
Les performances des groupes de luxe devraient rester contrastées au second semestre en raison de bases de comparaisons élevées et des vents contraires liés notamment aux prix de l'énergie, écrivent les analystes de HSBC dans une note publiée mercredi.
"Nous ne voyons pas de potentiel d'accélération au second semestre", affirme la banque. "Dans un contexte macroéconomique où l'inflation est un facteur défavorable et où les taux d'intérêt restent élevés, les clients les moins fortunés pourraient rester prudents dans leurs dépenses, tandis que les plus riches devraient se montrer plus résilients", ajoute-t-elle.
HSBC a revu en baisse sa recommandation sur LVMH (propriétaire de L'Agefi) de "acheter" à "conserver" et son objectif de cours de 600 euros à 490 euros. La division de mode et maroquinerie du groupe n'échappe pas aux vents contraires qui soufflent sur le secteur, même si les efforts de renouvellement créatif notamment chez Dior devraient soutenir les ventes à moyen terme, note HSBC.
La banque a également abaissé son objectif de cours sur Hermès, de 1.870 euros à 1.650 euros, tout en maintenant sa recommandation à "conserver". HSBC diminue aussi sa cible sur Kering de 340 euros à 305 euros. "Notre nouvel objectif [sur Kering] laisse entrevoir un potentiel de hausse de 26%, et nous maintenons notre recommandation "acheter" sur le titre. Nous pensons que la dynamique des ventes peut s'accélérer et s'améliorer à moyen terme, et rester constante grâce à la mise en ouvre de mesures adaptées à la marque Gucci", précise-t-elle.
Vers 12h20, LVMH cédait 2,3% à 416,9 euros, Kering perdait 2,3% à 238,9 euros, et Hermès se repliait de 1,3% à 1.424,5 euros.
HSBC a par ailleurs maintenu sa recommandation d'achat sur Richemont en raison de l'attrait de ses marques de joaillerie (Cartier, Van Cleef & Arpels, ...), moins exposées au ralentissement des ventes du secteur, selon elle. Le groupe suisse a nommé mercredi Anton Rupert, fils du président et fondateur de la société, au poste de co-vice-président non exécutif avec effet immédiat. Le titre perdait 3,2% après ces annonces.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
