "surpondérer", avec un objectif de cours de 600 euros. Elle se montre également plus optimiste pour Kering, en relevant sa recommandation à "pondération neutre" avec un objectif de 300 euros.
Elle a en revanche réduit son objectif de cours sur Hermès de 2.310 euros à 1.700 euros tout en maintenant sa recommandation "pondération neutre".
Vers 15h10, le titre LVMH gagnait 0,8%, à 455,4 euros, Kering montait de 0,8%, à 240,5 euros, alors qu'Hermès cédait 0,8%, à 1.593,5 euros.
Même s'ils sont confrontés à un marché du luxe moins dynamique, LVMH et Kering devraient bénéficier des initiatives prises pour redynamiser leurs marques, et faire mieux que la croissance sectorielle de 4% attendue par Barclays pour la période 2027-2029.
Les ventes de LVMH devraient être tirées notamment par Dior et Tiffany, deux marques dans lesquelles le groupe a fortement investi ces dernières années. "Le marché anticipe un ralentissement de la croissance du secteur dans un contexte de consommation plus difficile mais néglige les effets positifs liés au redressement de Tiffany et de Dior", souligne Barclays.
+ Recalibrage du réseau chez Kering +
Le rebond de Kering sera davantage porté par une meilleure exécution et une discipline de coûts renforcée, sous la houlette de son nouveau directeur général Luca de Meo, ajoute la banque. Le recalibrage du réseau de magasins, notamment chez Gucci, permettra de réduire les coûts fixes et de réinvestir dans l'ensemble des marques, tout en améliorant le chiffre d'affaires par magasin, indique-t-elle.
Ce travail devrait encore peser sur le chiffre d'affaires Kering en 2026, attendu quasiment stable par Barclays, mais la banque table sur une forte accélération à compter de 2027 et sur un rebond des marges.
Hermès se trouve plutôt sur une trajectoire de décélération. Le conflit au Moyen-Orient a fortement affecté les ventes du groupe au premier trimestre et pourrait peser sur l'ensemble de l'exercice en cours. A moyen terme, la surexposition du sellier à l'Asie Pacifique (Chine, Japon, etc.) constitue également un risque, selon Barclays. "Le consensus continue de sous-estimer l'impact d'une clientèle saturée et de mieux en mieux informée, ainsi que de la concurrence de plus en plus vive pour capter les dépenses des VIC (clients très importants) en Chine", estime la banque.
Le modèle économique du sellier et le renforcement de ses capacités de production de maroquinerie lui permettront toutefois de maintenir une croissance organique nettement supérieure au marché à moyen terme, ajoute Barclays.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
